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Les travaux de Michel Pinçon et de Monique Pinçon-Charlot se concentrent essentiellement sur les élites, par le biais d’enquêtes ethnographiques. Leurs recherches s’inscrivent dans la tradition sociologique qui produit une analyse du système social par le prisme des rapports de domination entre groupes sociaux, renvoyant aux travaux de Karl Marx et de Pierre Bourdieu.

Voici un documentaire de 26 minutes réalisé par Yannick Bovy en janvier 2014, diffusé dans une émission de la FGTB wallonne :

Ici, c’est à travers le conflit entre classes sociales que sont analysés les mouvements socio-économiques. Leur approche remet au goût du jour les théories marxistes : la guerre des classes est déclarée car les rapports sociaux de classes sont violents dans le capitalisme mondialisé.

Cette violence est exercée par les classes dominantes (la bourgeoisie qui se confond avec les élites financières) sur le peuple (les classes moyennes et populaires).

Les auteurs tentent de déterminer comment se produit cette violence, et comment elle est acceptée par le plus grand nombre.

La violence des riches

Cette violence se réalise en connivence avec les gouvernants. Le gouvernement socialiste a en effet, depuis 2012, favorisé les politiques libérales, et continué à désavantager fiscalement le peuple.

Le gouvernement oligarchique socialiste rassemble professionnels de la politique et acteurs de la finance en son sein. Les lignes de partage entre la droite traditionnelle et la gauche libérale sont devenues floues, ce qui amène à désigner le gouvernement socialiste par les termes de « deuxième droite ».

L’idéologie néolibérale faisant désormais consensus, les intérêts de la bourgeoisie financière sont privilégiés, et se matérialisent par les cadeaux fiscaux et par la clémence face aux fraudes des plus riches.

Comment les classes dominantes arrivent-elles à asseoir leur domination et à la faire perdurer ?

D’une part, pour maintenir sa domination, la bourgeoisie doit convaincre le plus grand nombre d’être dans son bon droit. Les membres de la bourgeoisie ne peuvent donc assumer publiquement la recherche de leur enrichissement personnel, dans le système économique néolibéral.

Tout d’abord, la bourgeoisie se décharge de sa responsabilité dans la crise économique. Elle impose alors l’idée que le marché se dirige seul, et que la crise est un coup du sort aléatoire et incontrôlable. Est alors pointé du doigt le coût du travail et des protections sociales, accusé de peser trop lourd dans l’économie. Ce discours permet de poursuivre les atteintes au droit du travail et au système de protection sociale.

Par ailleurs, les plus fortunés, pourtant responsables de la déstabilisation de plusieurs États démocratiques, à l’image de la Grèce ou de l’Espagne, se présentent eux-mêmes comme des producteurs de richesses. Toute forme de revendication devient une atteinte aux dominants légitimes, qui seraient au service de l’intérêt général.

Légitimité et intériorisation de la domination

D’autre part, la bourgeoisie a intérêt à ce que le peuple intériorise la légitimité de sa domination, et cela par différents moyens.

Tout d’abord, les riches s’affichent comme les promoteurs de la culture légitime, par la possession d’objets d’art et le mécénat qu’ils pratiquent dans le domaine culturel. Leur légitimité s’imprime également dans les corps : le bourgeois porte, dans sa gestuelle et dans sa ligne, les stigmates positifs de son appartenance de classe. Son élégance, qui s’oppose à l’obésité surreprésentée au sein des classes populaires, est élevée au rang d’image idéale de l’Homme. Enfin, les auteurs relèvent le sentiment d’intimidation suscité par les lieux investis par la bourgeoisie chez ceux qui n’appartiennent pas à cette classe.

Nous aboutissons alors à une configuration dans laquelle la domination de la classe bourgeoise apparaît comme un ordre naturel, idée largement intériorisée par le peuple. C’est ainsi que se réalise un brouillage de la lutte des classes : la violence des riches devient invisible puisque supposée naturelle et légitime. La disparition de la conscience de classe ouvrière, et donc des mobilisations, participent de ce brouillage.

J’ai regardé le premier épisode de la série The Newsroom, actuellement diffusée sur HBO, et – sans avoir réellement accroché aux personnages ou à l’histoire – j’ai tout de même bien apprécié ce petit moment :

La vidéo est constamment retirée de YouTube et ne peut être intégrée sur des sites tiers donc en voici une version kinétique :

[Jenny]
Hi, my name is Jenny, I’m a sophomore and this for all three of you. Can you say in one sentence or less – what – (laughing in background) you know what I mean: “Can you say why America is the greatest country in the world?”

[Emily Kathleen A. Mortimer – As Sharon]
Diversity and opportunity.

[Debate Moderator]
Louis?

[Louis]
Ah freedom and freedom, so let’s keep it that way.

[Debate Moderator]
Will?

[Jeffrey Warren « Jeff » Daniels As Will]
The New York Jets.

[audience laughs]

[Debate Moderator]
No, I’m gonna hold you to an answer on that. What makes America the greatest country in the world?

