Les politiques économiques

I – Evolution de l’intervention de l’Etat

Le XIXéme siècle est dominé par l’idéologie libérale avec l’influence d’Adam Smith (1723-1790) et de David Ricardo (1772-1823) qui prêchent l’individualisme, la concurrence et la non-intervention de l’Etat. Ils sont partisans de l’Etat minimal : les fonctions régaliennes (Police, Armée, Justice), la construction d’édifices publics, le respect des règles de la concurrence.

La réalité historique est cependant différente : au cours de la Révolution Industrielle, l’Etat va intervenir pour assurer le "décollage" (take-off) des économies. En France, l’Etat est intervenu pour le développement des chemins de fer et dans l’agriculture (tarifs Méline vers 1896). L’Angleterre adopta les Enclosures Act pour les terrains agricoles. Les USA intervinrent dans le développement du chemin de fer. L’Allemagne mit en place des mesures protectionnistes avec Frederic List (1789-1846). Au Japon, avec l’ère Meiji (vers 1868), l’Etat créa les premières entreprises pour les revendre ensuite aux familles (les zaïbatsus).

La crise de 1929 : le New Deal eut un impact idéologique important aux Etats-Unis avec un changement considérable dans la conception du rôle de l’Etat : l’Etat devient interventionniste.

Après 1945, l’Etat intervient de plus en plus dans la vie économique et sociale. Selon Keynes (1883-1946), l’Etat doit intervenir lorsque l’économie est défaillante et les moyens d’actions se perfectionnent :

  • politique monétaire
  • politique fiscale
  • politique de planification
  • politique de nationalisation…

La politique d’intervention économique est liée à une politique sociale de réduction des inégalités. On passe d’un Etat-gendarme à un Etat-providence.

Depuis le début des années 1980, on assiste à l’avènement des politiques libérales car les politiques keynésiennes n’ont pas réussi à résoudre le problème de la crise :

  • GB – 1979 : Thatchérisme.
  • USA – 1980 : Reaganomics.
  • France – 1986 : privatisations, liberté des prix, flexibilité du marche du travail (emplois précaires).

Durant les années 1990, les pays n’adoptent pas purement une politique libérale ou une politique keynésienne. Ils cherchent un compromis entre les deux et les débats portent plus sur la nature de l’intervention publique.

II – Comparatif des politiques économiques
A – Politique conjoncturelle

Une conjoncture est une situation économique à un moment donné.

La politique conjoncturelle est une politique à court terme ou à moyen terme et son action est limitée dans le temps :

  • elle a une fonction de régulation (stabilisation).
  • c’est l’ensemble des interventions de l’Etat susceptibles de modifier à court terme et à moyen terme l’évolution de l’économie.

Elle cherche à maintenir les grands équilibres :

  • emploi
  • stabilité des prix
  • croissance
  • équilibre extérieur

Exemples : politique de relance, politique de rigueur.

B – Politique structurelle

La structure est la manière dont les parties d’un tout sont arrangées entre elles.
La politique structurelle est une politique à long terme dont les effets sont durables :

  • elle modifie en profondeur le fonctionnement de l’économie.
  • c’est l’ensemble des interventions de l’Etat susceptibles de modifier à long terme l’évolution de l’économie.

Elle cherche à améliorer les structures et les bases de l’économie.

Exemples : politique fiscale, politique de nationalisation, politique agricole.

III – Les politiques conjoncturelles : objectifs et moyens
A – Objectifs
  • Améliorer la croissance : hausse du PIB
  • Améliorer l’emploi : réduire le chômage
  • Assurer la stabilité des prix : limiter l’inflation
  • Assurer l’équilibre extérieur : améliorer le solde de la balance commerciale
B – Moyens

Pour atteindre ces objectifs, différents moyens vont être utilisés :

  • politique monétaire :
    • relance : baisse du taux d’intérêt
    • rigueur : hausse du taux d’intérêt
  • politique fiscale :
    • relance : baisse des impôts
    • rigueur : hausse des impôts
  • politique budgétaire :
    • relance : hausse des dépenses de l’Etat
    • rigueur : baisse des dépenses de l’Etat
  • politique de revenus :
    • relance : hausse du SMIC et du RMI
    • rigueur : baisse des revenus de transferts
C – La carré magique

Il existe de très nombreux objectifs mais on résume souvent les 4 principaux à l’aide d’une représentation graphique appelée carré magique et due à l’économiste britannique Nicholas Kaldor. Ces 4 objectifs sont l’emploi, la croissance, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur (balance commerciale équilibrée). Le schéma suivant présente les 4 indicateurs propres à ces objectifs. En rejoignant les points, on obtient un quadrilatère qui représente d’autant mieux une situation économique favorable qu’il est proche du carré magique.

