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Les travaux de Michel Pinçon et de Monique Pinçon-Charlot se concentrent essentiellement sur les élites, par le biais d’enquêtes ethnographiques.

Leurs recherches s’inscrivent dans la tradition sociologique qui produit une analyse du système social par le prisme des rapports de domination entre groupes sociaux, renvoyant aux travaux de Karl Marx et de Pierre Bourdieu.

Voici un documentaire de 26 minutes réalisé par Yannick Bovy en janvier 2014, diffusé dans une émission de la FGTB wallonne :

Ici, c’est à travers le conflit entre classes sociales que sont analysés les mouvements socio-économiques. Leur approche remet au goût du jour les théories marxistes : la guerre des classes est déclarée car les rapports sociaux de classes sont violents dans le capitalisme mondialisé.

Cette violence est exercée par les classes dominantes (la bourgeoisie qui se confond avec les élites financières) sur le peuple (les classes moyennes et populaires).

Les auteurs tentent de déterminer comment se produit cette violence, et comment elle est acceptée par le plus grand nombre.

La violence des riches

Cette violence se réalise en connivence avec les gouvernants. Le gouvernement socialiste a en effet, depuis 2012, favorisé les politiques libérales, et continué à désavantager fiscalement le peuple.

Le gouvernement oligarchique socialiste rassemble professionnels de la politique et acteurs de la finance en son sein. Les lignes de partage entre la droite traditionnelle et la gauche libérale sont devenues floues, ce qui amène à désigner le gouvernement socialiste par les termes de « deuxième droite ».

L’idéologie néolibérale faisant désormais consensus, les intérêts de la bourgeoisie financière sont privilégiés, et se matérialisent par les cadeaux fiscaux et par la clémence face aux fraudes des plus riches.

J’ai regardé le premier épisode de la série The Newsroom, actuellement diffusée sur HBO, et – sans avoir réellement accroché aux personnages ou à l’histoire – j’ai tout de même bien apprécié ce petit moment :

La vidéo est constamment retirée de YouTube et ne peut être intégrée sur des sites tiers donc en voici une version kinétique :

[Jenny]
Hi, my name is Jenny, I’m a sophomore and this for all three of you. Can you say in one sentence or less – what – (laughing in background) you know what I mean: “Can you say why America is the greatest country in the world?”

[Emily Kathleen A. Mortimer – As Sharon]
Diversity and opportunity.

[Debate Moderator]
Louis?

[Louis]
Ah freedom and freedom, so let’s keep it that way.

[Debate Moderator]
Will?

[Jeffrey Warren “Jeff” Daniels As Will]
The New York Jets.

[audience laughs]

[Debate Moderator]
No, I’m gonna hold you to an answer on that. What makes America the greatest country in the world?

[Jeff Daniels]
Well, Louis and Sharon said it. Diversity and opportunity and freedom and freedom.

(audience member holds notebook)
IT’S NOT. BUT IT CAN BE.

[Debate Moderator]
I’m not letting you go back to the airport without answering the question.

[Will]
Well, our Constitution is a masterpiece. James Madison was a genius. The Declaration of Independence is for me the single greatest piece of American writing.

[Will]
You don’t look satisfied.

[Debate Moderator]
One’s a set of laws and the other is a declaration of war. I want a human moment from you.

IT’S NOT

[Debate Moderator]
What about the people? Why is it?

[Will]
It’s NOT the greatest country in the world, Professor. That’s my answer.

[Debate Moderator]
You’re saying?

[Will]
Yes.

[Debate Moderator]
Let’s talk about…

[Will (Speaking to Sharon]
Fine. Sharon, the NEA is a loser. Yeah, it accounts for a penny out of our paycheck, but he gets to hit you with it anytime he wants. It doesn’t cost money. It costs votes. It costs airtime. And column inches. You know why people don’t like liberals? Because they lose. If liberals are so fuckin’ smart then how come they lose so goddamn always?

[Sharon]
Hey!

[Will (to Lewis]
And with a straight face, you’re gonna sit there and tell students that America is so star-spangled awesome that we’re the only ones in the world who have freedom? Canada has freedom. Japan has freedom. The U.K. France. Italy. Germany. Spain. Australia. BELGIUM has freedom. (laughs) Two hundred and seven sovereign states in the world, like, a hundred and eighty of them have freedom.

