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Récemment, j’ai installé un serveur en Chine, derrière le Great Firewall of China (GFW) pour un des mes clients. Le code n’a pas de frontières mais la langue peut parfois poser problème – même pour un système d’exploitation, au niveau de la locale.

Linux : résoudre Cannot set LC_ALL to default locale

Les locales sont un ensemble de paramètres qui définissent la langue de l’utilisateur, sa région et les préférences régionales que l’utilisateur souhaire voir dans son interface.

Typiquement, une locale est identifiée par un code langue suivi d’un identifiant de région. Nous avons par exemple “en_US.UTF-8” pour l’anglais américain (en pour l’anglais, US pour les USA) ou “fr_FR.UTF-8” pour le français de France.

Dans le cas de mon serveur chinois, qui tourne sous Debian, les paramètres de la locale n’étaient pas uniformément remplis avec le même code langue et certains paramètres étaient manquants.

On obtenait donc ces messages lors d’un apt update :

perl: warning: Setting locale failed.
perl: warning: Please check that your locale settings:
	LANGUAGE = (unset),
	LC_ALL = (unset),
	LANG = "fr_FR.UTF-8"
    are supported and installed on your system.
perl: warning: Falling back to the standard locale ("C").

ou encore ces messages avec apt upgrade, après chaque installation ou mise à jour de paquets :

locale: Cannot set LC_CTYPE to default locale: No such file or directory
locale: Cannot set LC_MESSAGES to default locale: No such file or directory
locale: Cannot set LC_ALL to default locale: No such file or directory

Pas de panique, j’ai quelques solutions pour régler le problème si vous aussi y êtes confronté.

Dans ce tutoriel, j’utilise “en_US.UTF-8” parce que j’aime tout avoir en anglais. Si vous préférez le français, remplacez tout par “fr_FR.UTF-8”.

Etape 1 : éditez le fichier locale

Editez votre fichier /etc/default/locale :

nano /etc/default/locale

et ajoutez ces lignes:

LC_ALL=en_US.UTF-8
LC_CTYPE=en_US.UTF-8
LC_MESSAGES=en_US.UTF-8
LANG=en_US.UTF-8
LANGUAGE=en_US.UTF-8

Enregistrez le fichier, quittez votre session SSH puis reconnectez-vous pour avoir une nouvelle session avec le changement de locale.

Etape 2 : reconfigurer les locales

On commence par générer la locale de notre choix :

locale-gen "en_US.UTF-8"

Et on la reconfigure :

dpkg-reconfigure locales

Il ne reste plus qu’à tester les locales du système:

locale

Résultat:

LANG=en_US.UTF-8
LANGUAGE=en_US.UTF-8
LC_CTYPE="en_US.UTF-8"
LC_NUMERIC="en_US.UTF-8"
LC_TIME="en_US.UTF-8"
LC_COLLATE="en_US.UTF-8"
LC_MONETARY="en_US.UTF-8"
LC_MESSAGES="en_US.UTF-8"
LC_PAPER="en_US.UTF-8"
LC_NAME="en_US.UTF-8"
LC_ADDRESS="en_US.UTF-8"
LC_TELEPHONE="en_US.UTF-8"
LC_MEASUREMENT="en_US.UTF-8"
LC_IDENTIFICATION="en_US.UTF-8"
LC_ALL=en_US.UTF-8

Et voilà, plus de messages d’avertissement ou d’erreur concernant les locales de votre système. Problème réglé.

Sous WordPress, il est très simple de traduire les thèmes et plugins grâce au logiciel PoEdit et à un fichier de langue au format .pot ou .po – mais qu’advient-il de vos traductions lorsque le plugin ou thème est mis à jour avec de nouvelles chaînes?

PoEdit : mettre à jour les fichiers de traduction de vos thèmes et plugins WordPress photo

Mettre à jour votre fichier de traduction avec PoEdit

Et bien, il suffit tout simplement de resynchroniser votre fichier de traduction avec le fichier de traduction modèle, généralement au format .pot pour ajouter à votre fichier les chaines manquantes.

1. Dans PoEdit, ouvrez votre fichier de traduction au format .po

2. Ouvrez le menu Catalog > Update from POT file et sélectionnez le fichier POT de votre thème ou plugin mis à jour.

Cela ajoute toutes les nouvelles chaines à traduire dans votre fichier de traduction et retire les chaines obsolètes.

