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Hier, je suis allé sur Facebook et, une fois n’est pas coutume, je me suis loggué sur le chat – ce que je dois faire à peu près une fois par an. Étant donné que tous ceux qui étaient sous MSN ont migré sur Facebook, il y a pas mal de monde connecté en permanence.

Cela ne manque pas, le temps que je lise la liste des connectés, un ancien élève qui avait commenté un de mes statuts récemment m’alpague. Il s’agit de Momo, à qui j’avais eu le plaisir d’enseigner l’anglais en 3ème. On discute d’un peu de tout, de sa vie, de ses études et au final, j’ai eu ça :

zep-pure-beau-gosse-intergalactique

Et, bien évidemment, je n’ai aucune idée de quoi il parle : je demande toujours aux élèves de jeter leur chewing-gum donc il n’est pas vraiment possible pour moi d’en avoir un. Bon, pour les fleurs, c’est possible (même si c’est rare hein!).

Je trouve cela drôle que ce soit ça qui soit resté au final. Les élèves ont vraiment de drôles de visions de leurs profs.

Hier soir, j’ai été invité par le SNES à assister à l’avant-première du documentaire Tempête Sous Un Crâne de Clara Bouffartigue au cinéma Le Concorde, à Nantes.

Le documentaire nous plonge dans le quotidien d’une classe de 4ème du Collège Joséphine Baker, à Saint-Ouen, aux côtés des enseignantes de français (Alice Henry) et d’arts plastiques (Isabelle Soubaigné).

Alors évidemment, mon regard ne peut pas être tout à fait neutre mais voici ce que j’en retiens : la classe est dure, l’établissement difficile mais on peut clairement voir les trésors de patience des professeurs pour reprendre les élèves et les remettre dans le chemin du cours.

Pas de misérabilisme, pas de stigmatisation, pas de propagande : le rendu est authentique. J’ai beaucoup souri face aux situations de classes auxquelles tout professeur ayant enseigné en ZEP a forcément été confronté.

Il y a quelques mois, je vous avais dit que j’étais en charge du site du collège Pablo Picasso, où j’ai passé quelques années, mais je ne vous avais jamais dévoilé le design – le voici donc :

J’ai laissé la main à une collègue depuis que je suis parti – d’ailleurs on peut voir qu’il y a beaucoup moins d’images et de contenu depuis – mais je garde toujours un oeil dessus. C’est dur de se détacher de ses créations!

Allez, juste avant la reprise, je fais le bilan de l’année 2010-2011 qui vient de s’écouler.

Salle et matériel

Même salle pour ma dernière année au collège mais j’ai enfin eu mon tableau blanc! Finies les craies qui tâchent, bonjour les couleurs !

Les élèves

J’avais trois classes de 5èmes dont une vraiment excellente. Deux classes de 3èmes dont une qui s’est amusée à jeter divers objets à travers la classe au cours de l’intégralité du premier trimestre (c’était plus grave dans d’autres cours que le mien… cela n’enlève rien à la bêtise mais bon) et une classe de 4ème LV2 avec cinq élèves (deux filles extraverties complètement azimutées).

J’ai aussi eu les MGI mais si brièvement que j’ose à peine le mentionner. La Mission Générale d’Insertion permet à des élèves n’ayant pas trouvé d’orientation de se remettre à niveau pendant un an. D’habitude, on a 3 ou 4 élèves . Cette année : 18 caïds des différentes cités de la région ! Je les ai envoyé promener après 5 cours je pense.

Mis à part cela, business as usual. Je me rends compte qu’énormément d’élèves vont me manquer et pas que les bons, il y en a qui ne fichent rien mais qui sont d’une grande gentillesse. Au fond, ça compte énormément pour moi (bien que ce ne soit pas un critère académique). They’re my buggers but I’ll miss them !

J’entasse des tas de papiers chez moi venant du collège : cela va de ce que je confisque aux élèves aux travaux demandés, en passant par les punitions. Je me dis que ce serait une bonne idée de les partager ici, histoire d’en garder une trace plus pérenne que dans mes cartons…

Je lance donc la catégorie fan art et vous propose aujourd’hui The Queen’s Guard, dessiné par Sophia :

Voici le deuxième membre de l’équipe chargée du site web du collège, ma collègue Doudou :

Je dois vous avouer que quand j’ai entendu qu’elle prenait des cours d’infographie, j’étais plein d’attentes : je voyais déjà un site aux lignes structurées avec un design unique, des logiciels professionnels… et là, paf! Le gif animé qui ruine toute cette vision d’avenir.