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Hier, j’étais en stage. Chaque année, je demande des stages parce que bon, c’est toujours intéressant d’échanger nos pratiques et de voir comment les autres collègues procèdent. Les deux dernières années, je n’ai eu aucun stage. Nada, aucun ordre de mission. Cette année, stage.

Direction Saint Denis. Je galère un peu pour trouver l’IUFM, qui se trouve entre des barres d’immeubles (très commun ce genre d’emplacement ici). Pas franchement le quartier idéal pour se garer. J’essaie le parking de l’IUFM et sonne la loge :

M : Bonjour, pouvez-vous ouvrir la barrière s’il-vous-plaît ?
L : Z’êtes qui ?
M : Je suis en stage à l’IUFM.
L : les stagiaires se garent pas là.

iufm-imperviously-unreal-fratricidal-monolithL’interphone post-soviétique crachote une dernière fois puis s’éteint. Fin du dialogue. La fille me laisse planté devant l’interphone, barrière baissée. Super ambiance à l’IUFM de Saint Denis, on est vraiment content de faire partie de la maison non ?

Je me mets à la recherche d’un parking et en avise un à 500 mètres.

TeacherNotre première année professionnelle se termine (dans deux mois quand même…) et vient l’heure des premiers bilans. Est ce que le jeu en valait la chandelle ? Souvent mes amis me disent lorsque je leur décrit mes péripéties d’enseignant : “tu es sûr que tu aimes ce que tu fais ???“. A chaque fois je me dis que je dois renvoyer une image bien amère de mon métier. On a malheureusement tendance à toujours voir le négatif. Et il y en a beaucoup pour un prof.

Pourtant je suis dans un endroit tranquille. Mais souvent je voudrais juste “enseigner” et pas faire de l’éducation. Je transmets un savoir je ne suis pas là pour élever les gosses des autres, j’ai déjà les miens merci. Pourtant je l’ai voulu ce concours. Trois tentatives. Des centaines de kilomètres à travers la France, des nuits d’hôtel à réviser pour un oral. La déception par deux fois de voir le travail de toute une année s’évanouir à cause d’un jury mal embouché. Puis il a fallu subir l’IUFM et son cortège d’heures perdues (qui ne se rattrapent pas…) et le stress d’être stagiaire. So, was it all worth it ?

Aujourd’hui je suis incapable de donner une réponse. Suis-je seulement attiré par une stabilité matérielle (le sourire de soulagement de mon banquier quand je lui indique ma profession… ^_^). Non bien sûr – j’ai beaucoup de plaisir à enseigner. Tout d’abord parce que j’ai une passion pour la langue Anglaise. Et puis j’aime bien les jeunes. Cette première année m’a amené quelques bonnes surprises et petits bonheurs. Mais pour combien de temps ? Quand je vois certains collègues qui sont là depuis 30 ans … Je suis perplexe sur mes capacités… Enfin comme disait l’autre :

“Jusqu’ici tout va bien….jusqu’ici tout va bien…”

Rendez vous dans 10 ans ?

C2iPetit courrier de l’IUFM ce matin : j’ouvre et je découvre – comme Ben – un magnifique diplôme en couleur – avec logos officiels et tampons mis à l’endroit – m’informant que je suis désormais titulaire du Certificat informatique et internet niveau 2 “enseignant” aka C2i, nécessaire pour valider le B2i de nos élèves. C’est vrai que là, tout de suite, on a l’impression d’ajouter quelques rubans à ses épaulettes. Le diplôme est très réussi, c’est l’un des plus réussis esthétiquement que je possède. Par contre la dénomination n’est pas très claire : ai-je validé tous les domaines de compétences ? Je présume que oui vu qu’il n’y a aucune autre mention. En tout cas, c’est une étape de plus franchie. Reste à savoir si je disposerai de suffisamment de postes – et en état de marche suffisant – l’année prochaine pour utiliser les TICE dans mes cours. J’en ai glissé un mot au sous-directeur de mon futur collège : apparemment je suis le seul à m’être proposé et c’est quelque chose dont nous reparlerons sûrement à la rentrée.