[Jeff Daniels]
Well, Louis and Sharon said it. Diversity and opportunity and freedom and freedom.

(audience member holds notebook)
IT’S NOT. BUT IT CAN BE.

[Debate Moderator]
I’m not letting you go back to the airport without answering the question.

[Will]
Well, our Constitution is a masterpiece. James Madison was a genius. The Declaration of Independence is for me the single greatest piece of American writing.

[Will]
You don’t look satisfied.

[Debate Moderator]
One’s a set of laws and the other is a declaration of war. I want a human moment from you.

IT’S NOT

[Debate Moderator]
What about the people? Why is it?

[Will]
It’s NOT the greatest country in the world, Professor. That’s my answer.

[Debate Moderator]
You’re saying?

[Will]
Yes.

[Debate Moderator]
Let’s talk about…

[Will (Speaking to Sharon]
Fine. Sharon, the NEA is a loser. Yeah, it accounts for a penny out of our paycheck, but he gets to hit you with it anytime he wants. It doesn’t cost money. It costs votes. It costs airtime. And column inches. You know why people don’t like liberals? Because they lose. If liberals are so fuckin’ smart then how come they lose so goddamn always?

[Sharon]
Hey!

[Will (to Lewis]
And with a straight face, you’re gonna sit there and tell students that America is so star-spangled awesome that we’re the only ones in the world who have freedom? Canada has freedom. Japan has freedom. The U.K. France. Italy. Germany. Spain. Australia. BELGIUM has freedom. (laughs) Two hundred and seven sovereign states in the world, like, a hundred and eighty of them have freedom.

[Debate Moderator]
All right…

[Will]
And you, Sorority Girl, just in case you accidentally wander into a voting booth one day, there’s some things you should know. One of them is there’s absolutely no evidence to support the statement that we’re the greatest country in the world. We’re seventh in literacy. Twenty-seventh in math. Twenty-second in science. Forty-ninth in life expectancy. A hundred and seventy-eighth in infant mortality. Third in median household income. Number four in labor force and number four in exports. We lead the world in only three categories: Number of incarcerated citizens per capita, number of adults who believe angels are real, and defense spending, where we spend more than the next twenty-six countries combined, twenty-five of whom are allies.

Now none of this is the fault of a twenty-year-old college student, but you nonetheless are without a doubt a member of the worst, period, generation, period, ever, period. So when you ask what makes us the greatest country in the world, I dunno what the fuck you’re talkin’ about. Yosemite?

(Audience surprised.)

[Will]
Sure used to be. We stood up for what was right. We fought for moral reasons. We passed laws, struck down laws, for moral reasons. We waged wars on poverty, not poor people. We sacrificed. We cared about our neighbors. We put our money where our mouths were. And we never beat our chest.

We built great big things, made ungodly technological advances, explored the universe, cured diseases, and we cultivated the world’s greatest artists and the world’s greatest economy.

[pause]

We reached for the stars. Acted like men.

We aspired to intelligence. We didn’t belittle it—it didn’t make us feel inferior.

We didn’t identify ourselves by who we voted for in the last election, and we didn’t, oh, we didn’t scare so easy. Ha. We were able to be all these things and do all these things because we were informed. By great men. Men who were revered. First step in solving any problem is recognizing there is one. America is not the greatest country in the world anymore.

[pause]

Enough?

Petite précision pour la sorority girl : America is not a country, the USA is.

Roman Abramovich's bill restaurantRoman Abramovich est un homme d’affaires russe. Riche, très riche même vu qu’il est milliardaire et qu’il possède Chelsea FC.

Et lorsqu’il invite 5 personnes à déjeuner au restaurant Nello’s à New York le 30 octobre 2009, il commande du filet mignon, des truffes blanches, des plats italiens et quelques bouteilles de bons vins plutôt onéreux – La Tâche et Pétrus -, un magnum de Cristal Rosé et 5 verres de Porto.

Un bon petit repas frugal même si, en regardant un peu ce qu’ils ont commandé, on se rend compte que le menu est bien désordonné… je peine à trouver l’agencement de ce repas !

Mais ce n’est pas tout. L’addition s’élève à 47 221,09 dollars. Abramovich ajoute un tip de 5 000 dollars (en plus du tip de $7 328 dollars déjà inclus dans le total). Ce qui fait donc un petit déjeuner entre amis à 52 221,09 dollars. En gros, cela revient à 8 000 dollars le repas par tête de pipe. Pas mal. Je pense que le serveur aura bien gagné sa soirée !

Selon le magazine Forbes, Abramovich est la 51ème personne la plus riche du monde avec une fortune estimée à 8,5 milliards de dollars. Pour le plaisir de la comparaison, lorsqu’Abramovich dépense 52 000 dollars pour un repas c’est comme si quelqu’un qui travaille mangeait pour 0.38 dollar. Une peccadille ce repas finalement.

Il est bon de savoir que la « crise » ne touche pas tout le monde. Cela rassure en un sens, non ?