10 carre magique Les politiques économiques

IV – Les politiques conjoncturelles et les phases de la conjoncture

Les politiques conjoncturelles ont une fonction de régulation selon la situation économique. La recherche des grands équilibres se fera donc par la relance ou la rigueur.

A – La politique de relance

Elle a pour but de dynamiser l’économie en produisant plus : la hausse du PIB entraîne la croissance. Elle a aussi pour but de réduire le chômage. Il existe deux types de politique de relance : la relance par la demande des keynésiens et la relance par l’offre des libéraux.

1 – La politique de relance keynésienne (par la demande)

John Maynard Keynes a écrit la Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt, de la Monnaie en 1936. Il préconise une relance par la demande.

10 relance demande Les politiques économiques

Le plein-emploi n’est pas atteint : on parle d’équilibre de sous-emploi. Lorsque cette demande est insuffisante, l’Etat doit intervenir avec :

  • la politique monétaire : baisse du taux d’intéret (c’est insuffisant)
  • la politique budgétaire : hausse des dépenses de l’Etat (politique de grands travaux)
  • la politique fiscale : baisse des impôts des plus défavorisés
  • la politique de revenus : hausse des revenus de transfert

Lorsque l’économie de marché est défaillante, l’Etat doit intervenir. Le déficit budgétaire est un des moyens dont dispose l’Etat pour relancer l’économie : ce déficit pourra se résorber par des rentrées fiscales :

  • plus de revenus distribués = plus de IRPP
  • plus de revenus distribués = hausse de la consommation = plus de TVA
  • plus d’investissement par les entreprises = relance de l’activité économique = plus de profits = plus d’IS

10 multiplicateur Les politiques économiques

Cette politique de relance keynésienne présente toutefois des limites :

  • la contrainte extérieure : la relance par la demande entraîne une hausse des importations donc un déficit de la balance commerciale car la France est un pays "ouvert". Le plan de relance de 1981 a créé un déficit de 92 milliards de francs en 1982.
  • l’inflation : plus de revenus entraîne plus de demande (plus de consommation et plus d’investissement) or selon la loi de l’offre et de la demande, si la demande est supérieure à l’offre l’inflation augmente.
  • l‘effet boule de neige et le déficit budgétaire : il faut que la richesse créée soit suffisante pour payer les intérêts de la dette sinon ces derniers seront de plus en plus lourds et la dette va s’aggraver. On appelle cela l’effet boule de neige de la dette.
2 – La politique de relance libérale (par l’offre)

Le précurseur de cette politique est le libéral français Jean-Baptiste Say (1767-1832), théoricien de l’offre. Il est à l’origine de la loi des débouchés : "l’offre créé sa propre demande" ou "les produits s’échangent contre des produits".

10 relance liberale Les politiques économiques

La courbe de Laffer aurait été tracée pour la première fois sur la nappe d’un restaurant de Washington en décembre 1974. Cette théorie allait dans le sens des revendications américaines contre l’impôt. Laffer est un libéral américain. Il était le conseiller de Reagan et s’opposait à Keynes. Sa théorie veut que jusqu’à un certain niveau, l’impôt est accepté par les contribuables mais qu’au delà d’un certain taux d’imposition, les recettes fiscales diminuent. En effet, lorsque le taux augmente jusqu’au point T, les recettes discales augmentent et atteignent un maximum M. Au delà du point T, le taux devient dissuasif et les agents économiques sont incités à travailler moins ou à recourir à des activités non déclarées (baisse des recettes de l’Etat). Le point M est le sommet de la courbe, il correspond aux recettes maximales de l’Etat. Ce n’est pas un taux de pression fiscale immuable. On peut résumer cette théorie ainsi : “trop d’impôts tuent l’impôt” ou “les hauts taux tuent les totaux”.