[Debate Moderator]
All right…

[Will]
And you, Sorority Girl, just in case you accidentally wander into a voting booth one day, there’s some things you should know. One of them is there’s absolutely no evidence to support the statement that we’re the greatest country in the world. We’re seventh in literacy. Twenty-seventh in math. Twenty-second in science. Forty-ninth in life expectancy. A hundred and seventy-eighth in infant mortality. Third in median household income. Number four in labor force and number four in exports. We lead the world in only three categories: Number of incarcerated citizens per capita, number of adults who believe angels are real, and defense spending, where we spend more than the next twenty-six countries combined, twenty-five of whom are allies.

Now none of this is the fault of a twenty-year-old college student, but you nonetheless are without a doubt a member of the worst, period, generation, period, ever, period. So when you ask what makes us the greatest country in the world, I dunno what the fuck you’re talkin’ about. Yosemite?

(Audience surprised.)

[Will]
Sure used to be. We stood up for what was right. We fought for moral reasons. We passed laws, struck down laws, for moral reasons. We waged wars on poverty, not poor people. We sacrificed. We cared about our neighbors. We put our money where our mouths were. And we never beat our chest.

We built great big things, made ungodly technological advances, explored the universe, cured diseases, and we cultivated the world’s greatest artists and the world’s greatest economy.

[pause]

We reached for the stars. Acted like men.

We aspired to intelligence. We didn’t belittle it—it didn’t make us feel inferior.

We didn’t identify ourselves by who we voted for in the last election, and we didn’t, oh, we didn’t scare so easy. Ha. We were able to be all these things and do all these things because we were informed. By great men. Men who were revered. First step in solving any problem is recognizing there is one. America is not the greatest country in the world anymore.

[pause]

Enough?

Petite précision pour la sorority girl : America is not a country, the USA is.

Les articles d’Économie et Sociologie couvrent le programme du bac ES (classes de Première et Terminale) jusqu’à la Licence (Université).

Economie et Sociologie photo

Les activités économiques et leur cadre social

Chapitre 01 : Les agents économiques

Chapitre 02 : Le circuit économique

Chapitre 03 : La monnaie

Chapitre 04 : Le financement de l’économie

Chapitre 05 : La socialisation : l’homme en tant qu’être social

Chapitre 06 : Individus et groupes sociaux : la stratification sociale

Chapitre 07 : Les phénomènes culturels

Chapitre 08 : Le contrôle social

La régulation des activités sociales

Chapitre 09 : Le budget de l’Etat et la fiscalité

Chapitre 10 : Les politiques économiques

Chapitre 11 : Les politiques sociales

Chapitre 12 : Le marché d’un produit et ses limites

Croissance, développement et déséquilibre

Chapitre 13 : La révolution industrielle

Chapitre 14 : Rationalité et esprit du capitalisme

Chapitre 15 : Croissance et développement

Chapitre 16 : Evolution à long terme de la population active et des structures sociales

Travail et emploi

Chapitre 17 : Le marché du travail et le chômage

Chapitre 18 : L’organisation du travail

Investissement, capital et progrès technique

Chapitre 19 : L’investissement et ses transformations

Chapitre 20 : Le progrès technique

Ouverture internationale et mondialisation

Chapitre 21 : La théorie de l’échange

Chapitre 22 : L’économie mondialisée

Chapitre 23 : La finance internationale

La Bourse en 30 Questions-Réponses

Changement social et solidarité

Chapitre 24 : Division du travail et lien social

Chapitre 25 : Existe-t-il un affaiblissement du lien social ?

Changement social et inégalités

Chapitre 26 : Démocratie et inégalités

Chapitre 27 : La mobilité sociale

Le rôle économique et social des pouvoirs publics

Chapitre 28 : Politiques conjoncturelles et structurelles

Chapitre 29 : Etat-Providence et cohésion sociale

Le progrès technique au sens strict est l’ensemble des éléments qui permettent d’améliorer les méthodes de production et d’augmenter la productivité.

Le progrès technique se manifeste par des changements de machines, des nouvelles organisations du travail. Le progrès technique est facteur de croissance.

Au sens large, on étend la notion de progrès technique aux innovations.

