Illustration vernien imaginaire d'un homme dans une grotte avec des champignons.

L’impact de l’illustration dans l’imaginaire vernien

  1. Le Voyage Imaginaire : l’exploration des mondes
  2. La structure narrative des 7 voyages de Sindbad le Marin
  3. Sindbad : la rhétorique de la vraisemblance
  4. Le Merveilleux, le Fantastique, et le Mythe dans Sindbad le Marin
  5. Jules Verne : Voyages au Cœur de l’Extraordinaire
  6. L’impact de l’illustration dans l’imaginaire vernien
  7. Géodésiques de la Terre et du Ciel
  8. Jules Verne et ses illustrateurs : une collaboration unique
  9. Jules Verne : les légendes sous les images
  10. Voyage au Centre de la Terre et Monde Perdu

L’œuvre de Jules Verne, riche en imaginaire et en aventures, a captivé des générations de lecteurs. Parmi ses nombreux romans, “Voyage au Centre de la Terre” se distingue par son mélange unique de science, de mystère et d’émerveillement. Un élément crucial mais souvent sous-estimé de cette œuvre est l’impact de ses illustrations.

Ces images ne sont pas de simples embellissements ; elles jouent un rôle fondamental dans la façon dont le récit est perçu et interprété.

Dans cette analyse, nous explorerons comment l’illustration enrichit l’imaginaire vernien, en servant de pont entre le texte et la vision du lecteur, et comment elle contribue à une compréhension plus profonde de l’œuvre.

Fondements et évolution de l’iconographie vernienne

Au cœur de l’imaginaire de Jules Verne se trouve une riche tapestrie d’illustrations qui façonnent et enrichissent son récit. Ces images, loin d’être de simples ornementations, sont ancrées dans des critères précis, souvent tirés des descriptions scientifiques et fantastiques de Verne. Elles servent de catalyseurs visuels, transformant le texte en un monde vivant et respirant, permettant aux lecteurs de plonger plus profondément dans les aventures narrées.

L’évolution de l’iconographie vernienne de ses débuts à sa conclusion est significative. Initialement, les illustrations tendaient à être plus ancrées dans le réalisme scientifique, reflétant la rigueur et la précision des descriptions de Verne. Cependant, au fil du récit, ces images prennent une tournure plus fantastique et onirique, écho à l’évolution du récit lui-même.

Cette transition s’observe notamment dans la manière dont les paysages et les scènes deviennent progressivement plus exotiques et moins ancrés dans la réalité tangible, soulignant ainsi le passage du monde connu vers le royaume de l’inconnu et du fantastique.

L’égarement d’Axel et son initiation

Dans “Voyage au Centre de la Terre”, le personnage d’Axel incarne l’archétype de l’initié, dont le périple est jalonné de symboles et de rites de passage. Son égarement dans le labyrinthe souterrain symbolise une quête intérieure, une descente dans les profondeurs de son être. Les illustrations qui accompagnent ces scènes ne se contentent pas de dépeindre des lieux ou des actions ; elles incarnent les étapes de sa transformation. Le grand déchiffreur est Axel et non Lindenbrock (il est initié mais ne peut déchiffrer). La crypte est la copie de ce qui se passe en haut.

La crypte, où Axel découvre des cryptogrammes, est plus qu’un simple décor : elle représente un lieu de révélation, où le monde souterrain se mêle à l’ésotérisme. Les illustrations, dans ces moments, tendent à mettre en lumière l’importance de ces révélations, souvent par des jeux d’ombre et de lumière qui soulignent le contraste entre l’ignorance et la connaissance.

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Un tableau représentant de nombreux ballons planant au dessus d'une ville imaginative, qui rappelle les voyages extraordinaires de Jules Verne à travers des mondes inventés.

Jules Verne : Voyages au Cœur de l’Extraordinaire

  1. Le Voyage Imaginaire : l’exploration des mondes
  2. La structure narrative des 7 voyages de Sindbad le Marin
  3. Sindbad : la rhétorique de la vraisemblance
  4. Le Merveilleux, le Fantastique, et le Mythe dans Sindbad le Marin
  5. Jules Verne : Voyages au Cœur de l’Extraordinaire
  6. L’impact de l’illustration dans l’imaginaire vernien
  7. Géodésiques de la Terre et du Ciel
  8. Jules Verne et ses illustrateurs : une collaboration unique
  9. Jules Verne : les légendes sous les images
  10. Voyage au Centre de la Terre et Monde Perdu

Au carrefour de l’histoire littéraire, se dresse la figure emblématique de Jules Verne, auteur visionnaire dont les “Voyages extraordinaires” ont défié les frontières de l’imaginaire et de la réalité. Cette exploration débute neuf siècles après Sindbad, lorsque Verne rédige “Voyage au Centre de la Terre” en 1864.

Notre périple à travers cet article nous amène à nous interroger : que s’est-il passé entre le IXème siècle de Sindbad le Marin et le XIXème siècle de Jules Verne ? Comment les avancées en exploration géographique, les évolutions socioculturelles, et les bouleversements scientifiques ont-ils façonné l’univers de Verne ?

En nous plongeant dans le labyrinthe des mondes inventés par Verne, nous découvrirons comment son génie littéraire a su capter l’esprit de son temps, tout en anticipant les rêves et les cauchemars de l’avenir. Nous explorerons également le concept d’utopie et sa manifestation dans les récits de Verne, en le reliant à la tradition littéraire du voyage imaginaire et aux réflexions philosophiques qu’elle suscite.

