Tag

restaurant

Browsing

Aujourd’hui, on part pour un voyage de quelques jours à Athènes et dans les Cyclades!

Nous avons pris un train pour rejoindre Paris la veille et Julia nous a gentiment hébergés pour la nuit, qui fut courte car il fallait être sur le pont à 3h30 du matin. Un taxi nous attend en bas de la rue à 4 heures pour rejoindre l’aéroport d’Orly Sud. Notre vol est assuré par Transavia pour un départ prévu à 6:30.

Un café allongé et un croissant étriqué plus tard, nous commençons à émerger et passons les contrôles de sécurité. Le personnel de l’aéroport est sympathique et l’organisation efficace : nous passons tous les checkpoints rapidement et n’avons que quelques minutes pour flâner dans la zone duty-free que déjà l’embarquement commence.

Départ à l’heure, arrivée à l’heure à 10h30 heure locale : il y a une heure de décalage horaire par rapport à la France. On marche jusqu’au métro. Il y en a un toutes les demi-heures donc comme on se perd en chemin, on a celui de 11h30. Ça coûte 10 euros par personne mais 18 euros si on prend un billet double pour deux voyageurs.

Le métro (ligne 3) nous emmène directement au centre ville d’Athènes. Au début, le métro part de l’aéroport et nous admirons les paysages brûlés par le soleil: une terre asséchée, des oliviers à foison et des collines rocailleuses. Ensuite, le métro devient souterrain. Cela prend environ 30 minutes pour relier le centre ville d’Athènes depuis l’aéroport.

Nous arrivons à la station Syntagma, en plein cœur de la ville. S’y trouve le Parlement. Juste devant, on voit aussi des gardes, en costume traditionnel.

La chaleur est accablante et nous avons soif, car toutes les provisions d’eau achetées avant l’embarquement sont écoulées. Nous nous mettons en branle pour trouver un petit bouge où déjeuner. Nous savourons une bière fraîche, accompagnée d’un plat de «souvlaki» pour Matt. Ce sont des brochettes de porc aux herbes, accompagnées de frites, de tomates et de tzatziki. Il se régale. Cécile se rafraîchit avec une salade grecque. Le repas est agréable et nous nous reposons un peu.

Il est temps de rejoindre notre logement. Armés de notre plan, nous marchons en direction de l’Olympeion, le temple de Zeus Olympien. Nous le longeons, traversons la ligne de tram et quelques rues plus tard, nous y sommes. Il s’agit d’un appartement spacieux, fonctionnel et agréable. Il a même un petit jardin et une terrasse sur le toit, avec vue sur l’Acropole. Parfait !

La douche et la sieste sont divines.

Nous repartons ensuite et nous promenons dans le quartier Plaka. Des petites échoppes touristiques se succèdent. L’ambiance est très bonne. Matt, venu en Grèce spécialement pour cela, a très envie de goûter ce fameux gâteau qu’il avait découvert en Crète quelques voyages plus tôt et dont il rêve chaque nuit depuis: le baklava. Nous nous attablons donc à la terrasse d’une pâtisserie et dégustons un baklava et un kataïfi.

Notre promenade se poursuit dans Plaka. Il fait très bon et à un moment, nous nous retrouvons face à l’enceinte de l’Acropole. Nous l’admirons un certain temps lorsque soudain, elle s’illumine.

Athènes et les Cyclades : arrivée à Athènes photo

Nous poursuivons notre petit tour de la ville lorsqu’au détour d’une ruelle, une petite tonnelle accueillante nous tend les bras. Nous dinons d’une salade grecque arrosée d’un verre de vin.

Nous rentrons à nos pénates athéniennes.

Voici la fin de notre compte-rendu de notre voyage en Sicile !

Au moment où nous ouvrons les yeux, le soleil est éclatant ! Nous nous empressons de nous préparer, de petit-déjeuner copieusement et nous sommes partis pour une nouvelle journée. Aujourd’hui, au programme, visite de Cefalù.

Après la bonne soirée d’hier, notre impression sur ce petit village est très positive et, au long de la journée, nous ne serons pas déçus. En effet, lorsque nous sortons de notre chambre, la première image qui s’offre à nous est le bleu éclatant de la mer, exalté par le soleil rayonnant.