Les articles d’Économie et Sociologie couvrent le programme du bac ES (classes de Première et Terminale) jusqu’à la Licence (Université).

Economie et Sociologie photo

Les activités économiques et leur cadre social

La régulation des activités sociales

Croissance, développement et déséquilibre

Travail et emploi

Investissement, capital et progrès technique

Ouverture internationale et mondialisation

Changement social et solidarité

Changement social et inégalités

Le rôle économique et social des pouvoirs publics

Le progrès technique au sens strict est l’ensemble des éléments qui permettent d’améliorer les méthodes de production et d’augmenter la productivité. Le progrès technique se manifeste par des changements de machines, des nouvelles organisations du travail. Le progrès technique est facteur de croissance.

Au sens large, on étend la notion de progrès technique aux innovations.

I – Progrès technique et innovation

Le progrès technique résulte directement des innovations, i. e. de la mise en application d’une invention.

A – De l’invention à l’innovation

Une invention est la découverte d’un principe ou d’un produit nouveau qui n’est pas toujours susceptible d’application pratique. L’invention part de la recherche fondamentale pour arriver à la recherche appliquée : c’est le résultat de la recherche scientifique.

Une innovation est la mise en application industrielle et commerciale d’une invention. L’innovation reprend les étapes de la recherche scientifique de l’invention et ajoute les stades de développement et de commercialisation : c’est la mise en valeur économique des innovations.

La période sur laquelle s’étend le processus d’innovations peut être assez longue : le téléphone a mis 56 ans, la télévision en a mis 10. De nombreuses inventions ne donnent pas des innovations.

Introduction

Max Weber (1864-1920), sociologue allemand, a écrit l’Ethique Protestante et l’Esprit du Capitalisme en 1905 et a essayé d’expliquer le sens profond du passage d’une société traditionnelle à une société moderne.

Il s’interroge sur les origines du capitalisme, la rationalisation des activités économiques et sociales et la bureaucratie. Le Protestantisme est pour Weber lié à l’esprit du capitalisme.

I – La rationalisation des sociétés occidentales selon Weber

A – Rationalité ?

Calcul, objectif, contraintes : adaptation des moyens aux fins. Dans les sociétés modernes on accorde de l’importance :

  • aux calculs
  • aux prévisions
  • aux méthodes rigoureuses
  • aux techniques de gestion
  • le droit codifie les relations
  • la loi définit les principes généraux

Weber distingue 2 types de rationalité :

  • la rationalité par rapport aux fins
    • exemple : une entreprise a un objectif ( le profit), elle va faire des calculs et s’adapter au contraintes (concurrence).
  • la rationalité par rapport aux valeurs
    • exemple : l’éthique protestante

Chaque individu est marqué par des manières de faire et de penser : les hommes ont un éthos. Le capitalisme est avant tout la rationalité appliquée à l’économie (mode de pensée particulier).

B – Rationalisation ?

La rationalisation est un processus des sociétés occidentales qui prône l’extension de la rationalité à l’ensemble du monde social :

  • l’entreprise : taylorisme, techniques de gestion
  • les administrations : bureaucratie
  • la vie politique
  • l’organisation syndicale

Les sociétés modernes sont donc des sociétés rationnelles désenchantées car elles accordent peu d’importance aux croyances, au sacré, aux mythes et au surnaturel. La rationalisation est le thème central de son interprétation de la société moderne.

C – Les différents types d’action

Weber distingue 4 types d’action :

  • l’action rationnelle par rapport à un but : l’acteur conçoit clairement le but et combine les moyens en vue d’atteindre celui-ci.
  • l’action rationnelle par rapport à une valeur : l’acteur accepte tous les risques, non pour obtenir un résultat extrinsèque mais pour rester fidèle à l’idée qu’il se fait de l’honneur.
  • l’action affective : est dictée immédiatement par l’état de conscience ou par l’humeur du sujet. L’action est définie non pas par référence à un but mais par la réaction émotionnelle de l’acteur placé dans les circonstances données.
  • l’action traditionnelle : est dictée par des habitudes, des coutumes, des croyances. L’acteur n’a besoin ni de se représenter un but, ni de concevoir une valeur, ni d’être animé par une émotion : il obéit simplement aux réflexes enracinés par une longue pratique.

Les critères utilisés pour bâtir cette typologie sont l’existence ou l’absence de signification donnée par l’acteur à son action. Pour le sociologue, l’action par rapport à un but et l’action par rapport à une valeur sont les plus intéressantes car elles sont rationnelles.

D – Les 3 formes de domination

1 – Le pouvoir légitime

Le pouvoir légitime est le pouvoir auquel on consent et que l’on ne conteste pas dans son principe. Il existe 3 raisons qui justifient la domination. Selon Weber, il existe 3 types de pouvoir fondés chacun sur une légitimité différente.

