En octobre 2008, les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont lancé un marché de « veille de l’opinion ». Le dispositif devait analyser la presse, les blogs, les forums, les pétitions et les sites militants afin d’identifier les débats émergents, les leaders d’opinion et les risques de crise.
En 2008, les réseaux sociaux n’occupaient pas encore toute notre vie numérique.
Facebook commençait à s’installer en France. Twitter restait confidentiel. Instagram et TikTok n’existaient pas. Les débats en ligne passaient encore largement par les blogs, les forums, les listes de diffusion et les sites militants.
C’est dans ce contexte que les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont lancé un appel d’offres consacré à la « veille de l’opinion ».
L’objectif ne consistait pas simplement à lire la presse. Il s’agissait aussi de détecter les sujets sensibles, les contestations émergentes et les personnes capables d’influencer le débat public.
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Un marché public de 220 000 euros
Le cahier des charges date du 15 octobre 2008. L’avis de marché est ensuite publié au Bulletin officiel des annonces des marchés publics.
Le budget annoncé atteignait 220 000 euros :
- 100 000 euros pour le ministère de l’Éducation nationale ;
- 120 000 euros pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Le dispositif n’apparaissait pas entièrement nouveau. Une veille comparable avait déjà été mise en place lorsque les deux domaines dépendaient d’un ministère unique.
La séparation des portefeuilles ministériels avait ensuite conduit à répartir le marché entre l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur.
Que voulait surveiller le ministère ?
Le mot « surveiller » peut prêter à confusion. Le marché ne décrivait pas une interception de communications privées.
Il portait sur des informations publiquement accessibles, issues des médias et du Web.
Les sources mentionnées comprenaient notamment :
- la presse écrite et audiovisuelle ;
- les médias en ligne ;
- les sites commentant l’actualité ;
- les sites de syndicats et de partis politiques ;
- les sites d’associations et de mouvements revendicatifs ;
- les blogs et les pages personnelles ;
- les forums de discussion ;
- les moteurs de recherche ;
- les appels et pétitions publiés en ligne.
Le périmètre se révélait donc très large. Il couvrait aussi bien les médias établis qu’un billet de blog publié par un enseignant ou une pétition lancée par un collectif.
Les objectifs précis de la veille
Le cahier des charges employait un vocabulaire issu de la communication de crise, de l’intelligence économique et de l’analyse médiatique.
Le prestataire devait notamment :
- identifier les thèmes stratégiques, prévisibles ou émergents ;
- analyser les sources capables de structurer l’opinion ;
- repérer les leaders d’opinion et les lanceurs d’alerte ;
- évaluer leur influence et leur capacité à former un réseau ;
- comprendre l’origine et la propagation des débats ;
- détecter les signaux faibles ;
- anticiper les crises ou les mouvements de contestation ;
- mesurer le volume des publications et des commentaires ;
- alerter les ministères et formuler des recommandations.
Le document évoquait également la notion de « risque opinion ».
Cette expression désigne le risque qu’un débat, une critique ou une controverse nuise à l’image d’une institution ou complique son action.
Autrement dit, le ministère ne voulait pas seulement savoir ce que les internautes disaient. Il cherchait aussi à comprendre quels sujets pouvaient prendre de l’ampleur.
Pourquoi cette veille avait-elle inquiété les enseignants ?
L’appel d’offres avait rapidement provoqué des réactions inquiètes.
La veille médiatique était déjà une pratique courante dans les grandes administrations. Toutefois, plusieurs formulations du cahier des charges semblaient aller au-delà d’une simple revue de presse.
Le repérage des « leaders d’opinion », des « lanceurs d’alerte » et de leur capacité à « se constituer en réseau » pouvait donner l’impression que le ministère cherchait à cartographier les oppositions.
Cette crainte se comprenait particulièrement dans l’Éducation nationale. Les réformes y provoquent régulièrement des mobilisations syndicales, des pétitions, des collectifs et des mouvements spontanés.
