Il y a bien un moment dans l’année où je vais finir par en scotcher un au mur si ça continue comme cela ! Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que ma patience s’étiole – je crois que le collège n’est pas vraiment ce qui me correspond.
Cela me gonfle de devoir faire de la discipline à tout bout de champs, marre de devoir réclamer le silence toutes les 3 minutes, de surveiller que personne ne vole rien à son voisin, d’intercepter les mots qui circulent en douce… je n’ai pas signé pour ça for Christ’s sake !

Une préparation de cours me tient la semaine et je ne suis pas près de finir l’unité 1 à ce rythme.
Les troisièmes se contrefoutent du brevet des collèges, cette vague illusion qui annonce la fin de l’année et la sortie définitive du collège. Mettons l’apprentissage à 14 ans ! Poussons même jusqu’à 12 ans.
Quel est l’intérêt d’obliger des gosses à suivre des cours dont ils ne retirent strictement aucun intérêt puisqu’ils ne veulent pas les suivre ? Faire naître des vocations ?
Franchement, je n’y crois pas vraiment. Tout le monde ne peut pas faire d’études supérieures et il faudra toujours des mécaniciens. Offrons à certains leur clé de 12 dès le départ, ils gagneront du temps.
Détail du jour : les murs extérieurs du collège ont été entièrement taggués à la peinture violette jusqu’au premier étage…

Arrivés un poil en retard, nous poussons la porte de la salle et nous retrouvons… quasiment derrière la scène ! Et oui, l’entrée se fait sur le côté de la scène et les artistes peuvent donc voir les retardataires. Hum. Le groupe de Monsieur Clément est classique – deux guitares, un clavier, une batterie et une basse – mais les musiciens sont particulièrement bons. J’ai notamment apprécié la performance du batteur qui nous a fait décollé sur plusieurs morceaux. C’était pêchu et les paroles sont agréables à écouter, cela change des niaiseries que l’on peut entendre à la radio.