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Tous nos récits de voyage, car les voyages forment la jeunesse! Vous pourrez y trouver nos expériences, nos coups de coeur et quelques bons plans pour partir dans des coins dépaysants.

Réveil à 6h15. Finalement, nos craintes des moustiques n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi au milieu de la nature. Nous avons adoré être réveillés par le bruit des animaux (coq, poules) et autres insectes tropicaux.

Ce cadre tropical n’est pas sans rappeler le décor de la série LOST:

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Nous reprenons le mini-bus pour nous rendre à Thaton visiter un temple où cohabitent des bonzes en orange et des “bonzettes” tout vêtues de blanc. Le temple ressemble à une boutique d’antiquaire avec des statues de Bouddha, Shiva et Ganesh. Ce temple se distingue des autres par sa modernité car il a été construit il y a 30 ans mais perd donc de son caractère sacré.

Ensuite, nous reprenons la route pendant 2 heures pour rejoindre le village des femmes girafes. Nous abandonnons le mini-bus pour monter dans un taxi-brousse, espèce de pick-up recouvert d’une bâche. La police française pâlirait devant le non-respect des normes de sécurité !

Nous arrivons au village : nous sommes accueillis par une femme montagnarde aux dents totalement noires qui essaie de nous vendre des bracelets colorés dans une langue incompréhensible.

Trente mètres plus loin, nous rencontrons les femmes girafes (“Kayak” en thai), qui font partie du groupe des tribus Karen. Les femmes portent au cou de nombreux anneaux en cuivre spiralés, qu’elles empilent au fur et à mesure qu’elles prennent de l’âge. Une fois adultes, le collier pèse environ 15 kilos et mesure une trentaine de centimètres de hauteur.

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Nous reprenons le mini-bus et visitons un marché de fruits et légumes installé au bord de la route. Les odeurs, les couleurs vives et les cris des marchands rendent ce marché plus authentique que tous ceux vus précédemment.

Nous apprécions le fait de découvrir fruits et légumes que nous n’avions jamais vus jusqu’alors : des pousses de bambou entières ou des avocats géants.

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Ensuite, nous partons manger au Tiger Kingdom de Chiang Mai. Un zoo dédié aux tigres qui n’attire que des touristes.

Le principe est simple: vous déjeunez et avez la possibilité d’entrer dans la cage pour vous faire photographier avec les tigres, à condition d’avoir signé une décharge dans laquelle le zoo décline toute responsabilité en cas d’accident avec le tigre.

Les touristes font la queue, bien que le prix soit élevé (1400 bahts, soit environ 40 euros par personne).

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A 17h, nous prenons le train pour Bangkok. C’est un train couchette, plus propre et plus confortable que le TGV de la SNCF!

Cécile, affamée et refusant catégoriquement de manger son panier-repas (alors que j’ai mangé le mien sans sourciller), se commande un dîner. Une personne passe régulièrement dans le wagon et propose une carte avec plusieurs menus.

Rien à voir avec le wagon restaurant aux prix prohibitifs et à la qualité discutable de chez nous : une soupe de légumes, un plat de riz et de poulet aigre-doux, un plat de porc sauté au curry rouge et un plateau de fruits pour la modique somme de 170 bahts, soit 4,25 euros le repas complet et savoureux.

Voyant cela, j’ai méchamment regretté d’avoir mangé mon plateau-repas…

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A 21h, une employée du train déploie toutes les couchettes, hautes et basses, du wagon. En un temps record, elle installe couchettes, draps et couvertures. Nous sommes scotchés par son efficacité et sa célérité. Il y a même des rideaux qui préservent l’intimité de chaque voyageur. Tout est très bien conçu.

Le jour suivant, à 5h45 du matin, une sonnerie retentit et la dame remet les sièges en position. Nous avons à peine le temps d’émerger et de rassembler nos affaires qu’il faut descendre du train. Il est 6h15, notre trajet en train a duré 13 heures et, contre toute attente, nous nous sommes bien reposés.

Nous rejoignons un hôtel miteux, à la limite du lupanar, pour prendre une douche et déjeuner. Quatre chambres ont été réservées, nous sommes 27 : il faut donc prendre sa douche rapido et passer la clé aux autres. Nous faisons une OPA sauvage sur la clé de la chambre pour être les premiers à ouvrir le bal : mieux vaut être le premier à utiliser la douche que le dernier.

La journée peut commencer : direction le pont de la rivière Kwaï.

Nous partons de bonne heure pour le camp des éléphants, le Maetaman Elephant Camp.

Nous sommes accueillis par un troupeau d’éléphants, sur lesquels, en échange d’un petit billet, on nous propose de grimper. Chacun à notre tour avons donc l’occasion unique d’être portés sur la trompe de la bête. La sensation d’être sur le descendant d’un animal préhistorique tel que l’ont dessiné les premiers hommes est inoubliable. En plus, la trompe d’un éléphant, ça pique ! En effet, les individus ont des poils qui poussent sur leur tête et leur trompe au fur et à mesure qu’ils prennent de l’âge.

Nous assistons ensuite au bain des éléphants : les animaux entrent petit à petit dans la rivière, leur Cormac sur le dos et s’immergent quasi totalement en prenant bien soin de ne pas mouiller leur maître. La scène est vraiment étonnante !

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Puis, on nous propose un spectacle dans lequel les cormacs montrent ce que leurs éléphants sont capables de faire après des années de dressage : lever une patte, se tenir debout, se tenir sur les deux pattes avant, tirer et lever des rondins à deux. Un éléphant a même tiré un penalty en prenant son élan et en feintant par deux fois de tirer. Impressionnant !

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Deux éléphants ont ensuite utilisé leur trompe pour prendre un pinceau et dessiner sur une toile. L’un a peint un arbre en fleur et l’autre a dessiné son autoportrait.

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Ces peintures sont ensuite vendues aux touristes pour la modique somme de 1000 bahts (environ 23-25 euros): l’éléphant comme le touriste se fait légèrement exploiter. Le pire, dans l’histoire est que certains membres de notre groupe ont couru pour être les premiers à acquérir l’oeuvre qui venait d’être réalisée sous nos yeux!

Vient alors le moment que nous attendions avec excitation : la promenade à dos d’elephant. Ils portent sur leur dos une banquette rudimentaire qui peut nous accueillir tous les deux. La balade commence. Nous traversons la rivière puis empruntons un petit chemin de terre, qui s’enfonce dans la forêt. Les sensations sont uniques : nous avançons cahin-caha au rythme lent de l’animal et à chaque pas, le roulis est vraiment sensible.

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La promenade nous laisse le temps d’admirer les paysages sauvages et d’écouter le chant des animaux de la forêt. A certains moments, on se croirait dans la jungle: la végétation est luxuriante et la terre rouge sang. Une partie du chemin de retour se déroule dans la rivière : lorsque nous y descendons, la pente est très abrupte et l’impression de tomber dans le vide prégnante. Âmes sensibles, s’abstenir !

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Nous sommes également frappés par la force et la puissance de l’animal. La pente du sentier est parfois très raide, et pourtant, l’éléphant ne peine aucunement à porter trois personnes : nous deux et le cormac, ainsi que l’attelage. Une expérience unique et inoubliable !

A peine descendus de l’éléphant, nous embarquons sur un radeau de bambous. Nous avons pu jouer tour à tour le rôle du capitaine armé d’une longue canne de bambou en s’appuyant sur le sol sablonneux pour propulser notre embarcation de fortune. Là encore, un panorama majestueux se déploie devant nous. Bananiers, lianes grimpantes et arbres à tek à perte de vue. L’atmosphère est chaude, mais l’air pourtant gorgé d’humidité.

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Nous dégustons également des longanes, sorte de petits litchis très sucrés.

La pause déjeuner arrive ensuite, dans une ferme d’orchidées. Le repas est excellent de l’entrée au dessert. Nous dégustons par exemple d’excellents beignets de banane, qui nous changent de la pastèque et de l’ananas ! Nous nous promenons ensuite dans le jardin, qui nous procure fraîcheur et repos. Les orchidées y sont superbes !

