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La seconde saison de Billions, diffusée sur Showtime, commence par le bureau de Chuck qui fait l’objet d’une enquête de la part du procureur général.

Billions saison 2 photo

Pendant ce temps, Axe reconsolide Axe Capital et se demande quoi faire ensuite pour rendre à Chuck la monnaie de sa pièce. Le fonds d’investissement se bat contre une situation économique précaire qui menace l’existence même d’Axe Cap.

Quant à Wendy, elle accepte l’offre d’un fond de capital rival tandis que Lara se porte volontaire en urgence pour travailler à l’école de ses enfants.

Axe affronte publiquement le dirigeant d’un hedge fund concurrent et, grâce à l’aide précieuse d’un stagiaire très talentueux, lance un plan financier qui cherche à faire mal à la compétition. Chuck déploie son équipe sur le terrain afin de trouver rapidement une affaire importante qui pourrait le sortir de sa mauvaise passe – il doit impérativement faire ses preuves pour ne pas être mis à pied.

Wendy doit répondre à une série de questions embarrassantes qui pourraient bien faire tomber Chuck, qui vit au Yale Club le temps de leur séparation.

La série redémarre bien, les personnages sont vraiment construits avec intelligence et réalisme.

Billions a d’ores et déjà été renouvelée pour une troisième saison, qui sera diffusée l’année prochaine, au début de l’année 2018.

Billions est une nouvelle série diffusée sur Showtime qui traite du monde de la finance à New York.

Billions saison 1 photo

Dans le monde de la finance, Chuck Rhoades (Paul Giamatti), un procureur fédéral de New York, affronte certains des plus riches gestionnaires de fonds d’investissement des Etats-Unis.

Dans sa ligne de mire se trouve l’ambitieux et brillant gestionnaire de hedge funds Bobby « Axe » Axelrod (Damian Lewis, qui a joué Brody dans Homeland), dont la puissance ne cesse de croître. Les deux hommes rivalisent d’ingéniosité pour manoeuvrer au mieux au grand dam de l’autre.

Bobby « Axe » Axelrod est un survivant du 11 septembre qui dirige Axe Capital, un hedge fund basé dans le Connecticut. Il est charmant, charismatic et sa générosité fait de lui un membre apprécié de la communauté – il paie la première année d’étude pour tous les enfants de ses collèges qui ont péri lors de l’attentat du World Trade Center. Cependant, la Sécurities & Exchange Commission (SEC) pense qu’il manipule le marché.

La SEC fait alors appel à Chuck Rhoades, un masochiste sans limite qui se trouve également ^etre l’U.S. Attorney for the Southern District of New York mais Rhoades refuse de poursuivre Axelrod tant que ce dernier n’a pas fait d’erreur, car il ne veut pas sacrifier son score parfait de 81 à 0 dans la poursuite des crimes financiers au nom du Ministère Public.

La série est basée sur les croisades du procureur fédéral des crimes financier Preet Bharara, alors U.S. Attorney pour le district sud de New York. On peut aisément la classer entre les films Margin Call et The Wolf of Wall Street (avec Leonardo DiCaprio).

Quelles sont les heures d’ouverture de la bourse de Paris ?

9 h – 17 h 30. Horaires complets.

A quoi sert la pré-ouverture (7 h 15 – 9 h 00) ?

Durant cette période, les ordres s’accumulent sans qu’aucune transaction n’intervienne. A l’ouverture, à 9 heures, le système informatique calcule en fonction des ordres présents sur le marché, un prix d’équilibre ou fixing, qui permet l’échange du plus grand nombre de titres.

Que signifie CAC40 ?

Cotation Assistée Continue. L’indice CAC40 est une moyenne pondérée de 40 valeurs parmi les 100 premières capitalisations boursières de la bourse de Paris. Chaque titre a un poids relatif à la valeur boursière de l’ensemble de la société. La liste des valeurs composant le CAC40 est disponible ici.

Quels sont les différents types d’ordre ?

Les définitions extraites du site de ParisBourse, avec quelques adaptations :

  • L’ordre à cours limité (ordre le plus classique) comporte un prix maximum à l’achat, minimum à la vente. Ainsi, un ordre d’achat limité à 100 euros ne sera pas exécuté tant que le cours reste supérieur à 100 euros ; un ordre de vente limité à 100 euros reste en attente tant que le cours reste inférieur à 100 euros. Avantage : il permet de maîtriser le prix d’exécution. Inconvénient : l’exécution peut être partielle.
  • L’ordre au dernier cours: permet d’ Acheter/vendre au cours de clôture et à ce cours seulement. La négociation au dernier cours est possible lors de la phase Trading At Last. C’est une phase de négociation au dernier cours. Pendant cette phase, il est possible de passer des ordres au cours de clôture et à ce cours seulement. Pour les titres négociés en continu, la phase de négociation au dernier cours est disponible après le fixing de clôture.
  • L’ordre au marché : depuis le 15 décembre 2003, l’ordre « Au Marché » a remplacé l’ordre « A Tout Prix ». Il garantit la quantité de titres vendus ou achetés, mais pas le cours. Il reste valable tant que la quantité de titres que le donneur d’ordres souhaite vendre ou acheter n’est pas atteinte et ce, quel qu’en soit le cours. C’est l’ordre prioritaire sur tous les autres. Cet ordre, sans limite de prix, peut-être exécuté avec tous les ordres de sens opposés, quelles que soient leurs limites, dans le respect des seuils de gel et des quantités disponibles. Avantages : ordre prioritaire car aucune condition de prix, exécution totale dès qu’il y a une cotation de la valeur. Inconvénients : peut être dangereux – ne s’utilise que sur les valeurs liquides.
  • L’ordre « tout ou rien » (pour éviter les exécutions partielles) : cet ordre a été supprimé depuis le 1/9/03 par Euronext
  • Les ordres à déclenchement (ASD, APD ou ordres STOP, pour se protéger contre un renversement de tendance) : autrefois dénommés ordres « STOP », les ordres à déclenchement permettent à un investisseur de se porter acheteur ou vendeur à partir d’un cours déterminé :
    • à ce cours et au-dessus de ce cours s’il s’agit d’un achat,
    • à ce cours et au-dessous de ce cours s’il s’agit d’une vente.

    Ils permettent notamment de se protéger contre d’éventuels retournement de tendance. De tels ordres sont dits :

    • « A seuil de déclenchement » lorsqu’il ne comportent qu’une limite à partir de laquelle ils se transforment en « ordre à tout prix ». Ce type d’ordre assure par conséquent une complète exécution de votre achat ou de votre vente mais ne permet pas d’en maîtriser le prix.
    • « A plage de déclenchement » lorsqu’une deuxième limite fixe le maximum à ne pas dépasser à l’achat ou le minimum en deçà duquel on renonce à vendre. Avantage : assurance d’une exécution totale s’il y a une cotation après que le seuil de déclenchement ait été atteint ou dépassé. Inconvénient : pas de maîtrise de prix pour les ordres à seuil de déclenchement.

Que signifie « passer un ordre à révocation » ?

Cela signifie que l’ordre reste valable jusqu’à la liquidation pour le SRD, jusqu’à la fin du mois au comptant.

Comment disposer des cours en temps réel ?