2 – Les 3 formes de domination

  • domination traditionnelle : (dans les sociétés traditionnelles) : par les habitudes, croyances aux traditions, on obéit à des personnes d’un rang différent (patriarche, seigneur).
  • domination charismatique : repose sur la personnalité, les qualités, la confiance d’une personne (prophète, souverain). Jésus et Hitler sont des chefs charismatiques. La seule qualité du chef charismatique est la compétence à persuader ceux dont il cherche à obtenir l’obéissance qu’il possède un ou plusieurs dons extraordinaires.
  • domination légale rationnelle : fondée sur la loi, la légalité. Pouvoir dû à des règles établies rationnellement (gouvernement, fonctionnaires). La bureaucratie est l’acceptation de la loi et du droit. Pour Weber, la bureaucratie représente le mode de fonctionnement des sociétés modernes (processus de rationalisation). Ceux qui exercent cette domination doivent faire preuve de neutralité : ce sont des agents spécialisés qui agissent de manière impersonnelle. Ils sont nommés par concours et Weber affirme que la bureaucratie n’existe pas que dans l’administration mais aussi dans les grandes entreprises, les partis politiques et les organisations syndicales. C’est pour Weber la forme d’organisation la plus efficace quant à ses résultats car elle est rationnelle. Elle caractérise les sociétés modernes.

II – Protestantisme et esprit du capitalisme

A – La thèse de Weber

Economie et religion sont deux thèmes étudiés par Weber dans son ouvrage l’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme en 1905 et dans lequel il cherche à étudier l’influence que peut avoir la religion dans l’économie. Weber veut prouver que l’ascétisme préconisé par les protestants entre le 16ème et le 18ème siècle a favorisé l’essor du capitalisme en Angleterre. La religion protestante produit une certaine éthique et l’intériorisation de cette éthique conduit à un certain éthos. Weber s’intéresse plus particulièrement au protestantisme puritain (calvinisme). Il existe donc une relation entre religion et changement social. En mettant en pratique cet éthos, les individus ont adapté des comportements favorables à l’essor du capitalisme.

B – Explications

1 – la rationalisation et l’ascétisme religieux

Les protestants doivent avoir une conduite rationnelle :

  • but : accéder au salut éternel
  • rationalité par rapport à une valeur
  • moyen : en menant une vie ascétique rationalisée

2 – la prédestination

Calvin a introduit l’idée de prédestination : le calviniste ne peut savoir s’il sera sauvé ou damné ; de Dieu seul dépend le salut au-delà de la mort.
Pour les catholiques, c’est en fonction de leurs actions qu’ils seront sauvés ou non. Pour les calvinistes, leur conduite sur Terre ne change rien : le protestant est prédestiné. Il faut cependant que sa conduite ne soit pas immorale.

Suis-je un élu ? Le travail sans relâche dans un métier est le meilleur moyen pour dissiper le doute religieux. Le calviniste doit mener une vie laborieuse et austère : la prospérité de ses affaires est le signe de l’élection divine. L’ascétisme protestant est donc l’esprit du capitalisme car deux rationalités sont liées :

  • la rationalité par rapport à une valeur : éthique protestante
  • la rationalité par rapport à un but (économiste) : esprit du capitalisme

3 – la valorisation du travail

Le travail est une forme d’ascèse qui permet de se rapprocher de Dieu, d’éviter de trop s’adonner au plaisir et de ne pas gaspiller son temps.

4 – le métier : une vocation

Le métier a une connotation religieuse de vocation : c’est Dieu qui appelle chaque homme à exercer une activité professionnelle. Ce concept à connotation religieuse valorise l’activité lucrative capitaliste : il s’agit d’une rationalité par rapport à une valeur. Pour un puritain, l’enrichissement n’est pas une fin en soi, il répond simplement à l’appel de Dieu.

5 – l’épargne

L’ascétisme puritain freine la consommation lorsqu’elle porte sur le superflu et l’ostentatoire. Si la consommation baisse alors l’épargne augmente, de même que l’investissement (E = I).
L’ascétisme protestant a contribué à développer l’esprit du capitalisme : l’enrichissement est un signe que le protestant est promis au salut éternel.

III – L’irrationnalité de certains Pays En Développement (PED)

Les blocages culturels sont souvent évoqués pour expliquer la stagnation de certains PED qui sont encore sous l’emprise d’une pensée magique, irrationnelle ou issue de la tradition. Ils n’ont pas la rationalité nécessaire au développement dans leur culture. Les modèles de développement capitalistes sont le travail, l’investissement, la recherche du profit, la productivité…

IV – Les Pays En Développement et la bureaucratie

Les dominations importantes dans les PED sont traditionnelles et charismatiques. Or le modèle des pays développés est la domination légale-rationnelle (bureaucratique). La bureaucratie existe aussi dans les PED mais elle fonctionne sur un modèle clientéliste. L’existence d’une bureaucratie pléthorique est coûteuse pour des pays aux budgets limités.

