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Tous nos récits de voyage, car les voyages forment la jeunesse! Vous pourrez y trouver nos expériences, nos coups de coeur et quelques bons plans pour partir dans des coins dépaysants.

Voici la fin de notre compte-rendu de notre voyage en Sicile !

Au moment où nous ouvrons les yeux, le soleil est éclatant ! Nous nous empressons de nous préparer, de petit-déjeuner copieusement et nous sommes partis pour une nouvelle journée. Aujourd’hui, au programme, visite de Cefalù.

Après la bonne soirée d’hier, notre impression sur ce petit village est très positive et, au long de la journée, nous ne serons pas déçus. En effet, lorsque nous sortons de notre chambre, la première image qui s’offre à nous est le bleu éclatant de la mer, exalté par le soleil rayonnant.

La particularité de Cefalù est sa construction au pied d’une falaise vertigineuse. Nous sommes bien décidés à l’arpenter. Nous nous engageons donc sur un petit chemin pavé en escaliers bordé par des pins, qui monte le long du rocher.

Une semaine en Sicile : journée à Cefalù, et retour de Palerme à Nantes photo 1
Un chemin qui monte, qui monte…
Une semaine en Sicile : journée à Cefalù, et retour de Palerme à Nantes photo
Cefalù, vue du chemin de l’ascension du rocher

Il fait très chaud, mais nous avons de l’eau en quantité et sommes bien chaussés. La montée se fait donc sereinement. Au fur et à mesure de notre ascension, la ville médiévale et son petit port se déroulent sous nos pieds. La vue est absolument splendide et nous en profitons pour faire de belles photos.

Voici la sixième journée de notre voyage en Sicile.

Aujourd’hui, nous devons partir d’Agrigente et prendre la direction du nord de la Sicile, pour remonter vers Palerme car notre vol de retour est dans deux jours. Deux solutions s’offrent à nous : soit nous reprenons le chemin que nous avons déjà pris (retour via Mazara del Vallo), soit nous passons par le centre de la Sicile (via Enna). C’est la seconde solution que nous choisissons, d’autant que nous avons repéré sur la carte une étape intéressante : les vestiges d’une villa romaine découverte il y a peu, mais déjà réputée pour ses mosaïques.

La villa romaine du Casale est une villa située près de la ville de Piazza Armerina, au sud de la Sicile, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa construction a débuté à la fin du IIIème siècle. Elle compte une trentaine de pièces décorées de mosaïques. Elle fut occupée jusqu’en 1160 lorsqu’elle fut ravagée par un incendie et disparut sous un glissement de terrain. C’est ce qui a permis de la retrouver quasi intacte quelques siècles plus tard.

Le site fut découvert en 1812 mais il fallut attendre 1929 pour débuter les fouilles et mettre au jour la première mosaïque (Travaux d’Hercule). La fin des restaurations date de 1954.

La villa fut longtemps attribuée à Maximien Herculeus, associé de Dioclétien dans la Tétrarchie. Il est aujourd’hui admis que son commanditaire devait être un riche romain dont le nom reste inconnu.

On reconnaît l’aisance financière du propriétaire de la villa aux mosaïques qui ornent les sols : les services d’un artiste étaient très onéreux dans l’Antiquité. De plus, il s’était même fait construire des thermes privés. Ils constituent la première étape de notre visite.

Les thermes étaient alimentés en eau par un aqueduc et constitués de salles différentes : un frigidarium, qui, comme son nom l’indique, contenait de l’eau froide. Son plan est circulaire et il est orné d’une mosaïque représentant une scène marine. Une autre salle appelée tepidarium contenait un bain dont l’eau était tiède. Deux salles étaient réservées aux bains chauds: c’est le système très élaboré de l’hypocauste qui permettait de chauffer l’eau. Il est encore visible aujourd’hui, et reconnaissable aux petits monticules de briquettes, permettant de faire circuler la chaleur de façon uniforme sous la cuve contenant l’eau du bain. Les thermes de ce riche romain étaient aussi constitués d’une salle de repos. La mosaïque qui l’orne indique la fonction de cette salle : sur le sol, est en effet représenté un strigile. Il s’agit d’un outil que les romains utilisaient avec de l’huile de façon à ôter les peaux mortes et se gommer le corps. C’est en quelque sorte l’ancêtre de nos gels douche exfoliants.