Les cours en direct se font sur ligne spéciale, avec abonnement (fort cher) dédiée aux banques et professionnels. Les dits professionnels rétrocèdent ces cours à leurs abonnés moyennant une contrainte: un décalage dans le temps de quelque minutes. Les particuliers n’ont donc pas accès à une « vraie » cotation temps réel. Les systèmes gratuits sans abonnement (Bourso, Dubus etc…) sont décalés de 15 mn.

Où peut-on obtenir l’historique des cours sur plusieurs années ?

Voir les historiques d’ABC Bourse ou Download Quotes.

Que signifient les lettres (c) (s) (h) et (b) à côté d’une valeur ?

(c )= cours à la clôture.
(s )= suspension. Pas de cotation en attente d’un événement particulier (ex : une annonce doit être faite).
(h) = réservé à la hausse (1/4h ou 1/2h).
(b )= réservé à la baisse.

Que signifient « réservé à la hausse ou à la baisse » ?

Une variation de cours dépassant les limites autorisées (à la hausse ou à la baisse) entraîne une réservation de ce cours, c’est à dire la suspension momentanée de la cotation.

Qu’est-ce que le SRD ?

C’est le Système à Réglement Différé, qui a « remplacé » le Réglement Mensuel depuis septembre 2000. Toutefois, les anciennes valeurs du R.M. ne sont pas toutes éligibles au SRD.

Comment fonctionne le SRD ?

Le principe est le même que pour l’ancien RM : il est possible d’acheter et de vendre à crédit des valeurs jusqu’à la liquidation du mois boursier, à la différence près que ce service est proposé par les établissements financiers et… payant (commission de SRD). L’investisseur individuel, pendant le même mois, peut faire plusieurs opérations d’achat ou de vente avec SRD sur les mêmes titres. Seul le solde de ces opérations est réglé et livré à la fin du mois. Les règles de couverture sont les mêmes que pour le RM. Pour en savoir plus, le site du SRD.

Qu’est-ce qu’une vente à découvert (VAD) ?

Sur le SRD, il est possible de vendre des valeurs que l’on ne possède pas encore, à condition de les racheter avant la fin du mois boursier en vue d’une spéculation à la baisse.

Ex. : Le 5, vente « virtuelle » de 100 actions Alcatel à 38 €.
Le 25, rachat de ces 100 actions à 32 €.
Gain : 38×100 – 32×100 = 500 €.

Bien sûr, si le cours de l’action était monté à 40 €, vous auriez perdu 200 €.
Il est également possible d’acheter à découvert selon le même principe.

Où peut-on trouver les dates de liquidation ?

Sur le site de la Bourse de Paris.

Si je n’utilise pas les possibilités offertes par le SRD, quand suis-je crédité en cas de vente ?

Officiellement, à J+3. En général, les brokers créditent le compte le jour même pour un autre achat. Par contre, il faut attendre 3 jours pour un retrait d’espèces.

Peut-on acheter en SRD et vendre comptant ?

Non, ce n’est pas possible. Il faut vendre dans ce cas en SRD également.

Peut-on placer n’importe quelle valeur éligible au SRD dans un PEA ?

Non.Jusqu’à récemment, seules les actions françaises (en direct ou via OPCVM) étaient éligibles au PEA. Mais compte-tenu des opérations de rapprochement ou de fusion au niveau européen (Dexia, Altadis, EADS, etc) et sous la pression des autorités de Bruxelles, le gouvernement français a décidé d’assouplir les règles du PEA. A compter du 1er janvier 2002, il sera possible de loger dans son PEA des actions européennes.

En ce qui concerne les SICAV et FCP actions, ils sont acceptés dans un PEA sous réserve d’être investis en actions françaises à hauteur de 60% dans les cas des SICAV et de 75% dans le cas des FCP. Les OPCVM actions européennes ne seront éligibles au PEA qu’à compter de janvier 2003.

Dernière innovation datant de 2005 : les SICAV et les fonds communs de placement investis à 75 % dans « des titres dont les émetteurs ont leur siège social dans un Etat membre de la Communauté européenne » obtiennent droit de cité. Rappel utile : les pays labellisés sont les pays de la zone euro – France, Allemagne, Autriche, Irlande, Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Finlande, Portugal -, ainsi que les trois pays qui n’ont pas adhéré à la monnaie unique – Grande-Bretagne, Danemark et Suède. La PEA franco-français n’est déjà plus qu’un (presque) lointain souvenir ! Chaque titulaire peut verser jusqu’à 132 000 €.

En cas d’achat, quand le montant de la transaction est-il débité de mon compte ?

Officiellement, à J+3 également. Les brokers débitent en général le jour même.

Qu’est-ce que l’impôt de bourse ?

Impôt institué en 1893, payé au Trésor Public sur chaque transaction bousière. Il est régulièrement question de le supprimer. Il est de 0.30 % sur les transactions inférieures ou égales à 152 449 € et de 0.15 % au delà. Une franchise d’impôt de 22,87 € par opération est accordée par le Trésor. Les étrangers n’y sont pas soumis. Il n’est pas perçu pour les transactions inférieures à 7623 € (50 000 F, dû à la franchise) et ne peut dépasser 609.80 €. Il est prélevé sur le montant de la transaction lors de la transaction. L’impôt de bourse ne s’applique pas aux valeurs du Nouveau Marché.

Le seuil de cession d’actions s’applique-t-il sur le PEA ?

Non, puisque le PEA est exonéré d’impôt sur les plus-values s’il est conservé au minimum 5 ans. Sinon le seuil d’imposition des gains lorsque les cessions de valeurs mobilières sont supérieures à 15.000 € est de 26,3%.

Comment sont taxées les dividendes ?

Les revenus perçus au titre de dividendes, diminués des charges déductibles (frais de garde des titres, frais d’encaissement des dividendes) sont soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
– Pour l’avoir fiscal, mentionner précédemment, il est supprimé depuis 2005 .Il est remplacé par un crédit d’impôt.
– Abattement sur les dividendes : 1.220 € pour une personne seule et 2.440 € pour un couple.Si inférieur, imposition à 10,3% .
– Si supérieur :Impôts sur le revenu+10,3%

Que signifient MM50, MM100 ?

Moyennes mobiles des cours sur 50, 100, x jours. Ce sont des outils utilisés par l’analyse technique.
Voir ABC Bourse.

Qu’est-ce qu’un gap ?

Un gap (ou fossé) est un « trou de cotation » qui apparait entre deux périodes successives, que ce soit entre deux jours ou une autre période, zone dans laquelle aucun n’échange de titres n’a eu lieu.

Ainsi on peut trouver une valeur dont le plus bas d’un jour est plus élevé que le plus haut de la veille ou encore dont le plus haut d’un jour est inférieur au plus bas de la veille. Ceci forme ce qu’on appelle un gap.

C’est une configuration d’analyse technique qui met en évidence une rupture ou un changement d’attitude des investisseurs (gap d’impulsion) une accélération de tendance (gap de continuation) ou une fin de tendance. L’adage veut que le cours reviennent ensuite combler un gap.

Que signifie « résistance oblique descendante long terme » ?

Une résistance est un montant (cours) qu’une valeur n’arrive pas à dépasser; : par ex., la valeur X monte à 30 € puis redescend, ensuite remonte à nouveau à 30 €, etc. « résistance oblique descendante » : cela signifie que cette résistance est de plus en plus basse : la valeur pourrait aller à 30€ la première fois, ensuite seulement 29€, puis 28 €, etc. L’oblique est dessinée depuis deux vieux tops importants.

Qu’est ce que le Stochastique en langage boursier ?