10 courbe de laffer Les politiques économiques

Lorsqu’un ménage voit sa pression fiscale augmenter, il peut réagir de 2 façons :

  • effet revenu : pour faire face à cette augmentation d’impôts, l’individu serait prêt à travailler plus (Laffer n’en parle pas).
  • effet prix : pour faire face aux impôts, l’individu travaillera moins ou travaillera au noir.

L’économie de l’offre est l’économie de l’incitation à travailler et à investir par une baisse de la pression fiscale. Parallèlement, les prestations sociales doivent diminuer pour rétablir l’incitation au travail (lutte contre le chômage). Un taux d’imposition trop élevé entraîne :

  • une baisse de l’investissement = baisse de l’activité économique = baisse des profits = baisse de l’IS = baisse des recettes fiscales
  • une baisse du travail = baisse de l’activité économique = baisse des salaires = baisse de l’IRPP = baisse des recettes fiscales

Les libéraux critiquent l’intervention de l’Etat et ne sont pas favorables à l’Etat-providence. Ils ont pour une protection sociale "allégée" et préconisent l’équilibre budgétaire (USA – GB). Cette théorie a des limites : les libéraux préconisent une baisse des dépenses sociales donc une aggravation des inégalités : hausse de la pauvreté et de l’exclusion.

B – Politique de rigueur (libérale)

Les objectifs sont :

  • la lutte contre l’inflation
  • l’amélioration du solde de la balance commerciale : rendre l’économie compétitive

Les moyens :

  • rigueur salariale : freiner la croissance des salaires
  • rigueur budgétaire : réduire les dépenses de l’Etat
  • rigueur monétaire : augmenter les taux d’intérêt

Ces mesures de rigueur ont l’effet inverse de la relance par la demande :

  • freiner la croissance des salaires entraîne une baisse de la demande des ménages
  • augmenter les taux d’intérêt fait baisser la demande des entreprises

=> le demande est inférieure à l’offre ce qui fait baisser l’inflation.

  • baisse de la demande = baisse de la consommation de produits étrangers : baisse des importations
  • baisse de la demande = baisse de l’inflation = les produits français sont moins chers = hausse des exportations

Les limites de cette politique :

  • baisse de la production = baisse de la croissance = augmentation du chômage

Conclusion : il devient difficile de concilier les 4 grands équilibres.

V – Les politiques structurelles
A – Nationalisations et privatisations

La nationalisation est le transfert de propriété du capital d’une entreprise privée à l’Etat dans le but d’en modifier la logique de fonctionnement.

La privatisation est l’opération de transfert du capital d’une entreprise publique à des actionnaires privés.

B – Les politiques industrielles

Les politiques industrielles sont l’ensemble de mesures prises par le gouvernement afin d’améliorer les performances de l’appareil de production pour l’adapter à la compétition économique mondiale. Moyens :

  • réglementation
  • aides fiscales à la recherche et à la formation
  • stimulation de l’investissement
  • encouragement à des rapprochements entre entreprises et groupes nationaux
  • commandes publiques
  • grands projets financés par l’Etat
  • développement du secteur publique
  • grands travaux
  • planification

53 commentaires

  1. minkab pambo m siméon elbrich a écrit :
    1

    le thème a été bien dévellopper et assez bien synthétiser il y’a certaines découvertes pour moi bien qu’étant étudiant en sciences économiques .je vs remercie une fois de + pr l’article !

  2. cylinia a écrit :
    2

    trop bien ce cours jadore

  3. Musslin a écrit :
    3

    Je trouve ce site riche en imformation. Il m’a aidé dans mes recherches.Merci

  4. roggo a écrit :
    4

    super je vous conseille également celui là

  5. ovono fredich a écrit :
    5

    pas mal comme cours mais peut-etre un peut trop synthetise

    • renaldi a écrit :
      5.1

      pas mal vous dite, vous etes un des personnes vraiment insatiable, vous croyez peu etre que vous trouverais ici un cours complet, detaille com à la fac, ne soyez pas aussi hostile, un cours synthetise nous donne un apercu global apres c’est a nous de les enrichir par les documentations. a l prochaine soyez gentil.

  6. sofie a écrit :
    6

    Bonjour,

    Est-ce que les achats de logements entrent-ils dans la consommation des ménages ? Pourquoi ?

    J’ai lu un texte mais je ne comprend pas cette phrase :

    “Il est possible que le développement des instruments financiers ait changé la causalité keynésienne qui fait de l’épargne un “résidu” entre le revenu et la consommation”

    Pouvez-vous me l’expliquer ?

