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Samedi soir, je suis allé voir Andy McKee, Antoine Dufour et Preston Reed à la Cité des Congrès de Nantes.

18h30. Nous sommes arrivés bien en avance, assis au 4ème rang. Il n’y avait pas tant de monde que cela : nous n’avons pas eu droit à l’auditorium mais à la salle à droite au premier étage – celle qui sert de salle de projection lors des Utopiales (que je vous recommande chaudement!).

19h30. Je me retourne : la salle est pleine ! Les lumières s’éteignent. Andy McKee arrive sur scène et nous dévoile le programme de la soirée : trois guitaristes – Antoine Dufour, Preston Reed et lui-même – vont se produire individuellement sur scène, avant de se retrouver pour jouer le grand final.

Antoine Dufour

Antoine Dufour, né en 1979, est un guitariste acoustique québécois qui a commencé la guitare à 15 ans et a 5 albums à son actif. Antoine est très drôle, c’est probablement celui qui nous a le plus fait rire – avec son accent déjà mais pas seulement!

Son style est empreint de finesse, de groove et de technique très maîtrisée. C’est vraiment du bon.

Peu de news ces temps-ci et pour cause : je suis en plein emménagement et aménagement dans mon nouveau chez moi ! J’ai troqué mon appartement en région parisienne contre une maison à la campagne, avec les chèvres du voisin au bout du chemin. Seul hic : plus de kilomètres pour rejoindre la ville.

La maison est grande, j’ai reçu pas mal d’aide pour les peintures, tapisseries, montage de lampes/lustres/meubles. Si on fait le tour, ce pourrait être un showroom Ikea ! Je suis grandement amélioré en plafond et mes murs sont honnêtes.

Niveau jardin, tout reste à agencer mais j’ai déjà coupé les trois quarts de la haie et tondu deux fois (avec une tondeuse à essence pour la première fois). Deux arbres ont déjà été plantés, les suivants seront des fruitiers.

Après quelques soucis d’installation de la ligne ADSL – apparemment j’avais sélectionné la mauvaise option lors de mon inscription chez Free – tout semble opérationnel. Freebox v6, 8 Mbits en down.

Hier soir, j’ai été invité par le SNES à assister à l’avant-première du documentaire Tempête Sous Un Crâne de Clara Bouffartigue au cinéma Le Concorde, à Nantes.

Le documentaire nous plonge dans le quotidien d’une classe de 4ème du Collège Joséphine Baker, à Saint-Ouen, aux côtés des enseignantes de français (Alice Henry) et d’arts plastiques (Isabelle Soubaigné).

Alors évidemment, mon regard ne peut pas être tout à fait neutre mais voici ce que j’en retiens : la classe est dure, l’établissement difficile mais on peut clairement voir les trésors de patience des professeurs pour reprendre les élèves et les remettre dans le chemin du cours.

Pas de misérabilisme, pas de stigmatisation, pas de propagande : le rendu est authentique. J’ai beaucoup souri face aux situations de classes auxquelles tout professeur ayant enseigné en ZEP a forcément été confronté.

Cela devient un peu une institution, voici venu le temps du bilan annuel de l’année scolaire 2011-2012.

Nouveau statut : TZR

L’année dernière, j’ai demandé ma mutation pour l’académie de Nantes après 5 ans de bons et loyaux services en ZEP en Seine St Denis. Je pensais avoir suffisamment de points pour obtenir un poste fixe. Je me trompais : je suis devenu Titulaire en Zone de Remplacement (TZR).

Sous cet acronyme barbare, c’est un véritable changement de statut : vous êtes rattaché administrativement à un établissement dans lequel vous n’enseignez pas forcément et la zone de remplacement s’étend à tout le département (et les départements limitrophes). Vous pouvez enseigner dans plusieurs établissements, avec des remplacements courts ou alors à l’année.

Après 5 ans de ZEP, avouez que c’est un peu la carotte quand même.

Affectations

Pour autant (malgré le statut de TZR), j’ai connu de bons établissements cette année, qui m’ont vraiment changé d’environnement : un collège en plein centre de Nantes et un collège en rase-campagne à l’extérieur de la ville. Le jour et la nuit.

Salles et matériel

Allez, c’est un peu là qu’on voit les différences de dotation des collèges entre les différentes académies : vidéo-prjecteurs dans chaque salle, appel avec l’ordinateur de la classe, tableaux blancs. Le collège du centre avait même des baffles dans le faux-plafond pour diffuser le son correctement dans la salle.

