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bilan annuel

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Cette année, j’ai eu droit à enseigner dans deux lycées de centre-ville.

Cela change de l’année précédente !

Les lycées

Bien qu’ils soient tous deux en centre-ville, l’atmosphère est très différente au sein des deux établissements : mon premier lycée est récent, l’autre fait partie des lycées “historiques” de la ville et cela se ressent au niveau de l’ambiance de la salle des professeurs.

Le lycée récent est beaucoup plus dynamique et les profs de maths ne ressemblent pas à Socrate comme dans l’autre ;-)

Les élèves

cover-free-birdCette année, j’ai eu des secondes, des premières L et ES, et deux terminales ES. C’est la première fois que j’avais des secondes et je les ai trouvé très bien : bon niveau, bien éduqués. Tous savent se servir des TICE et ils m’apprennent même quelques astuces sur Google Drive ou sur les applis qu’ils utilisent. C’est très enrichissant.

En fait, je me suis réconcilié avec les secondes cette année – ils sont bien loin des secondes que nous étions à l’époque et c’est tant mieux!

La pratique

Je me suis amusé à changer un peu ma pratique cette année : j’ai tenté de faire les choses différemment et d’éviter le frontal, c’est à dire moi devant eux.

Du coup, on a fait d’autres activités comme de la recherche en salle info, de la réalisation de diaporama au départ (mais bonjour l’ennui) pour aller vers des choses plus créatives comme l’écriture de scénario gore, jouer une scène de théâtre qui dénonce quelque chose, écrire une nouvelles à plusieurs, créer l’invention de demain et la présenter à la classe… bref, j’ai tenté de nouvelles approches et cela a bien fonctionné.

J’ai beaucoup privilégié les travaux de groupes, avec toujours des travaux individuels, et je pense que cela a été plutôt productif. Il me semble que les élèves ont plus accroché que la méthode un texte/des questions/un récapitulatif.

L’année prochaine, je remets cela.

What’s next?

La grande nouvelle, c’est que je ne serai pas TZR l’année prochaine : j’ai obtenu ma mutation dans un lycée et j’en suis extrêmement content :)

Je viens de me rendre compte que mon dernier bilan annuel date de 3 ans, en 2011-2012… il y eu des changements depuis !

Histoire de ne pas perdre le rythme, voici ce qui s’est passé.

Récapitulatif de l’année scolaire 2012-2013

nada-surf-high-low-coverJ’ai eu un collège et un lycée, en faisant le grand écart : professeur principal de 6ème, 4ème SEGPA, et des premières et terminales L full options…

Autant dire que passer des SEGPA au TL à l’heure suivante, ça fait tout drôle !

Les élèves

Une très bonne année qui m’a fait découvrir le lycée. Et j’ai eu des élèves de lycée super sympas, avec qui je suis allé boire un coup après leur obtention du bac.

Un des points forts des élèves de lycée : il n’y a quasiment plus besoin de dressage comme au collège. Ils sont éduqués, connaissent les règles et savent à peu près pourquoi ils sont là.

Au niveau du travail par contre, pas de grands changements : il ne faut toujours pas compter sur les manuels dans les sacs ou sur la lecture des oeuvres chez eux.

Les collègues

Les collègues de lycée sont bien moins stressés que ceux du collège (à part de très rares exceptions). Par contre, les gens vont et viennent et il n’y pas de cohésion dans la salle des professeurs.

J’ai également bien apprécié le fait de sortir prendre des pots ou aller au restaurant avec mes collègues du lycée après une journée de travail. C’est vraiment un petit plus.

Au collège, je me suis fait un bon pote – Jan – avec qui on boit des coups de temps en temps.

J’y ai aussi rencontré Cécile <3

Cela devient un peu une institution, voici venu le temps du bilan annuel de l’année scolaire 2011-2012.

Nouveau statut : TZR

L’année dernière, j’ai demandé ma mutation pour l’académie de Nantes après 5 ans de bons et loyaux services en ZEP en Seine St Denis. Je pensais avoir suffisamment de points pour obtenir un poste fixe. Je me trompais : je suis devenu Titulaire en Zone de Remplacement (TZR).

Sous cet acronyme barbare, c’est un véritable changement de statut : vous êtes rattaché administrativement à un établissement dans lequel vous n’enseignez pas forcément et la zone de remplacement s’étend à tout le département (et les départements limitrophes). Vous pouvez enseigner dans plusieurs établissements, avec des remplacements courts ou alors à l’année.

Après 5 ans de ZEP, avouez que c’est un peu la carotte quand même.

Affectations

Pour autant (malgré le statut de TZR), j’ai connu de bons établissements cette année, qui m’ont vraiment changé d’environnement : un collège en plein centre de Nantes et un collège en rase-campagne à l’extérieur de la ville. Le jour et la nuit.

Salles et matériel

Allez, c’est un peu là qu’on voit les différences de dotation des collèges entre les différentes académies : vidéo-prjecteurs dans chaque salle, appel avec l’ordinateur de la classe, tableaux blancs. Le collège du centre avait même des baffles dans le faux-plafond pour diffuser le son correctement dans la salle.

Par contre, aucun des deux n’avait de lecteur CD, ce qui m’a tout bonnement fait halluciner. Du coup, il faut tout passer par MP3 ou XviD. D’un côté, c’est plus pratique puisqu’une clé USB suffit. D’un autre côté, comme les MP3 des méthodes ne sont pas taggués, c’est un peu tangent pour savoir quelle est la bonne piste à passer (surtout quand on zappe une partie du livre).

Étant de passage, je n’ai pas raccroché mes posters rock.

Allez, juste avant la reprise, je fais le bilan de l’année 2010-2011 qui vient de s’écouler.

Salle et matériel

Même salle pour ma dernière année au collège mais j’ai enfin eu mon tableau blanc! Finies les craies qui tâchent, bonjour les couleurs !

Les élèves

J’avais trois classes de 5èmes dont une vraiment excellente. Deux classes de 3èmes dont une qui s’est amusée à jeter divers objets à travers la classe au cours de l’intégralité du premier trimestre (c’était plus grave dans d’autres cours que le mien… cela n’enlève rien à la bêtise mais bon) et une classe de 4ème LV2 avec cinq élèves (deux filles extraverties complètement azimutées).

J’ai aussi eu les MGI mais si brièvement que j’ose à peine le mentionner. La Mission Générale d’Insertion permet à des élèves n’ayant pas trouvé d’orientation de se remettre à niveau pendant un an. D’habitude, on a 3 ou 4 élèves . Cette année : 18 caïds des différentes cités de la région ! Je les ai envoyé promener après 5 cours je pense.

Mis à part cela, business as usual. Je me rends compte qu’énormément d’élèves vont me manquer et pas que les bons, il y en a qui ne fichent rien mais qui sont d’une grande gentillesse. Au fond, ça compte énormément pour moi (bien que ce ne soit pas un critère académique). They’re my buggers but I’ll miss them !

Comme chaque année, c’est l’heure de tirer le bilan de l’année scolaire qui vient de s’écouler.

Salle et matériel

Pas de grands changements : je reste dans ma salle (aka “le cagibi”) avec mes posters, mon poste K7/CD, mon rétro et mon tableau vert à craies qui tâchent (notez le possessif, signe que tout cela n’est pas donné, cela s’acquiert !). C’est impeccable, en plus les élèves s’y habituent, c’est bien.

Les élèves

Comme je l’avais pressenti l’année dernière, on a bien galéré avec nos 3èmes cette année…

J’avais une classe de 3ème DP3 plutôt sympa mais absentéiste et une autre troisième censée être lambda mais finalement blindée de boulets qui sont venus en cours assidûment pour faire n’importe quoi (mais oui, vous savez, ces élèves qui viennent sans sac, sans feuille et sans stylo et qui s’insurgent lorsqu’on leur demande de copier le cours ou de suivre…).

Par contre, je me suis bien amusé avec mes anciens élèves lors du voyage en Angleterre, lors des représentations du club Shakespeare ou pendant les quelques dernière heures de cours pendant lesquelles j’ai amené les guitares et on s’est amusé à plaquer quelques accords. Ou à écouter les Stones dans ma salle à fond les ballons.

Bons souvenirs tout ça, il y a des élèves qu’on n’oubliera pas :)

Voici venu le temps de dresser mon petit bilan annuel de l’année scolaire 2008-2009.

Salle

J’ai eu la même salle que l’année dernière mais cette année, j’ai fait un gros effort de décoration : je me suis acheté une dizaine de posters chez AllPosters histoire de rendre la salle un peu plus yéyé.

Pour vous donner une idée, le factotum du collège est celui qui choisit les couleurs des classes. La mienne est bleue profond (parpaings côté couloir) et vert pomme sur les autres murs… c’est atroce, on se croirait dans un aquarium. Si on y ajoute les quelques élèves qui vous regardent l’air vide sans comprendre, le tableau est complet, on a même les poissons !

sex pistols posterParmi les posters, nous avons donc : un poster des Sex Pistols avec l’Union Jack (qui fait l’unanimité des élèves), le poster de Dark Side of The Moon des Pink Floyd, Led Zeppelin au complet (“hé M’sieur ? mais c’est quoi ces pantalons tout serrés là ?!? Ils sont sérieux ???”), The Beatles of course, un poster de Black Sabbath (période Ozzy Osbourne), la pochette de London Calling des Clash avec Joe Strummer explosant sa guitare sur scène. Un poster d’AC/DC (Highway to Hell) collé sur la porte, histoire d’annoncer la couleur. Et le poster de Reservoir Dogs (intitulé “let’s go back to work” mais je devrais peut-être enlever le “back”).

C’est bien, je cache les murs hideux et en plus je fais dans le culturel. Les élèves remarquent tout de suite les nouveaux posters et cela donne un sujet de conversation. Et ils adorent quand on leur raconte les histoires des groupes de rock mine de rien.

Et bien voilà que se termine ma première année en ZEP 93. Histoire de passer de bonnes vacances et d’envisager l’année prochaine avec plus de sérénité, je crois qu’il est l’heure de dresser un petit bilan.

Seine St Denis

L’une des plus grandes craintes lorsque l’on est affecté dans l’académie de Créteil, c’est de se retrouver en Seine St Denis, dans le fameux “neuf trois”. Et bien pour y avoir vécu un an maintenant, ce n’est pas ce qu’on nous bassine à longueur de journée dans la presse ou dans les média. Tout n’est pas rose (gris plutôt avec tout le béton environnant) mais ce n’est pas non plus le bagne. Le truc, c’est qu’il y a plus de monde qu’ailleurs : la densité de population nationale est de 105 habitants/km² – en Seine St Denis elle est de 5855 habitants/km².

Collège ZEP 93

Pas de moyens ! Oubliez tous vos référentiels antérieurs lorsque vous entrez au collège (du moins dans le mien) : pas de rétroprojecteur, des tableaux à craies, une télévision par étage, des tables mouillées parce qu’il a plu la veille, des tags et dégradations ponctuelles… ne comptez pas trop sur l’équipement. Les manuels que j’ai utilisé cette année (New Apple Pie 5è) datent de 1992. J’ai moi-même appris sur ce même manuel… c’est une étrange sensation de revoir les mêmes images et textes d’il y a 15 ans !

Les élèves

Qui dit collège ZEP-APV ex-PEPIV sous-entend implicitement qu’on ne va pas rigoler tous les jours avec les élèves. Ce n’est pas faux. La majeure partie d’une classe ne connaît pas les règles élémentaires de politesse : lever la main, attendre qu’on leur donne la parole, ne pas jeter d’objets à travers la classe, ne pas insulter ses camarades, ne pas oublier le vouvoiement de rigueur… ils ne connaissent pas cela donc il faut les cadrer d’entrée de jeu. Une fois que le dressage est accompli (comptez plusieurs semaines, jusqu’à la Toussaint voire après) vous pouvez avoir un semblant de cours correct. Ils vous le feront payer cher le cours d’après d’ailleurs. Déroutant. Certains élèves sont ultra-scolaires (ils apprennent par coeur, sans grand discernement), d’autres sont là parce qu’il n’y avait rien d’intéressant à la télévision ce jour-là.

Le silence de cathédrale est devenue une légende urbaine et il faut apprendre à composer avec un léger bruit de fond. Déroutant au prime abord. Il faut avoir un système de punition cohérent et juste : verbes à conjuguer, mots dans le carnet, colles… Les verbes à conjuguer sont très efficaces : une fois qu’ils ont fait quelques verbes aux 8 temps de l’indicatif, ils se tiennent déjà mieux. Ne pas relâcher la bride avant Noël. Je l’ai appris à mes dépends cette année : il faut exiger et ne rien céder. La classe est un territoire à défendre.

A part cela, on a des élèves absolument attachants, du genre qu’on n’oubliera jamais. Ils sont plus éveillés que dans certaines zones rurales de province et assez dynamiques. Par contre, le travail à la maison pêche beaucoup parce que très peu ont des parents qui surveillent ce qu’ils font. Beaucoup sont livrés à eux-mêmes donc le travail doit être effectué en classe et là leçon apprise lors du cours.

Solidarité entre collègues

On parle souvent de l’esprit d’équipe et de la solidarité qui existe entre les collègues. Sachez que c’est tout à fait justifié : vous trouverez toujours une oreille attentive pour partager votre frustration ou votre abattement et vous donner quelques conseils. Bonne ambiance dans la salle des profs, de toute façon tout le monde est confronté aux mêmes situations à un moment ou un autre donc à force, on finit par voir tout l’éventail d’attitudes et de comportements. Cela aide quand même pas mal d’avoir de bons collègues.

Nous touchons la fin de l’année scolaire et c’est le moment idéal pour dresser un petit bilan de cette année PLC2. Au-delà des 15 000 km parcourus pour me rendre au collège ou à l’IUFM, voici ce que nous avons subi fait cette année.

IUFM

C’est la partie qui nous semblait être la plus rébarbative sur le papier et cela a été très sympathique de retrouver d’autres collègues deux jours par semaine pour partager nos expériences, situations de classe, coups de gueule aussi… bref, c’étaient les 2 jours relax de la semaine. Il faut dire qu’avoir un bon groupe cela aide également. Nous n’aurions peut-être pas pris autant de plaisir avec d’autres personnes (tss, tss… qui a mentionné les matheux ?!?).