L’exploration du monde

Beaucoup de choses et en particulier l’exploration du monde. Les connaissances et le manque de connaissances chez Sindbad font que l’inconnu laisse beaucoup de place à l’imaginaire. Avec le voyage imaginaire, nous avons la dialectique du connu et de l’inconnu. La propension du connu est de plus en plus forte à mesure que l’on approche du monde actuel.

Le monde, encore “ouvert” jusqu’à la fin du Moyen-Âge, va se refermer au début du XXème siècle. La première césure apparaît à la Renaissance et les grandes navigations, avec l’exploration de l’Ouest du monde, qui reste une énigme jusqu’en 1492.

Le monde moderne naît en 1492. Le voyage de Christophe Colomb est un voyage réel, qui marque l’inauguration du monde et de la civilisation (ainsi que la destruction des Incas et des Aztèques). L’imaginaire européen au XVIème siècle est déjà corrompu par l’argent et l’appât du gain.

Magellan, qui tourne autour du monde, et Vasco de Gamma nous donnent une meilleure connaissance du monde après le XVIème siècle, avec l’amélioration des bateaux et de la navigation, ainsi que l’exploration de l’Afrique (the Dark Continent). N’oublions pas non plus les grands mythes énigmatiques : les mers australes.

Au XIXème siècle, l’expansionnisme laisse sa place à la colonisation. Quelques pays se partagent le monde, dont la France et la Grande Bretagne. Les taches blanches (blancs) sur la carte sont de moins en moins nombreuses. À l’époque de Jules Verne, il restait encore un quart du monde qui restait inconnu, ce qui laissait libre cours à l’imagination.

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Une merveilleuse peinture représentant Sindbad le Marin dans un bateau avec un perroquet fantastique.

Le Merveilleux, le Fantastique, et le Mythe dans Sindbad le Marin

  1. Le Voyage Imaginaire : l’exploration des mondes
  2. La structure narrative des 7 voyages de Sindbad le Marin
  3. Sindbad : la rhétorique de la vraisemblance
  4. Le Merveilleux, le Fantastique, et le Mythe dans Sindbad le Marin
  5. Jules Verne : Voyages au Cœur de l’Extraordinaire
  6. L’impact de l’illustration dans l’imaginaire vernien
  7. Géodésiques de la Terre et du Ciel
  8. Jules Verne et ses illustrateurs : une collaboration unique
  9. Jules Verne : les légendes sous les images
  10. Voyage au Centre de la Terre et Monde Perdu

Dans la riche tapestrie de la littérature arabe classique, les voyages de Sindbad le Marin se distinguent comme une fenêtre ouverte sur un monde de merveilles et de mystères. Ces récits, issus des “Mille et Une Nuits”, ne se contentent pas de divertir ; ils invitent à une exploration profonde des thèmes universels de l’humain face à l’inconnu. Cet article plonge au cœur de ces aventures légendaires pour explorer l’entrelacement du merveilleux, du fantastique et du mythique, révélant leur rôle essentiel dans le façonnement de cette épopée.

Nous verrons comment, à travers ses sept voyages, Sindbad navigue entre réalité et imagination, confrontant des créatures et des territoires qui transcendent la compréhension ordinaire. Ces éléments, bien au-delà de simples ornements narratifs, sont des reflets de la nature humaine, de ses aspirations et de ses craintes.

En analysant ces interactions entre le réel et l’imaginaire, nous dévoilons les couches de sens tissées dans ces récits. Chaque détail des péripéties de Sindbad révèle un aspect du merveilleux et du fantastique, enrichissant notre compréhension de ce conte intemporel. Ainsi, nous naviguons dans un univers où la fiction sert de miroir à la réalité, offrant une lecture riche et captivante.

Le Merveilleux

Définition et caractéristiques

Le merveilleux, dans le domaine littéraire, se caractérise par la création d’un univers où le surnaturel est intégré de manière harmonieuse et naturelle. Dans ces récits, les éléments magiques et fantastiques ne sont pas sources d’étonnement ou de peur mais sont perçus comme faisant partie intégrante de la réalité narrative. C’est un genre qui suscite chez le lecteur un sentiment d’émerveillement et d’enchantement, l’invitant à s’immerger dans un monde où l’extraordinaire est la norme.

Ce genre se distingue par son aspect onirique et souvent mystique, créant une atmosphère de rêve et de fascination. Il opère dans une dimension “in illo tempore”, un temps mythique et légendaire, où les lois de la nature telles que nous les connaissons sont suspendues ou modifiées. Cependant, malgré son irréalité apparente, l’univers merveilleux reste interne cohérent et logique selon ses propres règles.

Exemples historiques et modernes

Historiquement, le merveilleux trouve ses racines dans les contes de fées et les mythes. Des œuvres telles que “Le Songe d’une nuit d’été” de Shakespeare représentent parfaitement ce genre, avec un monde où les fées et la magie sont acceptées et intégrées dans la vie quotidienne des personnages. Cette pièce illustre l’aptitude du merveilleux à mélanger le réel et l’irréel dans une harmonie poétique et imaginative.

Dans la littérature contemporaine, “Harry Potter” de J.K. Rowling est un exemple emblématique du merveilleux moderne. Ce monde, où la magie est une partie quotidienne de la vie, élargit les horizons de l’imaginaire en combinant des éléments familiers du monde réel avec des aspects fantastiques. Rowling réussit à créer un univers à la fois merveilleux et crédible, où la magie est une extension naturelle de la réalité.

