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Aujourd’hui est notre dernier jour dans cette bonne ville de Prague.

Nous commençons par un solide petit déjeuner. Notre vol retour est prévu pour 22h donc nous avons toute la journée pour finir de visiter la ville.

Le concierge de l’hôtel accepte gentiment de nous garder nos valises jusqu’à l’arrivée de notre taxi vers 19h. Cela nous permet d’aller en ville sans traîner nos bagages sur les pavés, ce qui est plutôt confortable.

Nous retraversons le Pont Charles et allons prendre quelques photos devant le mur de John Lennon ou « Lennon Wall », mémorial informel à John Lennon qui recueille depuis 1980 des hommages sous la forme de graffitis et de paroles de chanson des Beatles. Ce mur appartient à l’Ordre des Chevaliers de Malte, qui autorise les gens à écrire sur le mur.

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Le portrait original de John Lennon a depuis longtemps été recouvert par une tonne de graffitis et de messages divers – les autorités ont même repeint le mur à plusieurs reprises pendant la période communiste mais les gens continuent de taguer et peindre messages, symboles et portraits sur les messages existants.

C’est une véritable œuvre d’art vivante, qui évolue avec le temps – le mur tel que nous l’avons vu ne sera jamais plus pareil, il aura changé depuis.

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Ce matin, nous sommes bien décidés à ne pas louper le petit déjeuner et à partir suffisamment tôt pour pouvoir arpenter le Pont-Charles de manière sereine, sans la cohue.

En effet, nous avions fait deux tentatives auparavant, mais n’étions jamais allés jusqu’au pont, tant la foule était compacte : pont noir de monde, queue des 600 diables pour y accéder.

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Ce matin, les petites ruelles médiévales qui conduisent jusqu’à l’édifice sont vides, et c’est de bon augure pour la visite. De plus, il fait beau et les rayons du soleil caressent notre peau avec douceur. Arrivés au pied du pont, nous sommes accueillis par une entrée imposante de pierre sombre et aux dorures brillantes.

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Au cours de notre promenade, nous croisons quelques couples d’amoureux, des petits groupes de musiciens qui jouent en live et offrent une atmosphère guillerette à la visite. Bon nombre d’artistes exposent leurs talents et proposent de dessiner ou de caricaturer les passants, en échange de quelques couronnes.

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Mais le clou du spectacle est certainement ce défilé de statues de pierre qui nous observent tour à tour depuis la rambarde du pont. Celle de Nepomucène attire sans doute le plus de touristes car elle est intimement liée à l’histoire religieuse de la ville: figure pro-catholique durant l’époque de la Contre-Réforme, Jean Nepomucène fut arrêté, torturé, puis jeté ligoté et à moitié mort dans la rivière par ses opposants.

La légende veut que cinq étoiles soient apparues là où son corps coula. Sa dépouille fut récupérée en 1719 et, miracle, on s’aperçut que malgré l’état de putréfaction de l’ensemble de son corps, sa langue était encore rose et charnue ! La statue ne tire pas la langue mais arbore cinq étoiles au-dessus de sa tête.

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Nous poursuivons notre balade, saluons les autres statues et arrivons de l’autre côté de la ville et sommes surpris par son caractère touristique: les panneaux et les couronnes tchèques ont été détrônés par l’anglais et l’Euro !

Après une pause au Starbucks où nous buvons un mauvais thé, nous visitons l’église Notre-Dame de la Chaîne, fraîche, calme et jolie, puis nous repartons. Nous ne sommes alors plus seuls sur le pont, les touristes se sont levés !

Nous nous perdons dans le labyrinthe de petites ruelles pour parvenir à Staromestske Namesti. Il est 12h50 et nous souhaitons assister à la ronde des apôtres, qui a lieu toutes les heures à l’horloge astronomique.

Nous attendons donc dix minutes et à 13 heures précises, au-dessus des deux cadrans, deux petites fenêtres s’ouvrent et laissent apparaître l’une après l’autre des statues de bois figurant chacun des douze apôtres. Et, un coq doré situé entre les deux fenêtres agite ses ailes pour faire retentir les treize coups de l’horloge. C’est un moment très plaisant!