I – Progrès technique et innovation

Le progrès technique résulte directement des innovations, i. e. de la mise en application d’une invention.

A – De l’invention à l’innovation

Une invention est la découverte d’un principe ou d’un produit nouveau qui n’est pas toujours susceptible d’application pratique. L’invention part de la recherche fondamentale pour arriver à la recherche appliquée : c’est le résultat de la recherche scientifique.

Une innovation est la mise en application industrielle et commerciale d’une invention. L’innovation reprend les étapes de la recherche scientifique de l’invention et ajoute les stades de développement et de commercialisation : c’est la mise en valeur économique des innovations.

La période sur laquelle s’étend le processus d’innovations peut être assez longue : le téléphone a mis 56 ans, la télévision en a mis 10. De nombreuses inventions ne donnent pas des innovations.

Introduction

Max Weber (1864-1920), sociologue allemand, a écrit l’Ethique Protestante et l’Esprit du Capitalisme en 1905 et a essayé d’expliquer le sens profond du passage d’une société traditionnelle à une société moderne.

Il s’interroge sur les origines du capitalisme, la rationalisation des activités économiques et sociales et la bureaucratie. Le Protestantisme est pour Weber lié à l’esprit du capitalisme.

I – La rationalisation des sociétés occidentales selon Weber

A – Rationalité?

Calcul, objectif, contraintes : adaptation des moyens aux fins. Dans les sociétés modernes on accorde de l’importance :

  • aux calculs
  • aux prévisions
  • aux méthodes rigoureuses
  • aux techniques de gestion
  • le droit codifie les relations
  • la loi définit les principes généraux

Weber distingue 2 types de rationalité :

la rationalité par rapport aux fins

exemple : une entreprise a un objectif ( le profit), elle va faire des calculs et s’adapter au contraintes (concurrence).

la rationalité par rapport aux valeurs

exemple : l’éthique protestante

Chaque individu est marqué par des manières de faire et de penser : les hommes ont un éthos. Le capitalisme est avant tout la rationalité appliquée à l’économie (mode de pensée particulier).

B – Rationalisation ?

La rationalisation est un processus des sociétés occidentales qui prône l’extension de la rationalité à l’ensemble du monde social :

  • l’entreprise : taylorisme, techniques de gestion
  • les administrations : bureaucratie
  • la vie politique
  • l’organisation syndicale

Les sociétés modernes sont donc des sociétés rationnelles désenchantées car elles accordent peu d’importance aux croyances, au sacré, aux mythes et au surnaturel.

La rationalisation est le thème central de son interprétation de la société moderne.

C – Les différents types d’action

Weber distingue 4 types d’action.

L’action rationnelle par rapport à un but : l’acteur conçoit clairement le but et combine les moyens en vue d’atteindre celui-ci.

L’action rationnelle par rapport à une valeur : l’acteur accepte tous les risques, non pour obtenir un résultat extrinsèque mais pour rester fidèle à l’idée qu’il se fait de l’honneur.

L’action affective : est dictée immédiatement par l’état de conscience ou par l’humeur du sujet. L’action est définie non pas par référence à un but mais par la réaction émotionnelle de l’acteur placé dans les circonstances données.

L’action traditionnelle : est dictée par des habitudes, des coutumes, des croyances. L’acteur n’a besoin ni de se représenter un but, ni de concevoir une valeur, ni d’être animé par une émotion : il obéit simplement aux réflexes enracinés par une longue pratique.

Les critères utilisés pour bâtir cette typologie sont l’existence ou l’absence de signification donnée par l’acteur à son action.

Pour le sociologue, l’action par rapport à un but et l’action par rapport à une valeur sont les plus intéressantes car elles sont rationnelles.

D – Les 3 formes de domination

1 – Le pouvoir légitime

Le pouvoir légitime est le pouvoir auquel on consent et que l’on ne conteste pas dans son principe. Il existe 3 raisons qui justifient la domination. Selon Weber, il existe 3 types de pouvoir fondés chacun sur une légitimité différente.

2 – Les 3 formes de domination

La domination traditionnelle : (dans les sociétés traditionnelles) : par les habitudes, croyances aux traditions, on obéit à des personnes d’un rang différent (patriarche, seigneur).