La particularité de Cefalù est sa construction au pied d’une falaise vertigineuse. Nous sommes bien décidés à l’arpenter. Nous nous engageons donc sur un petit chemin pavé en escaliers bordé par des pins, qui monte le long du rocher.

Une semaine en Sicile : journée à Cefalù, et retour de Palerme à Nantes photo 1
Un chemin qui monte, qui monte…
Une semaine en Sicile : journée à Cefalù, et retour de Palerme à Nantes photo
Cefalù, vue du chemin de l’ascension du rocher

Il fait très chaud, mais nous avons de l’eau en quantité et sommes bien chaussés. La montée se fait donc sereinement. Au fur et à mesure de notre ascension, la ville médiévale et son petit port se déroulent sous nos pieds.

La vue est absolument splendide et nous en profitons pour faire de belles photos.

Voici la sixième journée de notre voyage en Sicile.

Aujourd’hui, nous devons partir d’Agrigente et prendre la direction du nord de la Sicile, pour remonter vers Palerme car notre vol de retour est dans deux jours.

Deux solutions s’offrent à nous : soit nous reprenons le chemin que nous avons déjà pris (retour via Mazara del Vallo), soit nous passons par le centre de la Sicile (via Enna).

C’est la seconde solution que nous choisissons, d’autant que nous avons repéré sur la carte une étape intéressante : les vestiges d’une villa romaine découverte il y a peu, mais déjà réputée pour ses mosaïques.

La villa romaine du Casale est une villa située près de la ville de Piazza Armerina, au sud de la Sicile, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sa construction a débuté à la fin du IIIème siècle. Elle compte une trentaine de pièces décorées de mosaïques. Elle fut occupée jusqu’en 1160 lorsqu’elle fut ravagée par un incendie et disparut sous un glissement de terrain. C’est ce qui a permis de la retrouver quasi intacte quelques siècles plus tard.

Le site fut découvert en 1812 mais il fallut attendre 1929 pour débuter les fouilles et mettre au jour la première mosaïque (Travaux d’Hercule). La fin des restaurations date de 1954.

La villa fut longtemps attribuée à Maximien Herculeus, associé de Dioclétien dans la Tétrarchie. Il est aujourd’hui admis que son commanditaire devait être un riche romain dont le nom reste inconnu.

On reconnaît l’aisance financière du propriétaire de la villa aux mosaïques qui ornent les sols : les services d’un artiste étaient très onéreux dans l’Antiquité. De plus, il s’était même fait construire des thermes privés. Ils constituent la première étape de notre visite.

Les thermes étaient alimentés en eau par un aqueduc et constitués de salles différentes : un frigidarium, qui, comme son nom l’indique, contenait de l’eau froide. Son plan est circulaire et il est orné d’une mosaïque représentant une scène marine. Une autre salle appelée tepidarium contenait un bain dont l’eau était tiède.

Deux salles étaient réservées aux bains chauds: c’est le système très élaboré de l’hypocauste qui permettait de chauffer l’eau. Il est encore visible aujourd’hui, et reconnaissable aux petits monticules de briquettes, permettant de faire circuler la chaleur de façon uniforme sous la cuve contenant l’eau du bain.

Les thermes de ce riche romain étaient aussi constitués d’une salle de repos. La mosaïque qui l’orne indique la fonction de cette salle : sur le sol, est en effet représenté un strigile. Il s’agit d’un outil que les romains utilisaient avec de l’huile de façon à ôter les peaux mortes et se gommer le corps. C’est en quelque sorte l’ancêtre de nos gels douche exfoliants.

Nous entrons ensuite dans la villa. Puisque les mosaïques ornent les sols, ont été aménagées des coursives placées en hauteur qui définissent un parcours pour les visiteurs. L’ensemble, recouvert d’un toit, permet de surplomber les oeuvres d’art sans les abîmer et protège en plus du soleil.

3 500 m² de mosaïques s’étendent devant nous au fil du parcours. Elles sont toutes superbement bien conservées et sont absolument saisissantes par la vivacité de leurs couleurs. Il est difficile de croire qu’elles ont été créées dix-sept siècles plus tôt !

La technique des artistes nous impressionne: les personnages qui défilent devant nous sont tous très expressifs par leurs gestes ainsi que leurs regards et ils semblent de fait investis d’un souffle de vie.

