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Ben

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Cet été, j’ai investi pour devenir mobilo indépendant. Tout d’abord, j’ai acheté un vélo électrique. Moins besoin de la voiture pour aller au boulot. Moins d’essence, moins de risques et moins d’assurance. Et puis le sport en plus. Et oui, le sport car le vélo est assisté, c’est pas une mobylette : 45 km d’autonomie, 25,5km de vitesse constante. On arrive sec au boulot. On respire. On se détend !

Qui dit vélo dit légèreté. Exit le MacBook et bienvenue à l’iPad. Avantages, inconvénients : tout a été dit. Seule l’utilisation que l’on en fait compte. Et moi je la trouve appropriée à mon usage. J’ai mis tous mes cours dedans. J’écris cet article avec. Je joue au Uno et aux 1000 bornes avec ma famille. Je lis mes partitions en jouant avec mon groupe. Internet mobile devient enfin agréable à consulter. Bien sûr, il y a des défauts mais qui n’en a pas ?

Donc, pour la rentrée 2011, je serai mobilo indépendant. Peut-être….!

Je fais partie d’une génération qui aura connu avant et après internet. Quand j’étais môme, les ordinateurs étaient peu répandus et les accros du micro étaient vus comme des freaks échappés d’un cirque.

mixtape

A l’époque, il y avait peu de moyens de découvrir de nouvelles musiques et bien souvent notre apprentissage se faisait au travers d’un grand frère ou d’un cousin plus âgé qui nous disait – un brin moqueur – « tiens écoute ça te changera de Chantal Goya ». C’est ainsi que se faisaient les passages de témoins entre générations et l’on découvrait avec émotion un nouveau groupe. Et comment écouter ces musiques ?? Pas le choix, 33 tours ou cassettes. Autant dire que l’on pouvait difficilement passer d’un morceau à l’autre. Donc on écoutait… On prenait le temps parce que l’on avait pas grand chose d’autre à faire à part un foot ou jouer sur la NES (sans sauvegarde nondedjiu !).

TeacherNotre première année professionnelle se termine (dans deux mois quand même…) et vient l’heure des premiers bilans. Est ce que le jeu en valait la chandelle ? Souvent mes amis me disent lorsque je leur décrit mes péripéties d’enseignant : « tu es sûr que tu aimes ce que tu fais ???« . A chaque fois je me dis que je dois renvoyer une image bien amère de mon métier. On a malheureusement tendance à toujours voir le négatif. Et il y en a beaucoup pour un prof.

Pourtant je suis dans un endroit tranquille. Mais souvent je voudrais juste « enseigner » et pas faire de l’éducation. Je transmets un savoir je ne suis pas là pour élever les gosses des autres, j’ai déjà les miens merci. Pourtant je l’ai voulu ce concours. Trois tentatives. Des centaines de kilomètres à travers la France, des nuits d’hôtel à réviser pour un oral. La déception par deux fois de voir le travail de toute une année s’évanouir à cause d’un jury mal embouché. Puis il a fallu subir l’IUFM et son cortège d’heures perdues (qui ne se rattrapent pas…) et le stress d’être stagiaire. So, was it all worth it ?

Aujourd’hui je suis incapable de donner une réponse. Suis-je seulement attiré par une stabilité matérielle (le sourire de soulagement de mon banquier quand je lui indique ma profession… ^_^). Non bien sûr – j’ai beaucoup de plaisir à enseigner. Tout d’abord parce que j’ai une passion pour la langue Anglaise. Et puis j’aime bien les jeunes. Cette première année m’a amené quelques bonnes surprises et petits bonheurs. Mais pour combien de temps ? Quand je vois certains collègues qui sont là depuis 30 ans … Je suis perplexe sur mes capacités… Enfin comme disait l’autre :

« Jusqu’ici tout va bien….jusqu’ici tout va bien… »

Rendez vous dans 10 ans ?

Rapport de faute d’orthographe

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