Nous prenons ensuite un minibus et empruntons une route de montagne sinueuse et interminable pour arriver au final à la grotte de … Dans laquelle on peut trouver des Bouddhas couchés. La grotte ne présente que très peu d’intérêt. En moins de 10 min, nous en sommes sortis et avons pourtant fait 2h30 de route pour nous y rendre!!

Alors qu’il y avait cela à une centaine de mètres:

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Nous sommes pris d’un léger sentiment d’amertume quand nous parvenons à l’hôtel, sous des trombes d’eau.

L’hôtel se compose de maisons-huttes et est situé au bord de la rivière, dans un cadre verdoyant. Nous prenons possession de notre hutte, dont la porte en bois coulissante est cadenassée. Elle ne ferme pas hermétiquement ce qui nous inquiète pour les moustiques ! Nous dînons au bord de la rivière et partons nous coucher exténués.

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Demain, les femmes girafes !

Ce matin, il va falloir mettre nos belles chaussures de randonnée.

Nous commencons à grimper en bus plus de 1000 virages. La légende veut que la route ait été tracée par un élephant qui a marché 12 kilomètres. Il aurait ensuite fait trois tours sur lui-même et serait mort de fatigue. C’est à cet endroit que le temple de Doi Suthep a été construit.

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Nous grimpons les 350 marches. Le temple est sublime, même si la brume nous empêche un peu de profiter du diaporama de la montagne.

Nous nous déchaussons et entrons dans le temple, à genoux devant le bonze qui nous bénit en nous aspergeant copieusement d’eau bénite avec son faisceau de brins de paille.

Il dépose sur le poignet des hommes un bracelet de chanvre que l’on doit attacher nous-mêmes. Par contre, le bonze ne peut pas toucher les femmes : c’est un pratiquant qui attache le bracelet au poignet des femmes.

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Ensuite, c’est l’après-midi shopping de touristes. On redescend sur Chiang Mai et visitons une bijouterie, un atelier de fabrication d’objets laqués, une maroquinerie, une soierie, et un atelier qui produit des objets en bois et des ombrelles.

Dans tous ces magasins, le principe de vente est similaire: la visite commence par une explication et une démonstration des techniques de fabrication. C’est de loin la partie la plus intéressante. Nous pouvons ainsi voir comment sont créés les objets laqués, comment les pierres précieuses sont serties et observer les verres à soie.

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Ensuite, nous sommes conduits dans un magasin sur-climatisé où une vendeuse qui parle un français nickel nous piste rayon après rayon. Elle commence par nous faire voir des objets hors de prix :
– “Monsieur, vois n’achetez pas une bague en saphir à Madame? C’est un beau cadeau!”
Ben écoute, à 25000 euros le caillou, Madame peut aller se brosser…

…. Avant de nous emmener vers des rayons bien plus abordables où le collier à 60 euros nous semble être l’affaire du siècle. Technique de vente redoutable et éprouvée, reprise dans chacun des magasins, et qui embobine tous les membres de notre groupe.

Demain, on va voir des éléphants !

Nous partons visiter le parc historique de Sukhothai, qui a été la capitale du premier grand royaume thaï au 13ème siècle.

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Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le site est immense. Le temple principal appelé Wat Mahathat était constitué à l’origine de plusieurs chedis alignés et d’un chedi principal au centre duquel se trouve une statue de Bouddha, bordée d’autres bouddhas.

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Ce qui rend ce site magnifique , c’est aussi l’aménagement des jardins qui mettent en valeur les vieilles pierres: des nénuphars et des fleurs de lotus dans de petites mares, des allées de palmiers s’étendent à perte de vue. L’humidité impreigne les lieux et accentue les contrastes.

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Toute cette atmosphère confère au visiteur un sentiment de bien-être et d’harmonie. Des siècles de vie semblent renaître sous nos yeux et laissent libre cours à nos rêveries.

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Après le déjeuner, nous partons pour Chiang Rai, surnommée la “ville des rois” et fondée par le roi Mengrai en 1262. Chiang Rai est devenue la première capitale du royaume de Lannathai mais a petit à petit perdu son statut au profit de Chiang Mai.