En outre, le merveilleux contemporain s’étend au-delà de la littérature classique et s’infiltre dans les médias visuels comme les films et les séries télévisées. Ces adaptations contribuent à la perpétuation et à l’évolution du genre, le rendant accessible à un public plus large et diversifié.

Impact et signification

Le merveilleux, en tant que genre, offre une évasion de la réalité, permettant aux lecteurs de s’immerger dans des mondes où l’imagination n’a pas de limites. En même temps, ces récits peuvent servir de métaphores pour explorer des thèmes plus profonds tels que l’identité, la morale et la complexité des relations humaines. Leur caractère intemporel et universel fait du merveilleux un pilier de la littérature, capable de captiver et d’inspirer des générations de lecteurs à travers les âges.

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Un homme dans un canoë descend une rivière dans la jungle, montrant la vraisemblance de son voyage aventureux qui rappelle les contes de Sindbad.

Sindbad : la rhétorique de la vraisemblance

  1. Le Voyage Imaginaire : l’exploration des mondes
  2. La structure narrative des 7 voyages de Sindbad le Marin
  3. Sindbad : la rhétorique de la vraisemblance
  4. Le Merveilleux, le Fantastique, et le Mythe dans Sindbad le Marin
  5. Jules Verne : Voyages au Cœur de l’Extraordinaire
  6. L’impact de l’illustration dans l’imaginaire vernien
  7. Géodésiques de la Terre et du Ciel
  8. Jules Verne et ses illustrateurs : une collaboration unique
  9. Jules Verne : les légendes sous les images
  10. Voyage au Centre de la Terre et Monde Perdu

Dans l’univers foisonnant des récits de voyages et d’aventures, peu incarnent aussi vivement l’essence de la merveille et de la vraisemblance que les voyages de Sindbad le Marin.

Ce personnage, emblématique des “Mille et Une Nuits”, nous invite dans un monde où la frontière entre le réel et l’imaginaire s’estompe, tissant une toile de récits qui oscille entre le conte fantastique et la chronique de voyage.

Cet article explore la façon dont Sindbad, à travers ses périples maritimes et terrestres, jongle habilement avec la rhétorique de la vraisemblance, captivant et éduquant son auditoire de manière intemporelle.

Contexte des contes et de la fantasy

Les fondations du conte et le royaume imaginaire

Les contes de fées et les récits fantastiques, tels que ceux de Sindbad, prennent racine dans un cadre temporel indéfini, souvent exprimé par l’expression latine “in illo tempore” (à cette époque-là). Cette temporalité floue et lointaine permet aux narrateurs de s’affranchir des contraintes du temps réel, ouvrant la porte à l’introduction d’éléments surnaturels et merveilleux sans que cela ne paraisse incongru. Dans ces récits, le temps ne s’écoule pas selon les normes habituelles, et le passé, le présent, et parfois même le futur, semblent coexister dans un même espace narratif.

Dans le même temps, les royaumes imaginaires, souvent décrits comme des “terres de nulle part”, constituent un espace géographique vague, à la fois familier et étranger. Ces mondes sont construits avec une liberté créative qui dépasse les frontières de la réalité, permettant l’existence de paysages et de créatures extraordinaires. Ce cadre spatial indéterminé est essentiel pour créer un univers où tout est possible, où les lois naturelles peuvent être contournées ou redéfinies selon les besoins de la narration.

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Illustration d'un oiseau survolant un navire lors d'un des 7 voyages à Sindbad le Marin.

La structure narrative des 7 voyages de Sindbad le Marin

  1. Le Voyage Imaginaire : l’exploration des mondes
  2. La structure narrative des 7 voyages de Sindbad le Marin
  3. Sindbad : la rhétorique de la vraisemblance
  4. Le Merveilleux, le Fantastique, et le Mythe dans Sindbad le Marin
  5. Jules Verne : Voyages au Cœur de l’Extraordinaire
  6. L’impact de l’illustration dans l’imaginaire vernien
  7. Géodésiques de la Terre et du Ciel
  8. Jules Verne et ses illustrateurs : une collaboration unique
  9. Jules Verne : les légendes sous les images
  10. Voyage au Centre de la Terre et Monde Perdu

Dans le vaste océan des contes des “Mille et Une Nuits”, les voyages de Sindbad le Marin se distinguent comme des joyaux de la narration, des aventures qui dépassent les limites du monde connu pour plonger dans l’extraordinaire.

L’histoire de Sindbad, un marin audacieux et insatiablement curieux, est plus qu’une simple suite d’aventures exotiques; elle représente une exploration méticuleuse de la structure narrative, riche en symboles et en leçons ésotériques. Cette analyse s’attache à dévoiler les couches complexes de ces récits, révélant comment chaque voyage de Sindbad contribue à une saga plus vaste, non seulement en termes d’histoires captivantes mais aussi en tant que réflexion profonde sur la nature humaine et sa quête incessante de sens.

Les voyages de Sindbad ne sont pas de simples escapades maritimes; ils sont des métaphores de la vie, des périples initiatiques qui tracent la courbe de la croissance personnelle et de la quête spirituelle. À travers ces aventures, nous explorons les thèmes de la découverte de soi, de la survie contre des forces implacables, et de la poursuite inlassable de la richesse tant matérielle que spirituelle. Chaque voyage de Sindbad est une pierre angulaire dans la construction d’un récit épique, tissé avec des fils de symbolisme zodiacal, d’oppositions entre le ciel et la terre, et d’une quête ésotérique qui va bien au-delà des trésors terrestres.