Par contre, aucun des deux n’avait de lecteur CD, ce qui m’a tout bonnement fait halluciner. Du coup, il faut tout passer par MP3 ou XviD. D’un côté, c’est plus pratique puisqu’une clé USB suffit. D’un autre côté, comme les MP3 des méthodes ne sont pas taggués, c’est un peu tangent pour savoir quelle est la bonne piste à passer (surtout quand on zappe une partie du livre).

Étant de passage, je n’ai pas raccroché mes posters rock.

Aujourd’hui, on parle d’electro et plus particulièrement de la scène nantaise. Je vous avais parlé de Madeon il y a quelques mois, voici C2C (anciennement Coups 2 Cross), groupe français de quatre DJ composé de 20Syl et Greem d’Hocus Pocus ainsi que d’Atom et Pfel de Beat Torrent, tous originaires de Nantes.

Down The Road est le titre éponyme de leur album qui sortira cet automne :

Vous l’avez très certainement déjà entendu à la radio ou à la télévision, j’ai vu l’autre jour qu’une émission s’en servait comme jingle.

Jeudi soir, je suis allé voir Soror Dolorosa, Les Discrets et Alcest au Ferrailleur de Nantes, situé dans le Hangar à Bananes (sur le quai des Antilles de l’Île de Nantes), accompagné de Jack.

Arrivés un peu en avance, on a fait le tour du Hangar à Bananes, qui est en fait un complexe de restaurants, pubs, crêperies, boites de nuit… C’est bien situé si on veut faire du bruit vu que c’est loin de tout mais c’est un beau complexe, bien éclairé.

Soror Dolorosa

Premier groupe de la soirée, Soror Dolorosa nous délivre du gothic/cold wave froid mais bon. Le chanteur porte une sorte de costume moulant que n’aurait pas renié un luchador mexicain des années 80 mais j’ai bien aimé. Le maquillage rappelait vaguement Alice Cooper mais la voix au mixage était trop faible.

Les Discrets

Alors, les Discrets. Plutôt métal.

Heu, comment dire ? Le chanteur a chanté _vraiment_ faux dès les premières notes alors j’ai un peu de mal à rester objectif mais allez jeter une oreille sur leur MySpace.

Alcest

J’ai découvert Alcest sur Internet et j’ai failli en parler sur le blog l’été dernier et puis une chose en amenant une autre… j’ai oublié !

Alcest est donc un groupe français monté par Neige (chant, guitare, basse, claviers) et Winterhalter (batterie). Le genre musical du groupe a évolué au fil des albums, devenant un mélange de shoegaze et de post-rock, avec quelques éléments de black metal.

Souvenirs d’un autre monde :

Dimanche 23 octobre, je suis allé voir Lenny Kravitz en concert au Zénith de Nantes, accompagné de Jack et Nicole.

On arrive un peu avant 19h et on nous place dans les gradins, au deuxième rang, un peu sur la gauche. Plutôt bien placés donc, la salle n’est qu’à demi-pleine.

(Ps : je persiste à dire que celui qui a inventé le modèle des sièges de gradins des Zénith (et des stades) doit être un descendant de tortionnaire de l’Inquisition.)

Première partie : Raphael Saadiq

Je ne connaissais qu’une chanson de lui. Le reste est insupportable.

Lenny Kravitz

45 minutes plus tard, soit vers 20h30, Lenny Kravitz entre en scène. La salle est pleine à craquer. Jolis effets de lumière, bon son et une bonne grosse dose de rock’n’roll.

Concert du jeudi 23 octobre 2008. Compte rendu de Jac.

Le concert de Suzanne Vega a eu lieu à St Herblain près de Nantes dans la salle de l’Onyx. Le bâtiment est un grand cube noir à l’extérieur comme à l’intérieur. Les portes sont ouvertes une heure avant le concert, ce qui est sympathique en cas de pluie ou froid.

La salle était pleine et les derniers arrivés ont du se caser où ils pouvaient. Nous étions très bien placés – au milieu, 5ème rang, pile en face de Suzanne. Pour info, les 4 premiers rangs sont au ras du sol et il faut lever le nez pour voir les artistes, le 5ème est surélevé donc pas de têtes qui dépassent devant nous.

Le concert a débuté vers 20h40 par Marlene on the wall. Nous avons eu droit à un mélange de chansons du dernier album et des chansons anciennes (3 du premier album il me semble). A un moment elle a demandé quelle chanson on voulait qu’elle chante – sauf Luka et Tom’s Dinner car elle les chanterait à la fin. Quelqu’un a demandé World before Columbus. Elle venait de chanter The Queen and the Soldier qui est une de mes préférées.