Il compare le niveau de cours de la clôture par rapport à l’écart de cours sur une période donnée.
Voir ABC Bourse.

Quelle est la différence entre Stochastique « lent » et Stochastique « rapide » ?

Le Stochastique « lent » est la moyenne mobile sur 3 jours du stochastique « rapide » ( %K ), noté aussi « %D » .

Qu’est-ce que le RSI ?

Le RSI est le Relative Strength Index ou Indicateur de Force Relative. Le nom de RSI peut prêter à confusion : il ne compare pas des valeurs entre elles, pour cela il faut utiliser la force relative. En fait il devrait plutôt s’appeler Index de Force Interne. Le calcul du RSI est assez simple, voici la formule brute :

RSI = 100 – (100 / (1 + (H/B) ))
avec :
H : Moyennes exponentielle des hausses de valeur sur la période considérée. soit pour le RSI 14 : H(n) = (H(n-1) x 13 + hausse du jour)/14 et ainsi de suite
B : Moyennes des baisses de valeur sur la période considérée.

L’auteur de cet indicateur (Welles Wilder) recommande d’utiliser un RSI 14 , mais les RSI 9 et 25 sont devenus également très courants. Il est à noter que 14 n’est pas un nombre de jours

L’analyse du RSI est basée sur les divergences : divergence entre la valeur qui atteint de nouveaux extrêmes et le RSI qui ne réussit pas à atteindre de nouveaux extrêmes à son tour. Cette divergence serait le signe d’un retournement latent. Dans son livre, Welles Wilder donne cinq points importants concernant l’utilisation du RSI :

  1. RSI au-dessus de 70% ou en dessous de 30%. le RSI atteint ses sommets ou ses creux avant la valeur elle même.
  2. Le RSI forme des motifs similaires à la valeur (Têtes et épaules…), il se peut que le RSI forme des motifs invisibles sur la valeur elle-même.
  3. Effet de balancier : (Cassure de résistances ou de supports) : Cela arrive quand le RSI casse des sommets ou des creux précédents.
  4. Supports et résistances : Le RSI peut les faire ressortir mieux que la courbe de la valeur elle-même.
  5. Divergence : Comme indiqué plus haut, Le RSI n’atteint pas de nouveaux sommets ou de nouveaux creux alors que la valeur les atteint.

Qu’est-ce qu’une valeur cyclique ?

Entreprise positionnée sur un marché très dépendant de l’activité économique (construction, biens d’équipement, chimie…) qui obtient des résultats très variables d’une année sur l’autre (Ex. : Usinor).

Qu’est-ce qu’une valeur dynamique ?

Valeur à performance élevée à court ou moyen terme, tout en acceptant les risques inhérents aux variations de cours sur des marchés très dynamiques mais fluctuants.

Que signifient les lettres placées à coté des SICAV ?

(C)= SICAV de capitalisation, (D)= SICAV de distribution.

Comment sont cotées les SICAV ?

Une SICAV est composée de plusieurs actions. La valeur est calculée chaque jour, ou quinzaine ou mois en additionnant la valeur de chaque action à sa clôture. Une SICAV composée d’actions françaises affichera demain comme valeur les cours de clôture de ce soir de ses différents composants. De plus, lorsque l’on décide d’acheter ou vendre une SICAV, on ne peut contrairement aux actions donner de limites de cours. L’achat est réalisé au cours du lendemain de la demande.

I – Le rôle du Système Monétaire International (SMI)

A – Le SMI

Un Système Monétaire International (SMI) est un ensemble de règles et d’institutions qui régissent comment, en quoi et à quel prix les monnaies s’échangent entre elles. Les règles sont écrites (SMI de Bretton Woods en 1944, le SMI remanié en 1976), les institutions sont officielles et font respecter les règles (le FMI) : il faut que la monnaie soit convertible en moyens de paiement acceptés au niveau international et qui vont constituer les réserves de change des banques centrales : les liquidités internationales (¥, $, €). Pour qu’une monnaie puisse être convertible en une autre monnaie, il faut un taux de change. Le taux de change officiel est la parité de la monnaie (taux fixe).

Rappel : les 3 fonctions de la monnaie :

  • instrument de change
  • instrument de réserve de valeur
  • unité de compte

B – Les 2 systèmes de change

Le système de change fixe

La monnaie ne peut varier qu’à l’intérieur d’une marge de fluctuation autorisée (autour des parités). Exemple : les accords de Bretton Woods de 1944 à 1973.

Le système de change flottant

Le taux de change varie en fonction de l’offre et de la demande, au jour le jour. Aucune marge n’est imposée. Il n’y a pas de prix officiel de la monnaie (plus de parités). Depuis 1973 et 1976 (accords de Kingston), on distingue le flottement pur et le flottement impur :

  • le flottement pur est un modèle théorique : il n’y aurait aucun e intervention de la banque centrale.
  • le flottement impur existe en pratique : il y a intervention de la banque centrale sur le marché des changes.

Note : le système de change irrévocablement fixe est l’Euro car il y a disparition progressive des taux de change pour laisser place à une monnaie unique, l’€.

II – Dévaluation d’une monnaie

A – Dévaluation

Perte de valeur d’une monnaie par rapport à un étalon de référence ($). La dévaluation n’existe que dans un système de change fixe ou dans des zones-cibles. Ce sont les pouvoirs publics qui décident la dévaluation : c’est une décision officielle. Après une dévaluation, il faut davantage de monnaie nationale pour obtenir une unité monétaire étrangère.

B – Dépréciation

C’est la diminution de valeur d’une monnaie par rapport à une autre mais ce n’est pas un acte officiel : c’est fonction de l’offre et de la demande. N’existe que dans le système de change flottant. Une dépréciation peut être très longue alors que la dévaluation est brutale et officielle.

C – Les effets espérés d’une dévaluation

Rééquilibrer la balance commerciale ou en améliorer le solde :

  • les produits coûtent moins cher à l’exportation (effet prix) => hausse des exportations en volume (effet quantité)
  • les produits coûtent plus cher à l’importation (effet prix) => baisse des importation en volume (effet quantité)

Les effets positifs de la dévaluation ne jouent pas tout de suite : le solde se dégrade parce que les effets quantités demandent un certain temps pour se manifester alors que les effets prix sont immédiats. Dans un premier temps, la valeur des importations continue d’augmenter et les acheteurs étrangers ne réagissent pas immédiatement face à la baisse des prix dûe à la dévaluation. Conséquence : le solde de la balance commerciale est provisoirement dégradé.

D – Conditions pour qu’une dévaluation produise ses effets

Exportations : elles doivent augmenter.

  • il faut produire et il faut que l’offre nationale soit suffisante
  • il faut que les produits soient de bonne qualité
  • la demande étrangère doit être forte
  • clients sensibles à la baisse des prix

Importations : elles doivent diminuer.

  • mais attention aux habitudes des consommateurs
  • importations incompressibles (pays contraints)
  • offre nationale suffisante

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III – Le SMI actuel

A – La nécessité du flottement

La quote-part est la contribution de chaque pays membre au financement du FMI déterminée en fonction de son poids dans le commerce international qui lui ouvre des possibilités de crédit appelées droits de tirages. 25% de cette contribution est versée en devises (l’or est abandonné depuis 1976) et 75% dans sa monnaie nationale.

