Concert Dream Theater au Zenith ParisVendredi 5 octobre a été une journée à marquer d'une pierre blanche, grâce au concert de Dream Theater au Zénith. Accompagné de Pierre-Jean et Aurélien, professeur de musique et shredder aspirant à l'E.N., nous nous sommes joints à la queue déjà formée vers 17h30, pour un concert débutant à 19h30. Un heure d'attente plus tard, nous étions assis quasiment en face, décalés sur la gauche. Et pas de géants devant nous donc vue parfaite sur la scène.

Un sandwich plus tard, j'étais prêt à apprécier le concert. Et les jupes des ouvreuses. Elles ont de très jolies jupes noires et rouges au Zénith...

Première partie : Symphony X

19h25 : Symphony X entame la première partie du concert. Le son était littéralement catastrophique : il n'y avait aucun moyen de discerner les notes que jouait le guitariste, avec sa guitare réglée trop dans les aigus. A contrario, le chanteur était en forme et je lui ai trouvé des accents de Ronnie James Dio à plusieurs reprises.

Le chanteur a monologué un peu, disant qu'il adorait la France et que c'était au Zénith il y a quelques années qu'il s'était fiancé à sa femme et que ses meilleurs amis se trouvaient ici. Mouvement de foule de contentement. Il annonce alors que pour remercier ses fans français, il joueront The Odyssey, morceau qui dure dans les 25 minutes !

Après discussion, nous nous sommes mis d'accord sur le fait que la première partie avait été assassinée, victime d'un d'un sabotage au niveau du son et de la lumière. Le son était de la soupe et trois projecteurs se sont battus en duel en arrosant la foule et me rendant aveugle. Standing ovation des connaisseurs. Je classe Symphony X à côté de Stratovarius désormais.

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Setlist de Symphony X

1 - Intro : Occulus Ex Inferni
2 - Set the World on Fire
3 - Domination
4 - Serpent Kiss
5 - The Odyssey

Dream Theater

8h30, changement de set. Un feu tricolore est suspendu au dessus de la scène et deux fourmis géantes projectent leur regard sur les premiers rangs de la fosse. Le rideau se lève, dévoilant un écran géant et une petite fourmi découvrant le panneau Your Majestic, emblème de Dream Theater. Le feu tricolore était rouge lors de l'installation du set, est passé à l'orange lors de l'intro puis au vert lorsque les projecteurs ont dévoilé la présence des musiciens. Bien senti !

J'ai trouvé le chanteur James LaBrie en forme, fidèle à l'empreinte vocale que je retrouve sur les albums et très puissant. Il nous a d'ailleurs accueilli avec un tonitruant :

Bonjour Paris ! Comment ça fuckin' va ?
We're gonna play 2 fuckin' hours and half for ya !

De quoi mettre l'ambiance et permettre une auto-régulation de la population de la fosse en suivant les principes de Darwin. Heureusement que nous avions des places assises. Je crois que je n'aurais pas supporté d'être compressé dans la fosse. Si le Zénith n'était pas complètement rempli, il devait bien y avoir 5500 personnes dans la salle, une véritable marée humaine.

Autre version de l'intro.

Mike Portnoy, croûlant sous un nombre d'éléments de batterie impressionnant, m'a fait penser à Neil Peart, le batteur de Rush. Il a frappé fort et sec pendant tout le concert et je ne me suis vraiment régalé à écouter et regarder sa prestation - même si j'ai eu l'impression qu'il perdait parfois ses baguettes ?!?

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Je n'ai pas trop entendu la basse de John Myung, mis à part pendant son mini-solo/break et le synthé-guitare des années 80 de Jordan Rudess (keyboards) s'est noyé dans le delay et les changements de pitchs. John Petrucci, re-chevelu, a été fidèle à lui-même, enchaînant slow-tempo blues solos et hardcore shred. J'ai particulièrement apprécié la mini-caméra posée devant lui et rendant les solos visibles sur l'écran géant. De même pour les claviers de Rudess.

Un concert de 2h30 qui m'a semblé durer 45 minutes... le son était génial, quasiment d'une qualité CD et les jeux de lumière très bien sentis, parfaits pour l'ambiance rock progressif des morceaux.

Un passage du rappel avec Finally Free.

Setlist de Dream Theater

In the presence of enemies (part 1 & 2)
Strange deja vu
Blind faith
Surrounded (version 2007 : reprise de "Sugar Mice" de Marillion puis "Mother" de Pink Floyd pour le solo et l'intro)
Constant motion
Dark eternal night
Keyboard solo [Rudess]
Lines in the sand
I walk besides you
Take the time
The Ministry of lost souls

Encore

Medley :
I. Trial of tears
II. Finally free
III. Learning to live
IV. In the name of God
V. Octavarium

Bootleg du concert

Voici le bootleg du concert, enregistré avec un micro-track, les pochettes sont incluses : [lien dead].

Un excellent concert ! Je ne connaissais pas vraiment Symphony X et je trouve cela assez épique - on se croirait parfois dans un peplum, avec une guitare aux accents Malmsteen-iens. Dream Theater a répondu à mes attentes, j'attendais secrètement Finally free et son rythme lancinant et nous nous sommes vraiment bien amusés.

Si vous avez l'occasion de voir Dream Theater un jour, nhésitez pas. Soyez assis toutefois !

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par Matt Lecture: 5 min

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