C’est en 1432 que le Bouddha d’Émeraude, la plus importante représentation de Bouddha vénérée en Thaïlande, a été découvert à Chiang Rai puis transporté plus tard au Palais Royal de Bangkok.

Le soir, après la fatigue accumulée tout au long du voyage jusu’au nord de la Thaïlande, nous allons nous faire masser dans un salon de massage thaï. Le massage a duré 2 heures : massage des pieds, des jambes et du reste du corps.

C’était incroyable: la masseuse nous a massé avec ses coudes et utilisé des positions quasi-martiales pour nous débloquer et nous détendre. Cela a été l’un des meilleurs massages de ma vie!

Nous nous réveillons ce matin, à l’aube, mais bien reposés. Lorsque nous ouvrons les rideaux de notre chambre d’hôtel, nous admirons le lever du soleil au-dessus du Chao Phraya, le fleuve qui passe à Bangkok.

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Nous partons pour Ayuthaya, qui est l’ancienne capitale du Royaume du Siam.

Nous visitons la ville et sillonnons les canaux dans une espèce de jonque motorisée. Ce ne sont d’ailleurs pas des moteurs hors-bords marins comme on les trouve chez nous mais des moteurs de voiture qui ont été adaptés pour faire tourner l’hélice à ras de l’eau à environ 3 mètres à l’arrière du bateau.

Cela permet notamment de se frayer un chemin parmi toutes les jacynthes d’eau qui prolifèrent sur la rivière, à tel point que cette dernière en est recouverte. Il est nécessaire de louvoyer :

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Ce petit tour sur les canaux nous permet de nous rendre compte de l’habitat insalubre des maisons sur pilotis qui bordent la rivière, ainsi que de l’extrême pauvreté des habitants qui n’ont pas l’eau courante et que l’on peut voir en train de se laver ou de faire leur lessive dans l’eau marronnée.

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Nous apercevons aussi des varans qui passent devant notre embarcation avant de s’éloigner vers la berge. De loin, ils passent facilement pour des crocodiles et font dans les deux mètres de long.

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A la fin de la visite, notre capitaine nous tend un paquet de briochettes chacun. Nous la remercions chaleureusement, contents de pouvoir nous restaurer après cette balade.

Notre capitaine comprend notre intention et, avec des yeux ronds, nous fait signe de jeter les brioches à l’eau. Moment d’arrêt. Sans comprendre, nous nous exécutons.

A peine le morceau de broche touche-t-il l’eau que des dizaines et des dizaines de silures, gigantesques, se battent pour l’attraper voracement : les poissons frétillent hors de l’eau dans un vacarme assourdissant.

Nous visitons ensuite le Wat Srisanphet, temple du 15éme siècle et qui est considéré comme le plus beau de la ville.

Après un déjeuner à Lopburi, nous visitons le temple de San Phra Kan et rejoignons la ville de Sukhothai.

Après un réveil à 6h40, un petit déjeuner copieux et savoureux nous attend au restaurant de l’hôtel. Une multitude de plats appétissants s’offrent à nous, notamment des plats typiquement thaï.

Le marché flottant de Damnoen Saduak

Nous partons en bus pour le marché flottant de Damnoen Saduak, qui se trouve au sud-ouest de Bangkok.

Les allées du marché sont des canaux que nous empruntons dans une pirogue. Les marchands de foulards, de statuettes, d’éventails et de chapeaux utilisent des gaffes pour amener notre pirogue le long du quai de leur échoppes ou nous accostent avec leur pirogue.

Couleurs et senteurs diverses et variées s’offrent à nos sens.

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Un dresseur de serpents nous propose même, pour une centaine de bahts, de porter un de ses pythons sur nos épaules. Nous nous sommes contentés de prendre quelques photos de la bête.

Les commerçants en Thaïlande ne sont pas du tout agressifs : ils ne vous sautent pas dessus et n’essaient pas de vous vendre quelque chose à tout prix.