Les droits de tirages spéciaux (DTS) sont à l’origine (1969) des droits de crédits automatiques accordés par le FMI aux pays membres en fonction de leurs quotas respectifs, remboursables seulement à raison de 30%. En 1974, le DTS devient l’unité de compte officielle du FMI.

B – Evolution des institutions

Le Fond Monétaire International (FMI) a été créé lors des accords de Bretton Woods. C’est une caisse de solidarité où chaque pays verse une quote-part qui correspond à sa participation aux échanges internationaux. La somme des quote-parts forme le FMI qui aide les pays en difficultés à condition qu’ils respectent les PAS (Plan d’Ajustement Structurel : plans de rigueur). Le FMI doit aussi maintenir des régimes de change ordonnés pour une expansion harmonieuse du commerce international.

C – Le triangle de Mundell

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Le triangle de Mundell a été défini dans les années 1960 et a été repris en 1987 par le Système Monétaire Européen (SME). C’est le triangle d’incompatibilité : il est impossible de concilier les 3 sommets du triangle en même temps.

La politique monétaire autonome est la capacité qu’a un pays à mener une politique monétaire en fonction d’objectifs internes (une politique de relance est un objectif interne).

Avec une politique monétaire non-autonome, la politique monétaire n’est plus autonome lorsque son objectif interne (relance) est dépendant de son objectif externe (défense de la monnaie). Elle est fonction de la politique de change. Par exemple, avec une politique de relance :

  • baisse des taux d’intérêt => hausse de la consommation + hausse de l’investissement => relance
  • baisse des taux d’intérêt => fuite des capitaux flottants vers des places financières + rémunération => faible demande pour la monnaie => baisse du cours de la monnaie selon la loi de l’offre et de la demande.

Conclusion
Les objectifs internes d’une politique monétaire ne peuvent être atteints qu’au prix d’une appréciation ou d’une dépréciation de la monnaie : les 3 sommets du triangle sont incompatibles.

IV – Le Système Financier International (SFI)

A – Définition

La notion de Système Financier International (SFI) suppose l’existence d’opérations financières internationales entre agents économiques résidents et non-résidents.

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B – Les transformations du SFI

L’orientation des flux :

  • années 1960-1970 : flux Nord-Sud (théorie du retard de Rostow)
  • 1974-1982 : recyclage des pétrodollars : l’argent de l’OPEP est investi dans les PED.
  • crise de la dette : les PAS du FMI (Mexique en 1982-1983)
  • axe Nord-Nord : déficit des USA
  • années 1990 : les flux se dirigent vers les pays émergents
  • aujourd’hui : crise ?

Le système de financement : on assiste aujourd’hui à la désintermédiation des marchés financiers (les banques ne servent plus d’intermédiaires).

C – La globalisation financière

La globalisation financière est la mise en place d’un marché unifié de l’argent au niveau planétaire. Les causes sont regroupées sous la règle des 3 D :

  • désintermédiation
  • décloisonnement
  • déréglementation

La désintermédiation est le recours direct des opérateurs internationaux aux marchés financiers (finance directe) sans passer par les intermédiaires financiers et bancaires (finance indirecte) pour effectuer leurs opérations de placement et d’emprunt.

Le décloisonnement des marchés est l’abolition des frontières entre les marchés séparés, l’ouverture à l’extérieur des marchés nationaux et aussi à l’intérieur de ceux-ci (le SFI est le méga-marché de l’argent). Le réseau est interconnecté et en fonctionnement continu.

La déréglementation facilite la circulation internationale du capital.

D – Les risques de la globalisation financière

Les objectifs au départ étaient :

  • une meilleure redistribution des capitaux entre les pays pour qu’il y ait croissance de l’économie mondiale.
  • relier ceux qui ont un besoin de capital à ceux qui ont des excédents.

La globalisation s’est accompagnée de :

  • l’instabilité des marchés de change
  • la montée de la spéculation (rentabilité)
  • la suprématie des forces du marché financier sur l’économie

Les conséquences :

  • le gonflement des transactions sur les marchés financiers n’a plus de rapport direct avec le financement de la production et des échanges internationaux. Donc l’écart va croissant entre l’économie monétaire et l’économie réelle. Cet écart s’appelle la bulle spéculative.

V – L’endettement des PED

Les pays du Tiers Monde ne disposant pas de capitaux suffisants pour assurer les investissements nécessaires à leur développement, il leur faut faire appel à l’étranger.

A – Les différentes sources de financement

  • Aides Publiques au Développement (APD)
  • investissements de portefeuille
  • crédits publics et privés
  • IDE
  • aides des organismes internationaux
  • aides des Organisations Non-Gouvernementales (ONG)

B – Les termes utilisés

  • le service de la dette est l’ensemble des sommes qu’un débiteur rembourse chaque année à ses créanciers.
  • l’ encours de la dette est le montant des remboursements qui ne sont pas encore arrivés à échéance.
  • le t aux d’intérêt réel = taux d’intérêt nominal – inflation
  • indice du taux d’intérêt réel = ( indice du taux d’intérêt nominal / indice des prix ) * 100

C – La montée de l’endettement

Selon la banque mondiale, la dette des pays de l’Est et des PED a été multipliée entre 1980 et 1997 atteignant 2171.4 milliards de dollars (1997).

D – Origine

1950-1960 : début de l’industrialisation.

Le sous-développement n’était qu’un retard (cf. Rostow). Pour se développer, il fallait importer puis amener la croissance pour être en mesure de rembourser. Le taux d’endettement ne posait pas de problèmes graves.

Années 1970 : conjoncture favorable pour l’endettement

  • entrées massives de capitaux + prêts bancaires
  • croissance des prix des produits de base. Les PI pensaient que cela allait durer.
  • taux d’intérêts réels faibles
  • les banques avaient l’opportunité de recycler les pétrodollars dans les financements de projets d’investissement
  • un pays ne pouvait pas faire faillite
  • le FMI n’avait aucun droit de regard (financement externe)

La conjoncture favorable aux années 1970 a permis l’adoption d’une stratégie de l’endettement. Il ne manquait plus qu’une étincelle pour que le système explose.

Années 1980 : la crise de la dette

  • le 13 août 1982, le Mexique est incapable de rembourser : la crise de l’endettement est l’aboutissement des dysfonctionnements des années 1970 (crise amplifiée par la crise monétariste des USA).
  • le cours des matières premières s’effondre : plus de ressources d’importation, difficultés à rembourser
  • les pétrodollars chutent : moins de recyclage, les banques prêtent moins
  • en 1985, le cours du dollar remonte brutalement, entraînant des difficultés de remboursement
  • les taux d’intérêt augmentent afin de lutter contre l’inflation
  • les banques deviennent méfiantes

Années 1990 : crise des pays émergents

VI – La gestion de la dette

La gestion de la dette est l’action de trouver une ou des solutions afin d’éviter que ne se multiplient les défauts de paiement :

  • rééchelonnement de la dette
  • octroi de crédits
  • suppression des dettes
  • le FMI propose des moyens de financement (PAS au débuts des années 1980)
  • mise en place de plans pour restructurer la dette : plan Becker en 1985, plan Brady en 1989.

A – Les Plans d’Ajustement Structurel (PAS)

Les Plans d’Ajustement Structurel (PAS) sont une politique économique d’inspiration libérale imposée par le FMI aux PED pour résoudre leurs problèmes d’endettement. Il s’agit d’assainir la situation économique des PED : ce sont des programmes de rigueur et d’austérité.

