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Hurghada

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Il est 1h30 du matin lorsque l’on monte dans le bus qui va nous emmener d’Hurghada au Caire.

Sac à dos, 8 bouteilles d’eau, oreiller collé contre la vitre : je suis prêt à affronter les 8 heures de trajet.

La nuit, on voyage dans le noir

Le bus démarre et on commence par le ramassage de tous les autres hôtels. Rapidement, je me rends compte d’un truc bizarre et un peu flippant : le chauffeur n’a pas allumé ses phares alors qu’il fait nuit noire. Je fais part de mon inquiétude au responsable :

M : heuh, faudrait peut-être que le chauffeur allume ses phares non ?!?
– Les phares ? Ah non, on ne les allume pas la nuit en Egypte.
M : hein ??? mais pourquoi ?
– Parce que ça éblouit les conducteurs. Tous les Egyptiens conduisent dans le noir, sans phares. Quand ils veulent doubler, ils font des appels de phares ou klaxonnent.
M : (WTF !!!) =O

Et c’est ainsi que j’ai perdu quelques heures à vérifier que le chauffeur n’était pas endormi. En plus, c’est vraiment bizarre comme système : ils prennent autant de lumière à se faire des appels de phares dans les rétroviseurs que d’éclairer la route en continu.

On se lève tôt car le départ se fait de notre hôtel : on ramasse tous les autres touristes à leurs hôtels respectifs, direction la marina d’Hurghada pour embarquer sur un trawler. La mer est très agitée aujourd’hui, il y a deux mètres de creux lorsque nous quittons le port.

A bord, c’est la distribution du matériel : palmes, masques et tubas. Tout le monde doit vérifier que son matériel est en état de fonctionnement au départ car s’il ne l’est pas au retour, c’est de votre poche. Je me suis encore maudit de ne pas avoir mon propre matériel.

On attaque la deuxième journée du voyage en Egypte tranquillement : petit-déjeuner au restaurant (qui est self-service) où l’on peut avoir des gaufres, pancakes, omelettes faites devant vous avec les ingrédients que vous souhaitez. Rien de tel pour se remettre du voyage.

Piscine, plage et plongée

La journée a passé assez vite : piscine le matin, plage et baignades en Mer Rouge l’après-midi, au bout du ponton qui se trouve sur la plage de l’hôtel. Alors la Mer Rouge n’est évidemment pas rouge mais plutôt verte bleutée. On l’appelle ainsi à cause de certaines algues (Trichodesmium erythraeum) qui donnent à l’eau une couleur rougeâtre lorsqu’elles meurent. L’eau est super chaude, c’est un vrai bain. Il faut dire que pour moi, la référence est les 18° bretons donc bon, sacré différence.

Chaussé de mes nouveaux chaussons, je me suis acheté un masque et un tuba bon marché au centre nautique pour 10 euros. Quand je pense que j’ai un matériel de qualité qui vaut vingt fois ça à la maison… et que je ne l’avais pas sous la main au moment du départ ! L’eau est extrêmement claire et la vie sous-marine très riche : il y a des poissons multicolores tout autour, à moins d’un mètre de la surface !

Cette année, pour les vacances, j’ai décidé de partir chercher le soleil… en Egypte ! Cela s’est fait un peu au dernier moment : j’ai pris mon billet lundi pour partir deux jours plus tard, mercredi.

Paris – Hurghada

Lever 2h45 du matin, taxi à 3h15, enregistrement à 4h à Roissy Charles de Gaulle où l’on récupère les documents de voyage et le voucher pour le transfert aéroport/hôtel. La journée va être longue ! Embarquement vers 6h, arrivée à Hurghada vers 12h30. L’aéroport est immense, tout en marbre, entièrement climatisé et très peu fréquenté : il était désert à notre arrivée.

Sortis de l’aéroport, on prend une grand claque niveau chaleur : 43° de vent chaud. On se dirige vers les bus qui font tourner leur clim à fond. Un bref coup d’oeil sur notre gauche nous montre cinq égyptiens entassés dans une vieille Peugeot 605 break blanche, les jambes dépassant des vitres nous hélant « tax! » – qui veut dire taxi. On se demande bien comment ils pourraient nous emmener, la voiture est blindée !

Rapport de faute d’orthographe

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