Nous apprécions particulièrement les scènes de la vie quotidienne telles que les jeunes filles en bikini. Elles sont toutes légèrement vêtues et sont engagées dans diverses représentations sportives : disques, haltères, balles et course.

Rien ou presque ne diffère de notre époque, au point qu’on se croirait un instant sur une plage d’aujourd’hui…

Une semaine en Sicile : la villa romaine du Casale à Piazza Armerina photo

Les scènes de chasse sont aussi passionnantes et nous sommes sidérés par l’exactitude de la représentation des animaux. Des centaines d’espèces différentes sont mises en scènes, et chacune très fidèlement.

Voici le cinquième jour de notre voyage en Sicile.

Après une nuit paisible, nous sommes d’abord réveillés par le chant du coq puis par le raffut des autres locataires qui claquent la porte qui mène vers la salle du petit déjeuner. Au moins, on se lève tôt !

Le petit déj’ est tout simplement royal : toasts, croissants, jus de fruits, un vrai café avec du liquide dedans, des fruits… Cécile est ravie, tout est frais et cela va nous caler pour bien démarrer la journée.

Nous quittons Sélinonte et reprenons la voiture pour rejoindre Agrigente. En théorie, cela prend deux heures mais sur les routes siciliennes, tout est plus long. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours indiquées et il existe toujours deux limitations différentes, selon que l’on possède une grosse cylindrée ou une petite voiturette. Pas facile de s’y retrouver.

Sur la route, nous nous arrêtons à mi-chemin pour admirer les ruines d’Eraclea Minoa. Il s’agit d’une ancienne colonie de la cité de Sélinonte, qui périt tragiquement au premier siècle avant Jésus-Christ du fait d’un glissement de terrain. On voit encore la cavea de l’amphithéâtre, situé en haut d’une crête qui donne une vue plongeante sur la mer.

L’édifice est bien conservé, mais malheureusement recouvert d’un hideux toit de plastique blanc, qui ôte sa poésie à une oeuvre millénaire. En contrebas, apparaissent aussi les vestiges des habitations romaines dont on voit encore les fondations.

Il pleut à verse et nous nous réfugions dans le petit musée archéologique qui contient plusieurs vitrines exposant les objets retrouvés sur le site : pièces de monnaies, statuettes et moulages de phallus. Nous revenons à la voiture en courant, nous abritant en vain sous nos doudounes.

Nous poursuivons notre route et décidons d’aller voir la plage et passons donc par la ville d’Eraclea Minoa : lorsque nous la rejoignons, nous sommes saucés. Il pleut tellement que les égouts débordent et les rues sont totalement inondées.

Nous prenons la rue qui descend vers la mer et l’eau de pluie arrive sur la plage avant nous. La plupart des maisons sont fermées et sont très certainement des résidences secondaires.

On se sèche comme on peut dans la voiture et reprenons le chemin d’Agrigente. Nous arrivons côté port et commençons l’ascension de la ville avec la voiture. Agrigente est encaissée sur le flanc d’une colline et le centre de la ville se trouve dans les hauteurs. On monte donc en lacet, comme en montagne et les rues sont très étroites.

Nous essayons de monter le plus haut possible pour garer notre véhicule et éviter d’avoir à faire l’essentiel du chemin qui mène au centre historique à pieds. Les virages en épingle sont impressionnants et nous nous accrochons vigoureusement au siège.

Nous nous garons dans le parking face à l’hôtel de ville et flânons en quête d’un restaurant pour nous sustenter. Nous suivons les conseils du Routard et allons manger dans un petit restaurant bondé de touristes (Routard oblige). Nous choisissons tous deux un plat de pâtes en papillotes, assez bon.

L’essentiel à voir à Agrigente est la Vallée des Temples. Il s’agit d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco et composé de plusieurs temples qui s’alignent sur une crête qui offre ses flancs au soleil. Mais aujourd’hui, la météo est incertaine : on ne sait pas vraiment s’il va pleuvoir ou non et on se demande s’il ne vaut pas mieux reporter notre visite de la vallée des temples au lendemain. Matt donne l’impulsion : on y va!