Autre lettre du recteur de Créteil pour avoir un RIB et la demande de prime d’installation complétée, que je suis en train de remplir. Every little helps !

Nous touchons la fin de l’année scolaire et c’est le moment idéal pour dresser un petit bilan de cette année PLC2. Au-delà des 15 000 km parcourus pour me rendre au collège ou à l’IUFM, voici ce que nous avons subi fait cette année.

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C’est la partie qui nous semblait être la plus rébarbative sur le papier et cela a été très sympathique de retrouver d’autres collègues deux jours par semaine pour partager nos expériences, situations de classe, coups de gueule aussi… bref, c’étaient les 2 jours relax de la semaine. Il faut dire qu’avoir un bon groupe cela aide également. Nous n’aurions peut-être pas pris autant de plaisir avec d’autres personnes (tss, tss… qui a mentionné les matheux ?!?).

PicnicAujourd’hui s’achève l’année PLC2 Anglais, tout du moins la partie IUFM : nous avons fait le bilan de l’année ce matin, en épluchant les différents volets de la formation. Si toutes nos doléances sont prises en comptes, la formation des professeurs stagiaires de l’année prochaine devrait être grandement améliorée. Espérons pour eux ! Nous avons ensuite été faire un petit picnic près d’une gare d’eau : tout le monde avait apporté que quoi manger et boire… grosse dînette en compagnie de notre pyschologue et de notre responsable de groupe de référence qui, avons-nous appris avec stupéfaction, est allergique au poisson sous n’importe quelle forme. Ah ces anglais, il faut toujours qu’ils nous trouvent quelque chose… ;-)

Je me rends compte que notre groupe va nous manquer dans les prochains mois : on aura rarement un groupe aussi soudé depuis le lycée. Rien à voir avec les années fac, rien à voir avec les autres groupes IUFM. Pour la postérité, voici la liste des coupables : Aline, Arnaud, Arthur, Aurélie, Ben, Ben², Céline, Mana, Magali, Stéphanie, Nolwen, Pascale, Pauline, Sophie, Stéphanie et Matt. Les lecteurs les plus assidus de ce blog remarqueront que quelques prénoms dans cette liste reviennent assez régulièrement… qui se ressemble s’assemble comme qui dirait !

Ce n’est bien sûr qu’un au revoir, nous nous reverrons certainement l’année prochaine dans notre prochaine académie. Au pire, j’ai déjà créé un groupe PLC2 dans les options de mon compte Gmail.

Keep in touch buddies !

Aujourd’hui, séance Groupe de Référence (GR) à l’IUFM. Au programme : présenter une activité qui a bien marché avec nos élèves. Arthur prévient notre formateur qu’il sera absent l’après-midi pour cause de conseil de classe. La réponse fuse : “bon et bien Arthur, vous passerez en premier !”. Vraiment au taquet notre formateur aujourd’hui ^_^. Nous avons fait un bref retour sur les soutenances de mémoire : tout notre groupe a été validé, ce qui n’est pas le cas dans les autres disciplines (Maths, Lettres, Histoire-Géographie) qui ont tous 3 ou 4 stagiaires recalés. Toujours bon à savoir. Et l’on a appris que Woo-Hoo est désormais out. Poor guy. Nous avons ensuite dû signer une demande d’autorisation de publication de nos mémoires sur l’intranet de l’IUFM, que la plupart ont refusé. Le reste de la journée a été consacré à la présentation de nos activités – j’ai présenté ma Webquest, tranquille.

Restaurant avec Magali, Arthur et Arnaud – comme des princes – avant de retourner pour quelques heures de folie. Notre RGR nous présente alors un extrait vidéo : “le drill en action”. Il s’agit d’un professeur qui montre comment ses élèves arrivent à communiquer avec les drills : chaque élément linguistique forme une brique qui peut changer de place selon les formes des phrases. Et là le choc : le film date de la fin des années 80 (coiffures, lunettes, vêtements… fou-rire assuré !) et la classe est impressionnante : 18 élèves, pas un qui bouge, tout le monde participe en théatralisant avec des gestes, intonation et accent parfaits. A croire qu’ils ont fait le Cours Florent. Et ils sont en 5ème. Des premières ou terminales d’aujourd’hui seraient incapables d’une telle prouesse, sérieusement. Morceaux choisis, énoncés par le prof :

Qui gagne en fluidité perd en timidité !
Le message va au-delà de la bouche, plus loin que l’oreille !
If you sugar the drill, they will swallow the pill
Au commencement était le drill en action… instrument docile d’expression personnelle et originale !