Le temple de Nakhon Pathom

Ensuite, nous partons voir le temple de Nakhon Pathom, berceau de l’enseignement bouddhiste en Thaïlande, où se dresse le plus haut chedi du monde (120,50 mètres).

Nous avons de la chance car nous tombons le jour d’une fête religieuse et assistons aux cérémonies rituelles bouddhiques: offrandes, encens, fleurs de lotus dédiés à Bouddha.

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Nous partons ensuite déjeuner dans un hôtel de Bangkok, plats thaï épicés au menu.

Wat Phra Kaeo et le Grand Palais

L’après-midi, nous découvrons le Grand Palais, construit en 1782 par Rama 1er.

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L’enceinte fait 219 hectares avec le palais, les dépendances, et les temples dont le Wat Phra Kaeo, temple bouddhique le plus fameux de Thaïlande, édifié pour accueillir le Bouddha d’Émeraude (qui se trouve être de jade).

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Retour à l’hôtel, on se délasse en faisant quelques brasses dans la piscine.

Le soir, un dîner-spectacle est organisé en ville. On s’y rend en bus et admirons les danses thaïlandaises composées de combats mimés et de légendes thaï chorégraphiées. Les danseuses sont vraiment très jolies.

Une pluie diluvienne nous accompagne durant cette sortie. L’avantage, c’est qu’il fait beau le jour pendant nos grosses visites et qu’il pleut dans la soirée, ce qui rafraichit un peu l’atmosphère pour le jour suivant.

Cette année, Cécile et moi avons a décidé qu’on avait besoin de dépaysement, de découvrir des choses et des lieux que l’on ne trouve pas chez nous. Après quelques recherches sur internet, nous avons donc opté pour la Thaïlande cet été!

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Les préparatifs

Partir en Asie demande un peu de préparation. D’abord, les vaccins: DT polio, hépatite A et B, typhoïde… Il faut les faire un mois avant et comme je n’étais à jour d’aucun vaccins, j’ai eu droit à une mise à jour intégrale de ma base antivirus.

Ensuite, la trousse de survie: antimoustique tropical, crème solaire, aquatabs pour rendre l’eau potable, immodium, paracétamol, cure anti-palud… Ça pèse lourd tout ça!

Enfin, je ne croyais pas dire ou écrire cela un jour mais, lorsque j’ai imprimé nos documents de voyage, je me suis aperçu qu’il y avait du trekking au programme. Je suis certain de ne jamais avoir signé pour cela! Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas un coup fourré de la part de Cécile…

Résultat, je me retrouve avec une paire de chaussures de randonnée Quechua flambant neuves. Et rouges.

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Le trajet

Nous sommes partis de Nantes jeudi soir, à 18h. A peine le début du voyage et une première péripétie : en “raison d’un problème sur la voie à grande vitesse, notre train sera détourné par Chartres, sur une voie normale”. Nous étions à peine au Mans, ce qui a rallongé notre trajet d’une heure et trente minutes. A eux de nous faire préférer le train qu’ils disaient!

Après une nuit chez Julia, nous sommes arrivés à Roissy Charles de Gaulle. Enregistrement prévu à 12h45 mais en réalité, il a eu lieu à 14h! Retard sur retard, on a décollé à 17h30 au lieu de 15h45…

Après cette course effrénée dans le dédale des terminaux de l’aéroport du Caire, essoufflés et heureux, nous nous installons confortablement dans nos sièges. Ça y est, nous décollons et sommes partis pour 9h de vol jusqu’à Bangkok. Le voyage, ponctué par les repas, et quelques heures de sommeil entrecoupées, se déroule sans anicroche.

C’est à 14h heure locale que nous aterrissons à l’aéroport de Bangkok. Nous passons la douane aussi vite: rien à voir avec l’entrée aux États-Unis, en Angleterre ou en Australie. Le douanier regarde un film sur son iPod,se contente de tamponner notre passeport, et d’agrafer l’attestation de sortie du territoire complétée dans l’avion.

Chose rare, nous récupérons nos valises en moins de 5 minutes et attendons notre guide à la porte C. Elle arrive après quelques minutes et nous hèle un taxi qui nous conduit droit vers l’hôtel.

C’est l’occasion pour nous de regarder la route et de nous plonger dans la ville. Nous sommes très surpris par l’agencement des fils électriques sur les poteaux, il peut y avoir jusqu’à 23 compagnies différentes sur un seul poteau!

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Quarante minutes plus tard, nous sommes à l’hôtel. La douche s’impose et nous nous assoupissons quelques minutes avant d’aller plonger dans la piscine.

A 17h, nous avons rendez-vous avec le guide qui nous a donne le programme de la soirée: une navette gratuite permet de rejoindre le marché asiatique de Bangkok. C’est là que nous passons la soirée, à se laisser entrainer dans les allées bondées, bordées de petits restaurants et de boutiques.

Nous mangeons notre premier repas thaï: soupe de papaye très relevée, porc et poulet grillés avec des noodles. La soupe de papaye arrache vraiment!

Demain, lever à 5:40 pour de nouvelles aventures. Ça va piquer!

Il est 1h30 du matin lorsque l’on monte dans le bus qui va nous emmener d’Hurghada au Caire.

Sac à dos, 8 bouteilles d’eau, oreiller collé contre la vitre : je suis prêt à affronter les 8 heures de trajet.

La nuit, on voyage dans le noir

Le bus démarre et on commence par le ramassage de tous les autres hôtels. Rapidement, je me rends compte d’un truc bizarre et un peu flippant : le chauffeur n’a pas allumé ses phares alors qu’il fait nuit noire. Je fais part de mon inquiétude au responsable :

M : heuh, faudrait peut-être que le chauffeur allume ses phares non ?!?
– Les phares ? Ah non, on ne les allume pas la nuit en Egypte.
M : hein ??? mais pourquoi ?
– Parce que ça éblouit les conducteurs. Tous les Egyptiens conduisent dans le noir, sans phares. Quand ils veulent doubler, ils font des appels de phares ou klaxonnent.
M : (WTF !!!) =O

Et c’est ainsi que j’ai perdu quelques heures à vérifier que le chauffeur n’était pas endormi. En plus, c’est vraiment bizarre comme système : ils prennent autant de lumière à se faire des appels de phares dans les rétroviseurs que d’éclairer la route en continu.

On se lève tôt car le départ se fait de notre hôtel : on ramasse tous les autres touristes à leurs hôtels respectifs, direction la marina d’Hurghada pour embarquer sur un trawler. La mer est très agitée aujourd’hui, il y a deux mètres de creux lorsque nous quittons le port.

A bord, c’est la distribution du matériel : palmes, masques et tubas. Tout le monde doit vérifier que son matériel est en état de fonctionnement au départ car s’il ne l’est pas au retour, c’est de votre poche. Je me suis encore maudit de ne pas avoir mon propre matériel.

On attaque la deuxième journée du voyage en Egypte tranquillement : petit-déjeuner au restaurant (qui est self-service) où l’on peut avoir des gaufres, pancakes, omelettes faites devant vous avec les ingrédients que vous souhaitez. Rien de tel pour se remettre du voyage.

Piscine, plage et plongée

La journée a passé assez vite : piscine le matin, plage et baignades en Mer Rouge l’après-midi, au bout du ponton qui se trouve sur la plage de l’hôtel. Alors la Mer Rouge n’est évidemment pas rouge mais plutôt verte bleutée. On l’appelle ainsi à cause de certaines algues (Trichodesmium erythraeum) qui donnent à l’eau une couleur rougeâtre lorsqu’elles meurent. L’eau est super chaude, c’est un vrai bain. Il faut dire que pour moi, la référence est les 18° bretons donc bon, sacré différence.

Chaussé de mes nouveaux chaussons, je me suis acheté un masque et un tuba bon marché au centre nautique pour 10 euros. Quand je pense que j’ai un matériel de qualité qui vaut vingt fois ça à la maison… et que je ne l’avais pas sous la main au moment du départ ! L’eau est extrêmement claire et la vie sous-marine très riche : il y a des poissons multicolores tout autour, à moins d’un mètre de la surface !