Le clientélisme est la pratique qui consiste pour le détenteur d’un pouvoir à favoriser des personnes ou groupe de personnes (clientèle) au détriment des autres en échange de la garantie de conserver un pouvoir. Exemple : attribution des postes administratifs en fonction du clientélisme et non du mérite (non rationnel).

I – Le marché

A – Définition

Le marché est le lieu de rencontre entre des offreurs et des demandeurs. Cette confrontation aboutit à la formation d’un prix.

B – Les différents types de marché

Un marché est défini par différents critères.

1 – La nature des biens échangés

  • marché des biens et services : prix (fruits)
  • marché du travail : salaires
  • marché des matières premières : cours (café)
  • marché interbancaire : taux d’intérêt (monnaie banque centrale)
  • marché des changes : cours (devises)
  • marché financier : cours (actions)
  • marché des capitaux : capital (échange de capitaux)

2 – Le lieu

  • réel (produits)
  • fictif (interbancaire)

3 – Sa périodicité

  • marché local : toutes les semaines
  • marché interbancaire : tous les jours

C – L’économie de marché

L’économie de marché est synonyme d’économie libérale et d’économie capitaliste. C’est l’économie adoptée par les Pays Développé à Economie de Marché (P.D.E.M.) dont font partie la France, la Grande Bretagne, les Etat-Unis, l’Allemagne… Les pays de l’Est sont en transition vers une économie de marché car le marché joue un rôle central dans le fonctionnement de l’économie des PDEM (loi de l’offre et de la demande). L’économie libérale s’oppose à l’économie planifiée (contrôlée par l’Etat).

II – La concurrence pure et parfaite (C. P. P.)

A – L’équilibre walrasien

Le marché de la concurrence pure et parfaite (CPP) est due à un libéral français, Léon Walras (1834-1910), qui a développé sa théorie en 1879. Il a une vision idéale du marché qui est source d’efficacité. Malgré ses limites et ses critiques, la CPP tient encore une place importante dans la pensée économique.

B – Les 5 conditions

Pour qu’une concurrence soit dite pure et parfaite, elle doit respecter 5 conditions :

  • atomicité : implique la présence d’un grand nombre d’offreurs et de demandeurs, tous de taille réduite (atomes) par rapport à celle du marché, pour ne pas influencer les conditions du marché et le prix d’équilibre.
  • libre-entrée : suppose l’absence de toute entrave à l’accès des offreurs ou des demandeurs sur le marché. Pas de barrières juridiques, ni de brevets, ni de barrières financières : pas de contraintes.
  • homogénéité : les produits ou les services échangés sur un marché donné sont parfaitement homogènes, i. e. leurs utilisateurs considèrent chacune des unités proposées par les différents offreurs comme parfaitement interchangeables (acheteurs indifférents à la marque).
  • information parfaite : quand tous les offreurs et demandeurs connaissent en même temps et sans coût toutes les informations utiles concernant les échanges sur le marché (transparence du marché).
  • parfaite mobilité des facteurs de production : aucun obstacle au déplacement des travailleurs et des capitaux entre les différents producteurs ou secteurs d’activité.

Sur un marché de concurrence pure et parfaite, le prix d’une marchandise est exclusivement déterminé par l’intersection de la courbe de l’offre et de celle de la demande.

III – La loi de l’offre et de la demande

A – Analyse de l’offre

L’offre est la quantité qu’un offreur est disposé à vendre aux différents prix possibles d’un bien. Plus l’offre est importante plus le prix baisse. L’offre est une fonction croissante du prix. Prix et quantité offerte varient dans le même sens.

B – Analyse de la demande

La demande est la quantité qu’un demandeur est disposé à acheter aux différents prix possibles d’un bien. Plus la demande est élevé plus le prix augmente. La demande est une fonction décroissante du prix. Prix et quantité demandée ne varient pas dans le même sens.

C – Intersection de l’offre et de la demande

L’intersection de l’offre et de la demande permet d’établir :

  • le prix d’équilibre
  • la quantité échangée

Si le prix s’écarte du niveau d’équilibre, il tend à y revenir automatiquement selon la loi de l’offre et de la demande.

IV – Le calcul des coûts de production par les entreprises

A – Les coûts de production

Les coûts de production sont l’ensemble des dépenses nécessaires pour la fabrication d’un bien (salaires, amortissement, intérêts…).

B – Comment calculer le coût total ?

Coût Total (CT) = Coût Fixe (CF) + Coût Variable (CV).

Le coût fixe est un coût qui ne varie pas avec la quantité produite (éclairage, loyer, salaire, intérêts des emprunts, amortissement, assurance, impôts…).

Le coût variable est un coût qui varie en fonction de la quantité produite.

  • le coût variable proportionnel varie dans la même proportion que la quantité produite (matières premières)
  • le coût variable non proportionnel ne varie pas dans la même proportion (certains salaires).

Coût Variable (CV) = Coût Variable Proportionnel (CVP) + Coût Variable Non Proportionnel (CVNP)

donc :

  • CT = CF + CVT
  • CT = CF + CVP + CVNP

C – Comment calculer le coût moyen ?