Objectifs des PAS pour les pays

  • rééquilibre financier en vue de préserver les intérêts de leurs créanciers
  • assainir leur économie et les remettre à flot
  • s’insérer à nouveau dans les échanges internationaux

Mesures prises par les PAS

  • paiement extérieur : limiter les importations, promouvoir les exportations, assurer le service de la dette
  • budget : accroître les recettes, réduire les dépenses courantes, sélectionner les dépenses d’investissement
  • crédit interne : est encadré et limité pour éviter toute forme de pression inflationniste.
  • désengagement de l’Etat : privatisations, véracité des prix, équilibre de l’offre et de la demande

Conséquences des PAS

Les PAS ont connu des succès dans certains pays comme le Mexique mais a conduit à un appauvrissement de la société et à des tensions. Effets négatifs sur le social :

  • hausse du chômage
  • baisse des salaires
  • hausse des prix (alimentaire)
  • baisses des dépenses sociales
  • les pauvres deviennent encore plus pauvres
  • émeutes, remise en cause du programme

Les PAS ont connu des échecs sur le plan social : beaucoup d’individus sont même plus démunis qu’ils ne l’étaient auparavant. Beaucoup d’ONG remettent en cause l’efficacité des PAS : il faudrait tenir compte des coûts sociaux et des caractéristiques de chaque pays.

B – Les conséquences de l’aide

Conséquences positives

  • financement des projets
  • transferts de technologies
  • insertion dans la DIT
  • aides alimentaires : nourrit la population en cas d’urgence

Effets pervers

  • situation de dépendance
  • aides parfois injustes et mal distribuées
  • aides conditionnelles
  • corruption et clientélisme
  • faim : arme politique

I – L’investissement

A – Définitions

Investissement : au sens strict, c’est l’acquisition par les entreprises de moyens de production pour remplacer ou accroître le capital productif. Le terme concerne le capital fixe. On parle d’investissement productif.

Investissement immatériel : achats de brevets, logiciels, publicité, marketing, formation du personnel, recherche et développement.

Amortissement : partie de l’investissement qui sert à remplacer le capital usagé ou obsolète.

Investissement net = Investissement brut – Amortissement.

Ne pas confondre Investissement et Capital Investi :

  • investissement : achat de biens qui vont servir plusieurs fois dans le processus de production (investissement en capital fixe).
  • capital investi : matières premières détruites ou incorporées dans le processus de production.

Ne pas confondre Investissement et Placements Financier : un placement financier est plus ou moins spéculatif.

En comptabilité nationale, au niveau macro-économique, l’investissement s’appelle la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF). La FBCF comptabilise les investissements des entreprises, des ménages et des administrations. La FBCF ne comptabilise pas les investissements immatériels.

Le taux d’investissement est la part de richesse créée consacrée à l’investissement dans un pays. C’est la capacité d’un pays à renouveler son équipement.

Taux d’investissement = ( FBCF / PIB ) * 100

Le taux de marge est la part de la Valeur Ajoutée (VA) qui est destinée à l’entreprise.

Taux de marge = ( EBE (profits) / VA ) * 100

Le taux d’autofinancement est la capacité des entreprises à financer elles-mêmes leurs investissements.

Taux d’autofinancement = ( Epargne brute / FBCF des entreprises ) * 100

Un investissement induit est un investissement effectué à cause de la hausse de la demande (accélérateur d’investissement).

Un investissement autonome est un investissement indépendant de la demande (multiplicateur d’investissement).

B – Les différentes formes d’investissement pour une entreprise

  • selon leur nature :
    • investissement matériel (machines)
    • investissement immatériel (logiciels, pub…)
  • selon leur fonction :
    • investissement de remplacement
    • investissement de capacité ( hausse de la production)
    • investissement de productivité (baisse des coûts pour atteindre le progrès technique)

C – Le financement des investissements

financement investissement

D – Les circuits de financement externe de l’investissement

Les ménages ont une capacité de financement, les entreprises ont un besoin de financement.

  • circuit direct ou financement direct :

intermédiation

  • circuit indirect ou financement indirect

désintermédiation

II – Le multiplicateur d’investissement

A – Définition

Investissement autonome : investissement qui n’est pas dû à la demande. On se place dans le cas d’un investissement autonome (exemple : politique de grands travaux). C’est Keynes qui a mis en évidence le rôle moteur de l’investissement dans l’économie en étudiant les relations entre l’investissement et les revenus et entre l’investissement et l’épargne. C’est le principe selon lequel une variation de l’investissement entraîne un variation plus que proportionnelle du revenu national.

  • k = ( Variation du Revenu / Variation de l’Investissement )
  • k = ( 1 / Propension marginale à épargner ) = ( 1 / ( Variation de l’Epargne / Variation du Revenu ) )

Pour Keynes, c’est l’investissement qui crée l’épargne.

B – Le mécanisme du multiplicateur d’investissement

multiplicateur d'investissement

C – Les différentes phases

Keynes se fonde sur le caractère bilatéral des opérations économiques à travers le circuit. Toute dépense d’un agent est un revenu pour un autre agent. Keynes raisonne en termes de circuits.

multiplicateur de Keynes

L’évolution de l’épargne (variation de l’épargne = 100) est donc bien égale au montant de l’investissement initial (variation de l’investissement = 100). Epargne et investissement s’ajustent bien ex-post. Le processus du multiplicateur se poursuit jusqu’à ce que la dernière variation de revenu soit négligeable.

D – Critiques et conditions

  • Keynes se fonde sur le caractère bilatéral des opérations
  • il ne dit pas en combien de temps l’investissement initial produira ses effets.
  • il faut que le comportement des ménages soit stable.
  • il faut une stabilité du niveau général des prix.
  • il ne faut pas que l’économie soit en situation de plein emploi.
  • Keynes raisonne en économie fermée : l’investissement donne lieu à des achats faits dans le pays. Or un pays peut importer de l’étranger.

E – Utilisation du multiplicateur d’investissement

Le multiplicateur d’investissement s’est montré très efficace pour lutter contre la crise des années 1930 (politique de grands travaux du New Deal). Il a aussi stimulé l’augmentation de la croissance des 30 Glorieuses. Aujourd’hui, les tentatives sont moins heureuses avec l’ouverture des frontières. Seuls des projets à l’échelle européenne pourraient avoir des effets positifs. Le multiplicateur d’investissement peut également servir à l’étude d’une nouvelle implantation industrielle dans une région ou dans une ville.

III – L’accélérateur d’investissement

A – Origine

Le principe de l’accélérateur d’investissement a été formulé dès le début du siècle par Clark et Aftalion.

B – Le principe

C’est un investissement induit provoqué par la croissance de la demande. La variation de la demande de consommation entraîne une variation plus que proportionnelle de la demande de biens d’équipement. Inversement, si la demande baisse, l’investissement baisse.

C – Les hypothèses

  • quantité produite = quantité demandée
  • le coefficient de capital est une constante : k = ( Capital / Production)
  • le capital disponible est pleinement utilisé : il n’y a pas d’équipements oisifs.
  • l’amortissement est linéaire : avec un capital de 400 échelonné sur 10 ans, l’amortissement est de 400 / 10 = 40

Rappel : Investissement net = Investissement Brut – Amortissement

accélérateur d'investissement

IV – L’investissement productif

A – Les déterminants de l’investissement

Les déterminants de l’investissement sont tous les facteurs qui influencent l’investissement. Les déterminants sont multiples. Le chef d’entreprise doit prendre une décision dans un monde qui est incertain. Il prend un risque car l’investissement est un montant non négligeable et qui détermine l’avenir (rentabilité). Mais la faiblesse des investissements remet en cause la croissance à long terme et le dynamisme d’une économie : il faut investir !

1 – Les conditions de financement

  • capitaux propres :
    • taux de marge : ( EBE / VA ) * 100
    • épargne disponible : taux d’autofinancement
  • capitaux empruntés :
    • taux d’intérêt réel : coût des emprunts
    • politique économique de l’Etat

2 – La demande

  • évolution de la consommation : accélérateur d’investissement

3 – Les conditions de rentabilité

  • recherche du profit (Travail par rapport au Capital ? Etranger par rapport à la France ?)
  • la politique fiscale

4 – L’environnement économique proche ou lointain

Les entreprises sont de plus en plus sensibles à tout événement qui pourrait de près ou de loin perturber son environnement. Exemple : croissance durable, crise asiatique. L’internationalisation et la mondialisation de l’économie ont transformé le comportement des entreprises qui n’hésitent plus à investir à l’étranger. Cette attitude pénalise l’investissement national.

Aujourd’hui, les entreprises cherchent la combinaison de facteurs la plus favorable possible avant de décider d’investir.

B – Le principe de l’effet de levier

La question est la suivante : est-il intéressant de s’endetter pour investir ou faut-il utiliser ses propres capitaux ?

L’effet de levier repose sur l’endettement. Il est obtenu lorsqu’une entreprise s’endette et qu’elle obtient, au moyen de ses capitaux empruntés, un taux de rentabilité financière supérieur à celui qu’elle obtiendrait avec ses seuls capitaux propres. Il faut tenir compte aussi du taux d’intérêt réel : plus la part du taux d’intérêt est faible et plus la rentabilité financière est importante. En gros, l’entreprise s’endette pour s’enrichir. NB : l’effet de levier peut aussi être négatif.

  • taux de profit = ( profit / capital investi ) * 100
  • rentabilité économique = ( EBE / capital fixe ) * 100
  • coût des emprunts = taux d’intérêt = loyer de l’argent
  • coût réel des emprunts = taux d’intérêt nominal moins le taux d’inflation
  • taux de profitabilité = taux de profit moins le taux d’intérêt réel
  • taux de rentabilité financière des capitaux propres = ( ( EBE – frais financiers ) / capitaux propres ) * 100

V – Les effets de l’investissement

A – Sur la croissance économique

Investissement et croissance économique sont liés : pendant les Trente Glorieuses, la hausse de l’investissement allait de pair avec la croissance. En période de crise, l’investissement baisse et entraîne une baisse de la croissance. L’investissement exerce un double effet sur l’activité économique :

  • sur la demande : multiplicateur
  • sur l’offre : modernisation, hausse de la productivité, création de nouveaux marchés

L’investissement améliore la flexibilité de la production : ateliers flexibles, robotisation permettent de gagner des parts de marché.

Les investissements publics :

  • transports
  • télécommunications

Les investissements éducatifs (long-terme) : amélioration de la compétence des individus.
Les investissements immatériels.

B – Sur le niveau de vie et le genre de vie

L’investissement entraîne des progrès économiques et sociaux.

C – Sur l’emploi

conséquences de l'investissement

VI – La concentration des entreprises

A – Comment peut se faire la croissance d’une entreprise ?

La croissance d’une entreprise est une stratégie de développement des activités de l’entreprise. Il existe deux types de croissance :

  • la croissance interne : l’entreprise augmente sa taille en créant de nouveau investissements internes.
  • la croissance externe : l’entreprise augmente sa taille en s’associant à d’autres entreprises. Elle acquiert des moyens de production déjà existants.

C’est à la croissance externe que l’on associe la concentration.

B – Définition et mesure de la concentration

La concentration est le processus par lequel les entreprises deviennent moins nombreuses et plus grandes sur un marché. C’est un petit nombre d’entreprises contrôlant le marché.
La concentration peut être mesurée par certains indicateurs (effectifs et chiffre d’affaire).

C – Les différentes formes de concentration

La concentration horizontale : regroupe les entreprises produisant le même type de produits (exemple : PSA). Recherche du contrôle du marché par un pourcentage significatif des ventes d’un secteur. Avantages économiques : amélioration des réseaux de distribution, contrôle des prix plus aisés.

La concentration verticale : regroupe des entreprises qui sont complémentaires et clientes : l’une fournit à l’autre les matières premières ou produits demi-finis dont elle a besoin. Avantages économiques : maîtrise d’un cycle de production, possibilité d’accumuler les profits tout au long de la production en se vendant à soi-même les biens intermédiaires (prix de cession interne).

  • verticale amont : l’entreprise prend le contrôle de ses fournisseurs. Maîtrise des approvisionnements, possibilité de contrôler ses coûts de production, ses livraisons, la nature exacte des composants entrant dans son activité.
  • verticale aval : l’entreprise prend le contrôle d’une entreprise cliente. Avantages économiques : maîtrise de sa distribution, possibilité d’améliorer la promotion de ses produits, cumul des valeurs ajoutées, élargissement de ses débouchés en contrôlant la distribution des concurrents.

Concentration conglomérale : une série d’entreprises sont regroupées sans liens économiques apparents. Par exemple des parfums, des roulements à billes, une maison de disques. Avantages économiques : la diversification des risques, la recherche d’un ensemble formé d’entreprises à taux de profit élevé, qui diversifient les risques encourus en assurant une rentabilité moyenne élevée chaque année. A l’époque où la surface financière et la capacité de financement est décisive, et surtout les reconversions indispensables, le conglomérat présente des avantages notables (ITT symbolise bien cette stratégie).

D – Les différentes modalités

1 – La fusion

La fusion est l’opération par laquelle deux ou plusieurs sociétés décident de réunir leur patrimoine pour ne plus former qu’une seule société.

  • La fusion égalitaire consiste en la réunion de deux ou plusieurs entreprises de dimensions comparables qui décident de réunir leurs actifs pour créer une société nouvelle. Ainsi, deux entreprises X et Y créent une société Z. Le nom de la nouvelle société résultant d’une opération de fusion peut-être tout à fait nouveau (Z) ou reprendre les anciennes appellations conjointes (X-Y), ce qui est le cas le plus fréquent.
  • La fusion-absorption consiste en la réunion d’entreprises d’inégales dimensions et résulte très généralement d’une décision unilatérale : l’une des deux sociétés absorbe l’autre ou les autres; la société absorbée disparaît sur le plan juridique, son patrimoine est transféré et ses actionnaires reçoivent en contrepartie des actions de la société proportionnellement à leur part dans l’actif des sociétés dissoutes. C’est donc une annexion pure et simple qui résulte cette fois d’un net rapport de domination : x + y => X.

2 – La prise de participation

On appelle « participation » d’une société dans une autre le fait pour une société de posséder un certain nombre d’actions (ou de parts) d’une autre société. Cette possession d’actions procure la qualité d’actionnaire. Selon les cas, la fait de détenir un « paquet d’actions » d’une société peut correspondre à deux types d’attitudes : une société a le choix entre détenir des actions dans le but d’opérer un placement rémunérateur, ou d’exercer un contrôle sur la gestion de la société ainsi partiellement possédée.

  • la participation peut être simple ou réciproque : la participation est dite simple lorsqu’elle ne s’opère que dans un seul sens : Y possède x% de Z sans que Z ait de participation en Y. La participation est dite réciproque ou croisée lorsque plusieurs sociétés détiennent réciproquement des fractions plus ou moins importantes de leur capital respectif.
  • la participation peut être directe ou pyramidale : les participations sont dites directes lorsqu’aucun intermédiaire ne s’impose entre la société possédante et la société possédée. Les participations sont dites pyramidales ou « en échelle » ou « en cascade » lorsqu’une société X peut contrôler une société Y par l’intermédiaire d’une société Z.

3 – L’offre publique d’achat (O.P.A.)

L’O.P.A. (ou take over bird) est une offre publique d’achat d’une firme qui veut acquérir une société côtée en Bourse. Cette technique consiste à proposer aux actionnaires de leur racheter leurs titres à un prix sensiblement supérieur à celui du marché. L’opération est un succès si les opérateurs obtiennent suffisamment de promesses de vente pour prendre le contrôle de la société convoitée. On parle d’offre publique d’échange (O.P.E.) quand le règlement se fait non pas en espèces mais sous formes de titres (généralement des actions d’autres sociétés).

I – Qu’est ce que la révolution industrielle ?

La révolution industrielle est l’essor général des méthodes industrielles de production. Elle caractérise le passage plus ou moins rapide de la société traditionnelle pré-capitaliste à la société industrielle capitaliste avec la création de classes sociales. Transformations caractéristiques :

  • Technique :
    • transformations agricoles
    • innovations techniques fondamentales
    • machinisme, taylorisme, multiplication des usines
    • progrès technique continu
  • Economie
    • capitaux mobilisés en vue du profit
    • forme capitaliste de production et d’échanges
    • urbanisation
  • Finance
    • montée en puissance de la bourgeoisie
    • création de sociétés de capitaux (Sociétés Anonymes – S. A.)
  • Social
    • formation de la classe ouvrière
    • séparation propriétaire – salariés

Les caractéristiques du mode de production capitaliste sont le progrès technique continu, la mobilisation des capitaux en vue du profit et la séparation entre les propriétaires des moyens de production et les salariés. La révolution industrielle est une évolution intellectuelle, économique et sociale à long terme. Il y a eu plusieurs r évolutions industrielles mais c’est surtout la première qui a connu des transformations économiques et sociales importantes.

II – La naissance du système capitaliste

La révolution industrielle est l’évènement fondamental pour l’avènement du capitalisme. On passe d’une société traditionnelle pré-capitaliste à une société industrielle capitaliste.

III – La naissance des classes sociales

Deux classes sociales naissent avec la révolution industrielle :

  • le prolétariat (classe ouvrière) : phénomène social majeur, cette classe sociale va lutter contre la prolétarisation et à l’insertion dans les usines. Cette résistance a même donné lieu à des révoltes connues sous le nom de "luddisme" en Angleterre, en France et en Allemagne : artisans et compagnons, hostiles au machinisme et à ses conséquences économiques et sociales, brisent les machines qui symbolisent cette prolétarisation qu’ils refusent. Il faudra que la concurrence de la grande industrie mécanisée entraîne la ruine économique de l’artisanat et du "domestic system" pour que ces travailleurs rejoignent les usines, le "factory system".
  • les capitalistes industriels : à la veille de la révolution industrielle, le manufacturier se confondait souvent avec ses ouvriers de par son style de vie et son niveau de vie. Après la révolution, la séparation des classes s’est faite : le manufacturier rejoint, dans la hiérarchie sociale, ceux qui, non par leur naissance mais surtout déjà par l’argent, l’avaient déjà précédé aux rangs évidents de la puissance et du prestige (les propriétaires fonciers, les financiers et les marchands).

IV – Les différentes révolutions industrielles

Tableau des révolutions industrielles ou techniques
 PériodeInventions et innovations majeuresInnovation dérivées – effets d’entraînement
1ère R. I.fin 18ème – début 19èmeMachine à vapeur, machinisme et mécanisationMétallurgie, boom de l’industrie textile (révolution cotonnière)
Révolution ferroviaire1840-1870Locomotive, rails en acierTransports ferroviaires, sidérurgie
2ème R. I.fin 19ème – début 20èmeMoteur électrique, moteur à explosion (pétrole)Electromécanique, automobile, industries chimiques
"Révolution scientifique et technique"lendemains de la Seconde Guerre mondialeElectronique, physique nucléaire, chimie de synthèseEnergie nucléaire, textiles synthétiques
3ème R. I. ou révolution informatiqueà partir des années 1970Micro-électronique, informatique, "révolution biologique"Bureautique, télématique, robotique et automatisation, bio-technologies

V – Le rôle de l’Etat dans la révolution industrielle ou le capitalisme-libéralisme

A – La théorie prône la liberté

L’entreprise et le marché jouent un rôle important dans l’industrialisation et le développement du capitalisme. Le 19ème siècle marque l’âge d’or du libéralisme et du capitalisme libéral. L’économie de marché est l’allocation optimale des ressources. Adam Smith (1723-1790) est favorable à l’entreprise et au marché. Il est pour l’équilibre, l’enrichissement et les lois naturelles. Il prône l’Etat minimal (Police, Armée, Justice et construction d’édifices publics) et est partisan de la "main invisible" : la somme des intérêts particuliers mène à l’intérêt général.

La main invisible conduit chaque individu, alors qu’il ne travaille que pour son avantage personnel, à travailler inconsciemment de façon très efficace pour la collectivité. Il s’agit d’un processus inconscient qui mène des intérêts particuliers à l’intérêt général.

B – Mais en réalité…

Une économie de marché peut rarement se passer de l’intervention de l’Etat. Même si le marché a joué un rôle décisif dans l’industrialisation et dans le développement du capitalisme, l’Etat est intervenu pour accélérer le processus d’industrialisation :

  • pour créer un cadre favorable à l’industrialisation (fiscalité réduite, protection des entreprises naissantes)
  • en se substituant aux entreprises privées pour accélérer le "take off"
  • pour réglementer et éviter les abus (syndicats en 1884)

Note : au 20ème siècle et surtout après 1945, Keynes et l’Etat providence prennent de l’importance.

I – Les différentes fonctions de l’Etat

A – La fonction d’affectation

  • l’Etat offre des services collectifs
  • il a un rôle d’Etat-gendarme :
    • défendre le territoire (armée).
    • assurer la sécurité des personnes et des biens (police – justice).
    • faire respecter les règles de la concurrence.

Note : Police, Armée et Justice sont les 3 activités régaliennes de l’Etat.

B – La fonction de répartition (redistribution)

On prend aux uns (cotisations) pour donner aux autres (prestations).

C – La fonction de régulation (stabilisation)

Consiste à agir sur l’évolution économique :

  • politique de relance
  • politique de rigueur

II – Le budget de l’Etat

Est un document comptable retraçant l’ensemble des recettes et des dépenses de l’Etat pour une année. Ce budget est une prévision détaillée.

C’est une loi de finance : le budget est soumis au vote du parlement. Ce budget concerne l’Etat au sens strict du terme (les différents ministères).

A – Elaboration du budget

Le budget est préparé par le gouvernement. Chaque ministère dresse son propre budget : ils font l’inventaire de leurs besoins avec justification. Le Premier Ministre adresse à chaque ministère des contraintes à respecter pour leurs demandes de crédit. En cas de désaccord, le choix définitif revient au Premier Ministre.

B – Le vote

Ce budget est ensuite présenté au Parlement : c’est une loi de finance.

Remarque : la loi de finance rectificative ou collectif budgétaire.

Les recettes réelles peuvent se révéler moins importantes que prévu tandis que des dépenses nouvelles apparaissent. Le Parlement peut donc être amené à voter une loi de finance rectificative ou collectif budgétaire.

D – Le contrôle

Etant donné qu’il s’agit de l’argent des contribuables, de nombreux contrôles sont prévus à tous les niveaux pour s’assurer que l’exécution du budget est bien conforme aux décisions prévues par la loi.

III – Les dépenses de l’Etat

Ce sont les charges budgétaires de l’Etat. Elles peuvent être classées selon leur nature et fonction.

A – Selon leur nature

Les dépenses de fonctionnement sont destinées à assurer le fonctionnement courant des administrations. Elles payent les fonctionnaires.

Les dépenses en capital sont consacrées à l’investissement. Elles servent à moderniser ou accroître le potentiel productif de l’Etat (construction de lycées, travaux d’aménagement du territoire…).
La dette publique regroupe les sommes consacrées au remboursement de la dette de l’Etat.

Les dettes d’interventions et les subventions courantes sont toutes les dépenses faites par l’Etat pour venir en aide aux entreprises.
Les dépenses militaires servent à la défense du territoire.

B – Selon leur fonction

[schéma]

IV – Les recettes des administrations : les Prélèvement Obligatoires (P. O.)

Les prélèvements Obligatoire désignent les impôts et cotisations sociales versées par les agents économiques. Ces P. O. sont versés à :

  • l’Etat : dépenses des différents ministères.
  • aux collectivités locales : dépenses des communes, des départements, des régions.
  • aux organismes de la Sécurité sociale (revenus de transfert).

Taux de P. O. = ( ( impôts Etat et collectivités locales + cotisations sociales ) / (PIB) ) * 100

Taux de pression fiscale = ( Impôts / PIB ) * 100

Taux de pression sociale = ( Cotisations sociales / PIB ) * 100

V – Les impôts ou les recettes fiscales de l’Etat

A – Classement des impôts

Les recettes du budget de l’Etat proviennent essentiellement de la fiscalité. Les actifs, les inactifs, les entreprises et les consommateurs payent des impôts qui sont des versements obligatoires. Il existe deux sortes d’impôts :

  • les impôts directs : sont versés directement par l’agent économique concerné.
    • impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)
    • impôt sur les sociétés (IS)
    • impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
  • les impôts indirects : sont supportés par certains agents économiques et versés au fisc par d’autres agents.
    • taxe à la valeur ajoutée (TVA)
    • taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP)

B – Les principaux impôts

1 – IS – Impôt sur les Sociétés

Est perçu sur les bénéfices des sociétés.

2 – ISF – Impôt de Solidarité sur la Fortune

La loi de finance de 1982 a instauré l’IGF (Impôt sur les Grandes Fortunes) qui fut supprimé en 1986. La loi de finance de 1989 a créé l’ISF parce que son rendement était destiné à financer en partie le RMI (Revenu Minimum d’Insertion). Les taux sont progressifs selon le patrimoine. On paie cet impôt à partir de 4.75 MF.

3 – La TVA

Est un impôt direct sur la consommation. Il est considéré comme non-redistributif (car toujours le même) et est payé par le consommateur final. Le taux est de 19.6%.

Calcul de la TVA

Prix TTC = Prix HT + ( (Prix HT * taux de TVA ) / 100 )

C – Les autres recettes de l’Etat

L’Etat dispose d’autres recettes :

  • les droits de timbres (carte d’identité, passeport…)
  • les droits de succession
  • les revenus du domaine de l’Etat

VI – Le solde budgétaire

Le solde budgétaire est la différence entre les recettes et les dépenses de l’Etat. On parle de déficit budgétaire lorsque les dépenses sont supérieures aux recettes. Selon les critères de Maastricht, le déficit budgétaire ne doit pas dépasser 3% du PIB.

La dette publique est l’ensemble de la dette de l’Etat du fait de déficits répétés. C’est donc l’ensemble de emprunts contractés par l’Etat pour financer ses déficits. Selon les critères de Maastricht, la dette publique ne doit excéder 60% du PIB.

VII – La politique budgétaire

Est l’ensemble des mesures de la politique économique qui s’appuient sur les recettes et les dépenses du budget. Du côté des recettes, les règles relatives aux impôts existants peuvent être changées, les barèmes modifiés, des déductions fiscales accordées ou supprimées, des impôts nouveaux peuvent même être créés. Du côté des dépenses, la politique budgétaire joue sur l’évolution de leur montant global et celles de différents postes : dépenses de personnel, dépenses d’équipement, subventions aux entreprises… Le niveau du déficit est aussi un paramètre déterminant. Une dette publique élevée contraint fortement la politique budgétaire. L’Etat supporte de fortes charges d’intérêt qui augmente ses dépenses, et doit par ailleurs éviter d’accroître encore le poids de sa dette.

Il existe deux positions face à la politique budgétaire : celle des libéraux et celle des keynésiens.

A – La position des libéraux

Les libéraux sont pour un équilibre budgétaire car :

  • l’intervention de l’Etat entraîne des dépenses improductives et un endettement
  • s’il existe un déficit, l’Etat est demandeur donc augmente ses dépenses, la demande devient supérieure à l’offre et entraîne une hausse de l’inflation, donc une perte de valeur de la monnaie.

Les libéraux sont partisans de l’Etat-gendarme (Police, Armée, Justice).

B – La position des keynésiens

Les keynésiens ne sont pas contre un déficit budgétaire car :

  • l’Etat doit intervenir parce qu’il a une responsabilité permanente dans l’économie
  • une hausse de la demande de consommation entraîne une hausse des revenus de transferts donc une baisse des impôts
  • cela entraîne une hausse de l’investissement en réalisant des investissements publics

Ce déficit pourra se résorber par des rentrées fiscales engendrées par la reprise de la croissance : nous sommes dans le cas d’une politique de relance.
Les keynésiens sont partisans de l’Etat-providence ou l’intervention économique et sociale de l’Etat.

VIII – Les impôts locaux et le budget d’une commune

A – Les 4 impôts locaux

La fiscalité locale repose sur 4 taxes :

  • la taxe d’habitation est due par les habitants propriétaires ou locataires de tout logement principal ou secondaire.
  • la taxe foncière sur propriété bâtie concerne toutes les constructions (maisons, usines, ateliers…).
  • la taxe foncière sur propriété non-bâtie concerne surtout les communes rurales et porte sur les terres.
  • la taxe professionnelle est due par les artisans, les commerçants, les entreprises et les professions libérales.

B – Structure du budget d’une commune

Le budget communal comprend deux fonctions :

  • section de fonctionnement : dépenses ordinaires ou courantes
    • dépenses : salaires de employés, achat de fournitures, entretien du patrimoine, intérêts des emprunts, subventions versées…
    • recettes : les 4 impôts locaux, la dotation globale de fonctionnement (DGF)…
  • section d’investissement : dépenses extraordinaires qui s’étalent sur plusieurs années.
    • dépenses : acquisition de terrains, grosses réparations…
    • recettes : emprunts, dotation globale d’équipement (DGE), vente de terrains ou bâtiments, subventions du département et de la région.

Rapport de faute d’orthographe

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