Un enseignant publiant un article critique pouvait ainsi se demander si son nom figurait dans un rapport destiné au cabinet du ministre.
Veille médiatique ou surveillance politique ?
La distinction dépend surtout de la nature des données collectées et de l’usage qui en est fait.
La veille médiatique
Une veille médiatique classique analyse des contenus publics afin de suivre l’image d’une organisation.
Elle peut mesurer :
- le nombre d’articles consacrés à un sujet ;
- la tonalité générale des publications ;
- les questions fréquemment posées ;
- les informations fausses ou imprécises ;
- les controverses qui prennent de l’ampleur ;
- les canaux sur lesquels circule une information.
Cette activité permet à une administration de mieux informer le public et de répondre à une crise.
La surveillance individuelle
La situation devient plus sensible lorsque la veille produit des profils individuels.
Identifier durablement des personnes, leurs opinions, leurs relations ou leur influence ne relève plus seulement de l’analyse d’un débat public.
Un tel traitement peut porter atteinte à la vie privée, à la liberté d’expression ou à la liberté syndicale. Il doit donc poursuivre une finalité clairement définie et respecter les règles relatives aux données personnelles.
Le fait qu’une information soit publique ne signifie pas qu’elle puisse être collectée, croisée et conservée sans aucune limite.
Ce que signifiait la référence aux « lanceurs d’alerte »
En 2008, l’expression « lanceur d’alerte » n’occupait pas encore la place juridique et médiatique qu’elle possède aujourd’hui.
Dans le cahier des charges, elle semblait désigner des personnes capables de révéler un problème et de déclencher une mobilisation.
Il pouvait s’agir, par exemple :
- d’un enseignant publiant un témoignage ;
- d’un syndicaliste diffusant un document interne ;
- d’un parent d’élève lançant une pétition ;
- d’un chercheur contestant une réforme ;
- d’un collectif relayant une situation locale.
L’expression avait donc une portée très large. Elle ne visait pas nécessairement les lanceurs d’alerte protégés par le droit actuel.
Cette imprécision contribuait cependant au malaise. Le ministère paraissait moins intéressé par le contenu d’une critique que par la capacité de son auteur à fédérer d’autres personnes.
Blogs, forums et pétitions : les réseaux sociaux de 2008
Le marché témoigne aussi d’une période particulière de l’histoire du Web.
En 2008, une grande partie du débat éducatif se déroulait encore sur des espaces indépendants :
- blogs personnels hébergés sur des plateformes spécialisées ;
- forums d’enseignants ;
- sites syndicaux ;
- sites d’associations disciplinaires ;
- pages personnelles ;
- listes de diffusion ;
- pétitions hébergées sur des sites autonomes.
Les contenus étaient dispersés. Une veille efficace exigeait donc de consulter de nombreuses sources et d’effectuer un important travail humain de sélection.
Les plateformes sociales ont ensuite centralisé une grande partie de ces discussions. Cette concentration a facilité l’analyse des tendances, mais elle a aussi rendu le débat public dépendant de quelques entreprises privées.
De la veille du Web à l’écoute des réseaux sociaux
La veille numérique a considérablement évolué depuis 2008.
Les outils actuels peuvent analyser rapidement de grands volumes de publications, de commentaires, d’images et de vidéos.
Ils permettent notamment :
- de détecter les noms d’organisations ou de responsables publics ;
- d’identifier des mots-clés et des sujets récurrents ;
- de suivre la diffusion d’un message ;
- de repérer les comptes les plus visibles ;
- d’estimer la tonalité d’une conversation ;
- de produire des alertes en temps réel ;
- de cartographier les relations entre plusieurs comptes.
Cette activité porte généralement le nom de social listening, d’écoute sociale ou de veille des réseaux sociaux.
La technologie a changé. Les objectifs du marché de 2008 paraissent pourtant étrangement familiers.