Dommage que ce soit décontextualisé parce qu’il est vraiment impressionnant de voir ce que ces élèves étaient capables de dire, surtout avec l’accent, les question-tags, l’aisance face à la classe approchant l’absence d’inhibition. Cela laisse rêveur tellement cela semble utopique dans nos situations de classe d’aujourd’hui. Je m’en ferais bien une cassette tiens !

J’arrive juste à temps pour respecter ma petite cadence de publication : voici un petit résumé des derniers jours.

Mercredi, j’ai découvert qu’enseigner au lycée est aux antipodes de l’enseignement au collège : les élèves ont l’air beaucoup plus concentrés, suivent le cours sans qu’on le leur demande, se souviennent de ce qu’ils ont appris les mois/années précédents, lèvent la main avant de prendre la parole… bref, je viens de découvrir un autre monde et je pense qu’il me conviendrait bien. En fait, il n’y plus le côté dressage que l’on est obligé de mettre en place au collège.

Du coup on peut vraiment se concentrer sur notre discipline et amener les élèves à réfléchir sur ce qu’ils font. J’ai donc pas mal observé et suis en train de préparer une séquence sur les gangsters. Base vidéo : les premières minutes de The GodFather avec la demande de vengeance. Pas très compréhensible pour les élèves à mon avis donc il faudra sûrement trouver un autre passage, histoire d’assurer nos arrières.

Mes observations ont porté pour l’instant sur une classe de seconde en module dans une salle informatique et sur une classe de 1ère littéraire.

Les secondes sont assez représentatifs de ce que j’ai connu : assez mous dans l’ensemble même si quelques uns ont coeur à participer. Les 1ères L m’ont beaucoup amusé – j’avais quelque peu oublié la variété des styles vestimentaires que l’on pouvait trouver dans cette section : filles aux saris chamarrés, quelques gothiques, les dandy, les gars aux cheveux longs filasses… pas de doute, on est bien en L ! ;-)

Par contre j’ai rarement vu une aussi bonne ambiance de classe : ils ont tous l’air content d’être là ensemble et je n’ai pas vraiment perçu d’esprit de compétition ou de malveillance scolaire comme c’était le cas à mon époque. Cela doit venir du type de lycée également.

Cela devait bien arriver : à force de se faire remarquer, il fallait bien que cela me tombe dessus un jour ou l’autre. Je me suis fait attraper par l’un des administrateurs réseau de l’IUFM pour avoir installer OpenOffice et Firefox sur un poste sans avoir demandé la permission. C’est ça d’avoir des gens qui ne jurent que par les technologies propriétaires comme M$ Office et tout le tralala. Résultat : on est obligés d’utiliser Word et son format .doc tout naze alors que le format .odt d’OpenOffice 2.0 pèse quasiment deux fois moins. Et je ne dirais rien sur l’utilisation de Firefox, ce serait complètement redondant sur ce blog. Oops, red herring. Bref, notre formateur TICE entre dans notre salle de classe pour nous emprunter un rétro-projecteur, avant de demander si quelqu’un s’y connaissait en bases MySQL. Evidemment, je n’ai pas pu résister de lever la main… et paf ! enrollé d’office pour le formulaire TICE de l’IUFM. Ayant jeté un coup d’oeil au code, tout est à refaire : il y a des checkboxes au lieu de radiobuttons, c’est codé avec DreamWeaver 2 et FrontPage… Après un petit lifting en XHTML et CSS, le fichier est passé de 48 ko à 22ko.