Le coût moyen est le coût par unités produites. On peut calculer :

  • le coût fixe moyen : CFM = CF / Quantité
  • le coût variable moyen : CVM = CVT / Quantité ou encore CVM = CVNPM + CVPM
  • le coût total moyen : CTM = CT / Quantité ou encore CTM = CFM + CVM

D – Comment calculer le coût marginal unitaire ?

Le coût marginal unitaire est le coût d’une unité supplémentaire. C’est le supplément de coût engendré par la production d’une unité supplémentaire : CMU = CT2 – CT1.

V – La remise en cause de la concurrence pure et parfaite

Le modèle de la concurrence pure et parfaite est très éloigné des conditions réelles du marché.

1 – Atomicité du produit > Concentration

Les entreprises peuvent se regrouper pour détenir une part de marché plus important. La concentration peut aboutir à la création d’ententes, de monopoles (1 seul offreur et plusieurs demandeurs), à des oligopoles (quelques offreurs et plusieurs demandeurs).

2 – Libre entrée sur le marché > Viscosité

Seules les grandes entreprises peuvent se permettre de réunir des capitaux.

3 – Homogénéité des produits > Différenciation

Il existe une différenciation entre les produits : marque, couleur, provenance, emballage, odeur…

4 – Transparence du marché > Opacité

Cela suppose la parfaite circulation de l’information or il y a des informations partielles, des rumeurs… 60 millions de consommateurs.

5 – Mobilité des facteurs de production > Immobilité

Il est difficile de se reconvertir à court terme dans une autre branche (ex : usine chimique). Le changement de qualification demande un certain temps.

Conclusion : la concurrence existe mais elle est impure et imparfaite.

I – La Banque de France

La Banque de France est la Banque centrale, ou Banque des banques. Elle émet de billets : c’est une banque d’émission. Elle effectue toutes les opérations concernant les devises. C’est la banque de l’Etat (Trésor). Elle effectue la compensation, ré-escompte les effets de commerce, intervient sur le marché monétaire par sa politique d’open market et assure l’application de la réglementation bancaire.

II – Les taux d’intérêts

A – Taux d’intérêt pour les entreprises

Les entreprises ont un besoin de financement et vont emprunter. Le taux d’intérêt est un coût de production, les entreprises devront rembourser le capital et les intérêts. C’est une charge pour l’entreprise. Si le taux d’intérêt est élevé, le coût du crédit sera élevé, il y aura une baisse de la demande de capitaux et l’investissement baissera.

B – Taux d’intérêt pour les ménages

Les ménages ont une capacité de financement car ils épargnent. Le taux d’intérêt est un revenu : c’est le prix de l’épargne. Si le taux d’intérêt est élevé, l’épargne augmente, la consommation chute, la production baisse et le chômage augmente.

C – Différence entre taux d’intérêts nominal et réel

Le taux d’intérêt nominal est le taux d’intérêt proposé par les banques.Le taux d’intérêt réel est le taux d’intérêt déflaté (i.e. : moins l’inflation).

Pour passer du nominal au réel, on calcule l’indice du taux d’intérêt réel et on enlève 100. Donc :

Indice taux d’intérêt réel = ( ( Indice taux d’intérêt nominal / indice des prix) * 100 ) – 100

III – L’escompte et le réescompte

A – Le principe de la lettre de change

Il s’agit de relations commerciales entre des entreprises. Une entreprise accorde à son client un délai de paiement. L’entreprise demande donc à son client de lui signer une reconnaissance de dette, i. e. une lettre de change. Une lettre de change est un effet de commerce par lequel un créancier (le tireur) ordonne à son débiteur (le tiré) de payer à une date donnée (l’échéance) une somme déterminée à une personne (le bénéficiaire) dont le nom est inscrit sur l’effet. Le bénéficiaire peut être le tireur lui-même ou toute autre personne à qui l’entreprise doit de l’argent.

B – L’escompte

Le porteur d’un effet de commerce qui a besoin de liquidités avant l’échéance peut porter l’effet de commerce à l’escompte auprès d’une banque commerciale. Il va recevoir en monnaie la valeur de l’effet diminué de l’escompte ou intérêt (l’escompte est la commission de la banque). Cette opération s’appelle l’escompte, le taux d’intérêt s’appelle le taux d’escompte. C’est une opération de crédit à court terme.

C – Le réescompte

Les banques commerciales peuvent aussi avoir besoin de liquidités : elles portent alors cet effet de commerce à la Banque de France. Cette opération s’appelle le réescompte et le taux d’intérêt s’appelle le taux de réescompte.

IV – Les banques commerciales et la monnaie Banque centrale

A – La compensation

Est un échange quotidien entre les banques commerciales. On dit que les banques effectuent la compensation (système informatisé à la Banque de France). Cette compensation est nécessaire car les banques reçoivent des chèques qui appartiennent à d’autres banques. Exemple : le Crédit Lyonnais dispose de chèques que lui ont remis ses clients. Ces chèques peuvent être celui de la BNP, de La Poste… Il existe donc un déséquilibre entre les banques qui échangent leurs créances et leurs dettes respectives. Après compensation, une banque peut se trouver en situation excédentaire, une autre déficitaire. Le règlement se fait en "monnaie Banque centrale".

B – La monnaie Banque centrale

Représente les encaisses en billets et les avoirs sur le compte courant des banques commerciales à la Banque de France. Une banque commerciale a besoin de monnaie banque centrale pour :

  • répondre aux besoins de ses clients.
  • constituer des réserves obligatoires sur son compte à la Banque de France.
  • acheter des devises à la Banque de France.
  • régler ce qu’elle doit aux autres banques après compensation.

Les banques trouvent cette monnaie banque centrale dans:

  • les billets déposés par les clients.
  • leur compte courant à la Banque de France s’il est créditeur.

Sinon, il leur reste :

  • le réescompte : opération de refinancement des banques commerciales auprès de la Banque de France.
  • le marché interbancaire.

C – Le marché interbancaire

1 – Définition

C’est le lieu privilégié de refinancement des banques commerciales où elles peuvent échanger leur monnaie Banque centrale. Le marché interbancaire est un marché immatériel (réseaux informatiques). C’est un marché qui porte sur des opérations à très court terme (1 jour). Les banques s’échangent donc leurs excédents et leurs déficits de trésorerie. Les banques qui ont un solde positif prêtent leurs liquidités moyennant un intérêt. Les banques qui ont un déficit empruntent des liquidités moyennant un intérêt. Le taux du marché interbancaire se fixe en fonction de l’offre et de la demande.

2 – La politique d’Open Market

La Banque de France peut intervenir sur ce marché interbancaire en achetant ou en vendant des liquidités pour faire varier le taux d’intérêt. C’est la politique d’Open Market.

Si la Banque centrale souhaite que les banques obtiennent facilement des liquidités (exemple : lorsqu’il y a ralentissement de l’activité économique), la Banque centrale se porte offreur (ou vendeur) de liquidités. L’offre étant supérieure à la demande, le taux d’intérêt baisse. Conséquence : les banques pourront se refinancer facilement sur ce marché interbancaire et obtenir des liquidités à coût faible donc une hausse des possibilités de crédits vis-à-vis de leurs clients.

Si la Banque centrale souhaite que les banques obtiennent difficilement des liquidités (exemple : lorsqu’il y a inflation, croissance forte de l’activité économique), la Banque centrale se porte acheteur (ou demandeur) de liquidités. L’offre étant inférieure à la demande, le taux d’intérêt monte. Conséquence : les banques pourront se refinancer difficilement sur ce marché interbancaire et obtenir des liquidités à coût élevé donc une baisse des possibilités de crédits vis-à-vis de leurs clients.

V – La politique monétaire

A – Définition

La politique monétaire est un instrument de la politique économique, au même titre que la politique fiscale, sociale… Elle régule la création de monnaie (contrôle de la masse monétaire) et consiste donc à fournir les liquidités nécessaires au bon fonctionnement de l’économie tout en veillant à la stabilité de la monnaie. La politique monétaire doit être compatible avec les objectifs économiques du gouvernement. Ses objectifs sont:

  • le contrôle des variations de la masse monétaire qui ne doit être ni trop faible, ni trop abondante
  • le contrôle des mouvements de capitaux à court terme entre la France et l’étranger (capitaux flottants)

Il ne faut pas qu’il y ait un excès de création monétaire. En effet, si le taux d’intérêt est faible, les crédits distribués aux ménages et aux entreprises augmentent. Le risque est le gonflement de la masse monétaire (inflation) car le pouvoir d’achat des agents économiques est supérieur à la quantité de biens disponibles. La demande est supérieure à l’offre, ce qui entraîne une hausse des prix. D’autre part, si le taux d’intérêt est bas, il existe un risque de fuite des capitaux flottants vers l’étranger car la rémunération y est plus importante.

Il ne faut pas qu’il y ait une insuffisance de création monétaire. En effet, si le taux d’intérêt est élevé, les crédits distribués aux ménages et aux entreprises baissent. Le risque est la diminution de la masse monétaire (récession) car le pouvoir d’achat des agents économiques est inférieur à la quantité de biens disponibles. La demande est inférieure à l’offre, entraînant une baisse des prix. Toutefois, si le taux d’intérêt est élevé, les capitaux flottants viendront en France car la rémunération y est plus importante.

La politique monétaire doit donc trouver un équilibre entre l’insuffisance et l’excès de création de monnaie (régulation de la masse monétaire).

B – Un exemple de politique monétaire : la politique de rigueur

Les politiques de rigueur monétaire sont devenues depuis les années 1980 l’instrument privilégié de la régulation économique. Ses objectifs sont la lutte contre l’inflation et le maintien de la valeur de la monnaie.

rigueur

C – Les instruments de la politique monétaire

Pour atteindre les objectifs, les autorités monétaires disposent de différents instruments.