Les administrations pratiquent-elles toujours cette veille ?
Les administrations utilisent aujourd’hui les réseaux sociaux pour informer les usagers, promouvoir leurs actions et suivre leur réputation en ligne.
Le Conseil d’État relève que les ministères, les services déconcentrés et les collectivités assurent une veille des réseaux sociaux. Il considère également les contenus publiés en ligne comme des sources d’information utiles à l’action publique.
Cette pratique est donc devenue ordinaire dans la communication institutionnelle.
Cela ne permet toutefois pas d’affirmer que le marché de 2008 existe encore sous la même forme. Les prestataires, les contrats, les outils et les finalités peuvent avoir changé.
Il faut distinguer deux affirmations :
- les administrations pratiquent toujours la veille numérique : oui ;
- le dispositif précis décrit en 2008 est toujours actif à l’identique : rien ne permet de l’affirmer.
Quel cadre protège les internautes ?
Depuis 2008, le droit de la protection des données s’est considérablement renforcé.
Le règlement général sur la protection des données, ou RGPD, s’applique lorsque des informations permettent d’identifier directement ou indirectement une personne.
Une organisation qui collecte et analyse des publications publiques doit notamment s’interroger sur :
- la finalité exacte du traitement ;
- sa base juridique ;
- la quantité de données collectées ;
- la durée de conservation ;
- les personnes autorisées à les consulter ;
- l’information des personnes concernées ;
- leurs droits d’accès, de rectification ou d’opposition ;
- les risques liés au croisement de plusieurs sources.
La CNIL rappelle que le recoupement d’informations publiées en ligne peut révéler des éléments importants de la vie privée.
Une succession de publications apparemment anodines peut permettre de déduire une profession, une localisation, des habitudes, des relations ou certaines opinions.
La visibilité publique d’un contenu ne supprime donc pas toutes les obligations du réutilisateur.
Peut-on parler de Big Brother ?
La comparaison avec 1984 ou la Stasi traduit une inquiétude compréhensible. Elle reste néanmoins trop forte lorsqu’elle est employée sans distinction.
Une revue de presse analysant des contenus publics ne correspond pas à un système de surveillance généralisée des communications privées.
Cependant, la frontière peut devenir floue lorsque la veille cherche à identifier des individus, à analyser leurs relations ou à anticiper leur capacité de mobilisation.
Le véritable enjeu ne tient donc pas seulement à la collecte. Il dépend aussi de la manière dont les résultats sont utilisés.
Plusieurs questions doivent alors être posées :
- le rapport analyse-t-il un sujet ou une personne ?
- les noms des internautes sont-ils conservés ?
- les opinions politiques ou syndicales sont-elles déduites ?
- les données sont-elles croisées avec d’autres fichiers ?
- la veille sert-elle à mieux répondre au public ou à neutraliser une contestation ?
- les personnes concernées peuvent-elles exercer leurs droits ?
Une veille transparente, proportionnée et centrée sur les sujets peut servir l’action publique.
Une surveillance opaque, personnalisée et destinée à cartographier les opposants poserait un problème démocratique autrement plus sérieux.
Pourquoi une administration surveille-t-elle son opinion publique ?
Une administration possède plusieurs raisons légitimes de suivre les débats qui la concernent.
- détecter une difficulté rencontrée par de nombreux usagers ;
- corriger une information erronée ;
- répondre rapidement à une crise ;
- adapter une campagne d’information ;
- repérer un dysfonctionnement local ;
- comprendre la réception d’une réforme ;
- améliorer la qualité du service public.
La veille peut, par exemple, révéler qu’une procédure administrative est incomprise ou qu’un service numérique rencontre une panne.
Le problème apparaît lorsque l’administration confond compréhension de l’opinion et gestion politique de la contestation.
Écouter les critiques permet parfois de corriger une politique. Les classer comme des « risques » peut, au contraire, encourager une réponse purement défensive.
De l’écoute à la communication de crise
Le vocabulaire du marché de 2008 montre que la veille devait alimenter directement la communication ministérielle.
Le prestataire ne devait pas seulement collecter des articles. Il devait aussi alerter et proposer des réponses.
Un dispositif typique pouvait suivre plusieurs étapes :
- un sujet apparaît sur un blog, un forum ou un site syndical ;
- d’autres publications reprennent l’information ;
- une pétition ou un mot d’ordre se diffuse ;
- les médias traditionnels commencent à traiter le sujet ;
- le ministère reçoit une alerte ;
- le cabinet prépare une réponse, un démenti ou un élément de langage.
Cette logique est aujourd’hui banale dans la gestion des crises numériques.
En 2008, elle révélait déjà que les blogs et les forums pouvaient influencer l’agenda médiatique.
Une question toujours actuelle : écouter ou contrôler ?
L’affaire de 2008 reste pertinente parce qu’elle pose une question qui n’a pas disparu.
Comment une institution publique peut-elle écouter les citoyens sans les placer sous surveillance ?
Une réponse équilibrée repose sur plusieurs principes :
- définir précisément la finalité de la veille ;
- privilégier l’analyse des tendances plutôt que le profilage individuel ;
- limiter les données collectées ;
- éviter de conserver inutilement les identités ;
- documenter les outils et les prestataires employés ;
- sécuriser les informations recueillies ;
- respecter le droit à la critique et la liberté syndicale ;
- prévoir un contrôle humain des analyses automatisées ;
- informer clairement sur les traitements de données.
La transparence constitue ici un garde-fou essentiel.
Un marché public publié et contestable reste préférable à un dispositif dont personne ne connaît l’existence, les méthodes ou les destinataires.
Conclusion
En 2008, l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur avaient compris que le débat public se déplaçait vers Internet.
Leur marché de veille devait identifier les thèmes émergents, les sources influentes, les lanceurs d’alerte et les risques de crise.
La démarche pouvait répondre à un besoin légitime de compréhension et de communication. Toutefois, son vocabulaire donnait aussi l’impression que les personnes critiques et les mouvements collectifs étaient considérés comme des menaces à cartographier.
Depuis, la veille des réseaux sociaux s’est banalisée dans les entreprises comme dans les administrations.
Les outils sont devenus plus rapides, plus puissants et plus automatisés. Les risques d’erreur, de profilage et d’atteinte à la vie privée ont progressé dans les mêmes proportions.
La vraie question n’est donc plus de savoir si les institutions suivent ce qui se dit en ligne. Elles le font.
Il faut plutôt savoir ce qu’elles collectent, combien de temps elles le conservent, à qui elles le transmettent et comment elles utilisent leurs conclusions.
Questions fréquentes sur la veille de l’opinion
Qu’est-ce que la veille de l’opinion ?
La veille de l’opinion consiste à analyser les médias, les sites web et les réseaux sociaux afin d’identifier les sujets émergents, les réactions du public, les controverses et les risques de crise.
L’Éducation nationale surveille-t-elle les enseignants ?
Le marché de 2008 portait sur l’analyse de contenus publics provenant notamment des médias, des blogs, des forums, des syndicats et des pétitions. Il évoquait aussi le repérage des leaders d’opinion. Cela ne prouve pas une surveillance généralisée des enseignants ni la poursuite actuelle du même dispositif.
Une administration peut-elle consulter les publications publiques ?
Oui. Une administration peut consulter des contenus accessibles publiquement. Cependant, leur collecte systématique, leur croisement et leur conservation peuvent constituer un traitement de données personnelles soumis au RGPD.
Une publication publique peut-elle révéler des données privées ?
Oui. Le croisement de plusieurs publications peut révéler une profession, une localisation, des habitudes, des relations ou des opinions. La CNIL recommande donc de limiter et d’encadrer la réutilisation professionnelle des données publiquement accessibles.
Qu’est-ce qu’un risque opinion ?
Un risque opinion désigne la possibilité qu’une controverse, une critique ou un mouvement collectif porte atteinte à l’image d’une organisation ou complique son action.
La veille des réseaux sociaux existe-t-elle toujours ?
Oui. Les administrations et les entreprises utilisent toujours des outils de veille et d’écoute des réseaux sociaux. En revanche, rien ne permet d’affirmer que le marché précis lancé par les ministères en 2008 fonctionne encore sous la même forme.
Sources
- Cahier des charges de la veille de l’opinion des ministères, 15 octobre 2008
- Le Monde Informatique — Le ministère de l’Éducation veille sur Internet et inquiète les enseignants
- Conseil d’État — Les réseaux sociaux : enjeux et opportunités pour la puissance publique
- CNIL — Le recoupement des informations publiées en ligne
- CNIL — Sites web et réseaux sociaux


« Little brother likes watching us », version Stasienne ou Sarkozyienne…
Je conseille à tous la passionnante lecture du roman visionnaire de Georges Orwell, 1984, on y arrive peu à peu.
Ainsi la grenouille, qui plongée dans l’eau froide chauffée peu à peu se trouve bien, s’engourdit lentement et crève ; alors que plongée dans l’eau bouillante elle se serait débattue comme une belle diablesse pour refuser son sort.
ps : c’est vrai que les lieux d’échanges des enseignants (salles des profs ou forums virtuels) sont devenus tellement subversifs qu’il faut s’en méfier, wouaf !
Et c’est là que passe l’argent des cochons de contribuables que nous sommes ?
Allons-nous réagir ou faire la grenouille ? Oh tiens, pourquoi ne pas commencer par la grève massive du jeudi 20 novembre ?
Moi, non, j’ai rien dit…
J’ai envie de dire (comme d’habitude !) que c’est maintenant qu’il faut ruer dans les brancards parce qu’après, ce ne sera plus possible !
Hasta La Revolucion Siempre !
Je trouve cette information tout particulièrement scandaleuse quand on sait à quel point les établissements scolaires manquent de moyens et que donc la contestation (des enseignants, des parents, des élèves, etc) est légitime.
80 000 manifestants dans les rues de Paris le dimanche 19 octobre : bien sûr qu’il faut continuer à nous mobiliser!
Pour diverses raisons trop longues à expliquer, ça ne me fait pas penser à la Stasi. Plutôt à des romans de Philip Dick. Je m’explique : il est très grossier de repérer les opposants et de les réprimer, par la prison ou autre. Il serait beaucoup plus efficace et pervers de les observer, de les imiter pour les décrédibiliser en les manipulant, en pratiquant une surenchère aberrante par exemple (ce que j’ai l’impression de voir, d’ailleurs, parfois). Infiltrer les communistes pour leur faire vraiment incendier le Reichstag, par exemple. C’est toujours l’effet que me font ces veilles, en gants blancs, qui s’apparente aux veilles des professionnels. Quel nouveau produit politique va-t-on pouvoir faire passer?
(Bon, je sais, ça fait un peu parano ce que j’écris).
(Et d’accord pour le manque de moyens ; d’accord ; tu imagines peu à quel point je compatis).
(ça me fait penser à un auteur anglais ou américain qui écrit sur des retournements d’agents retournés, pendant la guerre froide, à la fin on ne sait plus qui est qui. Pas Graham Greene. Ah, je crois , le transfuge?)
Je suis parano.
@Anne : oui, la mobilisation continue. Je crois que je vais imprimer ça et l’afficher en salle des profs – si personne ne l’a fait avant.
@fanette : ah toi aussi tu es parano ? Join the club ! Oui, tu as raison, ce serait encore plus pervers comme système de lutte anti-opposition.
Ce pourrait être John Grisham, qui a écrit pas mal de romans d’espionnage et autres complots.