Plongeons dans l’analyse de cette épopée fascinante, en mettant en lumière comment chaque aventure de Sindbad s’entrelace pour former un tapis riche et coloré d’histoires, de symboles et de leçons de vie. En examinant les nuances de ces récits, nous découvrons non seulement le génie narratif derrière ces contes classiques, mais aussi leur pertinence perpétuelle dans notre quête collective de compréhension et de sens dans un monde complexe et en constante évolution.

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An image capturing the exploration of a man in a boat against the backdrop of stars, creating a Voyage Imaginaire.

Le Voyage Imaginaire : l’exploration des mondes

  1. Le Voyage Imaginaire : l’exploration des mondes
  2. La structure narrative des 7 voyages de Sindbad le Marin
  3. Sindbad : la rhétorique de la vraisemblance
  4. Le Merveilleux, le Fantastique, et le Mythe dans Sindbad le Marin
  5. Jules Verne : Voyages au Cœur de l’Extraordinaire
  6. L’impact de l’illustration dans l’imaginaire vernien
  7. Géodésiques de la Terre et du Ciel
  8. Jules Verne et ses illustrateurs : une collaboration unique
  9. Jules Verne : les légendes sous les images
  10. Voyage au Centre de la Terre et Monde Perdu

Dans l’immense paysage de la littérature et de la culture, le voyage imaginaire se distingue comme un domaine fascinant, entrelaçant des récits qui naviguent au-delà des frontières du réel et de l’imaginaire. Cet élément intemporel, évoluant à travers les époques, s’inscrit profondément dans notre patrimoine culturel, reflétant nos rêves, nos peurs et nos désirs les plus intimes.

Cet article vise à explorer la symbiose entre les voyages imaginaires et les réalités qu’ils recèlent, telle qu’elle se manifeste dans divers récits à travers cultures et époques. Nous nous plongerons dans l’histoire de ce concept, en retraçant ses origines des traditions orales aux textes anciens, jetant les bases des interprétations modernes.

Le concept du voyage imaginaire a évolué depuis ses débuts dans les traditions orales, où il servait de vecteur à la transmission des valeurs et des croyances. En remontant aux racines de ces narrations, on découvre comment les textes anciens ont posé les jalons des interprétations modernes. Cette perspective historique révèle l’importance et la permanence de ces récits dans notre héritage culturel.

Les œuvres telles que “Les Mille et une nuits” et “L’Odyssée” illustrent de manière frappante la dualité des voyages imaginaires. Elles offrent différentes couches de compréhension pour les enfants et les adultes, mélangeant le réel et l’imaginaire. Ces récits mettent en lumière comment la réalité et la fiction peuvent coexister, enrichissant notre interprétation du monde et de notre place en son sein.

La tradition orale, souvent négligée au XVIIIe siècle au profit de la littérature écrite, a joué un rôle crucial dans la transmission des histoires et contes qui éveillent notre imagination. C’est cette tradition qui a précédé l’écriture, conservant des récits qui se retrouvent dans des cultures diverses, démontrant des parallélismes structuraux et des univers imaginaires similaires.

Les contes, tels que “Les Mille et une nuits”, servent à la fois un public d’enfants et d’adultes, offrant plusieurs niveaux de lecture. Ces histoires transmettent des messages universels, en dépit de leur apparence souvent enfantine ou fantastique. Des œuvres comme “Le Petit Prince”, “Les Voyages de Gulliver”, “Gargantua”, ainsi que “l’Iliade” et “L’Odyssée”, illustrent cette capacité des grands récits imaginaires à intégrer des éléments de réalité, captivant ainsi un large spectre d’audience sans exclure les enfants.

Les récits imaginaires ne sont pas seulement des sources de divertissement, mais aussi de puissants outils pédagogiques. Des œuvres comme “Pinocchio” et “Peter Pan” ne sont pas de simples contes pour enfants, mais portent en eux des leçons profondes sur la vie, la croissance et les défis universels. L’endurance de ces histoires à travers le temps soulève la question de leur universalité et de leur capacité à enseigner des leçons intemporelles.

En conclusion, cet article se propose d’analyser en détail ces récits imaginaires, explorant comment ils reflètent et influencent notre compréhension du monde. Cette exploration nous permettra de mieux saisir comment ces histoires façonnent notre voyage à travers la vie, nous offrant des perspectives uniques sur notre réalité et notre identité culturelle.

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An English Romanticism painting of a landscape with trees and hills. William Turner, Dawn in the Valleys of Devon.

English Romanticism (1798-1832)

  1. The 18th Century: the Age of Enlightenment
  2. The Gothic and the Fantastic
  3. The 19th Century : Romanticism in Art and Literature
  4. English Romanticism (1798-1832)
  5. 19th Century Literary Movements : Realism and Naturalism
  6. British Civilisation and Literature: 19th and 20th centuries

English Romanticism began in 1798 with the publication of Wordsworth and Coleridge’s The Lyrical Ballads and ended in 1832 with Walter Scott’s death. William Blake and Robert Burns also belong to this literary genre, though they lived before the Romantic period.

Romanticism took place during a period of wars and revolutions, of considerable shifts and changes. It was a time of profound political and social reorganisation.