La domination charismatique : repose sur la personnalité, les qualités, la confiance d’une personne (prophète, souverain). Jésus et Hitler sont des chefs charismatiques. La seule qualité du chef charismatique est la compétence à persuader ceux dont il cherche à obtenir l’obéissance qu’il possède un ou plusieurs dons extraordinaires.

La domination légale rationnelle : fondée sur la loi, la légalité. Pouvoir dû à des règles établies rationnellement (gouvernement, fonctionnaires). La bureaucratie est l’acceptation de la loi et du droit.

Pour Weber, la bureaucratie représente le mode de fonctionnement des sociétés modernes (processus de rationalisation).

Ceux qui exercent cette domination doivent faire preuve de neutralité : ce sont des agents spécialisés qui agissent de manière impersonnelle. Ils sont nommés par concours et Weber affirme que la bureaucratie n’existe pas que dans l’administration mais aussi dans les grandes entreprises, les partis politiques et les organisations syndicales.

C’est pour Weber la forme d’organisation la plus efficace quant à ses résultats car elle est rationnelle. Elle caractérise les sociétés modernes.

II – Protestantisme et esprit du capitalisme

A – La thèse de Weber

Economie et religion sont deux thèmes étudiés par Weber dans son ouvrage l’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme en 1905 et dans lequel il cherche à étudier l’influence que peut avoir la religion dans l’économie.

Weber veut prouver que l’ascétisme préconisé par les protestants entre le 16ème et le 18ème siècle a favorisé l’essor du capitalisme en Angleterre.

La religion protestante produit une certaine éthique et l’intériorisation de cette éthique conduit à un certain éthos.

Weber s’intéresse plus particulièrement au protestantisme puritain (calvinisme). Il existe donc une relation entre religion et changement social. En mettant en pratique cet éthos, les individus ont adapté des comportements favorables à l’essor du capitalisme.

B – Explications

1 – la rationalisation et l’ascétisme religieux

Les protestants doivent avoir une conduite rationnelle :

  • but : accéder au salut éternel
  • rationalité par rapport à une valeur
  • moyen : en menant une vie ascétique rationalisée

2 – la prédestination

Calvin a introduit l’idée de prédestination : le calviniste ne peut savoir s’il sera sauvé ou damné ; de Dieu seul dépend le salut au-delà de la mort.

Pour les catholiques, c’est en fonction de leurs actions qu’ils seront sauvés ou non. Pour les calvinistes, leur conduite sur Terre ne change rien : le protestant est prédestiné. Il faut cependant que sa conduite ne soit pas immorale.

Suis-je un élu ? Le travail sans relâche dans un métier est le meilleur moyen pour dissiper le doute religieux. Le calviniste doit mener une vie laborieuse et austère : la prospérité de ses affaires est le signe de l’élection divine. L’ascétisme protestant est donc l’esprit du capitalisme car deux rationalités sont liées :

  • la rationalité par rapport à une valeur : éthique protestante
  • la rationalité par rapport à un but (économiste) : esprit du capitalisme

3 – la valorisation du travail

Le travail est une forme d’ascèse qui permet de se rapprocher de Dieu, d’éviter de trop s’adonner au plaisir et de ne pas gaspiller son temps.

4 – le métier : une vocation

Le métier a une connotation religieuse de vocation : c’est Dieu qui appelle chaque homme à exercer une activité professionnelle. Ce concept à connotation religieuse valorise l’activité lucrative capitaliste : il s’agit d’une rationalité par rapport à une valeur.

Pour un puritain, l’enrichissement n’est pas une fin en soi, il répond simplement à l’appel de Dieu.

5 – l’épargne

L’ascétisme puritain freine la consommation lorsqu’elle porte sur le superflu et l’ostentatoire. Si la consommation baisse alors l’épargne augmente, de même que l’investissement (E = I).

L’ascétisme protestant a contribué à développer l’esprit du capitalisme : l’enrichissement est un signe que le protestant est promis au salut éternel.

III – L’irrationnalité de certains Pays En Développement (PED)

Les blocages culturels sont souvent évoqués pour expliquer la stagnation de certains PED qui sont encore sous l’emprise d’une pensée magique, irrationnelle ou issue de la tradition. Ils n’ont pas la rationalité nécessaire au développement dans leur culture.

Les modèles de développement capitalistes sont le travail, l’investissement, la recherche du profit, la productivité…

IV – Les Pays En Développement et la bureaucratie

Les dominations importantes dans les PED sont traditionnelles et charismatiques. Or le modèle des pays développés est la domination légale-rationnelle (bureaucratique).

La bureaucratie existe aussi dans les PED mais elle fonctionne sur un modèle clientéliste. L’existence d’une bureaucratie pléthorique est coûteuse pour des pays aux budgets limités.

Le clientélisme est la pratique qui consiste pour le détenteur d’un pouvoir à favoriser des personnes ou groupe de personnes (clientèle) au détriment des autres en échange de la garantie de conserver un pouvoir. Exemple : attribution des postes administratifs en fonction du clientélisme et non du mérite (non rationnel).

I – Le marché

A – Définition

Le marché est le lieu de rencontre entre des offreurs et des demandeurs. Cette confrontation aboutit à la formation d’un prix.

B – Les différents types de marché

Un marché est défini par différents critères.

1 – La nature des biens échangés

marché des biens et services : prix (fruits)

marché du travail : salaires

marché des matières premières : cours (café)

marché interbancaire : taux d’intérêt (monnaie banque centrale)

marché des changes : cours (devises)

marché financier : cours (actions)

marché des capitaux : capital (échange de capitaux)

2 – Le lieu

  • réel (produits)
  • fictif (interbancaire)

3 – Sa périodicité

  • marché local : toutes les semaines
  • marché interbancaire : tous les jours

C – L’économie de marché

L’économie de marché est synonyme d’économie libérale et d’économie capitaliste.

C’est l’économie adoptée par les Pays Développé à Economie de Marché (P.D.E.M.) dont font partie la France, la Grande Bretagne, les Etat-Unis, l’Allemagne…

Les pays de l’Est sont en transition vers une économie de marché car le marché joue un rôle central dans le fonctionnement de l’économie des PDEM (loi de l’offre et de la demande).

L’économie libérale s’oppose à l’économie planifiée (contrôlée par l’Etat).

I – La Banque de France

La Banque de France est la Banque centrale, ou Banque des banques. Elle émet de billets: c’est une banque d’émission. Elle effectue toutes les opérations concernant les devises.

C’est la banque de l’Etat (Trésor). Elle effectue la compensation, ré-escompte les effets de commerce, intervient sur le marché monétaire par sa politique d’open market et assure l’application de la réglementation bancaire.

II – Les taux d’intérêts

A – Taux d’intérêt pour les entreprises

Les entreprises ont un besoin de financement et vont emprunter. Le taux d’intérêt est un coût de production, les entreprises devront rembourser le capital et les intérêts.

C’est une charge pour l’entreprise. Si le taux d’intérêt est élevé, le coût du crédit sera élevé, il y aura une baisse de la demande de capitaux et l’investissement baissera.

B – Taux d’intérêt pour les ménages

Les ménages ont une capacité de financement car ils épargnent. Le taux d’intérêt est un revenu : c’est le prix de l’épargne. Si le taux d’intérêt est élevé, l’épargne augmente, la consommation chute, la production baisse et le chômage augmente.

C – Différence entre taux d’intérêts nominal et réel

Le taux d’intérêt nominal est le taux d’intérêt proposé par les banques. Le taux d’intérêt réel est le taux d’intérêt déflaté (i.e. : moins l’inflation).

Pour passer du nominal au réel, on calcule l’indice du taux d’intérêt réel et on enlève 100. Donc :

Indice taux d’intérêt réel = ( ( Indice taux d’intérêt nominal / indice des prix) * 100 ) – 100

III – L’escompte et le réescompte

A – Le principe de la lettre de change

Il s’agit de relations commerciales entre des entreprises. Une entreprise accorde à son client un délai de paiement. L’entreprise demande donc à son client de lui signer une reconnaissance de dette, i. e. une lettre de change.

Une lettre de change est un effet de commerce par lequel un créancier (le tireur) ordonne à son débiteur (le tiré) de payer à une date donnée (l’échéance) une somme déterminée à une personne (le bénéficiaire) dont le nom est inscrit sur l’effet.

Le bénéficiaire peut être le tireur lui-même ou toute autre personne à qui l’entreprise doit de l’argent.

