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Articles concernant la vie au boulot.

Dans votre établissement, il y a un professeur référent qui est là pour vous aider et répondre à vos questions.

assistants-langues

Au niveau de l’administration, la personne en charge des professeurs et des assistants est le principal ou le principal adjoint (en collège) et le proviseur ou le proviseur adjoint (en lycée) .

En France on vouvoie les chefs d’établissements et les professeurs. Pour les élèves, faites comme vous le sentez.

  1. Ponctualité : renseignez- vous sur les horaires précis des débuts et fins de cours dans votre établissement et pensez à téléphoner en cas de retard.
  2. Absences éventuelles: la personne à joindre aussitôt est le proviseur adjoint ou le principal adjoint. Si vous êtes malade, vous devrez fournir un certificat médical. Si vous avez besoin de vous absenter, vous devez d’abord en demander la permission et généralement rattraper les cours que vous avez manqués.
  3. On doit vous remettre un emploi du temps établi par les professeurs où figurent le nom des classes, les horaires précis et les salles dans lesquelles vous devez vous rendre. On vous donnera la liste des élèves et souvent également un trombinoscope qui vous aidera à mémoriser leurs visages.
  4. Vous devez enseigner 12H au maximum par semaine mais vous pouvez aussi faire des heures supplémentaires, payées.
  5. Vous êtes responsables des élèves qui vous sont confiés : les professeurs doivent vous donner la liste des élèves qui seront présents à vos cours et à chaque début d’heure, vous devrez faire l’appel et noter les élèves qui sont absents ou en retard et en notifier ensuite la vie scolaire. C’est obligatoire. Le professeur référent vous expliquera comment faire.
  6. Vous ne devez jamais laisser un élève sortir seul. Si l’un d’eux est malade, faites le accompagner par un autre élève.
  7. En France, les élèves ne sont pas autorisés à boire ou à manger pendant les cours.
  8. Les professeurs doivent vous indiquer ce qu’ils attendent de vous, ce qu’ils font en cours et comment vous pouvez vous intégrer dans leur séquence. S’ils n’ont pas de demandes précises, à vous de prévoir ce que vous allez faire ; vous pouvez bien sûr leur demander conseil ou des idées.
  9. Il est utile d’avoir un cahier où vous noterez ce que vous faites avec chaque classe afin d’en
    rendre compte aux professeurs et de vous souvenir d’une semaine sur l’autre de ce que vous avez fait car on vous confiera souvent une demi-classe une semaine et l’autre demi-classe la semaine suivante…
  10. Vous êtes là pour faire entendre de l’anglais authentique et faire parler anglais aux élèves.

conseil-de-classe

1. Le conseil de classe est la réunion de l’équipe pédagogique et éducative : les professeurs, le CPE – Conseiller Principal d’Éducation, les délégués des élèves et des parents en sont les membres permanents ; le chef d’établissement ou son représentant en est le président. Le COP, l’infirmière ou l’assistante sociale peuvent y participer ponctuellement.

2. Le conseil de classe a pour missions :

  • de traiter les questions pédagogiques intéressant la vie de classe, et notamment les modalités d’organisation du travail personnel des élèves, de son suivi et de proposer des accompagnements individualisés.
  • d’examiner les résultats scolaires : s’appuyant sur les appréciations et évaluations portées sur le bulletin, il recherche et propose à l’élève et à sa famille des conseils pour la suite de sa scolarité. Des entretiens peuvent être provoqués par le professeur principal ou le chef d’établissement à la suite du conseil avec l’élève et sa famille.
  • d’émettre un avis sur les vœux d’orientation exprimés par les familles et les élèves, et le cas échéant faire d’autres propositions
  • d’émettre un avis éclairant le jury d’examen (pour les classes à examen)
  • d’émettre un avis sur les vœux de poursuites d’études post-bac dans le cadre de la procédure Admission Post Bac (APB).

3. Le président du conseil de classe donnera la parole tout d’abord au professeur principal qui présentera les résultats et l’ambiance de travail dans la classe. Puis la parole sera donnée aux délégués élèves et aux représentants des parents : les points abordés doivent concerner uniquement la vie dans la classe.

4. L’examen des cas individuels peut se faire dans un ordre différent que celui de l’ordre alphabétique, en regroupant les élèves suivant d’autres critères. Pour chaque élève, il s’agira de connaitre dans les grandes lignes ses points forts, ses points faibles, ses potentialités et son niveau d’acquisition des compétences attendues pour la classe concernée. Un bilan rapide peut être fait sur les dispositifs d’aide dont il bénéficie. Chaque fois que possible, on s’attachera à valoriser les éléments positifs et les progrès, même lorsqu’ils sont modestes.

5. Trois mentions pourront être décernées en conseil de classe par l’équipe pédagogique : les encouragements, les compliments et les félicitations ; ces mentions seront portées sur le bulletin.
Les définitions correspondant à chaque mention sont les suivantes :

  • Encouragements : témoignage de reconnaissance adressé à l’élève pour son engagement significatif dans le travail, même si les résultats restent modestes, qui se traduit notamment par des signes d’efforts, d’investissement, d’intérêt, de peine qu’on se donne, etc.
  • Compliments : témoignage de reconnaissance adressé à l’élève pour le bon niveau de ses résultats et une attitude positive face au travail.
  • Félicitations : témoignage de reconnaissance adressé à l’élève pour l’excellence de ses résultats et de son comportement face au travail.

6. En cas de remarques très négatives sur le comportement et la mise au travail, le conseil de classe peut éventuellement « mettre en garde » l’élève mais il ne peut prononcer de sanction (avertissement).

7. L’ensemble des délégués disposeront des moyennes par discipline de tous les élèves seulement pendant le conseil de classe. Les délégués des parents pourront joindre un compte-rendu lors de l’envoi des bulletins ; il ne traitera pas des cas individuels mais des appréciations et remarques d’ordre général.

8. Il sera laissé au choix en début de conseil, aux délégués des élèves, la possibilité de sortir de la salle lors de l’examen de leur cas ; si le délégué ne souhaite pas sortir, il n’aura pas la parole pour se justifier et les membres ne s’adresseront pas directement à lui en tant qu’élève ; son camarade délégué assurera le relais. Il s’agit de préserver l’égalité de traitement des élèves et de favoriser l’expression des membres du conseil.

9. L’ensemble des membres du conseil de classe est tenu au devoir de discrétion et de réserve. Si des informations délicates sur un élève doivent être évoquées, elles pourront éventuellement l’être lors d’un conseil restreint réunissant l’équipe pédagogique et éducative.

10. Un bilan synthétique du conseil de classe sera rédigé par le professeur principal.

La rentrée passée, il est toujours rigolo de constater les marques ou l’absence de marques de bronzage chez les collègues, selon les sports qu’ils ont pratiqués durant l’été.

Il y a celles et ceux qui sont encore sous Biafine, ceux qui se sont dorés la pilule pendant deux mois et les autres, ceux qui se sont cachés du soleil et qui restent blancs comme des cachets d’aspirine, été comme hiver.

Sun tan lines

Dans mon cas, un peu de crème solaire au début des vacances et hop, tranquille pour le reste de l’année.

Aujourd’hui, je fais partie du jury de l’épreuve Histoire des Arts (connue sous le doux nom de HdA), qui compte autant qu’une des épreuves finales du Brevet (aka Diplôme National du Brevet ou DNB).

Lors de cette épreuve orale (5 minutes d’exposé, 10 minutes d’entretien), le candidat doit montrer qu’il a travaillé ses sujets d’études et qu’il est capable de mettre en relations des oeuvres d’art diverses, venant de disciplines différentes (histoire, littérature, peinture, musique…).

Je vous présente Tom, l’un de nos champions du jour :

zep-hda-olga

Un culot de commissaire et une nonchalance totale. Ma collègue a frisé la crise d’apoplexie.

Mode d’emploi : construisez un taureau de bronze grandeur nature, allumez un feu en-dessous, et enfin, jetez dans le creux de son ventre la personne dont vous souhaitez obtenir un aveu. Et hop, simple et efficace ! Tel est le fonctionnement du « taureau de Phalaris », ingénieusement inventé dans l’Antiquité.

Le taureau de Phalaris, Pierre Woeiriot, XVIè s.
Le taureau de Phalaris, Pierre Woeiriot, XVIè s.

Si le sujet vous intéresse, ou tout simplement, si vous avez un moment devant vous en métro, en voiture, ou ailleurs, vous serez surpris par cette émission sur la torture dans l’antiquité :

Elle est captivante, bien construite et explique de manière pertinente les modalités et utilisations de la torture dans le passé…

« Un sujet dépassé ! » pourriez-vous rétorquer. Si seulement ! le sujet est brillant de modernité et, dans un contexte où Amnesty International vient de montrer que la torture est aujourd’hui encore en plein essor, voici une émission qui a de quoi faire se dresser nos cheveux sur nos têtes…

plume-encrierMy several years in the word game have learnt me several rules:

  1. A writer must not shift your point of view.
  2. A writer should not alienate half his readers by using gender-specific language.
  3. Also, always avoid annoying alliteration.
  4. Always pick on the correct idiom.
  5. Analogies in writing are like feathers on a snake.
  6. And don’t start a sentence with a conjunction.
  7. Avoid clichés like the plague – they’re old hat.
  8. Avoid trendy locutions that sound flaky.
  9. Be careful to use the rite homonym.
  10. Be more-or-less specific.
  11. Contractions aren’t necessary, and shouldn’t be used.
  12. DO NOT use all caps for emphasis.
  13. Do not use hyperbole; not one in a million can do it effectively.
  14. “Do not use unattributed quotations.”
  15. Don’t be redundant; don’t use more words than necessary; it’s highly superfluous.
  16. Don’t indulge in sesquipedalian lexicological constructions.
  17. Don’t never use no double negatives – that’s a no-no!
  18. Don’t overuse exclamation marks!!!!!
  19. Don’t repeat yourself, or recapitulate what you have said before.
  20. Eliminate quotations. As Ralph Waldo Emerson said, “I hate quotations. Tell me what you know.”
  21. Eschew ampersands & abbreviations, etc.
  22. Eschew obfuscation.
  23. Everyone should be careful to use a singular pronoun with singular nouns in their writing.
  24. Exaggeration is a million times worse than understatement.
  25. Foreign words and phrases are no longer de rigueur; French is so passé.
  26. Go around the barn at high noon to avoid colloquialisms.
  27. If any word is improper at the end of a sentence, a linking verb is.
  28. Indubitably, you should employ the vernacular.
  29. It behoves thee to be abstentious of archaic expressions.
  30. Never use a big word when a diminutive alternative would suffice.
  31. No sentence fragments.
  32. One should never generalise.
  33. One-word sentences? Eliminate. Always!
  34. Parenthetical remarks (however relevant) are unnecessary.
  35. Parenthetical words however must be enclosed in commas.
  36. Place pronouns as close as possible, especially in long sentences of ten or more words, to their antecedents.
  37. Placing a comma between subject and predicate, is not correct.
  38. Prepositions are not words to end a sentence with.
  39. Proofread carefully to see if you any words out.
  40. Puns are for children, not groan adults.
  41. Remember to never split an infinitive.
  42. Subject and verb always has to agree.
  43. Take the bull by the hand and avoid mixing metaphors.
  44. The passive voice is to be avoided.
  45. Understatement is always absolutely the most fantastic and best way to promote earth-shattering ideas.
  46. Use an apostrophe in it’s proper place, but omit it when its not needed.
  47. Use words correctly, irregardless of how others use them.
  48. Using euphemisms is ill-advised; they should be consigned to the sanitary landfill.
  49. Who needs rhetorical questions?
  50. Writing carefully, dangling participles must be avoided.

Written by Frank L. Visco and originally published in the June 1986 issue of Writers’ Digest.

Ki veu antéré lé langue morthes ?

« Je ne suis pas très optimiste, ni pour mes chères langues anciennes, ni pour la française d’ailleurs, ni pour les humanités en général et, pis, guère plus pour l’avenir de notre civilisation. S’il n’y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières. »

— Jacqueline de Romilly

Le constat est sans appel : «On» enferme la langue de Platon et plus largement la culture qui s’y rattache dans une sombre caverne, lui laissant entrevoir un funeste destin. La civilisation et la langue de Cicéron doivent elles aussi s’apprêter à passer une nouvelle fois sous les Fourches Caudines et tomber sous les coups d’impitoyables ennemis : le désintérêt, le dédain et l’oubli. Dans les esprits, ces langues et cultures sont mortes et enterrées depuis longtemps.