Pour nous y rendre, nous reprenons notre véhicule et redescendons la montagne en sens inverse ! Pour nous consoler de cette descente à pic vertigineuse, dès la sortie de la ville, on aperçoit les temples en contrebas.

Pour se garer, trois parkings payants sont proposés. Nous les passons un à un mais près du n°3, nous dégottons un parking gratuit, proche d’un restaurant. Comme il est fermé, nous ne risquons pas de gêner la clientèle et profitons de cette opportunité. Nous marchons un peu sur une route aménagée pour les piétons et bordée d’amandiers en fleurs, et pénétrons dans le site.

Une semaine en Sicile : Agrigente et la Vallée des Temples photo 7

Aujourd’hui est notre dernier jour dans cette bonne ville de Prague.

Nous commençons par un solide petit déjeuner. Notre vol retour est prévu pour 22h donc nous avons toute la journée pour finir de visiter la ville.

Le concierge de l’hôtel accepte gentiment de nous garder nos valises jusqu’à l’arrivée de notre taxi vers 19h. Cela nous permet d’aller en ville sans traîner nos bagages sur les pavés, ce qui est plutôt confortable.

Nous retraversons le Pont Charles et allons prendre quelques photos devant le mur de John Lennon ou « Lennon Wall », mémorial informel à John Lennon qui recueille depuis 1980 des hommages sous la forme de graffitis et de paroles de chanson des Beatles. Ce mur appartient à l’Ordre des Chevaliers de Malte, qui autorise les gens à écrire sur le mur.

prague-lennon-wall

Le portrait original de John Lennon a depuis longtemps été recouvert par une tonne de graffitis et de messages divers – les autorités ont même repeint le mur à plusieurs reprises pendant la période communiste mais les gens continuent de taguer et peindre messages, symboles et portraits sur les messages existants.

C’est une véritable œuvre d’art vivante, qui évolue avec le temps – le mur tel que nous l’avons vu ne sera jamais plus pareil, il aura changé depuis.

prague-john-lennon

Aujourd’hui, c’est dimanche. Matinée calme à l’hôtel, on profite de notre temps pour nous reposer et lire un peu. En effet, Matt est un lecteur compulsif et s’il ne lit pas pendant plusieurs heures d’affilée, il commence à se sentir mal.

Ce midi, nous n’avons pas très faim et nous laissons tenter seulement par un trdlo, ce petit gâteau que nous avions apprécié la veille. Nous nous régalons tout en nous baladant au gré des rues. Nous les connaissons plutôt bien à présent mais nous prenons toujours autant de plaisir à nous imprégner des couleurs, des odeurs et de l’ambiance qui y règnent.

prague-toits-rouges

Sur la place Wenceslas, nous nous laissons charmer par un jeune guitariste à la chevelure blonde et en bataille. Sa voix claire et écorchée rappelle celle de Ben Howard que Cécile aime tant. Il alterne entre reprises de chansons de style pop-rock (Radiohead, Coldplay) et compositions personnelles.

Nous restons un bon moment à l’écouter et à le regarder, avec beaucoup de plaisir. Nous ne sommes pas les seuls à être sous le charme: petit à petit, la place se remplit d’auditeurs et les donations pleuvent lorsque ce chanteur entonne “The scientist” de Coldplay.

Nous allons ensuite boire un petit café à une terrasse et écrivons nos cartes postales.

Nous repartons dans la vieille ville flâner puis avisons un musée dont le nom nous fait sourire: le musée des machines sexuelles. Intriguée, Cécile convainc Matt d’y entrer.

prague-sex-museum

Ce matin, nous sommes bien décidés à ne pas louper le petit déjeuner et à partir suffisamment tôt pour pouvoir arpenter le Pont-Charles de manière sereine, sans la cohue.