BackpackLe sac est prêt et le sac à dos est chargé pour le voyage… nous partons de Nantes à 15h30 pour rejoindre notre groupe de co-voiturage qui se trouve à Angers – un peu compliqué mais comme le bus part de Bordeaux, il faut bien se regrouper chez quelqu’un. Bien tassés à l’arrière d’une Scénic chargée à bloc nous arrivons à Bordeaux sur le coup de 23h, en roulant pourtant à un rythme relativement soutenu. Nous formons un petit groupe de cinq : 3 professeurs d’anglais, une professeur d’allemand et un mari qui n’appartient pas à l’Education Nationale.

Nous passons la nuit dans un de ces hotels près de l’aéroport qui ressemble fort à ces motels américains miteux tant prisés par les braqueurs de banque/preneurs d’otages/serial killers dans les films. Et le néon vert de l’enseigne – bizarrement situé juste en face de ma fenêtre – a inondé la chambre d’une lumière blafarde et lovecraftienne toute la nuit. Aye, mis ojos ! *_*

Mon pote Arthur m’a invité jeudi soir aux Utopiales qui se déroulaient à la Cité des Congrès de Nantes, dont le thème cette année tournait autour de l’imaginaire vernien, en hommage à Jules Verne. Etant passionné de science-fiction, heroic fantasy & fantastique, je ne pouvais pas louper ça. Arthur m’appelle à 18h sur mon portable : le premier film commence à 18h45. J’attrape mon blouson et je saute dans la voiture à 18h05. Arrivée dans le parking de la Cité des Congrès à 18h50, je n’avais jamais vu un tel bin’s sur le périphérique, complètement bouché des deux côtés. Humeur pressée puisque le film a déjà commencé. Arthur m’appelle une nouvelle fois alors que je passe les portes d’entrée de la Cité des Congrès. Je décroche, me dirige d’un pas pressant vers les escaliers, avant de voir les gestes effrénés d’Arthur pour capter mon attention dans le noir.

1er film : Mighty Peking Man (King Wong)

Evelyn Kraft  - Mighty Peking Man (1977)Mighty Peking Man - 1977Un remake de King Wong avec une blonde sculpturale qui vit dans la jungle. Le film est vraiment de série Z avec ses décors en carton pâte, ses dialogues à deux balles et les plans très seventies sur fond de musique sirupeuse. Certaines scènes sont à mourir de rire : par exemple lorsque la sauvageonne grimpe à l’arbre ou qu’elle s’amuse à porter un léopard sur son dos comme s’il s’agissait d’un chiot ! Et lorsque la sauvageonne quitte sa jungle pour la civilisation, cela n’étonne personne qu’elle se balade entre les buildings avec sa petite tenue de Jane. Incroyable ! =) Et pourtant, on s’est super bien amusé en regardant ce film : sur les 600 personnes qui devaient se trouver dans la salle, la plupart ont applaudi ou éclaté de rire sur certaines scènes, ce que je n’avais jamais vu auparavant dans un cinéma. Très très bonne ambiance.
Allez, juste pour le fun : la bande annonce de Mighty Peking Man (King Wong).

Entracte : “mais ils ont tous des têtes de geeks ici ! On se croirait à une convention Star Wars !”

2ème film : Suicide Club

Film assez gore, interdit aux moins de 16 ans : dans les premières minutes du film on assiste au suicide de 54 adolescentes qui se jettent sous une rame de métro avec du sang qui gicle partout. Très gore, assez peu d’intérêt. Tentatives confuses de soulever des questions pseudo-philosophiques. Je passe.

3ème film : Kentucky Fried Chicken

Film très drôle de John Landis, le réalisateur de Blues Brothers et Un fauteuil pour deux avec John Landis himself présentant son film comme un navet fini ! Il venait des Etats-Unis à Nantes juste pour présenter son film avant de se rendre à un festival de cinéma en Italie. Super sympa, mais son traducteur était vraiment à la ramasse. On s’est d’ailleurs un peu lâchés Arthur et moi lorsque Landis a demandé si la traduction était bonne… ;-) Pour le film, il s’agit de parodies genre Les Nuls donc si vous êtes fans, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Au final, une super soirée. Comme quoi on peut voir des films de série Z pendant lesquels on s’ennuie moins que devant les navets proposés à la télé. Merci Arthur !

