Etude d'une comptine : "Here we go round the Mulberry Bush" photo

Étude d’une comptine anglaise à l’école primaire : “Here we go round the Mulberry Bush”

Introduction

Avec la nécessité d’une part de développer en primaire dès le C.P. l’apprentissage d’une langue vivante étrangère en vue d’améliorer la réussite des élèves dans leur cursus scolaire en collège et en lycée, de les entraîner dans la spirale vitale de la communication dans un monde multiculturel, de susciter le plaisir de communiquer en langue 2 et d’autre part de la récente introduction des missions Innovalo pour favoriser l’innovation pédagogique des enseignants, l’enseignant doit s’adapter à de nouvelles stratégies pédagogiques faisant appel de plus en plus au multimédia.

L’enseignement des comptines répond correctement aux objectifs et exigences cités ci-dessus.

I. Description de la Nursery Rhyme

Cette Nursery Rhyme – connue sous le nom “Here we go round the Mulberry Bush ” – est une ronde composée d’un refrain et de quatre couplets de quatre vers.

A chaque nouveau couplet s’ajoute un nouvel élément (hands – hair – school) : il s’agit d’une structure incrémentale et répétitive qui, à l’aide d’une mélodie lancinante, fait appel à la gestuelle et au schéma corporel des jeunes apprenants.

Cette ronde est d’autant plus appréciée des apprenants qu’elle évoque une routine matinale quotidienne familière, vécue sous forme de gestes rituels: se laver les mains, se coiffer, partir à l’école et dire au revoir.

Voici la comptine:

Here we go round the mulberry bush,
The mulberry bush, the mulberry bush,
Here we go round the mulberry bush,
On a cold and frosty morning.

This is the way we wash our hands,
Wash our hands, wash our hands,
This is the way we wash our hands,
On a cold and frosty morning.

This is the way we brush our hair,
brush our hair, brush our hair,
This is the way we brush our hair,
On a cold and frosty morning.

This is the way we go to school,
Go to school, go to school,
This is the way we go to school,
On a cold and frosty morning.

This is the way we wave bye-bye,
Wave bye-bye, wave bye-bye,
This is the way we wave bye-bye,
On a cold and frosty morning.
Here We Go Round The Mulberry Bush

II. Objectifs visés

“Here we go round the Mulberry Bush” s’adresse à des apprenants de C.P. ou de C.E.1.

Cette comptine pourrait très bien être proposée comme entrée en matière avant d’entamer la matinée, pour se réchauffer après la récréation lorsqu’il fait froid ou encore en guise de transition entre deux activités de type différent.

L’objectif des Nursery Rhymes est de familiariser l’élève aux rythmes et mélodies de l’Anglais par l’intermédiaire d’un matériel sonore spécifique. Ces comptines sont bien adaptées à la mentalité des jeunes enfants de C.P. car elles ont la particularité d’insister sur le côté ludique des apprentissages dans ce lieu pas toujours perçu comme sécurisant qu’est l’école.

Le plaisir de chanter, de danser, d’utiliser son corps, de bouger harmonieusement va de pair avec la découverte parallèle du schéma corporel, mettant en jeu les notions importantes de latéralisation , de respect du rythme et d’intégration sociale au sein du groupe.

Par ailleurs, la découverte sémique de la langue cible faite par le biais du jeu s’imprègne plus facilement dans le subconscient enfantin.

Cette initiation préalable à l’apprentissage par ces rythmes et mélodies permet une mémorisation de bonne qualité aboutissant ensuite à une compréhension finale de la langue.

L’important est d’immerger l’enfant dans le bain sonore, fréquentiel et acoustique de l’Anglais.

Lire la suite

Pédagogie

Enseignement et professionnalisation

Baccalauréat

Vocabulary

Utiles

Edgar Poe : une Descente dans le Mäelstrom photo

Edgar Poe : une Descente dans le Mäelstrom

Le cadre

L’action se situe au sommet d’une montagne, le Helseggen, sur la côte de Norvège dans la province de Nortland.

Le panorama est effroyablement désolé: les falaises surplombantes dramatiquement noires, l’océan extraordinairement hurlant et mugissant, la tempête déchaînée.

Dans la mer se forme un grand tourbillon, le Maëlstrom, véritable gouffre:

” Le bord est marqué d’une écume lumineuse mais pas une parcelle ne glisse dans la gueule du terrible entonnoir à la prodigieuse puissance de succion. “

Les personnages

Narrateur – héros : marin norvégien, homme simple, prématurément vieilli par une aventure extraordinaire qui lui a brisé le corps et l’âme et qu’il raconte au guide qui l’accompagne.

Narrateur – témoin : (guide) homme cultivé, impartial, qui se documente, critique ce qu’il a lu par rapport à ce qu’il voit. Effrayé par le spectacle, il ne peut s’empêcher d’avoir le vertige.

Résumé

Dans le prélude à l’incident, le marin raconte sa vie quotidiennement aventureuse avec ses frères.

Ils possèdent un sémaque gréé en goélette et pêchent habituellement parmi les îles où les violents remous de la mer donnent une bonne pêche, à condition de profiter du répit de quinze minutes pour se lancer à travers le canal principal du Maëlstrom au-dessus de l’entonnoir, et de profiter du vent favorable.

” Spéculation désespérée où le risque de la vie remplace le travail et où le courage tient lieu de capital. “

Une saute de vent extraordinaire surprend les pêcheurs: le bateau dérive à la merci des courants. Le narrateur et son frère se cramponnent et comprennent avec horreur qu’ils courent droit sur le gouffre dans un vacarme assourdissant.

“Le bateau semblait suspendu comme par magie, à mi-chemin de sa chute, sur la surface intérieure d’un entonnoir d’une vaste circonférence, d’une profondeur prodigieuse.”

Puis la descente ralentit et des rayons de lune pénétrèrent dans l’abîme. La barque n’était pas le seul objet qui fût tombé dans l’étreinte du tourbillon. Il décide donc de s’attacher à une barrique et de se jeter à la mer.

Le bateau sombre alors, emportant son frère. La tempête s’atténue soudain et il est rejeté à la côte. Un bateau le repêche mais il est devenu complétement méconnaissable :

” comme un voyageur revenu du monde des esprits. “

Le Fantastique

Les détails du paysage concourent à donner plus de réalité au conte et à créer une atmosphère inquiétante et dramatique: couleur noire du paysage, déchaînement des éléments atmosphériques. Les personnages sont des êtres ordinaires présentés de façon à renforcer la véracité du conte.

Quant au phénomène lui-même, l’auteur insiste sur sa réalité et sa puissance. Il avance une explication scientifique et naturelle. Mais de l’avis des deux narrateurs “pour concluante qu’elle soit sur le papier, l’explication devient inintelligible et absurde” à coté du tonnerre de l’abîme, ce qui laisse le lecteur perplexe.

Le phénomène qui paraît surnaturel s’allège grâce à une explication scientifique d’une loi naturelle: le principe d’Archimède.

Finalement, le conte se rapproche plus de l’étrange que du fantastique.