Mortes dites vous ? NON ! Il semble que, irréductibles, elles parviennent malgré tout à résister encore et toujours aux affres du temps. Les civilisations grecque et latine nous sont parvenues, plus vivantes et loquaces que jamais, à travers l’épopée homérique, les pensées socratiques, les traités de rhétorique, et la politique. Tout ce qui est « cher » (dans tous les sens du terme) à la société actuelle n’est rien d’autre qu’un héritage de ce passé, aujourd’hui tant dénigré. Voyons plutôt: Eglise, démocratie, Sénat, Jeux Olympiques, forum, et caetera… D’ailleurs, nous parlons encore aujourd’hui le grec et le latin. Que celui qui n’a jamais prononcé « album », crié au « referendum », écrit avec un « stylo », ou n’a jamais fait « caca », jette la première pierre!

Il suffit de prononcer les mots « bénéfice », « profit » ou « politique » pour sentir les vibrations de ces langues qui vivent encore en chacun de nous. Comment comprendre le système politique actuel si l’on ne garde pas à l’esprit le modèle démocratique grec ? Comment apprécier et jouir pleinement de la saveur de nos langues modernes tout en ignorant leurs origines?

Ces langues et civilisations, berceau et fondements de notre culture sont pourtant bel et bien en voie de disparition, restrictions budgétaires obligent… C’est dans cette optique que l’ « On » s’emploie, faute aux bourses pleines de toiles d’araignées, à supprimer à coup de hache toutes les filières qui ne rapportent pas assez : au collège, au lycée ou à l’université, faire du latin et du grec, c’est dépassé.

Le monde contemporain, dans la plupart des domaines, rejette les modèles classiques hérités du passé. «On » pense aujourd’hui, et à tort, que l’étude des cultures anciennes se réduit à une spécialité étroite réservée à une minuscule élite, constituée de marginaux à lunettes, croulant sous le poids des livres et du savoir.

A l’image des lettres anciennes, de nombreuses filières, faute de moyens, sont hachées menu. Dites « plus rares », elles sont de fait stigmatisées et mises à l’écart puisque considérées comme onéreuses et donc, inutiles. Elles sont enfermées dans le carcan des préjugés, véhiculés et entretenus par la culture de masse. «On» prône de la même façon des idéaux sociaux basés exclusivement sur le chiffre, qui façonnent alors une société d’automates déshumanisés, qui exclut toute sensibilité et renie ses racines, au profit du bénéfice et du gain. Ces filières qui ne cadrent pas dans le moule de l’idéal « bling bling » et qui ne font pas «gagner des millions» souffrent alors d’un désintérêt criant.

De plus, réside un terrible paradoxe: à l’heure où l’on prône l’identité nationale et l’on façonne de grands projets pour fonder une identité européenne, on tend à dénigrer et à anéantir les fondements même de cette identité.

Comment réfléchir en effet à de telles questions si l’on laisse à l’abandon les civilisations antiques qui constituent les fondements de cette identité commune, tant sur le plan culturel, institutionnel, intellectuel et linguistique ? Comment fonder un monde nouveau en ignorant et en dénigrant le passé?

Qui veut la peau des langues anciennes ? « On », bien sûr.

A l’évocation de la notion d’« Encyclopédie », c’est vers Diderot et son œuvre magistrale que se dirige d’emblée notre pensée. Seulement, cet encyclopédisme que l’on attribue à Diderot n’est pas né au XVIII è siècle.

Ce concept est le fruit d’un très ancien héritage : l’« εγκυκλιος παιδεια » qui définit un système d’éducation grec embrassant toutes formes de savoir. Ce concept encyclopédique, associé au IV è siècle à l’éducation du jeune grec, est ainsi véritablement ancré dans la pensée antique. Il évolue cependant sous l’influence des écoles philosophiques, notamment de celle d’Aristote dont la tradition d’enseignement marque la naissance d’une forme de courant encyclopédique.

En effet, la philosophie péripatéticienne comprend trois grands domaines d’investigation qui comprennent l’éthique, la logique et la physique. D’emblée, l’association de ces différents domaines de recherche dénote d’un appétit de savoir grandissant, d’un véritable mouvement d’intellectualisation dans le domaine de la connaissance.

Dans la continuité de ce cheminement engendré par la philosophie, la période hellénistique témoigne d’un intense bouillonnement intellectuel et culturel. C’est ainsi que dans les villes de Pergame, de Rhodes ou encore d’Alexandrie dont l’immense bibliothèque illustre cet intérêt pour la connaissance, le foisonnement scientifique est remarquable. Les travaux des érudits venus de tout le monde hellénistique se multiplient et donnent ainsi lieu à des publications de grands textes de savoir qui marquent une étape dans l’évolution de ce courant encyclopédiste.

Quant à Rome, c’est à partir du premier siècle de notre ère que la littérature scientifique se développe, fruit de l’héritage de Caton l’Ancien ou de Varron, célèbres pour leurs compilations de faits pratiques : le De Agricultura de Caton constitue une encyclopédie pratique destinée à son fils qui recense tous les éléments importants concernant l’agriculture tandis que le De Lingua Latina constitue la première grammaire latine connue. La publication de ces ouvrages représente les fondements de cette tradition encyclopédique à Rome.

Elle évolue une nouvelle fois avec Lucrèce qui au premier siècle avant notre ère est le premier à écrire un traité scientifique sous forme poétique en latin : De Natura Rerum.

A partir du premier siècle, l’écriture de textes scientifiques en prose se fait beaucoup plus importante et jouit d’une plus large diffusion. Dans de nombreux domaines, ces écrits scientifiques apparaissent : Vitruve écrit son De Architectura, traité d’architecture, Celse publie le De Medicina et Sénèque compose les Naturales Quaestiones. Aussi, l’ouvrage de Pline l’Ancien intitulé Naturalis Historiae reste le plus représentatif de cette tradition encyclopédiste. Au regard de tous ces textes qui présentent, malgré leur caractère scientifique commun, de grandes différences, on pourrait s’interroger sur les caractéristiques qui définissent l’encyclopédisme à Rome.

Pour envisager cette question, nous déclinerons cette étude en trois mouvements : le premier sera consacré à la méthode de composition utilisée par les encyclopédistes. Puis, nous considèrerons l’écriture à deux niveaux de ces traités scientifiques : érudition et accessibilité. Enfin, nous nous interrogerons sur la valeur scientifique de ces écrits.

1. Méthode de composition utilisée par les encyclopédistes

L’encyclopédisme romain se caractérise par une méthode de recherche et d’écriture bien particulière. J-Y. Guillaumin, dans son article qui concerne les écrits des agrimensores romains (« L’écriture scientifique des agrimensores romains ») mentionne que l’encyclopédisme consiste à « synthétiser et systématiser par écrit des savoirs techniques et des pratiques acquises ». A cet égard, le passage à l’écrit est déterminant. Il correspond à une nécessité de structuration des savoirs dont la transmission se faisait sans doute par oral.

Ainsi, les écrits de savoir romains constituent une synthèse, un véritable recueil écrit de tout ce qui est connu jusqu’alors concernant un sujet donné. Pline l’Ancien dans la préface de son ouvrage Naturalis Historiae rend bien compte de cette volonté de synthétiser et d’organiser des informations recueillies dans bon nombre d’ouvrages différents : « 20.000 faits dignes d’intérêt […] tirés de la lecture d’environ 2.000 volumes, dont un très petit nombre est pratiqué par les savants vu l’obscurité de la matière, et provenant de de 100 auteurs de choix, ont été renfermés en trente-six livres, avec l’addition d’une foule de faits ignorés de nos prédécesseurs ou découverts ultérieurement par les hommes. ». Cette phrase constitue un précieux témoignage de l’ardeur des auteurs encyclopédistes latins et de la méthode qu’ils utilisent pour écrire leurs ouvrages.