Romantic texts were varied and dealt with the Industrial Revolution and its consequences: a new class system, and a new type of economy. It’s important to emphasize the fact that this is the time when numerous kinds of problems appeared. Famous writers include William Blake, William Wordsworth and Samuel Coleridge.

Besides the Industrial Revolution, it is impossible to ignore the two major political upheavals that took place at that time, namely the American War of Independence (1776-1783) and the French Revolution (1789), which challenged old systems of social and political organizations.

Eugene Delacroix Le 28 Juillet. La Liberte guidant le peuple
Eugene Delacroix – Le 28 Juillet. La Liberté guidant le peuple.

The French Revolution struck British consciousness at first very favourably. Samuel Coleridge celebrated and praised it in a poem entitled “Destruction of the Bastille”.

Enthusiasm melted away as the war between France and Britain broke out four years later (1793), about the same time as the Reign of Terror started (1793-1794).

Romanticism was a period of constant tensions, observable in some of the poems we will study.

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The Handmaid's Tale: Chapter 41 analysis photo, Offred, June, Nick

The Handmaid’s Tale: Chapter 41 analysis

I WISH THIS story were different. I wish it were more civilized. I wish it showed me in a better light, if not happier, then at least more active, less hesitant, less distracted by trivia. I wish it had more shape. I wish it were about love, or about sudden realizations important to one’s life, or even about sunsets, birds, rainstorms, or snow.
Maybe it is about those things, in a sense; but in the meantime there is so much else getting in the way, so much whispering, so much speculation about others, so much gossip that cannot be verified, so many unsaid words, so much creeping about and secrecy. And there is so much time to be endured, time heavy as fried food or thick fog; and then all at once these red events, like explosions, on streets otherwise decorous and matronly and somnambulant.
I’m sorry there is so much pain in this story. I’m sorry it’s in fragments, like a body caught in crossfire or pulled apart by force. But there is nothing I can do to change it.
I’ve tried to put some of the good things in as well. Flowers, for instance, because where would we be without them?
Nevertheless it hurts me to tell it over, over again. Once was enough: wasn’t once enough for me at the time? But I keep on going with this sad and hungry and sordid, this limping and mutilated story, because after all I want you to hear it, as I will hear yours too if I ever get the chance, if I meet you or if you escape, in the future or in Heaven or in prison or underground, some other place. What they have in common is that they’re not here. By telling you anything at all I’m at least believing in you, I believe you’re there, I believe you into being. Because I’m telling you this story I will your existence. I tell, therefore you are.
So I will go on. So I will myself to go on. I am coming to a part you will not like at all, because in it I did not behave well, but I will try nonetheless
to leave nothing out. After all you’ve been through, you deserve whatever I have left, which is not much but includes the truth.

The Handmaid’s Tale, chapter 41.

This chapter is a turning point for Offred is no longer a victim but an active agent ready to give an extraordinary account of her affair with Nick and the salvaging afterward.

She will try to fulfill her quest or relationships and reciprocity through the experience with Nick and then honesty to her imaginary reader, promising him/her to tell the truth.

Dismemberment and fragmentation

Fragmentation annoys her and weighs heavily on her: she is a trapped mind wandering endlessly in a maze. The plotline constantly jumps about, each paragraph is unrelated to the previous and next one.

Fragmentation positions Offred as a victim of Gilead: the fragmented quality of her writing becomes a graphic representation of Gilead’s influence on the narrator’s psychological balance.

She is also a victim in the process of story-telling for she appears unable to control what she tells. This idea is reinforced by another quote: “it isn’t a story I’m telling”, underlining that her mission is not to make things up and to beautify reality but to render things as they truly are.

Her mission is to get a message across, it has a didactic purpose: “after all I want you to hear it”.

“I’m sorry that it’s in fragments, like a body caught in crossfire and pulled apart by force”

  • there is a parallel between the body and the text
  • the fragmented text represents her own fragmented body

The text becomes less fragmented as she manages to write about her affair with Nick (“write her body”).

Besides, both tale and body are dismembered for both were violated and maimed. The body is often raped by the commander in the same way as Offred’s tale is said to have been raped or maimed by the two professors who have supposedly reorganized it.

Gradually, the narrator evolves from a denunciation of fragmentation to a search for unity and the confirmation that she exists.

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The Handmaid's Tale: Chapter 25 analysis, red and white tulips in a garden

The Handmaid’s Tale: Chapter 25 analysis

That was in May. Spring has now been undergone. The tulips have had their moment and are done, shedding their petals one by one, like teeth. One day I came upon Serena Joy, kneeling on a cushion in the garden, her cane beside her on the grass. She was snipping off the seed pods with a pair of shears. I watched her sideways as I went past, with my basket of oranges and lamb chops. She was aiming, positioning the blades of the shears, then cutting with a convulsive jerk of the hands. Was it the arthritis, creeping up? Or some blitzkrieg, some kamikaze, committed on the swelling genitalia of the flowers? The fruiting body. To cut off the seed pods is supposed to make the bulb store energy.
Saint Serena, on her knees, doing penance.
I often amused myself this way, with small mean-minded bitter jokes about her; but not for long. It doesn’t do to linger, watching Serena Joy, from behind.
What I coveted was the shears.