En effet, nous avions fait deux tentatives auparavant, mais n’étions jamais allés jusqu’au pont, tant la foule était compacte : pont noir de monde, queue des 600 diables pour y accéder.

prague-pont-charles

Ce matin, les petites ruelles médiévales qui conduisent jusqu’à l’édifice sont vides, et c’est de bon augure pour la visite. De plus, il fait beau et les rayons du soleil caressent notre peau avec douceur. Arrivés au pied du pont, nous sommes accueillis par une entrée imposante de pierre sombre et aux dorures brillantes.

prague-pont-charles-tour

Au cours de notre promenade, nous croisons quelques couples d’amoureux, des petits groupes de musiciens qui jouent en live et offrent une atmosphère guillerette à la visite. Bon nombre d’artistes exposent leurs talents et proposent de dessiner ou de caricaturer les passants, en échange de quelques couronnes.

prague-pont-charles-matt

Mais le clou du spectacle est certainement ce défilé de statues de pierre qui nous observent tour à tour depuis la rambarde du pont. Celle de Nepomucène attire sans doute le plus de touristes car elle est intimement liée à l’histoire religieuse de la ville: figure pro-catholique durant l’époque de la Contre-Réforme, Jean Nepomucène fut arrêté, torturé, puis jeté ligoté et à moitié mort dans la rivière par ses opposants.

La légende veut que cinq étoiles soient apparues là où son corps coula. Sa dépouille fut récupérée en 1719 et, miracle, on s’aperçut que malgré l’état de putréfaction de l’ensemble de son corps, sa langue était encore rose et charnue ! La statue ne tire pas la langue mais arbore cinq étoiles au-dessus de sa tête.

prague-pont-charles-jean-nepomucene

Nous poursuivons notre balade, saluons les autres statues et arrivons de l’autre côté de la ville et sommes surpris par son caractère touristique: les panneaux et les couronnes tchèques ont été détrônés par l’anglais et l’Euro !

Après une pause au Starbucks où nous buvons un mauvais thé, nous visitons l’église Notre-Dame de la Chaîne, fraîche, calme et jolie, puis nous repartons. Nous ne sommes alors plus seuls sur le pont, les touristes se sont levés !

Nous nous perdons dans le labyrinthe de petites ruelles pour parvenir à Staromestske Namesti. Il est 12h50 et nous souhaitons assister à la ronde des apôtres, qui a lieu toutes les heures à l’horloge astronomique.

Nous attendons donc dix minutes et à 13 heures précises, au-dessus des deux cadrans, deux petites fenêtres s’ouvrent et laissent apparaître l’une après l’autre des statues de bois figurant chacun des douze apôtres. Et, un coq doré situé entre les deux fenêtres agite ses ailes pour faire retentir les treize coups de l’horloge. C’est un moment très plaisant!

Ce matin, réveil aux aurores pour s’assurer de ne pas rater le petit déjeuner. Nous partons pour le quartier juif de la ville. Il y a cinq synagogues à visiter et un ancien cimetière juif. Nous optons donc pour le multipass, qui comprend l’entrée de chacun des sites.

Matt et Kafka
Matt et Kafka

C’est la première fois que nous entrons dans une synagogue et apprécions l’architecture bien particulière de chacune d’entre elles. La synagogue espagnole, qui allie le style juif au style maure est remarquable : chaque centimètre de la pièce est orné et l’ensemble est superbe. La visite de tous les sites constitue en réalité un musée consacré à l’histoire du peuple juif pragois, et en particulier à sa déportation.

La synagogue Pinkas est ainsi un mémorial de l’holocauste puisque sur l’ensemble des murs sont inscrits les noms des victimes, classés par camp d’extermination. À l’étage, sont exposés les dessins des enfants de Terezin qui ont représenté leur vie dans les camps. La visite est vraiment saisissante.

Le cimetière juif est le plus ancien d’Europe: il présente des stèles sur lesquelles apparaissent des épitaphes rédigées en hébreu datant du XVème siècle. Elles sont souvent indéchiffrables car le temps à fait son œuvre…

Les stèles sont disposées cahin caha: en réalité, ce sont trois couches de tombes qui ont été empilées au fil des siècles car la religion juive interdit de toucher les sépultures. Le visiteur évolue donc dans cette sombre forêt de pierres, illuminée par les doux rayons du soleil que laissent passer les feuilles des arbres.

La faim commence à se faire sentir et il est urgent de se sustenter tant Cécile est affamée. Nous trouvons un pub typiquement tchèque face à la statue de Kafka, à côté de la synagogue espagnole.

Cela doit être dû au petit train d’hier soir… nous nous réveillons à 10:30 et constatons avec stupeur que nous avons loupé le petit déjeuner!

