Je suis tombé sur une drôle d’erreur ce matin sur un VPS de mes clients : après mise à jour du système et redémarrage du serveur, webmin est injoignable et son service ne veut plus démarrer.

Les messages d’erreurs

On commence par lancer un curl distant depuis un autre serveur, histoire de voir si c’est bien injoignable de manière globale, et non propre à notre machine:

curl -I https://example.com:10000/

Résultat:
curl: (7) Failed to connect to example.com port 10000: Connection refused

Pas de doute, cela touche tout le monde. On vérifie donc l’état du service:

systemctl status webmin.service

Résultat:

webmin.service - LSB: web-based administration interface for Unix systems
   Loaded: loaded (/etc/init.d/webmin; generated)
   Active: failed (Result: exit-code) since Sat 2020-09-12 17:35:13 CST; 20s ago
     Docs: man:systemd-sysv-generator(8)
  Process: 1803 ExecStart=/etc/init.d/webmin start (code=exited, status=25)

Sep 12 17:35:13 systemd[1]: Starting LSB: web-based administration interface for Unix systems...
Sep 12 17:35:13 systemd[1]: webmin.service: Control process exited, code=exited status=25
Sep 12 17:35:13 systemd[1]: webmin.service: Failed with result 'exit-code'.
Sep 12 17:35:13 systemd[1]: Failed to start LSB: web-based administration interface for Unix systems.

Ce n’est pas très loquace! journalctl est plus détaillé:

journalctl -xe

Résultat :

-- All system services necessary queued for starting at boot have been
-- started. Note that this does not mean that the machine is now idle as services
-- might still be busy with completing start-up.
--
-- Kernel start-up required 1709722 microseconds.
--
-- Initial RAM disk start-up required INITRD_USEC microseconds.
--
-- Userspace start-up required 152146335 microseconds.
Sep 12 17:35:13 systemd[1]: Starting LSB: web-based administration interface for Unix systems...
-- Subject: Unit webmin.service has begun start-up
-- Defined-By: systemd
-- Support: http://www.ubuntu.com/support
--
-- Unit webmin.service has begun starting up.
Sep 12 17:35:13 systemd[1]: webmin.service: Control process exited, code=exited status=25
Sep 12 17:35:13 systemd[1]: webmin.service: Failed with result 'exit-code'.
Sep 12 17:35:13 systemd[1]: Failed to start LSB: web-based administration interface for Unix systems.
-- Subject: Unit webmin.service has failed
-- Defined-By: systemd
-- Support: http://www.ubuntu.com/support
--
-- Unit webmin.service has failed.
--
-- The result is RESULT.

Mais nous n’obtenons toujours aucune information exploitable. Redémarrer le service avec service ne permet pas de le redémarrer.

La solution

Le seul moyen de redémarrer le service webmin sur ce VPS a été de la mnière suivante:

/etc/init.d/webmin stop
systemctl start webmin

Et là, plus de problème, webmin démarre comme il faut.

Le principe du chiffrement WPA-PSK

Il y a peu d’intérêt à utiliser les derniers systèmes d’authentification WiFi comme le WPA-PSK si vous utilisez un mot de passe trop facile à deviner et qui pourra être cracké en quelques minutes à peine sans trop d’effort.

Le chiffrement WPA-PSK, censé pallier les failles de son prédécesseur – WEP – est une version moins sécurisée que le WPA puisqu’il n’y a pas de serveur d’identification Radius.

Le protocole repose sur une clé partagée (Pre-Shared Key ou PSK) qui initialise le processus d’authentification.

Votre clé partagée est créée à l’aide d’un mot de passe de votre choix. Il est souhaitable et recommandé que le mot de passe ne contienne aucun mot figurant dans le dictionnaire, même sous une forme leet speak, les logiciels de crack type brute-force ou dictionnaire connaissent cette astuce depuis quelques années déjà.

La combinaison doit donc être illisible, le genre de clé qui est impossible à donner à un correspondant par téléphone.

Autrement dit, si votre mot de passe est un mot courant qui fait partie d’un dictionnaire, il pourra être cracké à l’aide d’une attaque type brute-force ou dictionnaire en moins d’une minute.

Ensuite, il faut augmenter le nombre de caractères de la clé partagée : il est plus facile de trouver un mot de passe de 4 caractères plutôt que de 63 caractères.

D’où l’intérêt d’utiliser un mot de passe de taille conséquente, composé de signes et caractères spéciaux. Cracker une clé de 63 caractères prend quelques années avec la puissance de calcul actuelle.

Générateur de clés WPA sécurisées

J’ai à cet effet créé un générateur de clés WPA sécurisées : il vous suffit de choisir le type de clé qui convient le mieux à votre usage.

Je vous recommande bien évidemment la clé de 63 caractères mais vous avez aussi la possibilité de choisir le nombre de caractères qui vous plait.

Aujourd’hui, nouvelle année scolaire donc nouvelle version Android pour le OnePlus One : on passe d’Android 9 à Android 10, toujours grâce à l’excellent LineageOS.

Si votre téléphone possède déjà LineageOS 16, vous pouvez vous rendre directement à l’étape 5.

Étape 1: activer le mode développeur

Sur le téléphone, on commence par activer le mode développeur:

  1. Ouvrez Paramètres > A propos du téléphone.
  2. Tapez 7 fois sur le numéro de build.
  3. Vous venez d’activer le mode développeur!

Grâce au mode développeur, vous avez maintenant accès à des options qui n’étaient pas visibles auparavant et qui vont nous être nécessaires.

Étape 2 : activer le mode déboggage USB

Pour activer le débogage USB:

  1. Ouvrez Paramètres > Système > Options pour les développeurs
  2. Activez l’option Débogage Android

Étape 3 : installation d’ADB

Android Debug Bridge (adb) est un outil de développement qui facilite la communication entre un appareil Android et un ordinateur. Cette communication s’effectue soit par câble USB, soit en WiFi.

Branchez votre OnePlus One en USB.

Téléchargez les derniers pilotes ADB issus du SDK Android puis décompressez l’archive.

Ouvrez le terminal, rendez-vous dans le répertoire platform-tools et listez ensuite votre téléphone avec cette commande:

./adb devices

Résultat:
List of devices attached
b4be4c53	device

Notre OnePlus One est bien détecté. On reboot en mode fastboot:

./adb reboot bootloader

On liste les appareils détectés par fastboot:

./fastboot devices

Résultat:
b4be4c53    fastboot

Attention, la commande suivante va effacer vos données donc pensez à sauvegarder les données importantes de votre téléphone avant!

On déverrouille le bootloader avec:

./fastboot oem unlock
                                                    OKAY [  0.168s]
 Finished. Total time: 0.168s

La partition est effacée, le téléphone va rebooter deux fois puis vous présenter le choix de la langue… comme au premier jour.

Comme c’est un reset de l’appareil, il faut de nouveau activer le débogage USB (étape 2).