Il est 1h30 du matin lorsque l’on monte dans le bus qui va nous emmener d’Hurghada au Caire.

Sac à dos, 8 bouteilles d’eau, oreiller collé contre la vitre : je suis prêt à affronter les 8 heures de trajet.

La nuit, on voyage dans le noir

Le bus démarre et on commence par le ramassage de tous les autres hôtels. Rapidement, je me rends compte d’un truc bizarre et un peu flippant : le chauffeur n’a pas allumé ses phares alors qu’il fait nuit noire. Je fais part de mon inquiétude au responsable :

M : heuh, faudrait peut-être que le chauffeur allume ses phares non ?!?
– Les phares ? Ah non, on ne les allume pas la nuit en Egypte.
M : hein ??? mais pourquoi ?
– Parce que ça éblouit les conducteurs. Tous les Egyptiens conduisent dans le noir, sans phares. Quand ils veulent doubler, ils font des appels de phares ou klaxonnent.
M : (WTF !!!) =O

Et c’est ainsi que j’ai perdu quelques heures à vérifier que le chauffeur n’était pas endormi. En plus, c’est vraiment bizarre comme système : ils prennent autant de lumière à se faire des appels de phares dans les rétroviseurs que d’éclairer la route en continu.

Je me réveille avant d’arriver au Caire. C’est l’occasion de constater que l’Egypte est un pays pauvre : mis à part les coins touristiques, il y a des ordures partout : dans le désert, sur le bords des routes, dans les sites de constructions, dans les rues… Les hôtels sont situés sur la côte mais sont tellement étalés que les portes d’entrée se trouvent dans le désert, sans rien autour.

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Police, milice

Les routes sont plutôt bonnes. La police est omniprésente sur les routes aux points de contrôle : il y a toujours des officiers avec des mitraillettes, voire avec des véhicules lourdement armés. L’impression donnée, c’est que tout peut déraper à tout moment et cela n’aide pas vraiment à voyager l’esprit serein.

Dans notre bus, on a un garde du corps, qui nous accompagne toute la journée. Il fait un peu penser à ces films de karaté dans lesquels le héros flotte un peu dans son costume (vous voyez les navets avec Jean-Claude Van Damme ?). Il n’a pas l’air commode et descend avant tout le monde du bus pour assurer les environs. C’est légèrement flippant.

Les Pyramides de Guizeh et le Sphynx

Arrivés sur le plateau de Guizeh, les pyramides sont à couper le souffle. On a l’impression que le livre d’histoire de notre enfance prend vie sous nos yeux. Les trois grandes pyramides sont celles de Khéops, Khéphren et Mykerynos. Elles datent de 2650 ans avant J.C.

Khéops, la plus grande, a une hauteur de 146.6 m, Khéphren mesure 136.5 m et Mykerynos 106.5m. Plus loin, se trouve le Sphynx, qui fait face au Caire devant lui.

Mine de rien, je viens de visiter la seule des 7 Merveilles du Monde à être encore “debout”. Rappelons les merveilles :

  1. -2650 (+ 25 ans de travaux) : Pyramide de Khéops (Egypte)
  2. VIe siècle av. J.-C. : Jardins suspendus de Babylone (en Irak maintenant)
  3. -437 (+ 5 ans de travaux): Statue chryséléphantine de Zeus à Olympie (Grèce)
  4. -355 (+ 6 ans de travaux): Le mausolée d’Halicarnasse (en Turquie)
  5. -340 (+ 1 siècle de travaux) : Temple d’Artémis à Éphèse (Grèce)
  6. -303 (+ 12 ans de travaux) : Colosse de Rhodes (Grèce)
  7. 290 (+ 10 ans de travaux) : Phare d’Alexandrie sur Île de Pharos (Égypte)
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Je passe au truc insupportable : les vendeurs en tous genres qui vous abordent et vous filent des objets dans les bras et attendent de l’argent en retour, sous le regard amusé et complice des cameliers juste derrière. Pour moi, ça tue l’ambiance des pyramides. Ce sont les touristes japonais qui ont la meilleure méthode : ils ignorent totalement l’arnaqueur et continuent de marcher sans s’arrêter et sans le regarder. Il laisse alors tomber. Très bonne astuce pour la prochaine fois !

Le musée égyptien du Caire

Est situé place Tahrir, au cœur du Caire moderne. Construit sur deux étages, le musée présente ses collections dans une centaine de pièces : plus de 160 000 objets sont exposés, mais le clou est bien sûr le trésor de Toutânkhamon.

Soixante mille objets de toutes sortes, statues, statuettes, bas-reliefs, peintures murales, stèles, fausses portes, vases, armes, outils, sarcophages, momies, etc., s’entassent dans les caves, les débarras et les combles du musée égyptien. Mais c’est également dans ces réserves qu’entrent les nouvelles découvertes. Beaucoup d’œuvres ont été oubliées dans la pénombre des réserves. Ainsi la statue funéraire de bois peint et enduit de gypse de Ptahhotep, vizir de la Ve dynastie, découverte en 1940 a passé 65 ans au fond d’une caisse avant d’être retrouvée, en 2005, lors d’un inventaire conduit dans les caves du musée.

Si vous vous intéressez aux trésors antiques, c’est à faire. Cela complète bien ce que l’on peut voir au British Museum de Londres et au Louvre à Paris. Par contre, l’entrée au musée est draconnienne : pas d’appareil photo (ça doit rester dans le bus), fouille de tous les sacs et passage au détecteur de métaux… comme à l’aéroport!

Le souk du Caire

C’est ici que l’expression “c’est le souk ici” prend tout son sens : des centaines d’échoppes se côtoient et il est difficile de se croiser dans la rue tant le souk est fréquenté.

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Ce sont de véritables cavernes d’Ali Baba : on y trouve de tout et je crois bien que si je demandais quelque chose d’exceptionnel, le marchand serait bien capable de le trouver. On peut y sentir tout un mélange d’épices, de fruits, de thés… C’est assez exceptionnel à voir. Je regrette que l’on n’ait pas eu assez de temps pour explorer davantage.

Retour à Hurghada

Le retour a été plutôt calme. Il faut dire qu’avec la chaleur et la fatigue, le car a été plutôt calme. Nous sommes rentrés vers 1h du matin et le restaurant de l’hôtel a rouvert juste pour nous. On aura fait plus de 16h de bus dans la journée… pas mal!

Retour en France

Le jour suivant, c’est le grand départ. Valise bouclée, ramassage des hôtels, adieux à Momo. On aura passé une semaine géniale de dépaysement total.

Dernière petite anecdote : on passe les contrôles à l’aéroport (toujours désert) et on attend l’embarquement. Embarquement retardé d’une heure et demie. Argh. On prend son mal en patience. Cela bouge enfin, on monte dans l’avion. Le pilote démarre les moteurs, se met en piste… et attend.

On a attendu à peu près 45 minutes, avion prêt à décoller. Le pilote d’Air France nous annonce alors qu’il ne trempe pas dans les combines et qu’il a refusé de payer le bakchiche à la tour de contrôle qui l’empêche ainsi de décoller… du coup on a poireauté et au bon d’un moment, on a pu décollé. Toute une culture ce bakchiche !

Voilà, j’espère que mon petit récit vous aura donné envie de partir visiter l’Egypte !

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Le Caire : les pyramides de Guizeh, le Sphinx, le musée du Caire, le souk

par Matt Lecture: 6 min
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