Le formulaire est fini, j’ai changé tout le design parce que l’original me donnait des hauts-le-coeur. La partie insertion du script est terminée, les différents tests (validation blanche, connexion au serveur défaillante, soumission multiple…) ont été effectuées. Il ne me reste plus que la dernière partie du script qui affiche ce que contient la base. C’est la partie la plus rébarbative qui mélange PHP et tableaux. Il y a tellement de champs que j’ai une scrollbar horizontale incroyable alors j’ai pensé à séparer les différentes parties avec un menu CSS. Fastidieux mais j’ai réussi à négocier le boulot contre quelques bouteilles de blanc. Ben oui ! ^_^

Les 4 chevaliers ! ;opDans une équipe, il y a ceux qui assurent et ceux qui craignent. Nous, on assure. A fond les marrons d’ailleurs, ce qui nous vaut parfois le regard exaspéré mais toujours rigolard de notre expert psychologue. Et à l’IUFM, on s’est créé un bon petit groupe de quatre (par ordre alphabétique : Arnaud, Arthur, Ben et moi-même), genre ‘fous-fous la galette’ qui n’arrêtent pas de faire les 400 coups, au grand dam de ceux qui viennent d’autres sections. Il faut aussi avouer lorsque certains connaissent les dialogues de Pulp Fiction par coeur, cela laisse des traces… you bad motherfuxx0r ! Et pour marquer le coup, nous nous sommes donnés rendez-vous vendredi soir pour un petit restau (pizzeria en fait) très sympa où je me suis régalé avec ma dame blanche… mais je m’égare. Après le restaurant vint (pun!) le bar où nous avons fini la soirée : Guinness et Desperados au menu, accompagnés de toutes les réflexions qu’on ne peut pas faire en classe par manque de temps ou d’à propos.

Et bien cela faisait bien longtemps qu’on ne s’était pas retrouvé comme ça en groupe avec des potes d’études. Cela change du tout au tout avec la première année d’IUFM où tout le monde s’ignore les yeux baissés et la tête dans les bouquins. Là je me sens revivre. Encore un petit chouillas de délire et je vais me croire replongé en 1ère/Terminale ! On pourrait se demander comment attendre de nos élèves concentration et tenue en classe lorsque nous faisons pire parfois ? Bon sujet de réflexion ça ! ;-)

“Alors que se passe-t-il ? Où es-tu ?!” vous entends-je me demander et c’est bien compréhensible… Et bien comme déjà mentionné, je travaille à St Gilles Croix de Vie et j’habite aux Sables d’Olonne. Mais ce n’est pas tout : privé d’ADSL pour un temps encore indéfini, je suis obligé d’attendre le week-end pour donner quelques nouvelles et me mettre un peu au goût du jour.

Cette semaine ayant marqué mon arrivée au sein de l’Education Nationale, j’ai décidé de créer une nouvelle catégorie – intitulée tout bonnement Boulot – qui vous permettra de suivre mes tribulations et tatônnements. Tout d’abord, le lieu : je me retrouve dans un collège de Vendée qui accueille environ 600 élèves et suis chargé d’enseigner à des classes de 5ème et de 4ème.

Lundi : le premier contact fut assez bon et les cours se déroulent pour l’instant relativement bien. Evidemment, j’ai déjà dû séparer les quelques associations qui empéchaient le déroulement normal du cours mais dans l’ensemble, ils se tiennent à carreaux. En même temps, je ne leur laisse pas trop le choix…

Mardi : repos puisque notre formateur IUFM avait une obscure réunion. Mercredi : passage à La Roche sur Yon pour retrouver mes camarades du Capes à l’IUFM. Notre formateur passe la première heure à nous expliquer l’historique du bâtiment IUFM de La Roche ainsi que celui de la petite école primaire adjacente. Nous réprimons une immense envie d’exploser de rire – les petites réflexions fusent, toutes plus délirantes les unes que les autres. Cela m’a fait repenser à la terminale ;-).

Jeudi/Vendredi : mon tuteur vient m’inspecter en première heure. Les élèves acceptent sa présence sans broncher, j’entends presque les mouches voler. Le cours se déroule sans problèmes mis à part que le baffle du lecteur K7 était tourné vers le mur et non vers la classe. Erreur de jeunesse… De nombreux tatônnements donc dans cette première semaine mais j’apprends beaucoup, non seulement de mes élèves mais aussi sur moi-même.