Well. Then we had the irises, rising beautiful and cool on their tall stalks, like blown glass, like pastel water momentarily frozen in a splash, light blue, light mauve, and the darker ones, velvet and purple, black cat’s-ears in the sun, indigo shadow, and the bleeding hearts, so female in shape it was a surprise they’d not long since been rooted out. There is something subversive about this garden of Serena’s, a sense of buried things bursting upwards, wordlessly, into the light, as if to point, to say: Whatever is silenced will clamour to be heard, though silently. A Tennyson garden, heavy with scent, languid; the return of the word swoon. Light pours down upon it from the sun, true, but also heat rises, from the flowers themselves, you can feel it: like holding your hand an inch above an arm, a shoulder. It breathes, in the warmth, breathing itself in. To walk through it in these days, of peonies, of pinks and carnations, makes my head swim.

The willow is in full plumage and is no help, with its insinuating whispers. Rendezvous, it says, terraces; the sibilants run up my spine, a shiver as if in fever. The summer dress rustles against the flesh of my thighs, the grass grows underfoot, at the edges of my eyes there are movements, in the branches; feathers, flittings, grace notes, tree into bird, metamorphosis run wild. Goddesses are possible now and the air suffuses with desire. Even the bricks of the house are softening, becoming tactile; if I leaned against them they’d be warm and yielding. It’s amazing what denial can do. Did the sight of my ankle make him lightheaded, faint, at the checkpoint yesterday, when I dropped my pass and let him pick it up for me? No handkerchief, no fan, I use what’s handy.

Winter is not so dangerous. I need hardness, cold, rigidity; not this heaviness, as if I’m a melon on a stem, this liquid ripeness.

The Handmaid’s Tale, chapter 25.

The Garden of (Serena) Joy

Abundance and life

Spring is the time of birth of nature. Abundance is conveyed by the number of adjectives. The narrator drowns in this garden – “makes my head swim” – and light seems to come from everywhere.

The passing of time is never recorded precisely: ellipses of several days/weeks. Chronology is not always respected, through the use of analepses and prolepses.

The passing of time is marked by seasons, the natural time and flora.

The garden as a fruiting body

The environment becomes consistent: the garden is like a body. The importance of softness is emphasized by the alliteration in [s].

The thread of the present is marked by the changing flora and the narrator’s gradual metamorphosis is modeled on that of Nature’s.

Serena as the disturbing element

Serena is seen as the disturbing element in this Garden of Eden.

Birth of the narrator as a human being, conscious of herself

Presence of feminity, necessary to the birth process

Feminity is needed for the birth and the whole garden is seen as a fruiting body.

Lyricism opposes the sense of osmosis felt by the “pathetic fallacy”: when natural elements are attributed with human attitudes. The garden shows the image of a natural world, which is everything Gilead has lost.

Pathetic fallacy is a literary technique that corresponds to a personification with natural elements.

Thanks to Offred’s heightened literary imagination, she can respond to the beauty of the garden and see the poetics behind the natural: the trees are seen as “birds in full plumage”.

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The Handmaid's Tale saison 1 photo

The Handmaid’s Tale: Chapter 5 analysis

A group of people is coming towards us. They’re tourists, from Japan it looks like, a trade delegation perhaps, on a tour of the historic landmarks or out for local colour. They’re diminutive and neatly turned out; each has his or her camera, his or her smile. They look around, bright-eyed, cocking their heads to one side like robins, their very cheerfulness aggressive, and I can’t help staring. It’s been a long time since I’ve seen skirts that short on women. The skirts reach just below the knee and the legs come out from beneath them, nearly naked in their thin stockings, blatant, the high-heeled shoes with their straps attached to the feet like delicate instruments of torture. The women teeter on their spiked feet as if on stilts, but off balance; their backs arch at the waist, thrusting the buttocks out. Their heads are uncovered and their hair too is exposed, in all its darkness and sexuality. They wear lipstick, red, outlining the damp cavities of their mouths, like scrawls on a washroom wall, of the time before.

I stop walking. Ofglen stops beside me and I know that she too cannot take her eyes off these women. We are fascinated, but also repelled. They seem undressed. It has taken so little time to change our minds, about things like this.

Then I think: I used to dress like that. That was freedom.

Westernized, they used to call it.

The Japanese tourists come towards us, twittering, and we turn our heads away too late: our faces have been seen.

There’s an interpreter, in the standard blue suit and red-patterned tie, with the winged-eye tie pin. He’s the one who steps forward, out of the group, in front of us, blocking our way. The tourists bunch behind him; one of them raises a camera.

“Excuse me,” he says to both of us, politely enough. “They’re asking if they can take your picture.”

I look down at the sidewalk, shake my head for No. What they must see is the white wings only, a scrap of face, my chin and part of my mouth. Not the eyes. I know better than to look the interpreter in the face. Most of the interpreters are Eyes, or so it’s said.

I also know better than to say Yes. Modesty is invisibility, said Aunt Lydia. Never forget it. To be seen – to be seen – is to be – her voice trembled – penetrated. What you must be, girls, is impenetrable. She called us girls.

Beside me, Ofglen is also silent. She’s tucked her red-gloved hands up into her sleeves, to hide them.

The interpreter turns back to the group, chatters at them in staccato. I know what he’ll be saying, I know the line. He’ll be telling them that the women here have different customs, that to stare at them through the lens of a camera is, for them, an experience of violation.