B – L’escompte

Le porteur d’un effet de commerce qui a besoin de liquidités avant l’échéance peut porter l’effet de commerce à l’escompte auprès d’une banque commerciale. Il va recevoir en monnaie la valeur de l’effet diminué de l’escompte ou intérêt (l’escompte est la commission de la banque).

Cette opération s’appelle l’escompte, le taux d’intérêt s’appelle le taux d’escompte. C’est une opération de crédit à court terme.

C – Le réescompte

Les banques commerciales peuvent aussi avoir besoin de liquidités : elles portent alors cet effet de commerce à la Banque de France. Cette opération s’appelle le réescompte et le taux d’intérêt s’appelle le taux de réescompte.

Vache qui rit !SOCIALISME
Vous avez 2 vaches.
Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous vous partagez le lait.

COMMUNISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend les 2 et vous fournit en lait.

FASCISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend les 2 et vous vend le lait.

NAZISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

DICTATURE
Vous avez 2 vaches.
Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FEODALISME
Vous avez 2 vaches.
Le seigneur s’arroge la moitié du lait.

DEMOCRATIE
Vous avez 2 vaches.
Un vote décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE
Vous avez 2 vaches.
Une élection désigne celui qui décidera à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE DE SINGAPOUR
Vous avez 2 vaches.
Vous écopez d’une amende pour détention de bétail en appartement.

ANARCHIE
Vous avez 2 vaches.
Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME
Vous avez 2 vaches.
Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

CAPITALISME DE HONG KONG
Vous avez 2 vaches.
Vous en vendez trois à votre société cotée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre beau-frère auprès de votre banque. Puis, vous faites un “échange de dettes contre participation”, assorti d’une offre publique, et vous récupérez quatre vaches dans l’opération tout en bénéficiant d’un abattement fiscal pour entretien de cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un intermédiaire panaméen sur le compte d’une société des îles Caïman, détenue clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société cotée les droits sur le lait de sept vaches. Au rapport de ladite société figurent huit ruminants, avec option d’achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous abattez les 2 vaches parce que leur horoscope est défavorable.

CAPITALISME SAUVAGE
Vous avez 2 vaches.
Vous équarrissez l’une, vous forcez l’autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l’ouvrier qui s’en occupait en l’accusant d’avoir laissé la vache mourir d’épuisement.

BUREAUCRATIE
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement publie des règles d’hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l’autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

ECOLOGIE
Vous avez 2 vaches.
Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

FEMINISME
Vous avez 2 vaches.
Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous changez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.

SURREALISME
Vous avez 2 girafes.
Le gouvernement exige que vous leur donniez des leçons d’harmonica.

CAPITALISME EUROPEEN
Vous avez 2 vaches.
On vous subventionne la 1ère année pour acheter une 3ème vache. On fixe des quotas la 2ème année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la 3ème année pour abattre la 3ème vache.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE
Vous avez 2 vaches.
Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l’autre. La vache vivante devient folle. L’Europe vous subventionne pour l’abattre. Vous la donnez à manger à vos 2 moutons.

CAPITALISME A LA FRANÇAISE
Vous avez 2 vaches.
Pour financer la retraite de vos 2 vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (Cotisation Sociale de Solidarité Avec Nos Amis les Bêtes). 2 ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production du lait: le RAB (Remboursement de l’Ardoise Bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n’y a plus de lait. Les français sont dans la rue: “DU LAIT !!! ON VEUT DU LAIT !!!”. La France construit un “laitoduc” sous la manche pour s’approvisionner auprès des Anglais. L’Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. Le laitoduc ne servira jamais. On lève un nouvel impôt pour l’entretien du laitoduc.

J’ai décidé de me replonger dans mes cours d’économie pendant les vacances, histoire de me remémorer un peu le “bon vieux temps”. En fait, je crois que cela me manque un peu. Exactement comme les maths… Pourtant j’étais une vraie bille en maths – de la 5ème à la 1ère – et j’avais vraiment hâte d’entrer à la fac pour que le cauchemar s’arrête enfin. Et ben maintenant c’est l’inverse, j’ai une impression d’inaccompli, de manque. Je créerai sûrement une rubrique “Economie” en juillet sur le site, voire même “Sociologie” mais bon, faut voir : c’est pas vraiment la même chose hein ! ;-)