1 – L’encadrement du crédit

Impose aux banques des quotas de crédit à ne pas dépasser. Il s’agit de limiter le pouvoir de création de monnaie par les banques. Ce seuil est fonction des crédits accordés l’année précédente. Une banque qui ne respecte pas cette règle est sanctionnée. Ce système a été supprimé en 1987.

2 – Le mécanisme des Réserves Obligatoires (R. O.)

Les réserves obligatoires sont des dépôts non rémunérés que chaque banque doit effectuer sur son compte à la Banque de France. C’est un compte bloqué d’avoirs en monnaie Banque centrale. Le taux de R. O. peut augmenter et limiter la création monétaire. Ce taux peut aussi diminuer et entraîner l’augmentation de la création monétaire.

3 – Le taux de réescompte

Est une opération de refinancement des banques commerciales. La Banque centrale peut aussi augmenter ou baisser ce taux.

4 – La politique d’Open Market

L’open market est l’intervention de la Banque centrale sur le marché interbancaire. La Banque centrale peut orienter le prix (taux d’intérêt) et agir sur les quantités (quantités de monnaie Banque centrale). Ce taux d’intervention est un taux directeur : ce taux influence le taux d’intérêt proposé aux clients.

VI – Les modes de financement de l’économie

A – Le financement interne

L’agent économique utilise ses propres ressources : c’est l’autofinancement (bénéfice non-distribué + amortissement.

Autofinancement = ( Epargne brute / FBCF ) * 100

B – Le financement externe

1 – Indirect

On passe par l’intermédiaire des banques : c’est l’intermédiation. Il s’agit d’une économie d’endettement.intermediation

2 – Direct

Il y a recours direct au marché financier (la Bourse). On parle alors de désintermédiation. Il s’agit d’une économie de marché de capitaux ou d’une économie de marché financier.

désintermédiation

VII – Actions et obligations

Une action est un titre de propriété d’une fraction du capital social d’une société. L’actionnaire a le droit de vendre ses titres, de toucher un dividende, a droit à l’information, a le droit de participer à l’Assemblée Générale et de voter.

Les obligations sont des valeurs mobilières émises lors d’un emprunt et placées sur le marché boursier et représentant une créance. Elles peuvent être émises par les sociétés cotées en Bourse, l’Etat ou les collectivités locales. Elles donnent droit à un revenu fixe ou variable (intérêts) et au remboursement de la somme avancée.

Vache qui rit !SOCIALISME
Vous avez 2 vaches.
Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous vous partagez le lait.

COMMUNISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend les 2 et vous fournit en lait.

FASCISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend les 2 et vous vend le lait.

NAZISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE
Vous avez 2 vaches.
Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FEODALISME
Vous avez 2 vaches.
Le seigneur s’arroge la moitié du lait.

DEMOCRATIE
Vous avez 2 vaches.
Un vote décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE
Vous avez 2 vaches.
Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE DE SINGAPOUR
Vous avez 2 vaches.
Vous écopez d’une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE
Vous avez 2 vaches.
Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME
Vous avez 2 vaches.
Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME DE HONG KONG
Vous avez 2 vaches.
Vous en vendez trois à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis, vous faites un « échange de dettes contre participation », assorti d’une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l’opération tout en bénéficiant d’un abattement fiscal pour entretien de cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d’une société des îles Caïman, détenue clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de ladite société figurent huit ruminants, avec option d’achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous abattez les 2 vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE
Vous avez 2 vaches.
Vous équarrissez l’une, vous forcez l’autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l’ouvrier qui s’en occupait en l’accusant d’avoir laissé la vache mourir d’épuisement.

BUREAUCRATIE
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement publie des règles d’hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l’autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

ECOLOGIE
Vous avez 2 vaches.
Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

FEMINISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous changez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

SURREALISME
Vous avez 2 girafes.
Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d’harmonica.

CAPITALISME EUROPEEN
Vous avez 2 vaches.
On vous subventionne la 1ère année pour acheter une 3ème vache. On fixe des quotas la 2ème année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la 3ème année pour abattre la 3ème vache.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE
Vous avez 2 vaches.
Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l’autre. La vache vivante devient folle. L’Europe vous subventionne pour l’abattre. Vous la donnez à manger à vos 2 moutons.

CAPITALISME A LA FRANÇAISE
Vous avez 2 vaches.
Pour financer la retraite de vos 2 vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (Cotisation Sociale de Solidarité Avec Nos Amis les Bêtes). 2 ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production du lait: le RAB (Remboursement de l’Ardoise Bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n’y a plus de lait. Les français sont dans la rue: « DU LAIT !!! ON VEUT DU LAIT !!! ». La France construit un « laitoduc » sous la manche pour s’approvisionner auprès des Anglais. L’Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. Le laitoduc ne servira jamais. On lève un nouvel impôt pour l’entretien du laitoduc.

Rapport de faute d’orthographe

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