I’m looking down, at the sidewalk, mesmerized by the women’s feet. One of them is wearing open-toed sandals, the toenails painted pink. I remember the smell of nail polish, the way it wrinkled if you put the second coat on too soon, the satiny brushing of sheer pantyhose against the skin, the way the toes felt, pushed towards the opening in the shoe by the whole weight of the body. The woman with painted toes shifts from one foot to the other. I can feel her shoes, on my own feet. The smell of nail polish has made me hungry.

“Excuse me,” says the interpreter again, to catch our attention. I nod, to show I’ve heard him.

“He asks, are you happy,” says the interpreter. I can imagine it, their curiosity: Are they happy? How can they be happy? I can feel their bright black eyes on us, the way they lean a little forward to catch our answers, the women especially, but the men too: we are secret, forbidden, we excite them.

Ofglen says nothing. There is a silence. But sometimes it’s as dangerous not to speak.

“Yes, we are very happy,” I murmur. I have to say something. What else can I say?

The Handmaid’s Tale, chapter 5.

Introduction

“Gilead is within you” – Offred has absorbed Gilead’s values, yet the assimilation is not complete. She is off-balanced and torn between two sets of values. It is freedom she chooses although she is very reasonable.

The narrator invites the reader to follow her gradual evolution from external focalizer to internal focalizer: she describes but knows the system and therefore is able to criticize it.

The dramatic confrontation of two opposite worlds

Distinct versus indistinct

The focalization is external: she has swallowed the whole of Gilead’s values and viewpoints. As a consequence:

  • tourists are regarded as aliens
  • she has become a stranger to the Japanese tourists
  • there is an opposition between Gilead and the western world

The Japanese tourists are distinct:

  • they have a voice of their own, as well as an interpreter
  • they are allowed to live their own existence

Conversely, Handmaids are indistinct, all similar: “she called us girls”. They are not allowed to have a face and are reduced to symbols and images, there are no human beings any longer. They are also denied a voice: “I nod”, “murmur”.

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The Handmaid's Tale : Chapter 2 analysis photo, Offred in her room

The Handmaid’s Tale: Chapter 2 analysis

A chair, a table, a lamp. Above, on the white ceiling, a relief ornament in the shape of a wreath, and in the centre of it a blank space, plastered over, like the place in a face where the eye has been taken out. There must have been a chandelier, once. They’ve removed anything you could tie a rope to.

A window, two white curtains. Under the window, a window seat with a little cushion. When the window is partly open – it only opens partly – the air can come in and make the curtains move. I can sit in the chair, or on the window seat, hands folded, and watch this. Sunlight comes in through the window too, and falls on the floor, which is made of wood, in narrow strips, highly polished. I can smell the polish. There’s a rug on the floor, oval, of braided rags. This is the kind of touch they like: folk art, archaic, made by women, in their spare time, from things that have no further use. A return to traditional values. Waste not want not. I am not being wasted. Why do I want?

On the wall above the chair, a picture, framed but with no glass: a print of flowers, blue irises, watercolour. Flowers are still allowed. Does each of us have the same print, the same chair, the same white curtains, I wonder? Government issue?

Think of it as being in the army, said Aunt Lydia.

A bed. Single, mattress medium-hard, covered with a flocked white spread. Nothing takes place in the bed but sleep; or no sleep. I try not to think too much. Like other things now, thought must be rationed. There’s a lot that doesn’t bear thinking about. Thinking can hurt your chances, and I intend to last. I know why there is no glass, in front of the watercolour picture of blue irises, and why the window only opens partly and why the glass in it is shatterproof. It isn’t running away they’re afraid of. We wouldn’t get far. It’s those other escapes, the ones you can open in yourself, given a cutting edge.

So. Apart from these details, this could be a college guest room, for the less distinguished visitors; or a room in a rooming house, of former times, for ladies in reduced circumstances. This is what we are now. The circumstances have been reduced; for those of us who still have circumstances.

But a chair, sunlight, flowers: these are not to be dismissed. I am alive, I live, I breathe, I put my hand out, unfolded, into the sunlight. Where I am is not a prison but a privilege, as Aunt Lydia said, who was in love with either/or.

The bell that measures time is ringing. Time here is measured by bells, as once in nunneries. As in a nunnery too, there are few mirrors.

I get up out of the chair, advance my feet into the sunlight, in their red shoes, flat-heeled to save the spine and not for dancing. The red gloves are lying on the bed. I pick them up, pull them onto my hands, finger by finger. Everything except the wings around my face is red: the colour of blood, which defines us. The skirt is ankle-length, full, gathered to a flat yoke that extends over the breasts, the sleeves are full. The whitewings too are prescribed issue; they are to keep us from seeing, but also from being seen. I never looked good in red, it’s not my colour. I pick up the shopping basket, put it over my arm.

The door of the room – not my room, I refuse to say my – is not locked. In fact it doesn’t shut properly. I go out into the polished hallway, which has a runner down the centre, dusty pink. Like a path through the forest, like a carpet for royalty, it shows me the way.

The carpet bends and goes down the front staircase and I go with it, one hand on the banister, once a tree, turned in another century, rubbed to a warm gloss. Late Victorian, the house is, a family house, built for a large rich family. There’s a grandfather clock in the hallway, which doles out time, and then the door to the motherly front sitting room, with its flesh tones and hints. A sitting room in which I never sit, but stand or kneel only. At the end of the hallway, above the front door, is a fanlight of coloured glass: flowers, red and blue.