    Merci

  7. Agbidinoukoun Baudelaire a écrit :
    7

    le cours sur les politiques economiques est une grande reference pour tout apprenant qui veut mieux connaitre sur l’etude du marche et sur toutes les forces qui influencent sur le marche

  8. Matt a écrit :
    8

    Merci Agbidinoukoun.

  9. Lena a écrit :
    9

    merci pour ce cours, très bien fait, et bien synthétisé

  10. Matt a écrit :
    10

    @Lena : je t’en prie.

  11. EYKON a écrit :
    11

    adam smith et david ricardo ont été les pionniers de l’éconoie classique(pas d’intervention de l’Etat dans la régulation du marché sinon l’assurance de ses fonctions regaliènne). après son échec, va prendre forme la théorie keynésienne jusquà la crise éco des années 80. c’est de là que va naitre l’éco néoclassique. mais aujourd’hui, l’on constate le retour de la théorie éco de keynes suite à la recente crise financière qui sécoue le monde entier.de fait, nous pouvons conclure que le monde est dominé par deux grands courants économiques.

  12. Runn a écrit :
    12

    Très bonne explication, très compréhensible.
    A la lumière de la crise economique et bancaire d’octobre 2008, il serait bon de mettre à jour la page par rapport au rôle des banques et au role de la titrisation des dettes.
    Dans les explications, je trouve qu’il manque :
    - le rôle des bourses et des investisseurs boursiers : ce sont aussi des acteurs
    - l’effet des délocalisations de la production : quand les salaires diminuent, vous expliquez que cela diminue la demande et donc les importations, au contraire, cela provoque une augmentation de la demande des produits à faibles coûts fabriqués dans les pays à bas salaire au détriment des produits locaux fabriqués dans des pays à haut salaire (la France dans votre explication)
    - l’effet du choix de distribution des bénéfices d’une activité économique : vers les salariers, vers l’état ou vers les actionnaires

  13. Matt a écrit :
    13

    @Runn : oui, ces pages ont maintenant 10 ans et auraient besoin d’être réactualisées un peu.

    D’ailleurs, si des volontaires veulent se proposer, n’hésitez pas à publier un ou plusieurs paragraphes argumentés en commentaires.

  14. EYKON a écrit :
    14

    certes le grand retour de l’Etat dans la régulation du marché ne met en aucun cas les bases du système bancaire en cause, seulement que les rôles que jouaient les investisseurs boursiers et les bourses connaitront un légé changement. cela s’explique clairement par l’instabilité actuelle de l’économie mondiale.pour ce qui conserne la délocalisation des unités de production des biens économiques, notons qu’elle(la délocalisation) se trouve au coeur de cette crise. car le systèe bancaire américain est différent du système bancaire français du coup il peut avoir défailance dans l’autorégulation du marché en d’autre terme c’est parce que l’autorégulation ne fonctionne pas qu’il y a eu crise au niveau des banques(marché finacier). ainsi sachez que dans la gestion financière, quand le système et l’actif (actif immobiliers et la bourse) sonr atteints, il y a risque de basculement. il faut donc faire un apurement d’où la renaissance de la théorie économique de keynes dont j’ai fait mention.

  15. Conor a écrit :
    15

    Bonjour,
    La EYKON, je ne comprend pas ton lien entre Keynes et l’epurement du marche.
    Justement ne faut il pas voir ces ralentissements economiques comme une purge? De la meme facon que les forets brulent laissant ainsi la place a de nouvelles arbres. Le soutien donner par l’etat Americain a AIG (pour ne citer que ce geant des assurances) ou par les Anglais a Northern Rock soutiennent des entreprises qui ne merrittent plus leur existance. Lorsque une maison est ronger par les termites on la reconstruit il ne sagit pas de repeindre les murs…
    Il est neanmoins vrai que la politique Keynesienne faisait plus appel a un investissement massif de l’etat, plus qu’a un sauvetage des entreprises “pourris”. La politique adopte par Paulson et Bernanke est donc pas vraimment Keynesien. A mon (humble) avis il serait mieux de laisser s’ecrouler les geants (quitte a utiliser les milliards de $ a assurer les placements) plutot que de les sauver. Le systeme capitaliste, tel la theorie de Darwin sur l’evolution, ne peut donctionner que si les especes les plus faibles ou les plus malades disparaissent. Arettons de jouer avec la nature economique, d’autres arbres pousseront si ceux la brulent.