Le neveu de l’auteur de l’Histoire Naturelle, Pline le Jeune, décrit alors dans l’une de ses lettres le goût et l’opiniâtreté de son oncle pour l’étude : « Alors c’était une nouvelle journée de travail jusqu’au repas du soir. Pendant ce repas, il y avait lecture, avec annotation, le tout avec hâte ». Ainsi, Pline, comme la plupart des auteurs encyclopédistes, consacre son temps à l’étude et recueille les thèses de différents auteurs, fruits de ses lectures qu’il compile dans un seul ouvrage. La table des matières de l’Histoire Naturelle est à cet égard vraiment probante puisqu’elle fait mention, nom par nom, de tous les auteurs que Pline l’Ancien a consultés pour l’écriture de chacun de ses chapitres. Cette synthèse de différentes doctrines d’auteurs plus anciens définit la technique de la doxographie à laquelle ont recours les encyclopédistes.

Ainsi, on trouve chez ces auteurs les doctrines de tous les auteurs qui ont traité d’un sujet donné : « maintenant, je me réfère à l’opinion de Posidonios », écrit Sénèque, dans les Naturales Quaestiones. Par conséquent, il apparaît nettement que l’on accorde davantage de crédit à l’argument d’autorité qu’au témoin oculaire, ainsi que le montre cet extrait des Quaestiones naturales de Sénèque: « Je vous ai dit ci-dessus, […] que bon nombre d’auteurs admettent cette cause. C’est aussi l’opinion de Callisthène, homme d’un haut mérite, d’un esprit élevé ». C’est ainsi qu’on peut expliquer le recours à l’écriture doxographique qui rapporte l’avis des plus sages. De la même façon, il n’est pas rare de rencontrer des fragments d’autres textes : des vers de Virgile, des phrases de Démocrite. Sénèque, dans ses Questions Naturelles, cite par exemple un vers des Métamorphoses d’Ovide quand il évoque les couleurs. De récentes études tendent même à montrer qu’un fragment de Thalès se trouve dans ce même ouvrage de Sénèque.

Ainsi, une quantité phénoménale de sujets sont traités dans ces ouvrages scientifiques. Pline étend alors son domaine de recherche à la météorologie ou à l’histoire de l’art, et présente de la même façon un bestiaire pour le moins surprenant dans sa partie consacrée à la zoologie. La variété des sujets traités est telle que le premier livre de cette Histoire Naturelle en trente-six volumes constitue un sommaire qui présente tous les domaines traités. Cette table des matières est la première de la littérature et correspond à une véritable nécessité : « Le bien public exigeant que j’épargne votre temps, j’ai ajouté à cette lettre la table de chacun des livres; et tout mon soin a été de la faire tellement exacte que vous n’eussiez pas à les lire ». La forme alors paraître abrupte à un lecteur plus moderne qui a l’impression d’être confronté à un véritable « catalogue ». Pline consacre l’un de ses chapitres aux hauts-faits réalisés par des hommes : certains noms sont très connus, d’autres sont mentionnés pour la première et la dernière fois dans toute la littérature antique. Ce passage illustre parfaitement l’encyclopédisme quant à son aspect de catalogue.

De cette façon, la méthode encyclopédique constitue, par son caractère doxographique et sa variété et sa précision quant aux sujets abordés une synthèse de savoirs, tous très différents les uns des autres et se présente ainsi comme une littérature tout à fait singulière.

montyHello!

Feel free to attend my new webinar (in English):

Creating e-books to defend the environment — task-based project:

23. 01. 2014 – from 19:00 to 20:30 (Paris time)

Access link: https://webconf.vc.dfn.de/ebooks
Info: http://v.gd/MHFebooks

We’ll see how to engage students and offer them the opportunity of collaborating with students from other countries and get to know PiL (The Partners in Learning network that helps educators connect, collaborate, create, and share.)

Here is also my Learning Activity for the Global Forum competition. Please have a look and « like » it if you find it interesting! Feel free to download the attached documents!:)

Marie

C’était il y a quelques mois maintenant. Je révise et réactive l’alphabet anglais avec mes 6èmes. On chante la chanson, on groupe les lettres qui ont un son similaire… et je finis par mimer le son [r] qu’ils ont du mal à prononcer correctement.

J’insiste un peu et je finis par mimer un tigre qui déchire quelque chose avec sa patte. Et là, intervention de ma tête de classe :

zep-tigre

Voilà. Je viens de me faire pwned par une sixième et un tigre…

Donc, pour l’année prochaine, je note que c’est le lion qui fait Rrrrr. Pas le tigre. Le tigre, lui, il feule !

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :