Tag

information

Browsing

Dans un monde numérique où nous livrons toujours plus d’informations personnelles – aux limites de l’intime pour certaines personnes d’ailleurs – notamment sur les réseaux sociaux, il est utile de savoir comment se propage l’information et comment se prémunir des fuites d’information.

Wild Wild Web : pris dans la toile est un documentaire de Grégory Magne et Stéphane Viard diffusé sur la chaîne 13ème Rue qui éclaire un peu sur le problème de la vie privée sur internet.

I – Définitions

  • population active totale = population active occupée + personnes à la recherche d’un emploi (chômeurs)
  • population inactive = étudiants + retraités + femmes au foyer (sans travail et n’en recherchant pas)
  • taux d’activité = ( population active totale / total des personnes en âge de travailler (17-64 ans) ) * 100

Un secteur d’activité est l’ensemble des entreprises ayant la même activité principale. Les actifs sont classés selon l’activité principale de l’entreprise. La classification en 3 secteurs d’activités est dûe à Colin Clark (1940) et à Fourastié :

  • secteur 1 : agriculture, extraction, production de matières premières
  • secteur 2 : industrie
  • secteur 3 : services

Le secteur 3 a un sous-ensemble : le secteur informationnel (information, communication).
La loi des 3 secteurs est le phénomène constaté par Colin Clark et Fourastié : la répartition de la population active entre les 3 secteurs évolue toujours de la même façon : l’évolution de la demande et les progrès de la productivité conduisent à un déplacement des actifs du secteur 1 vers les secteurs 2 puis 3.

II – Facteurs expliquant l’évolution de la population active

  • l’évolution démographique : baby-boom (accroissement de la population) et baby-crack (baisse de la population : accroissement moins rapide)
  • le solde migratoire : positif ou négatif
  • le taux d’activité des femmes
  • la durée des études : retarde l’entrée dans la population active
  • l’âge de départ à la retraite : la loi Auroux de 1982 a fixé la retraite à 60 ans au lieu de 65 ans mais la réforme de 1994 a allongé la durée du travail (passant de 37.5 à 40 ans)

III – Evolution de la structure socioprofessionnelle

A – Les pays industrialisés

La croissance de la population active s’est accompagnée de profondes mutations (déclin de la paysannerie, essor de l’industrie après la révolution industrielle, importance de la classe ouvrière : augmentation du nombre de cols bleus). Il faudra attendre 1960 pour que les emplois de bureau et le tertiaire progressent (cols blancs). L’extension du salariat (86% de la population en 1997) marque le déclin des professions indépendantes. Notons aussi l’augmentation du taux d’activité des femmes ainsi que l’essor des classes moyennes.

B – Les pays en développement

Connaissent les mêmes mutations que les pays industrialisés et les NPI (Nouveaux Pays Industrialisés) : essor de l’industrie et du tertiaire. Certains PED connaissent une croissance très importante du tertiaire : les pays les moins avancés (PMA). Cette hypertrophie du secteur 3 n’est pas synonyme de développement mais d’un nombre élevé de fonctionnaires et de petits métiers.

IV – La tertiarisation de l’économie ?

A – Nous sommes dans une société tertiaire

  • la croissance est plus soutenue dans les services et le commerce que dans les autres secteurs d’activités.
  • hausse du nombre de cols blancs
  • hausse de la demande des ménages (tourisme, soins aux personnes âgées…)
  • gains de productivité : plus de main d’oeuvre dans le secteur tertiaire (cf. loi des 3 secteurs)
  • hausse de la demande de services des entreprises (restauration, entretien, gardiennage, sécurité, publicité, service de recrutement de personnel (chasseurs de têtes), informatique, comptabilité)
  • les débouchés sont plus dynamiques

B – Définition du secteur tertiaire

Le secteur tertiaire est constitué par les services, i. e. les activités ne se matérialisant pas par un bien particulier. C’est un secteur à part entière, hétérogène : ce n’est plus un secteur résiduel. Ce secteur connaît 2 classifications :

  • services marchands – services non marchands
  • services aux particuliers – services aux entreprises

L’investissement immatériel est considéré comme un service :

  • coût élevé de certains services : la publicité par exemple
  • taille des entreprises : banque (chiffre d’affaire important)

C – Causes de l’évolution du secteur tertiaire

1 – Services aux particuliers

  • augmentation du taux d’activité des femmes
  • vieillissement de la population (augmentation de l’espérance de vie). Il existe un créneau dans le domaine de la vieillesse (kinés, gardes, médecins, repas à domicile….)
  • augmentation des loisirs (voyages, danse, musique…)
  • urbanisation croissante
  • innovations liées au progrès technique (l’informatique et sa généralisation)
  • lois d’Engel

2 – Services aux entreprises ou "le marché de l’externalisation"

Marché de l’externalisation : les entreprise confient de plus en plus de fonctions à des prestataires de service (cantine dans une école par exemple). Ces entreprises se recentrent alors sur leurs activités principales.

  • motivation financière : rapport qualité / prix (maîtrise des coûts)
  • excellence : recours à des spécialistes
  • plus grande souplesse dans la gestion du personnel (contrats de 1 à 2 ans pour éviter le problème des licenciements)
  • adaptation aux fluctuations du marché et aux innovations techniques

Les services rendus aux entreprises sont à finalité industrielle.

D – L’essor des services est-il toujours synonyme de déclin de l’industrie (ou peut-on parler de désindustrialisation) ?

1 – Oui…

  • part représentée par l’industrie dans le PIB et dans la population active
  • baisse du nombre d’ouvriers
  • restructuration d’entreprises : licenciements
  • déclin des grands secteurs d’activité
  • délocalisation : coûts de la main d’oeuvre

2 – Mais…

  • il existe une interdépendance entre les 2 secteurs :
    • le secteur tertiaire rend service à l’industrie : publicité, conseils…
    • le secteur de l’industrie rend service au tertiaire : ordinateurs…
  • il existe une division du travail entre les entreprises industrielles et le secteur tertiaire : marché de l’externalisation.
  • il existe une certaine complémentarité entre les 2 secteurs : illusion de tertiarisation.
  • le commerce et le transport sont le prolongement naturel de l’industrie.
  • les performances des grandes surfaces marquent les gains de productivité de l’industrie. De plus, les grandes surfaces sont aussi source de débouchés pour les produits industriels.

Conclusion : sommes-nous dans une société post-industrielle comme le prédisait Colin Clark ?

Oui, car les services ont dépassé l’industrie dans le PIB et dans l’emploi. Aujourd’hui : importance de la matière grise, des métiers du tertiaire et de la croissance de la demande de services par les ménages (lois d’Engel).

Mais l’industrie continue à jouer un rôle déterminant dans la compétition internationale : elle envahit tous les secteurs (secteur tertiaire, secteur primaire).

Donc il faudrait plutôt parler de :

  • tertiarisation du secteur 2 et 1
  • secondarisation du secteur 3 et 1

Finalement, chacun des 2 secteurs a besoin de s’appuyer sur l’autre pour obtenir des résultats. Nous sommes aujourd’hui dans une société hyper-industrielle :

  • la part de la production industrielle est importante
  • les investissements dans l’industrie sont importants (robotisation)
  • les emplois directs diminuent
  • un niveau élevé d’investissement dans les services (banques)
  • importance des services dans l’industrie

I – Le marché

A – Définition

Le marché est le lieu de rencontre entre des offreurs et des demandeurs. Cette confrontation aboutit à la formation d’un prix.

B – Les différents types de marché

Un marché est défini par différents critères.

1 – La nature des biens échangés

  • marché des biens et services : prix (fruits)
  • marché du travail : salaires
  • marché des matières premières : cours (café)
  • marché interbancaire : taux d’intérêt (monnaie banque centrale)
  • marché des changes : cours (devises)
  • marché financier : cours (actions)
  • marché des capitaux : capital (échange de capitaux)

2 – Le lieu

  • réel (produits)
  • fictif (interbancaire)

3 – Sa périodicité

  • marché local : toutes les semaines
  • marché interbancaire : tous les jours

C – L’économie de marché

L’économie de marché est synonyme d’économie libérale et d’économie capitaliste. C’est l’économie adoptée par les Pays Développé à Economie de Marché (P.D.E.M.) dont font partie la France, la Grande Bretagne, les Etat-Unis, l’Allemagne… Les pays de l’Est sont en transition vers une économie de marché car le marché joue un rôle central dans le fonctionnement de l’économie des PDEM (loi de l’offre et de la demande). L’économie libérale s’oppose à l’économie planifiée (contrôlée par l’Etat).

II – La concurrence pure et parfaite (C. P. P.)

A – L’équilibre walrasien

Le marché de la concurrence pure et parfaite (CPP) est due à un libéral français, Léon Walras (1834-1910), qui a développé sa théorie en 1879. Il a une vision idéale du marché qui est source d’efficacité. Malgré ses limites et ses critiques, la CPP tient encore une place importante dans la pensée économique.