  16. Matt a écrit :
    16

    D’accord avec toi Conor. Le capitalisme est une adaptation économique du darwinisme. Ils fonctionnent sur le même principe d’élimination du moins adapté aux conditions d’existence.

  17. EYKON a écrit :
    17

    mon nom c’est EYKON et non “la EYKON” car c’est un nom propre s’il vous plait. nous ne parlons pas de la même chose. car vous parlez epurement et moi je parle d’apurement qui est un ensemble d’opérations par lesquelles on vérifie un compte, on prouve qu’il peut être soldé et le comptable reconnu quitte. il y a un ladage qui dit que “c’est la main qui donne qui ordonne” ce qui signifirait que si c’est l’Etat qui injecte de l’argent pour soit consolider les bases de l’économie ou du moins les banques soit relancer l’économie, alors l’Etat devient le contôleur. chose que les opposants de keynes ne voulaient pas mais qui est la base de la théorie kéynésienne. l’Etat est le grand contrôleur du système financier mondial. c’est ma position.

  18. Conor a écrit :
    18

    Bonjour, excusez moi Eykon, je voulai dire là et non pas la. Mon clavier etant en qwerty mettre des accents est difficile. J’avais cru à une faute de frappe sur apurement. Que l’etat controle aujourdh’ui, en partie en tout cas, le systeme bancaire est indeniable. Mais je pense qu’on s’eloigne de ce systeme, jusqu’a a l’arivee de cette crise, plutot que de s’en rapprocher: la BCE est un exemple de ceci. Je pense neanmoins que la question que j’ai accidentellement souleve reste interessante.
    Merci et bonne soiree

  19. EYKON a écrit :
    19

    Salut conor, je n’étais pas fâché c’était juste un rectification. Au sujet de ce que nous parlions( du capitalisme sauvage), je voudrais vous soumettre quelques interrogations: est ce que le marché financier s’autorégule actuellement? L’Etat est-il à l’écart dans la gestion de l’économie dans les pays fortement touchés par la crise financière qui perdure? voyez les Etats de l’union européenne, la bourse européenne, les banques américaines, les constructeurs auto tels que général motor, ford et j’en passe.pourquoi face aux effets pervers de la crise ( licencement, des familles qui autrefois dormaient dans de grosses villa qui se retrouvent aujourd’hui à la belle étoile, des économies familliales de plusieurs années qui s’écroulent…)les Etats préfàrent se décarcasser pour le sauvetage des banques, entreprises? bonne soirée. que l’amitié soit une réalité.

  20. GUEMBHYT a écrit :
    20

    bonjour, j’avais vrament du mal à décecler la substantifique moëlle des politiques économiques. Etudiant en troisième année AES à l’Université d’Angers, ce cours simple et exceptionnel m’a vraiment aidé dans la compréhension des enseignements de Politiques économiques pour notre semestre 5. Vraiment merci pour ce cours en ligne.

  21. Conor a écrit :
    21

    Bonjour Eykon,
    Pour en revenir a tes interogations je pense qu’il faut differencier les temps de crises (ou l’intervention est plus a but politique qu’economique) et les temps “normaux”. En effet en moyenne sur les depuis le debut du XXeme siecle les pays Europeens et les USA ont connu de la croissance malgre des passages difficiles. Mais nous voila arriver en temps de crise. La donne change, l’idee n’est plus reelement le bien-etre economique qui lui reviendra quoiqu’il arrive la question est moins “si” il va revenir que “quand” il va revenir. L’idee est de creer une idee d’action. Alistaire Darling a coupe 2.5% a la TVA. Cet action aura peu d’effet reel sur l’economie, mais les sondages ont notes un saut pour le New Labour son parti.
    Il faut donc, a mes yeux, separer regulation economique et politique, qui eux seront de courte duree.
    Pour revenir a une regulation purement economique, ce qui sous entend de plus long terme, L’exemple du secteur financier est interessant. Notons, que ce fut un des secteurs les moins reguler durant un bon moment. Le resultat a ete double, des taux de rendement sur l’investissement nous bonnement enorme. Mais d’un autre cote, on a desormais droit a une crise des subprimes qui est devenu une crise globale. La regulation ne doit soit pas exister du tout et on doit s’habituer a une conjecture economique en vague (qui rappelle les vagues d’extinctions du Darwinisme, ou apres de grandes periodes d’extinctions de nouvelles especes apparaissaient) ou alors le systeme doit etre hautement reguler et on vera les rendement diminuer mais aussi les risques de crises.
    Ceci dit, il est difficile d’associer une trop forte regulation avec nons principes de libertes personelles. A travers les crises l’economie gagne en actualite mais aussi elle devien plus charge moralement.
    Bonne soiree et joyeux noel,

