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(La scène se passe chez Carrefour. Après quelques courses rapides, MATT en caisse et dépose le contenu du panier sur le tapis roulant de LA CAISSIÈRE.)

MATT. – Bonjour!

LA CAISSIÈRE (lui jetant un bref coup d’œil, le regard fuyant vers le tapis roulant). – Bonjour.
(Les produits défilent. Au dernier article, LA CAISSIÈRE s’empare du téléphone.)

LA CAISSIÈRE. – Oui, c’est pour dire que je… (elle raccroche le combiné avec agacement) Ils pourraient au moins me laisser finir ma phrase – à deux semaines de la retraite!

MATT (le visage soudain illuminé). – Il ne vous reste plus que deux semaines ? Mais c’est génial ça, vous devez être très contente !

LA CAISSIÈRE (lui dévouant sa totale attention). – Hé ben non, ça fait deux mois que je ne dors plus à cause de ça! Je suis même allée voir le docteur.

MATT (interloqué). – Mais pourquoi ?

LA CAISSIÈRE (paniquée). – Parce que ça me fait peur… la retraite me fait peur. J’aimais bien travailler moi. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire maintenant ?

Vous le saviez certainement, 2012 est une année bissextile et comptera en cette qualité 366 jours.
Le photographe amateur que je suis a décidé de marquer cet évènement à sa façon en immortalisant chaque jour de cette nouvelle année. Le projet, que j’ai sobrement appelé « Une photo, un jour », consiste donc en la réalisation d’un cliché, de sa retouche et de sa publication, tout ça en moins de 24h, tous les jours.

L’exigence d’un tel projet dépasse toutes mes attentes. Outre le fait de devoir se balader constamment avec son matériel, il faut beaucoup de temps libre. Travaillant en bureau, soumis au fameux « 9 to 5 », il me faut donc aménager mon emploi du temps pour me permettre d’arriver à mes fins. Que ce soit avant ou après le travail, le procédé est le même : je me balade généralement sans idée, sans but, en ayant à peine repéré les lieux au préalable, et je shoot « au coup de coeur ». Je recherche la lumière, l’ombre, la perspective qui me fera m’arrêter et dégainer mon appareil. Ça peut prendre du temps, et c’est sans compter qu’il faut encore rentrer et travailler la photo. Étant plutôt exigeant, cette étape peut être encore plus fastidieuse que la précédente et je ne compte plus les dizaines de minutes passées devant Lightroom (logiciel de gestion de photos développé par Adobe) à me triturer l’esprit sur la nécessité d’un demi point de contraste en plus ou en moins.

Ce projet n’a pas de but propre à long terme. Si jamais je le terminais – et j’y compte bien – je ne sais pas si je réaliserai un calendrier, si je chercherai à l’exposer ou si je le garderai comme simple vitrine virtuelle. Ce qui est sûr, par contre, c’est que cette démarche est surtout pragmatique. D’abord, j’aimerais savoir si je peux tenir cet engagement, si je peux relever ce défi, et puis surtout si je peux développer un style propre au fil du temps. Et puis, à force d’exercice, on s’améliore, et c’est vraiment ça que j’ai en ligne de mire : progresser, développer mon propre style, me libérer artistiquement.

8 photos sont disponibles au moment où j’écris cet article. Vous pourrez retrouver le reste sur le site dédié à ce projet. Je ne sais pas si vous serez de ceux qui suivront ce projet, mais la photo étant avant tout un moyen d’expression et de partage, je serais heureux que vous m’accompagniez dans cette aventure par vos commentaires et vos remarques.

Materiel : Canon EOS 600D – 50mm f/1.4

Je fais partie d’une génération qui aura connu avant et après internet. Quand j’étais môme, les ordinateurs étaient peu répandus et les accros du micro étaient vus comme des freaks échappés d’un cirque.

mixtape

A l’époque, il y avait peu de moyens de découvrir de nouvelles musiques et bien souvent notre apprentissage se faisait au travers d’un grand frère ou d’un cousin plus âgé qui nous disait – un brin moqueur – « tiens écoute ça te changera de Chantal Goya ». C’est ainsi que se faisaient les passages de témoins entre générations et l’on découvrait avec émotion un nouveau groupe. Et comment écouter ces musiques ?? Pas le choix, 33 tours ou cassettes. Autant dire que l’on pouvait difficilement passer d’un morceau à l’autre. Donc on écoutait… On prenait le temps parce que l’on avait pas grand chose d’autre à faire à part un foot ou jouer sur la NES (sans sauvegarde nondedjiu !).

inkariam

Ikariam, une consonance grecque voulue par les créateurs de ce jeu de gestion gratuit en ligne qui va vous mettre aux commandes d’une cité antique grecque.

L’inscription se fait de manière classique : après vous être rendus sur le site français du jeu, vous choisissez un pseudonyme qui vous servira d’identifiant, un mot de passe et, chose importante, le serveur sur lequel vous voulez jouer.

Le principe est simple : il vous faut évoluer en construisant des bâtiments, en développant la recherche scientifique, en bâtissant une armée capable de vous défendre ou d’attaque d’autres joueurs, et en communiquant avec la communauté des joueurs.

On pourrait croire ce genre de jeu chronophage, mais il n’en est rien. En effet, les constructions à la différence d’un Sim City, d’un Caesar ou d’un Pharaon ne sont pas effectuées immédiatement. En plus des ressources nécessaires à l’élévation du bâtiment, il vous faudra compter un capital temps avant de pouvoir envisager de bâtir autre chose. Au départ les constructions se font rapidement, mais au fur et à mesure, le temps de construction deviendra beaucoup plus long. Deux avantages à ce système : premièrement, vous lancez une construction le matin, par exemple, et au retour de votre dure journée de labeur, vous n’aurez plus qu’à en entamer une autre; enfin, cela promet un jeu de longue haleine…

Quatre grandes caractéristiques sont présentes.

  1. La partie construction que j’ai évoquées ci-dessus. Qui vous permet de gérer vos ressources, l’évolution de vos bâtiments ainsi que le type de bâtiment que vous souhaitez installer. Certains, indispensables, vous permettent d’acheter des navires pour commercer, de lever des armées pour vous défendre, des cachettes pour espionner vos voisins et empêcher d’être espionné. D’autres, sont à choisir selon ses goûts car les terrains disponibles sont restreints.
  2. La partie armée. Celle-ci vous permet de gérer le déplacement de vos navires commerciaux ou de guerre. Ainsi que de voir les attaques dont vous avez été victimes ou que vous avez déclenchées.
  3. La partie recherche vous donne un aperçu des découvertes à effectuer pour profiter de telle ou telle amélioration de vos villes.
  4. La partie diplomatie vous permet d’entrer en contact avec d’autres membres afin de régler des conflits de manières diplomatique ou de communiquer  avec une alliance.

Midnight Hour...Watch your watches people ! The last day of 2005 will be one second longer than usual. The precision of atomic clocks will be reconciled with the relative variability of the Earth’s rotation on Dec. 31, when an extra second will be added to the Coordinated Universal Time used to tell time across the globe.

The Earth’s rotational speed changes slightly because of tides and other forces, and the National Institute of Standards and Technology recalibrates its clocks occasionally to match them to the planet’s time, called the astronomical time scale. The adjustment, called a leap second, takes place whenever Coordinated Universal Time is out of synch with the planet’s time by more than 0.9 seconds. On Dec. 31, Coordinated Universal Time will change from 23:59:59 to 23:59:60 before moving to 0:00:00 on January 1. The last time a leap second was added was 1998, but usually they’re added slightly less than once each year, NIST said. The first leap second was added in 1972, and often the extra second has been added at the end of June instead of the end of December. [From Cnet]. Learn more about the leap second.

That would make an awesome movie if shot correctly with a plotline and good actors. Ooops, that excludes an Hollywood shooting then !

Je suis depuis peu le témoin d’un étrange phénomène : ma montre perd deux heures dans la nuit de dimanche à lundi lorsque je dors à Nantes. J’ai d’abord cru à une défaillance de ma montre lorsque cela est arrivé pour la première fois la semaine dernière. Or une fois réglée, elle a fonctionné comme une horloge suisse toute la semaine jusqu’il y a deux jours où la même chose s’est reproduite.

De là à tirer une conclusion un peu fantastique, il n’y a qu’un pas que je me fais fort de franchir : ma montre est un modèle automatique qui se remonte grâce aux mouvements du poignet et qui ne nécessite donc aucune pile – le quartz étant très mauvais pour la santé. Comment expliquer alors cette perte de temps qui s’élève à deux heures à chaque fois ? Pour l’instant, je n’ai pas encore de piste mais je ne désespère pas de trouver le fin mot de l’histoire. D’après mes calculs, la perte de temps se produit entre 23h et 6h du matin, heure à laquelle ma montre indique alors 4h du matin.

Et si j’appartenais à la quatrième dimension pendant ce laps de temps ? Se pourrait-il que le continuum espace-temps s’interrompe toutes les semaines pendant quelques heures seulement dans ma chambre à Nantes ?

Non, rassurez-vous : ceci n’est pas un post d’adieu ! Je tombe de fatigue devant mon écran tellement j’en ai fait aujourd’hui donc vous aurez la suite de mes folles aventures demain. Attention, ce sera du lourd – muy heavy baby. En attendant, bonne nuit les petits ;-)

Le truc cool avec la Bretagne c’est qu’il fait beau plusieurs fois par jour : on peut avoir un temps pluvieux en se levant le matin vers 8h et avoir un soleil radieux deux heures plus tard qui vous oblige à sortir vos T-shirts et shorts d’été. Par contre, l’adage « en avril ne te découvre pas d’un fil » est toujours vérifiable : il y a en ce moment un vent à décorner les boeufs donc le short on le met assez brièvement, entre deux nuages et trois bourrasques. Ensuite, c’est retour à la bonne grosse polaire, les bûches bien sèches et la chaleur du feu. J’ai d’ailleurs bien avancé dans la lecture du Da Vinci Code, je trouve ça pas mal pour l’instant mais je réserve mon avis final pour plus tard.

Lorsque je pars en Bretagne, j’en profite toujours pour débarasser un peu la maison de tout ce que j’accumule avec le temps. C’est ainsi que toutes les pièces informatiques, composants etc se retrouvent là-bas, dans une pièce qui me sert de laboratoire d’expérimentation. Et de musée informatique ! Pensez donc, j’ai désormais mon premier micro (486 Sx 33) qui côtoie un PII 300 et un PIII 733. Mon 486 est désormais hors d’usage, pas parce qu’il ne tourne plus (il boote plus vite W95 que le PII avec W98) mais parce que la pile CMOS (nécessaire au BIOS) est morte. Or, en ce temps-là, les piles CMOS ressemblaient à de gros condensateurs bleutés soudés sur la carte-mère, contrairement aux piles plates actuelles qui ne nécessitent plus d’interventions délicates. J’ai donc abandonné l’idée de rédemarrer mon premier micro. Dommage. Par contre, j’ai eu la bonne surprise de constater qu’il possédait 3 disques durs ! Bon d’accord, ils ne sont pas bien gros (3 Go + 2 x 400 Mo si je me souviens bien) mais cela m’a donné une nouvelle idée (oui, comme quoi tout arrive !) : pourquoi ne pas créer un bon micro à partir de mes 3 rebuts. Et c’est ce que j’ai fait : j’ai gardé la base du PIII, principalement à cause de l’USB et lui ai collé les mémoires aux timings plus rapides du PII ainsi que la carte réseau du 486. Soupoudré d’un WinXP SP2. Impeccable. Le disque dur principal est un 3Go, suffisant pour l’OS mais un peu just pour le reste. J’ai 5 autres disques en réserve alors pourquoi ne pas créer un rack ?

Le rack est donc à l’étude. De toute façon, je ne peux pas mettre plus de 3 disques IDE si je garde le lecteur CD donc le PII reprendra également du service en machine d’appoint, peut-être même sous Linux, tiens. Bon plan ça, j’ai toujours rêvé de jouer avec Linux sans foirer ma machine principale, voilà une bonne occasion de s’y mettre.

Roue du TempsFévrier. Je n’aime pas février. J’ai toujours la furieuse sensation de me faire voler de 3 ou 4 jours et ce phénomène se répète chaque année sans que personne ne puisse rien y faire. C’est au cours du mois de février que l’on réalise le mieux l’importance de la fuite du temps, comme si elle attendait ce mois pour étendre ses ailes diaphanes et affirmer sa présence au yeux du monde. Le temps joue également un rôle d’adjuvant à ce phénomène : la lumière peine à traverser les brumes éthérées mais parvient à blesser mes yeux de par sa vive blancheur. Mes yeux se ferment, mon corps s’abandonne à cette douce torpeur mais mon esprit bataille pour reprendre le contrôle de ma conscience, et réaffirme sa prise. Je ne dois pas dormir. Je ne dois pas. Mon esprit résiste et lutte encore mais se résoud finalement à quelques minutes de repos, yeux fermés. Blackout. Une suite de rêves entremêlés de brumes s’impose à mon inconscient qui les accepte sans broncher. Depuis quand est-ce que je parle espagnol dans mes rêves ? Aucune idée. Je me réveille. Le temps s’écoule entre mes doigts comme d’un sablier, inexorablement. « Le temps, c’estce que vous en faîtes » disait une pub pour Swatch. Oui, mais ce n’est pas si simple : la Roue Du Temps tisse selon son bon vouloir, incluant personnes et évènements dans un dessin dont elle seule connaît la signification.

Le Temps est une donnée versatile. Il nous en manque toujours et nous le gaspillons lorsque nous en avons trop. Nous parvenons à l’oublier quelques temps et voici qu’il se manifeste à nous, un sourire cruel aux lèvres. Tic tac. Même l’onomatopée représentant le mouvement de la pendule nous rappelle que nous ne luttons pas à armes égales contre lui. Le Temps est un ruban de Moëbius sur lequel nous sommes obligés de marcher pour une durée que le « Grand Horloger » a fixé. Et pourtant le Temps est le plus bel exemple de démocratie et d’égalité : il s’applique à tout le monde sans différenciation de langue, culture ou couleur. Il façonne nos manières de penser puis les modifie subtilement, petit à petit. Le Temps et son amie Vieillesse nous attendent, ne les décevons pas.

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :