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La nuit de vendredi à samedi a été encore plus rude que la précédente et pour cause : une vingtaine de personnes se sont rassemblées à quelques mètres de nos tentes pour parler, boire et hurler des chansons paillardes. Trop top. Vers quatre heures du matin, je perçois le dialogue suivant :

– C’est trop facile à vous retrouver dans le camping, vous avez une tente zèbre à côté de vous !
– Trop fort le zèbre !
– Allez, ce soir on se fait la zèbre : on pisse tous dessus !!!

Après une nuit un peu agitée – j’ai rarement l’habitude d’être réveillé par une dizaine de saoûlots qui viennent brâmer leurs chansons paillardes entre les tentes du camping – nous entamons très calmement notre deuxième journée. Petit déj’ dans la tente, douche froide au camping numéro 1 : hé oui, prendre sa douche à 11h, c’est loupé pour l’eau chaude !

Nous sommes allés faire un petit tour du côté des stands : nous avons fini avec un chapeau de cowboy chacun, une crêpe complète et de la Coreff (bière bretonne bio). Retour au camping et sieste pour récupérer notre manque de sommeil.

Nous sommes arrivés sur le site du festival vers 14h vendredi, chargés comme des baudets avec nos tentes, sacs de couchage, matelas, sac de vêtements, nourriture… 3 kilomètres plus tard (oui, j’ai trouvé où me garer comme j’ai pu !), on arrive enfin au camping. Fouille en règle des sacs à déballer. On découvre avec stupeur que les campings 1, 2, 3 et 4 sont déjà complets, alors que le coup d’envoi du festival n’a même encore été donné !!!

Dix minutes de marches supplémentaires nous amènent au camping numéro 5, une vaste plaine de l’Ouest dans laquelle s’égayent une quinzaine de tentes Quechua. Je lance la mienne, gonflement en 2 secondes chrono : je plante une sardine aux quatre coins pour faire bonne mesure tandis que Julia s’échine avec l’unique arceau de sa canadienne ;-)

Nous faisons un petit tour du site : finies les rangées de toilettes, il y a maintenant des “toilettes sèches”. Pour ceux pour qui le concept de “toilettes sèches” semble un peu obscur, il s’agit d’un petit enclos avec beaucoup de paille à hamster pour absorber l’urine. Ce doit être plus économique, plus écologique aussi mais au bout de quelques jours, cela sent pas mal le hamster en rut.

Petite soirée avec mes 3 caballeros hier soir : rendez-vous à 20h place du Commerce à Nantes où une vieille Super 5 garée au milieu de la place crachait le message du Président sur le CPE. Comme tout le monde j’ai tendu l’oreille, comme tout le monde j’ai éliminé 90% de la langue de bois pour arriver au message brut : CPE promulgué, 1 an de probation, motif de licenciement connu. C’était à prévoir – de toutes façons j’ai l’impression que c’est à chaque fois pareil…

BillardJe retrouve donc Arnaud, Arthur et Ben et nous partons pour quelques petites crêpes arrosées de cidre. Ensuite direction le Milton pour quelques bonnes parties de billard. Cela faisait un bail que je n’avait pas joué : mis à part une partie l’été dernier au bar, cela remonte à Londres – où j’ai appris à jouer – en 2000. Super cool mais la musique était… comment dire… ben c’était M6 Music en fait donc… it sucked ! On n’a pas trop eu le temps de s’embêter mais la musique aidant, nous décidons d’aller ailleurs.

Nous repartons donc vers LU où la salle était bondée et où un “groupe” – si on peut appeler ça un groupe – se produisait en habit de lapin en trémoussant la queue. D’accord… Bref tour d’horizon : pas une seule table de libre, plus de fumée dans le coin non-fumeur qu’ailleurs : direction la sortie.

Run Forrest Run !!!Nous rejoignons alors le centre ville en passant par le Château puis rue du Luxembourg où pas mal de gens s’étaent amassés : bruits de voitures qu’on retourne, bris de bouteilles, cavalcades… Oula ! Rapide crochet à gauche vers une rue perpendiculaire pour contourner le problème puis crochet à droite pour se remettre dans le bon sens. On avance un peu et là… re-bouteilles et pierres qui volent dans tous les sens et tous les gens devant nous font volte-face pour courir vers nous, tels un raz-de-marée ! On se serait cru dans BraveHeart. Pas bon du tout ! Je fais volte-face et part en courant dans le sens du flux. Arnaud, Arthur et Ben se collent dans les encadrures de portes pour les laisser passer. Au bout de la rue se trouvent 3 C.R.S., stoïques. Temps de passer en mode stealth à travers la foule. Après avoir réuni le groupe, direction le petit bar près de Graslin.

Ouf ! Que d’émotions ! ;-)

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