Notre surprise passée, nous nous mettons en route et, à l’heure où nous arrivons en ville, optons pour un déjeuner rapide chez Burger King. Une fois Cécile rassasiée, nous pouvons repartir.

Nous optons pour la visite du château de Prague et de la Cathédrale St Guy (Saint Vitus en anglais).

prague-st-vitus

Nous prenons le billet qui permet aussi de voir la basilique et la Golden Lane. On y voit la maisonnette de 12m² dans laquelle Kafka est supposé avoir écrit un de ses ouvrages. On reste plutôt sceptique face à cette annonce de la vendeuse qui s’empresse de nous demander notre pays d’origine et de nous montrer quels ouvrages acheter…

Nous passons notre chemin et optons pour la visite du musée des armes et armures. C’était vraiment super de voir toutes les évolutions au fil du temps.

Plastron
Plastron

Matt en a aussi profité pour s’essayer au tir d’arbalète: 3 tirs pour 50 couronnes, soit deux euros! Tir en plein dans le mille au premier essai, même le camelot était impressionné.

matt-arbalete-tir
matt-arbalete

Ce matin, après une bonne nuit et un petit déjeuner rassérénant à l’hôtel, nous décidons de visiter la vieille ville, autour d’Old Town Square. Nous optons pour l’achat de pass 3 jours à 310 couronnes l’unité (environ 11,50 euros) qui nous permettent d’emprunter le métro en illimité. Quelques jours plus tard, nous nous rendrons compte qu’il valait mieux acheter des tickets à l’unité, pour chaque trajet.

Nous descendons à l’arrêt de métro Namesti Republiky et nous retrouvons sur la place éponyme. Nous nous perdons dans les petites ruelles de la vieille ville au gré des marchés où les objets médiévaux se mêlent aux fruits et légumes de saison. Se déploient devant nos yeux des façades bigarrées sur lesquelles différents styles et différentes époques se côtoient.

Old Town Square
Old Town Square

Au détour de notre ballade, nous visitons l’église Saint Nicolas, croisons la statue de Jan Hus et admirons l’horloge astronomique dont le mécanisme et les ornements nous font voyager dans le temps : à chaque heure, s’enclenche la marche des apôtres. Elle présente aussi les douze signes du zodiaque et indique la position de la lune et du soleil.

Horloge Astronomique à Old Town Square
Horloge Astronomique à Old Town Square

Nous sentons quelques gouttes de pluies mais avons à peine le temps de nous en apercevoir qu’elle a déjà cessé. Nous continuons notre promenade dans les jolies ruelles de la ville, jusqu’à ressentir la faim.

A l’arrêt de métro Muztek (ligne C), nous optons pour l’établissement appelé “U Provaznice” avec son long comptoir et son mobilier moyenâgeux. Les fresques du plafond présentent des petits démons qui nous observent à travers un oculus et nous donnent l’impression de nous trouver dans une taverne d’un autre temps.

Oculus de la taverne
Oculus de la taverne

Pour les 27 ans de Cécile, nous partons à Prague, en République Tchèque. Il y a une ligne directe Nantes – Prague avec la compagnie Volotea et le trajet dure environ 2 heures.

Nos valises prêtes, Julia nous conduit à l’aéroport et nous décollons avec environ 45 min de retard, comme souvent avec Volotea. Deux heures plus tard, nous atterrissons. Nul besoin de présenter notre passeport; en 5 minutes, nous sommes dehors.

Un chauffeur de taxi de la compagnie Prague Airport Transfer nous attend avec une pancarte à notre nom. C’est la grande classe ! C’est l’avantage de réserver à l’avance: le chauffeur connaît déjà notre destination, et nous savons le prix de la course, ce qui évite toute arnaque. Nous n’avons qu’à nous laisser guider jusqu’à ce que nous arrivions au pied de notre hôtel au bout d’une demi-heure.

Notre hôtel se trouve au nord de la ville, un peu excentré, sur la ligne C du métro. Le check-in se fait sans encombre, car nous avions déjà tout réservé sur Booking. Notre chambre est spacieuse, très propre et pourvue d’un lit king size ! Un petit thé de bienvenue nous y attend et nous le dégustons avec plaisir avant de repartir découvrir la ville et dîner.

Nous allons à la bouche de métro, retirons des couronnes tchèques au distributeur et découvrons que le distributeur de tickets de métro n’accepte que des pièces ! Nous repartons donc à l’hôtel situé à 150 mètres de là et achetons des tickets de métro valables 30 minutes au concierge de l’hôtel.

Il ne faut que 12 minutes en métro pour rejoindre l’arrêt Muzeum, en plein centre-ville, sur la place Venceslas. On y trouve tous les grands magasins et des fast-foods en pagaille dans un mouchoir de poche. En sortant de la bouche de métro, la hauteur des édifices frappe notre esprit : devant nous se trouvé l’immense Musée national et à notre droite s’élève l’imposante statue de Václav Havel à cheval. Nous nous retournons et découvrons l’avenue Venceslas qui s’étend sur plusieurs kilomètres. En son centre, une esplanade où les Pragois se retrouvent pour bavarder sur des bancs, déguster un hot-dog. Le tramway d’époque y circule aussi tout en bas.

Place Venceslas
Place Venceslas

Aujourd’hui, nous avons pour projet de visiter Pompéi : nous nous levons donc à l’aube et partons à Termini pour tenter de trouver un train.

Comme nous n’avons pas préparé notre départ en avance, nous ne sommes pas certains de réussir à trouver un horaire qui nous convienne, et décidons donc de nous placer sous les auspices d’Hermès.

Train Rome – Pompéi

En arrivant à Termini, nous nous renseignons : pour visiter Pompéi, il faut aller jusqu’à Naples en train et prendre ensuite une sorte de RER qui nous dépose jusqu’au site antique.

A Rome, plusieurs compagnies ferroviaires sont en concurrence, et pour un même trajet, il y a plusieurs tarifs, pouvant varier du simple au triple. Le guichetier nous propose deux allers pour Naples, l’un à 11 euros par personne, et l’autre à 43 euros par personne. Notre choix est instantané !

Quant aux billets Naples-Pompéi, puisque la compagnie ferroviaire n’est pas la même, impossible de les acheter ou de connaitre les horaires à Rome, nous verrons bien sur place…

Juste le temps de prendre un café avant le départ, et nous partons pour deux heures trente de trajet jusqu’à Naples. Le voyage en train est très agréable. Nous voyageons en face d’un groupe de bonnes sœurs italiennes, qui passent leur temps à rire et à bavarder : leur bonne humeur est communicative !

Nous arrivons à la gare de Naples vers 10h45 et achetons nos billets pour Pompéi. Le guichetier napolitain nous réserve un accueil plutôt froid : pour deux billets aller-retour, il nous demande 10,80 euros. Cécile lui tend un billet de 10 euros et Matt une pièce d’1 euro. Entre temps, Cécile retrouve 80 centimes dans son porte-monnaie, et tend l’appoint au guichetier. Celui-ci refuse alors bec et ongles de lui rendre la pièce d’un euro de Matt, arguant que ça n’est pas la sienne !

Mais qu’importe ! Nous prenons le train-RER qui nous dépose au pied des “scavi archeologici di pompei” et déjeunons sur le pouce avant de nous lancer dans la visite du site antique.

Les ruines de Pompéi

Nous pénétrons alors dans cette ville fantôme, dont le destin est enfoui sous les cendres le 24 août 79 après J.-C., suite à l’éruption soudaine du Vésuve.

Il est extrêmement émouvant de fouler les rues pavées à la suite de cette riche aristocratie romaine, et de se rendre compte que depuis une vingtaine de siècles, presque rien n’a changé…

Les jarres intégrées dans les comptoirs des magasins semblent encore contenir de l’huile, du vin ou des olives ; les meules du boulanger tirées par des ânes semblent encore en mouvement devant nous ; et on a l’impression que la matrone qui rentre de ses courses en traversant la rue sur les pierres zébrées vient tout juste de disparaitre à l’angle de la rue…

Jarres intégrées au comptoir du marchand
Jarres intégrées au comptoir du marchand

Nous déambulons dans ces ruines chargées d’histoire et de vie et retraçons le parcours quotidien d’un habitant de Pompéi: nous commençons notre itinéraire par le forum, lieu de la vie publique, orné de temples, d’autels et de statues. Nous passons ensuite devant les thermes, les bains publics de l’époque.