Nous entrons ensuite dans la villa. Puisque les mosaïques ornent les sols, ont été aménagées des coursives placées en hauteur qui définissent un parcours pour les visiteurs. L’ensemble, recouvert d’un toit, permet de surplomber les oeuvres d’art sans les abîmer et protège en plus du soleil.

3 500 m² de mosaïques s’étendent devant nous au fil du parcours. Elles sont toutes superbement bien conservées et sont absolument saisissantes par la vivacité de leurs couleurs. Il est difficile de croire qu’elles ont été créées dix-sept siècles plus tôt ! La technique des artistes nous impressionne: les personnages qui défilent devant nous sont tous très expressifs par leurs gestes ainsi que leurs regards et ils semblent de fait investis d’un souffle de vie.

Nous apprécions particulièrement les scènes de la vie quotidienne telles que les jeunes filles en bikini. Elles sont toutes légèrement vêtues et sont engagées dans diverses représentations sportives : disques, haltères, balles et course. Rien ou presque ne diffère de notre époque, au point qu’on se croirait un instant sur une plage d’aujourd’hui…

Une semaine en Sicile : la villa romaine du Casale à Piazza Armerina photo

Les scènes de chasse sont aussi passionnantes et nous sommes sidérés par l’exactitude de la représentation des animaux. Des centaines d’espèces différentes sont mises en scènes, et chacune très fidèlement.

Voici le cinquième jour de notre voyage en Sicile.

Après une nuit paisible, nous sommes d’abord réveillés par le chant du coq puis par le raffut des autres locataires qui claquent la porte qui mène vers la salle du petit déjeuner. Au moins, on se lève tôt !

Le petit déj’ est tout simplement royal : toasts, croissants, jus de fruits, un vrai café avec du liquide dedans, des fruits… Cécile est ravie, tout est frais et cela va nous caler pour bien démarrer la journée.

Nous quittons Sélinonte et reprenons la voiture pour rejoindre Agrigente. En théorie, cela prend deux heures mais sur les routes siciliennes, tout est plus long. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours indiquées et il existe toujours deux limitations différentes, selon que l’on possède une grosse cylindrée ou une petite voiturette. Pas facile de s’y retrouver.

Sur la route, nous nous arrêtons à mi-chemin pour admirer les ruines d’Eraclea Minoa. Il s’agit d’une ancienne colonie de la cité de Sélinonte, qui périt tragiquement au premier siècle avant Jésus-Christ du fait d’un glissement de terrain. On voit encore la cavea de l’amphithéâtre, situé en haut d’une crête qui donne une vue plongeante sur la mer. L’édifice est bien conservé, mais malheureusement recouvert d’un hideux toit de plastique blanc, qui ôte sa poésie à une oeuvre millénaire. En contrebas, apparaissent aussi les vestiges des habitations romaines dont on voit encore les fondations. Il pleut à verse et nous nous réfugions dans le petit musée archéologique qui contient plusieurs vitrines exposant les objets retrouvés sur le site : pièces de monnaies, statuettes et moulages de phallus. Nous revenons à la voiture en courant, nous abritant en vain sous nos doudounes.

Nous poursuivons notre route et décidons d’aller voir la plage et passons donc par la ville d’Eraclea Minoa : lorsque nous la rejoignons, nous sommes saucés. Il pleut tellement que les égouts débordent et les rues sont totalement inondées. Nous prenons la rue qui descend vers la mer et l’eau de pluie arrive sur la plage avant nous. La plupart des maisons sont fermées et sont très certainement des résidences secondaires.

On se sèche comme on peut dans la voiture et reprenons le chemin d’Agrigente. Nous arrivons côté port et commençons l’ascension de la ville avec la voiture. Agrigente est encaissée sur le flanc d’une colline et le centre de la ville se trouve dans les hauteurs. On monte donc en lacet, comme en montagne et les rues sont très étroites. Nous essayons de monter le plus haut possible pour garer notre véhicule et éviter d’avoir à faire l’essentiel du chemin qui mène au centre historique à pieds. Les virages en épingle sont impressionnants et nous nous accrochons vigoureusement au siège.