Comme l’oral du CAPES se déroule cette année encore à Toulouse, j’ai choisi le moyen de transport le plus court et le moins fatiguant : l’avion. En effet, le trajet Nantes/Toulouse dure 1 heure tout rond alors que cela prend environ 6 heures en voiture ou en train. Et vu qu’il faisait entre 36° et 39°, le choix fut vite fait, surtout que l’avion revient à peu près au même prix que la voiture avec les péages – si l’on a moins de 25 ans bien sûr.

Mais un voyage se passe-t-il vraiment sans péripéties ? Le mot voyage ne dénote-t-il pas la notion d’aventure, les petits plus qui font qu’il restera gravé à jamais dans nos mémoires ? Assurément. Et d’ailleurs en voici un petit aperçu.

Mercredi 29 juin – 14h. Arrivée à l’aéroport de Nantes Atlantique. Enregistrement du sac de voyage et direction le hall d’embarquement. J’attends depuis déjà une bonne demi-heure lorsque j’aperçois un regroupement de personnes près du comptoir. Je lève alors les yeux vers l’écran de contrôle, sur lequel je lis “Vol pour Toulouse : retard 25 min”. Ah. Je me rapproche de l’hôtesse et tend l’oreille : l’avion est bien arrivé mais il est dans l’incapacité technique de redécoller, plus d’informations nous seront communiquées dans les minutes suivantes. Bon, cela commence… Effectivement, la nouvelle tombe sans trop tarder : le vol est tout bonnement annulé. Comme ça, paf ! Le jour où je dois me rendre à Toulouse pour passer mon concours. Il est alors 15h50 et je dois être impérativement à Toulouse le jour suivant à 14h…

Je me dirige donc comme tout le monde vers le comptoir réclamations, ouvert spécialement pour nous. Première étape : récupérer le sac sur le tapis. Seconde étape : écoute des options de réacheminement. Ce sont en fait des options qui n’en sont pas – jugez plutôt : les billets “affaires” ont été automatiquement reporté sur le vol suivant. Les autres ont eu le droit à un Nantes/Paris suivi d’un Paris/Toulouse. Autant dire que l’ambiance était électrique – appréciez la litote ! Bien évidemment, nous eûmes droit à une seconde surprise : le vol Nantes/Paris a accusé un retard de 30 minutes – ce qui amputait sérieusement mes chances d’attraper la correspondance et pouvait m’obliger à rester bloqué à Paris. Course effrénée dans le terminal 2F, arrivée à la porte 35 en nage, petit coup d’oeil circulaire inquiet : c’est bon, l’embarquement n’a pas commencé. Et pour cause, le dernier vol accuse lui aussi un retard de 15 minutes. Décidément, à Air France de nous faire préférer le train !

23h50. Arrivé enfin à Toulouse, j’attrape mon sac et me jette dans la navette qui me dépose devant la gare Matabiau. Un petit kilomètre plus loin, haletant et toujours en nage, j’aperçois la lumière bleutée de l’enseigne de l’Etap Hôtel, tel un phare dans la nuit. Je m’engouffre et tombe sur le veilleur de nuit qui m’alloue la chambre 700 et un numéro digicode impossible à retenir. Je monte au 7ème étage, tape le code : rien. Voyant rouge qui refuse de passer au vert. Je réessaie. Toujours rien. Maudissant cette journée infernale, je redescends au rez-de-chaussée et informe le veilleur que son code ne fonctionne pas. Extraits.

Veilleur ” Le code ne marche pas ? Vous êtes sûrs d’avoir tapé le bon code et d’avoir appuyé assez fort sur les touches” ?
Matt (“Mais tu me prends vraiment pour une bille mon garçon ?!?”) Oui, j’ai même tenté à plusieurs reprises.
Veilleur “Bon on va voir ça ensemble”.

Nous remontons. Nous testons. Et nous constatons que le code ne fonctionne pas. Il m’ouvre avec son passe et m’annonce aussi fier que s’il avait inventé l’eau chaude :

Veilleur : “Ben voilà, maintenant vous y êtes ! Si vous voulez sortir, vous fermez la porte et si vous voulez rentrer ben vous venez me voir et je vous ouvrirai”.
Matt : ” Hein ?! Je vais devoir vous chercher à chaque fois que je veux entrer dans ma chambre ?! Mais c’est pas possible ça ! Je ne peux pas être relogé ?”
Veilleur : “Ah ben non, l’hôtel est complet”.
Matt : “Trop cool. Bonne nuit”.

Jeudi 30 juin – Minuit 30. Fin du périple. Je viens de prendre ma douche et je suis claqué. Mon voyage qui devait prendre trois heures en a pris au final plus de dix. Oui, je crois qu’on peut dire que j’aime l’aventure…