  22. Matt a écrit :
    22

    Salut,

    @EYKON : la question est très intéressante : pourquoi sauvez les banques ? Tout simplement parce qu’elles sont le ciment de l’économie, mettant en relations ceux qui ont une capacité de financement (épargnants etc) avec ceux qui ont un besoin de financement (entreprises par exemple). Si les banques tombent, il n’y aura plus de crédit possible pour les entreprises et les épargnants vont vouloir récupérer leurs mises… comme il n’y aura pas assez de liquidités pour tous, ce sera une crise nationale d’abord, puis internationale par la suite, les banques ayant des actifs dans d’autres sociétés ou banques tierces.

    @GUEMBHYT : je suis content que cela puisse t’aider.

    @Conor : c’est vrai que les banques ont quartier libre pendant des années, limitées par le seul taux directeur. Elles ont pris des risques pour jouer sur les rendements financiers : la spéculation a été énorme et une bulle financière, complètement déformée de la réalité, s’est formée. Cette bulle s’est crevée durant l’été 2008 et c’est maintenant que l’on voit les différents liens entre les banques, les entreprises, les fonds de pension etc et les conséquences que cela peut avoir sur les entreprises nationales d’un payes. Je pense notamment à Woolworth’s au Royaume-Uni qui va mettre la clé sous la porte : cette banqueroute aurait été jugée complètement farfelue il y a encore deux ans.

  23. Amine a écrit :
    23

    Ce site est vraiment génénial car il incite differents internautes a échanges non seulement leurs connaissances mais aussi leurs opinions et cela entraine un débat riche. Je viens de lire chaque commentaire les uns après les autres et à vrai dire Conor, EYKON donne de bonne explication qui nécésite toute l’atention des personne souhaitant connaitre le mécanisme de l’économie à l’échelle mondiale et nationale ainsi les differents courant économique tel que les Keynesiens, les néoclassique… Merci et bon courage à toutes et a tous

  24. BOUBRAIK a écrit :
    24

    JE VS REMERCIE PR CETTE ARTICLE qui m a appris pas mal des choses concernant les politiques economiques.

  25. segodo a écrit :
    25

    merci à vous car franchement il m’a beaucoup aidé combler mes lacunes en politiques économiques.

  26. Matt a écrit :
    26

    Je suis content que cela puisse vous aider.

  27. Ayoub a écrit :
    27

    c’est formidable

  28. B. MIK a écrit :
    28

    Je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites qu’une politique monétaire de rigueur permettrait de rentre l’économie plus compétitive. Nous sommes en régimes flexibles. S’il l’on met en place une politique de rigueur monétaire, l’offre de monnaie domestique va par conséquent diminuer, ce qui va, sur le marché des changes, créer un exces de demande de monnaie domestique contre monnaie étrangere et donc, apprécier la monnaie domestique. De fait, notre économie sera moins compétitive.
    Bien à vous

  29. ilham a écrit :
    29

    merci pour le cours ,il est très bien fait et aussi très resumè ,merci encore une fois

  30. étudiant en école de commerce a écrit :
    30

    Merci pour ce sujet très bien traité!

  31. BIDIER K.C. a écrit :
    31

    je vous remercie pour tous ces commentaries qui m`ont beaucoup facilite
    la comprehension continuez ainsi je vous en prie

  32. EYKON a écrit :
    32

    Merci à tous ceux qui ont suivi le débat sur les politiques économiques avec intérêt. Ce débat est indéniable car il permet de comprendre non seulement le fonctionnement de l’économie mais aussi les causes des déclins économique et financier dans le monde. Partant de là, on peut affirmer que ce sont les théories économiques qui sont les boussoles des nations. Du coup, une théorie économique en adéquation avec les réalités locales contribue au bien être des populations. Aussi dit-on le pouvoir économique précède le pouvoir politique d’une nation.ceci dit, il convient pour nous d’évaluer nos théories économiques (keynésienne et néoclassique) afin d’aboutir à une théorie économique propice aux environnements sociaux et culturels des nations. Car celles dont nous parlions et surtout le capitalisme ont montré leur limite face aux enjeux du millénaire.

    IL faut donc repenser les politiques économiques au regard du nouveau concept de développement durable.

    Bonne Lecture!

  33. renaldi a écrit :
    33

    merci bcp pour le cours, car la plupart des cours sur internet ne traite pas autant de sujet dans un seul site web. En plus la plupart des docs internet sont à acheter or pour un etudiant qui en a vraiment besoin c’est impossible de payer avec les conditions complexe, il y en a meme pour la plupart incapable de les acheter. vive skyminds

  34. yves arnault a écrit :
    34

    ce cours est vraiment un joli chef d’oeuvre,j’ai été ravi de le trouver sur votre site web, il est très condensé et pas fleune comme d’autres…bref il est complet! merci beaucoup à l’auteur!

  35. Matt a écrit :
    35

    Merci à vous tous !

  36. Mayssae a écrit :
    36

    Merci pour ces explications .

  37. Frédy a écrit :
    37

    J’ai suivi avec un intérêt particulier ce cours et vos commentaires surtout en ce moment ou l’économie mondiale est en train de traverser de grandes périodes d’instabilité. Il est essentiel pour nous étudiants de SECO rentrer dans les fondamentaux de l’economie politique afin d’en appréhender la quintessence et les failles éventuelles et de penser à des réformes: car l’économie mondiale tend véritablement à se noyer. Merci à skyminds et aux commentaires


    Sent on a phone using T9space.com

  38. zainab a écrit :
    38

    merci infiniment pour ces multiples informations vraiment c’est très intéressant merci !!!!!!

  39. mohammed a écrit :
    39

    merci pour ce cours ;; vraiment c’est très très très intéressant ,, pour inchaelah passer l’exam du baccalauréat et bon chance pour tout le monde ….

  40. Youme a écrit :
    40

    Salut,
    Merci pour les informations..vraiment très utiles!!
    Bon courage!

  41. Abdoul Bary a écrit :
    41

    Je vous remercie très sincèrement pour ce brillant commentaire car il m’a permi d’effectuer mes recherches.Aussi,j’aimerais vous demander de continuer dans ce sens en vous encourageant avec des bénédictions.Que le TOUT PUISSANT vous accorde la longevité…

  42. christian tshikuna a écrit :
    42

    j’ai lu avec succès cette théorie qui appuie mon travail de fin de cycle.

  43. galerians a écrit :
    43

    J’avoue être vraiment impressionné par votre capacité de synthétisation. Vous avez su nous donner juste ce qu’il faut pour pouvoir mener nous même la réflexion .Je reviens souvent à ce cours pour revoir les fondements de l’économie.

  44. Matt a écrit :
    44

    Merci à vous tous pour vos commentaires, c’est très agréable de lire que vous appréciez tout cela!

  45. habib a écrit :
    45

    je ne trouve pas les moyens pour vous remercier… merci beaucoup

  46. anymore a écrit :
    46

    Excellentes informations , qui m’aideront pour mon examen d’économie demain.

    Vraiment complet , concis et clair.

    Merci beaucoup

  47. florian a écrit :
    47

    Complet, compréhensible, bref parfait !

    Je n’ai pas l’habitude de commenter mais là, c’est mérité !

    Un grand merci, en cette période de révision !

  48. Ousmane a écrit :
    48

    Simple, clair, limpide et clairvoyant. Excellent résumé.

  49. lilou a écrit :
    49

    merci bcp

  50. inso a écrit :
    50

    Bonjour,

    Vous n’avez pas mentionné les politiques “contracyclique” et “procyclique” , si vous les connaissez pourriez vous m’aidez à en faire une définition S’il vous plaît.
    à part ça votre cours est super bien rédigé je n’ai rien à dire !

  51. Kit a écrit :
    51

    Merci infiniment pour ces explications claires comme de l’eau de roche, jamais ennuyeuses, concises et hyper agréables à consulter.

  52. ayle a écrit :
    52

    superbe, bien résumé calir net et précis, qu demander de plus??
    par contre il manque peut etre quelquechose sur les politiques de change meme si cela ns concerne moins étant donné que nos principaux partenaires economiques ont la meme monn

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