3. Traduisez les nouvelles chaines qui viennent d’être ajoutées.

4. Sauvegardez votre fichier et pensez à exporter vos traductions en .mo également. Vous devriez toujours avoir vos traductions en .po et .mo

5. Pour ne pas que vos traductions soient écrasées à la prochaine mise à jour du thème ou plugin, elles sont à placer dans le dossier :

  • wp-content/languages/themes pour les thèmes
  • wp-content/languages/plugins pour les plugins

Voilà, les traductions de votre thème ou plugin sont maintenant à jour.

J’ai découvert la chanson Le Soleil de Bacchus du groupe TEOREM sur radio Nova l’autre jour :

Sous l’soleil de Bacchus
Je bois l’vin du calice
Mes pensées s’cumulussent
Je vois des fleurs de lys

Sous l’soleil de Bacchus
Je bois l’vin du calice
Mes pensées s’cumulussent
J’deviens le roi du vice

Je nage mon frère dans les vignes du seigneur
Depuis des millénaires je savoure cette liqueur
Petit Jésus en culotte de velours
Viens à moi que je te savoure
Si la vie est trop triste
J’ai un r’mède efficace
Voici le sang du Christ
La boisson qui décrasse
Faites place à l’artiste
Qui va boire la tasse
J’vais entrer en piste
Va y avoir d’la casse

Refrain

J’en ai un coup dans la musette
J’ai abusé sur l’anisette
J’ai les dents du fond qui baignent
Excès de liqueur de châtaigne
J’en ai un coup dans l’pif
Trop de téquila paf
J’ai claqué tous mes biff’s
Ma bourse a pris une baffe
Fais moi un tarif
Pour la dernière carafe
Car il arrive que j’griffe
Gare au soûlographe

Refrain

Ce soir manque de bol
J’ai mal aux amygdales
Y m’faut mon vitriol
Pour être prêt pour le bal
On va s’en mettre plein l’col
On va s’lester la cale
Dégoupille la picole
Pour les bacchanales
Mon nez d’vient écarlate
Sous l’effet d’l’eau bénite
Hop derrière la cravate
Je soigne ma trachéite
J’ai le gosier qui m’gratte
Et j’crois qu’il faut faire vite
Mec prépare ton picrate
Et ta tireuse d’élite

Refrain

Pas d’eau dans mon vin
Mais je dis oui à l’eau de vie
Pas d’mousse dans mon bain
J’la bois en fin d’après-midi

Les paroles sont de Rémi Libéreau, la musique est composé par le duo Rémi Libéreau et Curtis Efoua.

Le champ lexical de la boisson est plutôt intéressant et recherché : on retrouve même des expressions qui ne sont plus utilisées au quotidien alors qu’elles étaient courantes il y a quelques années encore.

Joli travail sur le texte et les références culturelles.

Aujourd’hui, j’ai envie de parler de BMX et de hip-hop australiens !

Simon O’Brien, rider BMX flatland

En guise d’introduction, je vous propose ce clip de l’australien Simon O’Brien, un rider BMX flatland (qui roule sur du plat) :

Simon O’Brien (né le 18 septembre 1979) est l’un des meilleurs flatlander australien du moment. Il a remporté la médaille d’or des American X Games ainsi que les Australia’s BMX Games deux années de suite. J’adore ce genre de figures.

Hilltop Hoods – The Nosebleed Section

En ce qui concerne la musique, The Nosebleed Section est une chanson de Hilltop Hoods, un groupe de hip-hop d’Adélaide constitué de MCs Suffa (Matt Lambert), Pressure (Daniel Smith), DJ Debris (Barry Francis).

Si vous tendez l’oreille, vous pourrez reconnaître deux samples : le premier sert au chorus et au rythme tout au long de la chanson, il s’agit de The People In The Front Row par Melanie Safka :

I looked around for faces I’d know,
I fell in love with the people in the front row, oh how…

…Put me here, and I’m all yours,
It’s not for the money and it’s not for the applause, no.

anglais-au-primaire

L’année dernière, j’ai – contre mon gré – enseigné à l’école primaire à deux classes de CM2 et ces quelques ressources m’ont été utiles :

  • http://chapman.jimdo.com/
  • http://www.maprimaire.fr/pages/anglais/accueil.html
  • http://www.academie-en-ligne.fr/Ecole/Ressources.aspx?PREFIXE=AL5AN0E

J’ai étudié aussi quelques vidéos en fin d’année dont deux en particulier ont suscité un certain intérêt de la part des élèves.

Cette année, avec mes classes de Premières, je me suis amusé avec le film V for Vendetta – réalisé par les frères Wachowski et inspiré des personnages créés par Alan Moore et David Lloyd – pour illustrer la notion Seats and Forms of Power.

Nous avons abordé la notion sous l’angle pouvoirs/contre-pouvoirs et on s’est demandé comment le peuple pouvait se rebeller contre un ordre établi qui pourrait s’avérer despotique totalitaire et dictatorial.

J’aime bien cette notion, c’est pour moi la seule qui permet réellement d’entendre l’opinion personnelle des élèves et un semblant de réflexion sur les libertés individuelles et ce qu’est vraiment la démocratie. Elle permet de se projeter et d’analyser notre société un peu plus sérieusement, de se poser des questions et d’exercer un peu de sens critique.

Et cela permet aussi de travailler sur la langue et les figures de style, comme cette magnifique introduction de V à base d’allitérations en “v”, d’accumulation et de gradation:

Et dans un registre soutenu en plus. Un vrai régal pour qui aime les lettres.

Dans votre établissement, il y a un professeur référent qui est là pour vous aider et répondre à vos questions.

assistants-langues

Au niveau de l’administration, la personne en charge des professeurs et des assistants est le principal ou le principal adjoint (en collège) et le proviseur ou le proviseur adjoint (en lycée) .

En France on vouvoie les chefs d’établissements et les professeurs. Pour les élèves, faites comme vous le sentez.

  1. Ponctualité : renseignez- vous sur les horaires précis des débuts et fins de cours dans votre établissement et pensez à téléphoner en cas de retard.
  2. Absences éventuelles: la personne à joindre aussitôt est le proviseur adjoint ou le principal adjoint. Si vous êtes malade, vous devrez fournir un certificat médical. Si vous avez besoin de vous absenter, vous devez d’abord en demander la permission et généralement rattraper les cours que vous avez manqués.
  3. On doit vous remettre un emploi du temps établi par les professeurs où figurent le nom des classes, les horaires précis et les salles dans lesquelles vous devez vous rendre. On vous donnera la liste des élèves et souvent également un trombinoscope qui vous aidera à mémoriser leurs visages.
  4. Vous devez enseigner 12H au maximum par semaine mais vous pouvez aussi faire des heures supplémentaires, payées.
  5. Vous êtes responsables des élèves qui vous sont confiés : les professeurs doivent vous donner la liste des élèves qui seront présents à vos cours et à chaque début d’heure, vous devrez faire l’appel et noter les élèves qui sont absents ou en retard et en notifier ensuite la vie scolaire. C’est obligatoire. Le professeur référent vous expliquera comment faire.
  6. Vous ne devez jamais laisser un élève sortir seul. Si l’un d’eux est malade, faites le accompagner par un autre élève.
  7. En France, les élèves ne sont pas autorisés à boire ou à manger pendant les cours.
  8. Les professeurs doivent vous indiquer ce qu’ils attendent de vous, ce qu’ils font en cours et comment vous pouvez vous intégrer dans leur séquence. S’ils n’ont pas de demandes précises, à vous de prévoir ce que vous allez faire ; vous pouvez bien sûr leur demander conseil ou des idées.
  9. Il est utile d’avoir un cahier où vous noterez ce que vous faites avec chaque classe afin d’en
    rendre compte aux professeurs et de vous souvenir d’une semaine sur l’autre de ce que vous avez fait car on vous confiera souvent une demi-classe une semaine et l’autre demi-classe la semaine suivante…
  10. Vous êtes là pour faire entendre de l’anglais authentique et faire parler anglais aux élèves.

plume-encrierMy several years in the word game have learnt me several rules:

  1. A writer must not shift your point of view.
  2. A writer should not alienate half his readers by using gender-specific language.
  3. Also, always avoid annoying alliteration.
  4. Always pick on the correct idiom.
  5. Analogies in writing are like feathers on a snake.
  6. And don’t start a sentence with a conjunction.
  7. Avoid clichés like the plague – they’re old hat.
  8. Avoid trendy locutions that sound flaky.
  9. Be careful to use the rite homonym.
  10. Be more-or-less specific.
  11. Contractions aren’t necessary, and shouldn’t be used.
  12. DO NOT use all caps for emphasis.
  13. Do not use hyperbole; not one in a million can do it effectively.
  14. “Do not use unattributed quotations.”
  15. Don’t be redundant; don’t use more words than necessary; it’s highly superfluous.
  16. Don’t indulge in sesquipedalian lexicological constructions.
  17. Don’t never use no double negatives – that’s a no-no!
  18. Don’t overuse exclamation marks!!!!!
  19. Don’t repeat yourself, or recapitulate what you have said before.
  20. Eliminate quotations. As Ralph Waldo Emerson said, “I hate quotations. Tell me what you know.”
  21. Eschew ampersands & abbreviations, etc.
  22. Eschew obfuscation.
  23. Everyone should be careful to use a singular pronoun with singular nouns in their writing.
  24. Exaggeration is a million times worse than understatement.
  25. Foreign words and phrases are no longer de rigueur; French is so passé.
  26. Go around the barn at high noon to avoid colloquialisms.
  27. If any word is improper at the end of a sentence, a linking verb is.
  28. Indubitably, you should employ the vernacular.
  29. It behoves thee to be abstentious of archaic expressions.
  30. Never use a big word when a diminutive alternative would suffice.
  31. No sentence fragments.
  32. One should never generalise.
  33. One-word sentences? Eliminate. Always!
  34. Parenthetical remarks (however relevant) are unnecessary.
  35. Parenthetical words however must be enclosed in commas.
  36. Place pronouns as close as possible, especially in long sentences of ten or more words, to their antecedents.
  37. Placing a comma between subject and predicate, is not correct.
  38. Prepositions are not words to end a sentence with.
  39. Proofread carefully to see if you any words out.
  40. Puns are for children, not groan adults.
  41. Remember to never split an infinitive.
  42. Subject and verb always has to agree.
  43. Take the bull by the hand and avoid mixing metaphors.
  44. The passive voice is to be avoided.
  45. Understatement is always absolutely the most fantastic and best way to promote earth-shattering ideas.
  46. Use an apostrophe in it’s proper place, but omit it when its not needed.
  47. Use words correctly, irregardless of how others use them.
  48. Using euphemisms is ill-advised; they should be consigned to the sanitary landfill.
  49. Who needs rhetorical questions?
  50. Writing carefully, dangling participles must be avoided.

Written by Frank L. Visco and originally published in the June 1986 issue of Writers’ Digest.

Ki veu antéré lé langue morthes ?

« Je ne suis pas très optimiste, ni pour mes chères langues anciennes, ni pour la française d’ailleurs, ni pour les humanités en général et, pis, guère plus pour l’avenir de notre civilisation. S’il n’y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières. »

— Jacqueline de Romilly

Le constat est sans appel : «On» enferme la langue de Platon et plus largement la culture qui s’y rattache dans une sombre caverne, lui laissant entrevoir un funeste destin. La civilisation et la langue de Cicéron doivent elles aussi s’apprêter à passer une nouvelle fois sous les Fourches Caudines et tomber sous les coups d’impitoyables ennemis : le désintérêt, le dédain et l’oubli. Dans les esprits, ces langues et cultures sont mortes et enterrées depuis longtemps.

Mortes dites vous ? NON ! Il semble que, irréductibles, elles parviennent malgré tout à résister encore et toujours aux affres du temps. Les civilisations grecque et latine nous sont parvenues, plus vivantes et loquaces que jamais, à travers l’épopée homérique, les pensées socratiques, les traités de rhétorique, et la politique. Tout ce qui est « cher » (dans tous les sens du terme) à la société actuelle n’est rien d’autre qu’un héritage de ce passé, aujourd’hui tant dénigré. Voyons plutôt: Eglise, démocratie, Sénat, Jeux Olympiques, forum, et caetera… D’ailleurs, nous parlons encore aujourd’hui le grec et le latin. Que celui qui n’a jamais prononcé « album », crié au « referendum », écrit avec un « stylo », ou n’a jamais fait « caca », jette la première pierre!

Il suffit de prononcer les mots « bénéfice », « profit » ou « politique » pour sentir les vibrations de ces langues qui vivent encore en chacun de nous. Comment comprendre le système politique actuel si l’on ne garde pas à l’esprit le modèle démocratique grec ? Comment apprécier et jouir pleinement de la saveur de nos langues modernes tout en ignorant leurs origines?

Ces langues et civilisations, berceau et fondements de notre culture sont pourtant bel et bien en voie de disparition, restrictions budgétaires obligent… C’est dans cette optique que l’ « On » s’emploie, faute aux bourses pleines de toiles d’araignées, à supprimer à coup de hache toutes les filières qui ne rapportent pas assez : au collège, au lycée ou à l’université, faire du latin et du grec, c’est dépassé.

Le monde contemporain, dans la plupart des domaines, rejette les modèles classiques hérités du passé. «On » pense aujourd’hui, et à tort, que l’étude des cultures anciennes se réduit à une spécialité étroite réservée à une minuscule élite, constituée de marginaux à lunettes, croulant sous le poids des livres et du savoir.

A l’image des lettres anciennes, de nombreuses filières, faute de moyens, sont hachées menu. Dites « plus rares », elles sont de fait stigmatisées et mises à l’écart puisque considérées comme onéreuses et donc, inutiles. Elles sont enfermées dans le carcan des préjugés, véhiculés et entretenus par la culture de masse. «On» prône de la même façon des idéaux sociaux basés exclusivement sur le chiffre, qui façonnent alors une société d’automates déshumanisés, qui exclut toute sensibilité et renie ses racines, au profit du bénéfice et du gain. Ces filières qui ne cadrent pas dans le moule de l’idéal « bling bling » et qui ne font pas «gagner des millions» souffrent alors d’un désintérêt criant.

De plus, réside un terrible paradoxe: à l’heure où l’on prône l’identité nationale et l’on façonne de grands projets pour fonder une identité européenne, on tend à dénigrer et à anéantir les fondements même de cette identité.

Comment réfléchir en effet à de telles questions si l’on laisse à l’abandon les civilisations antiques qui constituent les fondements de cette identité commune, tant sur le plan culturel, institutionnel, intellectuel et linguistique ? Comment fonder un monde nouveau en ignorant et en dénigrant le passé?

Qui veut la peau des langues anciennes ? « On », bien sûr.

C’était il y a quelques mois maintenant. Je révise et réactive l’alphabet anglais avec mes 6èmes. On chante la chanson, on groupe les lettres qui ont un son similaire… et je finis par mimer le son [r] qu’ils ont du mal à prononcer correctement.

J’insiste un peu et je finis par mimer un tigre qui déchire quelque chose avec sa patte. Et là, intervention de ma tête de classe :

zep-tigre

Voilà. Je viens de me faire pwned par une sixième et un tigre…

Donc, pour l’année prochaine, je note que c’est le lion qui fait Rrrrr. Pas le tigre. Le tigre, lui, il feule !

J’ai pour habitude de prévenir mes élèves quand il y a un test ou une interrogation. Cela leur permet de réviser apprendre à la dernière minute et minimise les risques d’avoir une moyenne de devoir semblable à un prélèvement de l’ère glacière.

Etant donné que tout le monde (administration, parents, élèves) chouine parce qu’il faut utiliser l’Environnement Numérique de Travail (ENT pour les intimes), je me suis dit que ce serait une bonne chose de les prévenir via leur plateforme (qui s’appelle e-lyco, haha, ce sont vraiment les cracks du jeu de mot).

Je compose mon petit message, sélectionne la classe et…

zep-elyco-mass-messaging-fail

… hé oui, apparemment en sélectionnant uniquement la classe, j’ai sélectionné les élèves mais aussi les parents et les professeurs de la classe. Gloups. Bon ben au moins tout le monde est au courant de ma pratique…

A noter que le prof qui m’a répondu est également l’interlocuteur TICE du collège. Re-gloups.

EPIC FAIL de l’année on dirait bien !

L’autre jour avec mes troisièmes, j’étudie un texte sur les créatures fantastiques vivant au Royaume-Uni et on aborde les leprechauns au détour d’une compréhension orale.

Je leur fait lire un texte et au moment de l’explicitation du vocabulaire, une élève demande des explications sur le sens d’une phrase :

zep-leprechauns-glands-pipes

Merci au manuel New Live 3è pour ce grand moment de solitude – mais aussi de fou-rires! Il faut bien avouer qu’une phrase pareille, chez les 3èmes, est tout ce qu’il leur faut pour que cela parte en vrille.

Je me demande quand même comment les auteurs n’ont pas vu que si jamais on traduit la phrase, elle prend un tout autre sens hors contexte.

En fait, je crois que ce doit être une évaluation diagnostique pour déterminer le type d’élèves de la classe !