There remains a mirror, on the hall wall. If I turn my head so that the white wings framing my face direct my vision towards it, I can see it as I go down the stairs, round, convex, a pier-glass, like the eye of a fish, and myself in it like a distorted shadow, a parody of something, some fairy-tale figure in a red cloak, descending towards a moment of carelessness that is the same as danger. A Sister, dipped in blood.

At the bottom of the stairs there’s a hat-and-umbrella stand, the bentwood kind, long rounded rungs of wood curving gently up into hooks shaped like the opening fronds of a fern. There are several umbrellas in it: black, for the Commander, blue, for the Commander’s Wife, and the one assigned to me, which is red. I leave the red umbrella where it is, because I know from the window that the day is sunny. I wonder whether or not the Commander’s wife is in the sitting room. She doesn’t always sit. Sometimes I can hear her pacing back and forth, a heavy step and then a light one, and the soft tap of her cane on the dusty-rose carpet.

The Handmaid’s Tale, chapter 2.

Chapter 2 of The Handmaid’s Tale shows a fragmented vision of the room and details the layout of the house. Offred seems to have a very clear awareness although nothing is explicit. However fragmented she is, she is clearsighted about Gilead in very strategic places in the text, in a very subtle way so she would not be accused if she ever happened to be discovered.

This passage is the beginning of the second chapter of The Handmaid’s Tale by Margaret Atwood. Offred, the main character, is alone in a bedroom. First, we will see how she describes her environment. Then, we will focus on how Offred reflects on Gilead and the Handmaids’ behaviour. Finally, we will analyze Offred’s coping with the system.

Strategic story-telling: a narrator that knows but who “intends to last”

The room

Impression of nudity due to the use of noun phrases at the beginning of:

  • paragraph 1: “a chair, a table, a lamp”
  • paragraph 2: “a window, two white curtains”
  • paragraph 3: “a print of flowers, blue irises, watercolour”
  • paragraph 5: “a bed”
  • paragraph 6: “so”.

Paragraphs 1 and 2 could be seen in black and white. Colour only appears in paragraph 3 with “blue irises”.

This scene can be imagined filmed. The camera would follow the different elements of the description that tend to transform the room into a prison cell.

The house (inside)

Description of the way she takes to go from her room to the hallway: “hallway” (upstairs) and “pink carpet”, “staircase”, “the clock”, “the mirror”, “hat-and-umbrella stand”. All of these elements show she lives in a wealthy house.

As Offred describes her environment, she makes some reflections on Gilead. There is a shift from perception to thought.

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Analysis of The Handmaid's Tale by Margaret Atwood photo

The Handmaid’s Tale: incipit analysis

We slept in what had once been the gymnasium. The floor was of varnished wood, with stripes and circles painted on it, for the games that were formerly played there; the hoops for the basketball nets were still in place, though the nets were gone. A balcony ran around the room, for the spectators, and I thought I could smell, faintly like an afterimage, the pungent scent of sweat, shot through with the sweet taint of chewing gum and perfume from the watching girls, felt-skirted as I knew from pictures, later in miniskirts, then pants, then in one earring, spiky green-streaked hair. Dances would have been held there; the music lingered, a palimpsest of unheard sound, style upon style, an undercurrent of drums, a forlorn wail, garlands made of tissue-paper flowers, cardboard devils, a revolving ball of mirrors, powdering the dancers with a snow of light.

There was old sex in the room and loneliness, and expectation, of something without a shape or name. I remember that yearning, for something that was always about to happen and was never the same as the hands that were on us there and then, in the small of the back, or out back, in the parking lot, or in the television room with the sound turned down and only the pictures flickering over lifting flesh.

We yearned for the future. How did we learn it, that talent for insatiability? It was in the air; and it was still in the air, an afterthought, as we tried to sleep, in the army cots that had been set up in rows, with spaces between so we could not talk. We had flannelette sheets, like children’s, and army-issue blankets, old ones that still said U.S. We folded our clothes neatly and laid them on the stools at the ends of the beds. The lights were turned down but not out. Aunt Sara and Aunt Elizabeth patrolled; they had electric cattle prods slung on thongs from their leather belts.

No guns though, even they could not be trusted with guns. Guns were for the guards, specially picked from the Angels. The guards weren’t allowed inside the building except when called, and we weren’t allowed out, except for our walks, twice daily, two by two around the football field, which was enclosed now by a chain-link fence topped with barbed wire. The Angels stood outside it with their backs to us. They were objects of fear to us, but of something else as well. If only they would look. If only we could talk to them. Something could be exchanged, we thought, some deal made, some tradeoff, we still had our bodies. That was our fantasy.

We learned to whisper almost without sound. In the semidarkness we could stretch out our arms, when the Aunts weren’t looking, and touch each other’s hands across space. We learned to lip-read, our heads flat on the beds, turned sideways, watching each other’s mouths. In this way we exchanged names, from bed to bed:

Alma. Janine. Dolores. Moira. June.

The Handmaid’s Tale, chapter 1.

Setting and Time: a universe of temporal and spatial signs

Contextualisation: space

Semantic fields are understood universally. The gymnasium is a call to universal memory, to the experience of every reader, it’s a cultural sign.

It is reassuring but there are many syntactic breaks: “once”, “formerly”, “though” that show an insistence on the way recognizable signs are manipulated so that they gradually become revised, unrecognizable, and subverted signs.

Sport places (which used to be places of fun, pleasure and bodily activity) are now turned into dormitories (1: “We slept in what had once been the gymnasium.”) or prison yards (31: “the football field which was enclosed now (…) barbed wire.”)

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