B – Les 5 conditions

Pour qu’une concurrence soit dite pure et parfaite, elle doit respecter 5 conditions :

  • atomicité : implique la présence d’un grand nombre d’offreurs et de demandeurs, tous de taille réduite (atomes) par rapport à celle du marché, pour ne pas influencer les conditions du marché et le prix d’équilibre.
  • libre-entrée : suppose l’absence de toute entrave à l’accès des offreurs ou des demandeurs sur le marché. Pas de barrières juridiques, ni de brevets, ni de barrières financières : pas de contraintes.
  • homogénéité : les produits ou les services échangés sur un marché donné sont parfaitement homogènes, i. e. leurs utilisateurs considèrent chacune des unités proposées par les différents offreurs comme parfaitement interchangeables (acheteurs indifférents à la marque).
  • information parfaite : quand tous les offreurs et demandeurs connaissent en même temps et sans coût toutes les informations utiles concernant les échanges sur le marché (transparence du marché).
  • parfaite mobilité des facteurs de production : aucun obstacle au déplacement des travailleurs et des capitaux entre les différents producteurs ou secteurs d’activité.

Sur un marché de concurrence pure et parfaite, le prix d’une marchandise est exclusivement déterminé par l’intersection de la courbe de l’offre et de celle de la demande.

III – La loi de l’offre et de la demande

A – Analyse de l’offre

L’offre est la quantité qu’un offreur est disposé à vendre aux différents prix possibles d’un bien. Plus l’offre est importante plus le prix baisse. L’offre est une fonction croissante du prix. Prix et quantité offerte varient dans le même sens.

B – Analyse de la demande

La demande est la quantité qu’un demandeur est disposé à acheter aux différents prix possibles d’un bien. Plus la demande est élevé plus le prix augmente. La demande est une fonction décroissante du prix. Prix et quantité demandée ne varient pas dans le même sens.

C – Intersection de l’offre et de la demande

L’intersection de l’offre et de la demande permet d’établir :

  • le prix d’équilibre
  • la quantité échangée

Si le prix s’écarte du niveau d’équilibre, il tend à y revenir automatiquement selon la loi de l’offre et de la demande.

IV – Le calcul des coûts de production par les entreprises

A – Les coûts de production

Les coûts de production sont l’ensemble des dépenses nécessaires pour la fabrication d’un bien (salaires, amortissement, intérêts…).

B – Comment calculer le coût total ?

Coût Total (CT) = Coût Fixe (CF) + Coût Variable (CV).

Le coût fixe est un coût qui ne varie pas avec la quantité produite (éclairage, loyer, salaire, intérêts des emprunts, amortissement, assurance, impôts…).

Le coût variable est un coût qui varie en fonction de la quantité produite.

  • le coût variable proportionnel varie dans la même proportion que la quantité produite (matières premières)
  • le coût variable non proportionnel ne varie pas dans la même proportion (certains salaires).

Coût Variable (CV) = Coût Variable Proportionnel (CVP) + Coût Variable Non Proportionnel (CVNP)

donc :

  • CT = CF + CVT
  • CT = CF + CVP + CVNP

C – Comment calculer le coût moyen ?

Le coût moyen est le coût par unités produites. On peut calculer :

  • le coût fixe moyen : CFM = CF / Quantité
  • le coût variable moyen : CVM = CVT / Quantité ou encore CVM = CVNPM + CVPM
  • le coût total moyen : CTM = CT / Quantité ou encore CTM = CFM + CVM

D – Comment calculer le coût marginal unitaire ?

Le coût marginal unitaire est le coût d’une unité supplémentaire. C’est le supplément de coût engendré par la production d’une unité supplémentaire : CMU = CT2 – CT1.

V – La remise en cause de la concurrence pure et parfaite

Le modèle de la concurrence pure et parfaite est très éloigné des conditions réelles du marché.

1 – Atomicité du produit > Concentration

Les entreprises peuvent se regrouper pour détenir une part de marché plus important. La concentration peut aboutir à la création d’ententes, de monopoles (1 seul offreur et plusieurs demandeurs), à des oligopoles (quelques offreurs et plusieurs demandeurs).

2 – Libre entrée sur le marché > Viscosité

Seules les grandes entreprises peuvent se permettre de réunir des capitaux.

3 – Homogénéité des produits > Différenciation

Il existe une différenciation entre les produits : marque, couleur, provenance, emballage, odeur…

4 – Transparence du marché > Opacité

Cela suppose la parfaite circulation de l’information or il y a des informations partielles, des rumeurs… 60 millions de consommateurs.

5 – Mobilité des facteurs de production > Immobilité

Il est difficile de se reconvertir à court terme dans une autre branche (ex : usine chimique). Le changement de qualification demande un certain temps.

Conclusion : la concurrence existe mais elle est impure et imparfaite.

Spelling error report

The following text will be sent to our editors: