
Le marché d’un produit et ses limites
Le marché est le lieu de rencontre entre des offreurs et des demandeurs. Cette confrontation aboutit à la formation d’un prix.
Un marché est défini par différents critères.
- marché des biens et services : prix (fruits)
- marché du travail : salaires
- marché des matières premières : cours (café)
- marché interbancaire : taux d’intérêt (monnaie banque centrale)
- marché des changes : cours (devises)
- marché financier : cours (actions)
- marché des capitaux : capital (échange de capitaux)
- réel (produits)
- fictif (interbancaire)
- marché local : toutes les semaines
- marché interbancaire : tous les jours
L’économie de marché est synonyme d’économie libérale et d’économie capitaliste. C’est l’économie adoptée par les Pays Développé à Economie de Marché (P.D.E.M.) dont font partie la France, la Grande Bretagne, les Etat-Unis, l’Allemagne… Les pays de l’Est sont en transition vers une économie de marché car le marché joue un rôle central dans le fonctionnement de l’économie des PDEM (loi de l’offre et de la demande). L’économie libérale s’oppose à l’économie planifiée (contrôlée par l’Etat).
Le marché de la concurrence pure et parfaite (CPP) est due à un libéral français, Léon Walras (1834-1910), qui a développé sa théorie en 1879. Il a une vision idéale du marché qui est source d’efficacité. Malgré ses limites et ses critiques, la CPP tient encore une place importante dans la pensée économique.
Pour qu’une concurrence soit dite pure et parfaite, elle doit respecter 5 conditions :
- atomicité : implique la présence d’un grand nombre d’offreurs et de demandeurs, tous de taille réduite (atomes) par rapport à celle du marché, pour ne pas influencer les conditions du marché et le prix d’équilibre.
- libre-entrée : suppose l’absence de toute entrave à l’accès des offreurs ou des demandeurs sur le marché. Pas de barrières juridiques, ni de brevets, ni de barrières financières : pas de contraintes.
- homogénéité : les produits ou les services échangés sur un marché donné sont parfaitement homogènes, i. e. leurs utilisateurs considèrent chacune des unités proposées par les différents offreurs comme parfaitement interchangeables (acheteurs indifférents à la marque).
- information parfaite : quand tous les offreurs et demandeurs connaissent en même temps et sans coût toutes les informations utiles concernant les échanges sur le marché (transparence du marché).
- parfaite mobilité des facteurs de production : aucun obstacle au déplacement des travailleurs et des capitaux entre les différents producteurs ou secteurs d’activité.
Sur un marché de concurrence pure et parfaite, le prix d’une marchandise est exclusivement déterminé par l’intersection de la courbe de l’offre et de celle de la demande.
L’offre est la quantité qu’un offreur est disposé à vendre aux différents prix possibles d’un bien. Plus le prix est élevé et plus l’offre est importante (vendre plus entraîne plus de profits). L’offre est une fonction croissante du prix. Prix et quantité offerte varient dans le même sens.
La demande est la quantité qu’un demandeur est disposé à acheter aux différents prix possibles d’un bien. Plus le prix est élevé et moins la demande est importante. La demande est une fonction décroissante du prix. Prix et quantité demandée ne varient pas dans le même sens.
L’intersection de l’offre et de la demande permet d’établir :
- le prix d’équilibre
- la quantité échangée
Si le prix s’écarte du niveau d’équilibre, il tend à y revenir automatiquement selon la loi de l’offre et de la demande.
Les coûts de production sont l’ensemble des dépenses nécessaires pour la fabrication d’un bien (salaires, amortissement, intérêts…).
Coût Total (CT) = Coût Fixe (CF) + Coût Variable (CV).
Le coût fixe est un coût qui ne varie pas avec la quantité produite (éclairage, loyer, salaire, intérêts des emprunts, amortissement, assurance, impôts…).
Le coût variable est un coût qui varie en fonction de la quantité produite.
- le coût variable proportionnel varie dans la même proportion que la quantité produite (matières premières)
- le coût variable non proportionnel ne varie pas dans la même proportion (certains salaires).
Coût Variable (CV) = Coût Variable Proportionnel (CVP) + Coût Variable Non Proportionnel (CVNP)
donc :
- CT = CF + CVT
- CT = CF + CVP + CVNP
Le coût moyen est le coût par unités produites. On peut calculer :
- le coût fixe moyen : CFM = CF / Quantité
- le coût variable moyen : CVM = CVT / Quantité ou encore CVM = CVNPM + CVPM
- le coût total moyen : CTM = CT / Quantité ou encore CTM = CFM + CVM
Le coût marginal unitaire est le coût d’une unité supplémentaire. C’est le supplément de coût engendré par la production d’une unité supplémentaire : CMU = CT2 - CT1.
Le modèle de la concurrence pure et parfaite est très éloigné des conditions réelles du marché.
Les entreprises peuvent se regrouper pour détenir une part de marché plus important. La concentration peut aboutir à la création d’ententes, de monopoles (1 seul offreur et plusieurs demandeurs), à des oligopoles (quelques offreurs et plusieurs demandeurs).
Seules les grandes entreprises peuvent se permettre de réunir des capitaux.
Il existe une différenciation entre les produits : marque, couleur, provenance, emballage, odeur…
Cela suppose la parfaite circulation de l’information or il y a des informations partielles, des rumeurs… 60 millions de consommateurs.
Il est difficile de se reconvertir à court terme dans une autre branche (ex : usine chimique). Le changement de qualification demande un certain temps.
Conclusion : la concurrence existe mais elle est impure et imparfaite.







9 avril 2008 at 18:20 [ Citer ]
Vos articles sont très intéressants. Petite rectification, cependant.
III) 2) vous avez marqué “Plus le prix est élevé est plus la demande est importante.” ; en réalite, plus le prix est élevé, et plus la demande diminue, si je ne me trompe pas.
Bonne continuation.
9 avril 2008 at 19:15 [ Citer ]
Bonjour NAT,
Vous avez tout à fait raison, je viens de corriger la phrase. Merci pour votre vigilance !