Nous nous garons dans le parking face à l’hôtel de ville et flânons en quête d’un restaurant pour nous sustenter. Nous suivons les conseils du Routard et allons manger dans un petit restaurant bondé de touristes (Routard oblige). Nous choisissons tous deux un plat de pâtes en papillotes, assez bon.

L’essentiel à voir à Agrigente est la Vallée des Temples. Il s’agit d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco et composé de plusieurs temples qui s’alignent sur une crête qui offre ses flancs au soleil. Mais aujourd’hui, la météo est incertaine : on ne sait pas vraiment s’il va pleuvoir ou non et on se demande s’il ne vaut pas mieux reporter notre visite de la vallée des temples au lendemain. Matt donne l’impulsion : on y va!

Pour nous y rendre, nous reprenons notre véhicule et redescendons la montagne en sens inverse ! Pour nous consoler de cette descente à pic vertigineuse, dès la sortie de la ville, on aperçoit les temples en contrebas.

Pour se garer, trois parkings payants sont proposés. Nous les passons un à un mais près du n°3, nous dégottons un parking gratuit, proche d’un restaurant. Comme il est fermé, nous ne risquons pas de gêner la clientèle et profitons de cette opportunité. Nous marchons un peu sur une route aménagée pour les piétons et bordée d’amandiers en fleurs, et pénétrons dans le site.

Une semaine en Sicile : Agrigente et la Vallée des Temples photo 7

Quatrième jour de notre voyage en Sicile.

Ce matin, au moment où j’ouvre les yeux, la place de Matt dans le lit est encore chaude, mais vide. Matt est déjà lavé et dans la cuisine, en grande conversation en italien avec notre hôtesse Antonella. Résultat indéniable, il a fait de fulgurants progrès en italien au cours de ce voyage, et on comprend bien pourquoi ! Nous quittons Trapani et les adieux avec Antonella sont déchirants. Elle escalade même à la fenêtre de notre chambre avant de partir pour nous embrasser (Matt, surtout!). Nous garderons un excellent souvenir de notre visite de la ville.

Il fait beau, et nous prenons la route pour Mazara del Vallo qui se situe à environ trois heures de route. Le trajet se déroule sereinement, sur des petites routes de campagne. Nous n’avons pas de carte vraiment très précise, mais trouvons notre chemin sans difficulté, sauf lorsque deux panneaux opposés indiquent la même direction. Nous prenons l’une des deux routes et arrivons finalement à bon port!

Nous décidons de déjeuner dans la ville avant de la visiter. Lectrice assidue du Routard, je nous dégote une adresse très réputée de la ville, avec un excellent rapport qualité-prix. Nous nous garons dans une petite rue, et optons pour faire le reste du chemin à pieds. Un moment d’absence et nous nous retrouvons à longer la voie de chemin de fer pendant un certain temps, sans croiser l’ombre d’un restaurant, ni même d’une âme qui vive d’ailleurs. Matt commence à s’impatienter (il a faim !) et moi, hésitante, je commence à comprendre qu’il faudrait faire demi-tour. Nous nous exécutons et 20 bonnes minutes plus tard, nous arrivons quasiment exsangues au restaurant. Au moment de la commande, le chef qui vient lui-même nous présenter sa carte à bien du mal à comprendre la fraîcheur de l’atmosphère. Un bon verre de vin plus tard et une excellente pasta avalée, nous reprenons des couleurs et de la chaleur.

La ville de Mazara del Vallo se révèle être un dédale de rue, témoin de l’influence des nombreuses cultures qui ont marqué l’histoire de la ville. Nous croisons de très belles et très nombreuses églises et lorsque nous nous engageons dans les ruelles, on se croirait dans la médina. C’est très bien fleuri et le soleil éclatant révèle la blancheur des murs.

Notre programme de la journée est chargé et nous reprenons ensuite la route pour nous rendre sur le site antique de Sélinonte.

Il est difficile de décrire ce que je ressens à ce moment précis. Sélinonte évoque en moi les cours suivis à l’Université de Lettres Classiques de Nantes et autant dire que j’attendais cette visite avec beaucoup d’excitation et d’impatience. La visite se révèle bien au-delà de ce que j’avais imaginé.

Sélinonte photo 7
Cécile, heureuse qui comme Ulysse a fait un beau voyage…

Voici le compte-rendu du troisième jour de notre voyage en Sicile.

Au moment où nous ouvrons les volets de notre chambre, nous découvrons un temps gris et pluvieux qui nous rappelle la Bretagne. Cela tombe bien, on a décidé de prendre le bateau pour rejoindre les îles aujourd’hui !

Antonella nous offre un petit déjeuner copieux composé de toasts grillés, de café à volonté et de croissants. La particularité de l’Italie, c’est qu’ils fourrent les croissants avec de la crème ou du Nutella, ce qui est inattendu pour nous.

Nous rejoignons le port et en profitons pour nous promener dans la ville de Trapani. Le Corso Vittorio Emanuele est très agréable et animé. Nous flânons aussi sur le lungomare et admirons l’ancien marché aux poissons.

Puis, sur les environs de midi, nous embarquons sur un aliscafo qui nous emmène sur l’île de Favignana. C’est ici qu’Ulysse a fait escale lors de son périple vers Ithaque et les seuls habitants qu’il a découverts étaient des chèvres. D’où le nom de l’archipel des îles Égades, dont le nom vient d’aigos qui signifie chèvre en grec ancien (merci Cécile).

Une semaine en Sicile : Trapani et les îles Égades photo

Nous sommes enchantés par la traversée qui nous donne à voir au loin l’île de Levanzo que nous réservons pour un prochain voyage.

Deuxième jour de notre voyage en Sicile.

Notre nuit fut agitée car la circulation est dense à toute heure de la nuit et les murs et fenêtres de notre chambre mal isolés !

Nous prenons un petit déjeuner délicieux. Si le café est ristretto, les croissants frais et encore chauds sont absolument divins. De plus, le choix de gâteaux, de fruits et de biscuits offerts par notre hôte est impressionnant et nous met l’eau à la bouche. Et, cerise sur le gâteau, tout est à volonté !

Nous reprenons notre route. Notre première escale est l’ancienne cité de Ségeste. Cécile est ravie à l’idée de visiter cette cité millénaire. Nous sortons de l’autoroute et bifurquons sur une petite route de campagne un peu chaotique. Les paysages sont magnifiques, car les champs et les collines qui s’étendent à l’horizon forment un patchwork de couleurs lin et lavande.

Une semaine en Sicile : la cité antique de Ségeste et la ville médiévale d'Erice photo

Nous nous garons puis empruntons un petit chemin qui serpente entre les genêts en fleurs jusqu’à un temple grec, qui date du Vème siècle avant J.-C.

Si vous faites partie de l’Éducation Nationale ou si vous êtes étudiant ou scolaire, vous pouvez obtenir l’entrée à moitié prix, comme dans la plupart des sites en Sicile.

Ce jour-là, le théâtre situé à 2 km du temple est fermé pour restauration. Le temple est situé sur une crête qui domine une vallée verdoyante, clairsemée par les fleurs printanières. La vue est absolument splendide.

Voici le résumé de nos vacances de Pâques en Sicile.

Ce matin, c’est le grand départ, nous partons pour une semaine en Sicile. Nos valises sont bouclées, et nous sommes bien contents de découvrir une nouvelle destination que nous ne connaissons pas encore.

Notre vol part de Nantes à 10h25 et nous arrivons à Palerme à 12h55. Le vol se passe sereinement. À notre arrivée à Palerme, le temps est radieux. Lorsque nous avons quitté Nantes, seuls 4 petits degrés s’affichaient au compteur de notre voiture. A Palerme, la situation est bien différente.

Dès notre sortie de l’aéroport, nous nous dirigeons vers l’endroit où on peut louer des voitures. Nous avons créé notre réservation au préalable chez la compagnie Goldcar que nous n’avons aucune difficulté à trouver sur le parking des loueurs de voitures .

À ce propos, nous vous conseillons vivement lors de votre réservation sur Internet de passer directement par le site du loueur en question (Goldcar, Hertz…). En effet, certains sites comparatifs proposent des offres alléchantes comprenant location du véhicule + assurance à un prix dérisoire. Mais dans les faits, cela revient beaucoup plus cher car sur place, le loueur oblige les clients à souscrire son assurance car il ne reconnait pas celle déjà souscrite auprès du site internet. Résultat : l’assurance est payée deux fois.

La dame de Goldcar et très gentille et nous propose le choix entre 3 voitures différentes. Une C3 Picasso, une Renault Clio, et une Opel Corsa. Nous choisissons la première qui se révèle être une voiture familiale avec un grand coffre et une bonne motorisation. Rien à voir avec les sempiternelles Fiat Panda qui tirent la langue dans les montées.

L’affaire se règle en quelques minutes, et nous nous enfilons un t-shirt et un short pour se mettre à l’aise. Ça y est, on y est et sommes prêts pour une semaine d’aventure !

Nous nous dirigeons d’emblée vers Palerme car c’est la première étape de notre voyage. Trente kilomètres séparent l’aéroport du centre ville et la route que nous empruntons est très agréable, il y a peu de circulation, les paysages sont absolument magnifiques et nous longeons la côte et l’eau turquoise de la Sicile.

L’arrivée dans le centre ville de Palerme se révèle moins aisée. En effet, les panneaux qui indiquent les directions sont très difficiles à trouver pour des yeux profanes, et la circulation est vraiment démente. Les voitures doublent par la droite et n’ont aucun sens du stop : c’est à qui aura la priorité sur l’autre, sans jamais tenir compte de la signalisation pourtant présente. Malgré tout, Matt se révèle être un pilote hors-pair, qui s’habitue très vite à cette nouvelle façon de conduire.

L’autre difficulté à laquelle nous nous confrontons – et cela sera le cas bien souvent lors de notre voyage – c’est le stationnement. En effet, la recherche d’une place de stationnement se révèle être mission quasiment impossible. Nous nous éloignons un petit peu du centre et parvenons finalement à trouver une place dans une petite ruelle, gratuite qui plus est. Nous marchons vers le centre et pouvons observer les couleurs de la capitale, sentir des odeurs, voir le mode de vie des palermitains.

Une semaine en Sicile : notre arrivée à Palerme photo

Nous passons aux pieds la Chapelle Palatine, devant la cathédrale, arpentons la rue commerçante du centre quand la faim se fait sentir. Nous nous arrêtons dans un endroit où déjeuner mais il est un petit peu trop tard et la plupart des restaurants ont déjà terminé leur service. Matt commence à défaillir alors nous trouvons un petit bouge et dégustons un panini mozzarella-jambon accompagné d’une bière locale bien fraiche, une Morretti.

Aujourd’hui est notre dernier jour dans cette bonne ville de Prague.

Nous commençons par un solide petit déjeuner. Notre vol retour est prévu pour 22h donc nous avons toute la journée pour finir de visiter la ville. Le concierge de l’hôtel accepte gentiment de nous garder nos valises jusqu’à l’arrivée de notre taxi vers 19h. Cela nous permet d’aller en ville sans traîner nos bagages sur les pavés, ce qui est plutôt confortable.

Nous retraversons le Pont Charles et allons prendre quelques photos devant le mur de John Lennon ou « Lennon Wall », mémorial informel à John Lennon qui recueille depuis 1980 des hommages sous la forme de graffitis et de paroles de chanson des Beatles. Ce mur appartient à l’Ordre des Chevaliers de Malte, qui autorise les gens à écrire sur le mur.

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Le portrait original de John Lennon a depuis longtemps été recouvert par une tonne de graffitis et de messages divers – les autorités ont même repeint le mur à plusieurs reprises pendant la période communiste mais les gens continuent de taguer et peindre messages, symboles et portraits sur les messages existants. C’est une véritable œuvre d’art vivante, qui évolue avec le temps – le mur tel que nous l’avons vu ne sera jamais plus pareil, il aura changé depuis.

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Aujourd’hui, c’est dimanche. Matinée calme à l’hôtel, on profite de notre temps pour nous reposer et lire un peu. En effet, Matt est un lecteur compulsif et s’il ne lit pas pendant plusieurs heures d’affilée, il commence à se sentir mal.

Ce midi, nous n’avons pas très faim et nous laissons tenter seulement par un trdlo, ce petit gâteau que nous avions apprécié la veille. Nous nous régalons tout en nous baladant au gré des rues. Nous les connaissons plutôt bien à présent mais nous prenons toujours autant de plaisir à nous imprégner des couleurs, des odeurs et de l’ambiance qui y règnent.

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Sur la place Wenceslas, nous nous laissons charmer par un jeune guitariste à la chevelure blonde et en bataille. Sa voix claire et écorchée rappelle celle de Ben Howard que Cécile aime tant. Il alterne entre reprises de chansons de style pop-rock (Radiohead, Coldplay) et compositions personnelles.

Nous restons un bon moment à l’écouter et à le regarder, avec beaucoup de plaisir. Nous ne sommes pas les seuls à être sous le charme: petit à petit, la place se remplit d’auditeurs et les donations pleuvent lorsque ce chanteur entonne « The scientist » de Coldplay.

Nous allons ensuite boire un petit café à une terrasse et écrivons nos cartes postales.

Nous repartons dans la vieille ville flâner puis avisons un musée dont le nom nous fait sourire: le musée des machines sexuelles. Intriguée, Cécile convainc Matt d’y entrer.

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Aujourd’hui, lever tranquille juste à l’heure pour la douche et le petit déjeuner.

C’est la canicule aujourd’hui comparé aux autres jour: le ciel est couvert mais il fait 27 degrés, ça chauffe!

Nous en profitons pour manger une friandise de forme cylindrique, à base de pâte et de sucre, dorée sur les braises : le trdlo. C’est vendu en pleine rue dans des cahutes, cela se mange sans faim et c’est très bon, surtout pour 60 couronnes.

On se pose à une terrasse de la vieille ville et regardons les passants déambuler en dégustant une bouteille d’eau, histoire de rester hydratés.

Nous arpentons ensuite quelques rues dans lesquelles nous n’avions jamais mis les pieds et décidons d’essayer le Prague Beer Museum, qui se targue d’avoir plus de 30 bières en pression. On ne peut décemment pas passer une occasion pareille!

Cécile commande donc une pinte de Konrad tandis que Matt essaie une Bohemian Lager. Toutes les deux sont excellentes. La Konrad a un petit goût de grains de café grillés et possède des reflets cuivrés. La Bohemian est plus trouble mais très douce, plus florale.

Matt déguste sa mousse
Matt déguste sa mousse

Nous passons un très bon moment dans un petit jardin arboré. La terrasse est d’ailleurs bondée, signe que le lieu est charmeur. La bière nous envoûte agréablement, elle y est bien plus forte que celle que nous dégustons habituellement.

Nous nous mettons en quête d’un endroit où manger, et arpentons tranquillement les petites rues au hasard. Nous nous retrouvons en réalité tout près du quartier juif, et au détour du chemin, nous nous retrouvons nez à nez avec une statue étonnante vu le lieu : il s’agit d’une femme nue composée d’un assemblage de cubes de métal. Elle s’exhibe ouvertement et à l’endroit de son entrejambe, il y a un espace où l’on peut se glisser.

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Matt s’y jette avec délectation tandis que Cécile nous offre sa propre interprétation de l’oeuvre.

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Ce matin, nous sommes bien décidés à ne pas louper le petit déjeuner et à partir suffisamment tôt pour pouvoir arpenter le Pont-Charles de manière sereine, sans la cohue.

En effet, nous avions fait deux tentatives auparavant, mais n’étions jamais allés jusqu’au pont, tant la foule était compacte : pont noir de monde, queue des 600 diables pour y accéder.

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Ce matin, les petites ruelles médiévales qui conduisent jusqu’à l’édifice sont vides, et c’est de bon augure pour la visite. De plus, il fait beau et les rayons du soleil caressent notre peau avec douceur. Arrivés au pied du pont, nous sommes accueillis par une entrée imposante de pierre sombre et aux dorures brillantes.

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Au cours de notre promenade, nous croisons quelques couples d’amoureux, des petits groupes de musiciens qui jouent en live et offrent une atmosphère guillerette à la visite. Bon nombre d’artistes exposent leurs talents et proposent de dessiner ou de caricaturer les passants, en échange de quelques couronnes.

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Mais le clou du spectacle est certainement ce défilé de statues de pierre qui nous observent tour à tour depuis la rambarde du pont. Celle de Nepomucène attire sans doute le plus de touristes car elle est intimement liée à l’histoire religieuse de la ville: figure pro-catholique durant l’époque de la Contre-Réforme, Jean Nepomucène fut arrêté, torturé, puis jeté ligoté et à moitié mort dans la rivière par ses opposants.

La légende veut que cinq étoiles soient apparues là où son corps coula. Sa dépouille fut récupérée en 1719 et, miracle, on s’aperçut que malgré l’état de putréfaction de l’ensemble de son corps, sa langue était encore rose et charnue ! La statue ne tire pas la langue mais arbore cinq étoiles au-dessus de sa tête.

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Nous poursuivons notre balade, saluons les autres statues et arrivons de l’autre côté de la ville et sommes surpris par son caractère touristique: les panneaux et les couronnes tchèques ont été détrônés par l’anglais et l’Euro !

Après une pause au Starbucks où nous buvons un mauvais thé, nous visitons l’église Notre-Dame de la Chaîne, fraîche, calme et jolie, puis nous repartons. Nous ne sommes alors plus seuls sur le pont, les touristes se sont levés !

Nous nous perdons dans le labyrinthe de petites ruelles pour parvenir à Staromestske Namesti. Il est 12h50 et nous souhaitons assister à la ronde des apôtres, qui a lieu toutes les heures à l’horloge astronomique.

Nous attendons donc dix minutes et à 13 heures précises, au-dessus des deux cadrans, deux petites fenêtres s’ouvrent et laissent apparaître l’une après l’autre des statues de bois figurant chacun des douze apôtres. Et, un coq doré situé entre les deux fenêtres agite ses ailes pour faire retentir les treize coups de l’horloge. C’est un moment très plaisant!

Ce matin, réveil aux aurores pour s’assurer de ne pas rater le petit déjeuner. Nous partons pour le quartier juif de la ville. Il y a cinq synagogues à visiter et un ancien cimetière juif. Nous optons donc pour le multipass, qui comprend l’entrée de chacun des sites.

Matt et Kafka
Matt et Kafka

C’est la première fois que nous entrons dans une synagogue et apprécions l’architecture bien particulière de chacune d’entre elles. La synagogue espagnole, qui allie le style juif au style maure est remarquable : chaque centimètre de la pièce est orné et l’ensemble est superbe. La visite de tous les sites constitue en réalité un musée consacré à l’histoire du peuple juif pragois, et en particulier à sa déportation.

La synagogue Pinkas est ainsi un mémorial de l’holocauste puisque sur l’ensemble des murs sont inscrits les noms des victimes, classés par camp d’extermination. À l’étage, sont exposés les dessins des enfants de Terezin qui ont représenté leur vie dans les camps. La visite est vraiment saisissante.

Le cimetière juif est le plus ancien d’Europe: il présente des stèles sur lesquelles apparaissent des épitaphes rédigées en hébreu datant du XVème siècle. Elles sont souvent indéchiffrables car le temps à fait son œuvre…

Les stèles sont disposées cahin caha: en réalité, ce sont trois couches de tombes qui ont été empilées au fil des siècles car la religion juive interdit de toucher les sépultures. Le visiteur évolue donc dans cette sombre forêt de pierres, illuminée par les doux rayons du soleil que laissent passer les feuilles des arbres.

La faim commence à se faire sentir et il est urgent de se sustenter tant Cécile est affamée. Nous trouvons un pub typiquement tchèque face à la statue de Kafka, à côté de la synagogue espagnole.

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :