Les réseaux sociaux ont transformé la veille en machine à secouer l’attention. Entre les publications sponsorisées, les recommandations opaques, les fils chronologiques éventrés et les notifications qui hurlent comme un grille-pain possédé, suivre l’actualité de ses sites préférés demande presque une stratégie militaire.
Le RSS règle ce problème avec une élégance presque insolente. Vous choisissez les sites. Vous recevez leurs nouveaux articles. Vous les lisez dans l’ordre que vous voulez. Pas d’algorithme qui décide à votre place. Pas de flux infini conçu pour aspirer votre après-midi. Juste une veille propre, maîtrisée, exportable et durable.
Dans ce guide, nous allons installer un lecteur RSS moderne et auto-hébergé avec FreshRSS. Nous verrons aussi quand choisir Miniflux, comment importer ses abonnements, comment protéger l’instance derrière Nginx, et comment organiser une vraie veille quotidienne.
Pourquoi utiliser encore RSS aujourd’hui ?
RSS n’a jamais vraiment disparu. Il a seulement quitté la scène grand public, pendant que les plateformes centralisées occupaient tout l’espace. Pourtant, pour suivre des blogs, sites d’actualité, documentations techniques, changelogs, dépôts GitHub, chaînes vidéo, podcasts ou publications spécialisées, RSS reste redoutablement efficace.
Un lecteur RSS moderne permet de :
- suivre ses sources sans dépendre d’un réseau social ;
- lire les nouveautés dans l’ordre chronologique ;
- regrouper ses sites par thèmes ;
- marquer les articles comme lus ou favoris ;
- importer et exporter ses abonnements avec OPML ;
- centraliser newsletters, podcasts et flux techniques ;
- réduire le bruit informationnel ;
- conserver une archive personnelle des articles reçus.
RSS est aussi très pratique pour les développeurs, administrateurs système, créateurs de contenu, enseignants, journalistes et curieux chroniques. Bref, pour tous ceux qui préfèrent choisir leurs sources plutôt que demander à un algorithme de leur mâcher le monde.
FreshRSS ou Miniflux : lequel choisir ?
Pour une instance auto-hébergée, deux projets sortent clairement du lot : FreshRSS et Miniflux.
FreshRSS convient très bien si vous voulez une interface complète, une installation simple, une compatibilité large et une expérience proche d’un lecteur RSS classique. Il fonctionne avec SQLite, MySQL, MariaDB ou PostgreSQL selon votre installation, propose une interface web confortable, des extensions, l’import OPML, une API compatible avec plusieurs clients et une image Docker officielle.
Miniflux vise plutôt les utilisateurs qui veulent un outil minimaliste, rapide et strict. Il est écrit en Go, utilise PostgreSQL, propose une interface sobre, une API, des intégrations, des passkeys, une politique de sécurité solide et un excellent comportement côté serveur. Il fait moins de bruit, mais il le fait très bien.
| Besoin | Choix recommandé |
|---|---|
| Installation simple et interface complète | FreshRSS |
| Instance légère et minimaliste | Miniflux |
| Compatibilité avec beaucoup de clients RSS | FreshRSS |
| Base PostgreSQL obligatoire et stack très propre | Miniflux |
| Extensions et personnalisation | FreshRSS |
| Sobriété maximale | Miniflux |
Pour la majorité des utilisateurs, je recommande FreshRSS. Il est plus accessible, plus polyvalent, et plus simple à déployer sur un serveur personnel. Miniflux reste excellent, mais il plaira surtout à ceux qui aiment les outils nets, compacts et sans décoration inutile.
Architecture recommandée
Nous allons installer FreshRSS avec Docker Compose, puis le publier derrière Nginx en HTTPS.
Internet
↓ HTTPS
Nginx
↓ proxy local
FreshRSS Docker
↓ volumes persistants
Données + extensions
Cette architecture reste simple à maintenir. Docker isole l’application. Les volumes conservent les données. Nginx gère HTTPS, les logs, les headers et l’accès public. C’est propre, lisible et facile à sauvegarder.
Dans les exemples, j’utilise :
rss.example.com
/opt/freshrss
127.0.0.1:8080
Europe/Paris
Remplacez ces valeurs par votre domaine, votre chemin et votre fuseau horaire.
Pré-requis
Il vous faut :
- un serveur Linux ;
- un domaine ou sous-domaine dédié ;
- Docker et Docker Compose ;
- Nginx ;
- un certificat TLS valide ;
- un accès SSH avec sudo ;
- quelques flux RSS à importer ou ajouter manuellement.
Un petit VPS suffit largement pour un usage personnel ou familial. FreshRSS consomme peu, sauf si vous ajoutez énormément de flux, un rafraîchissement très fréquent, ou des extensions gourmandes.
Installer Docker et Docker Compose
Sur Debian ou Ubuntu, installez Docker et le plugin Compose :
sudo apt update
sudo apt install \
ca-certificates \
curl \
docker.io \
docker-compose-v2Langage du code : CSS (css)
Activez Docker au démarrage :
sudo systemctl enable --now docker
Vérifiez les versions :
docker --version
docker compose version
Vous pouvez utiliser les dépôts Docker officiels si vous voulez les versions les plus récentes. Pour une installation personnelle simple, les paquets de la distribution suffisent souvent.
Créer l’arborescence FreshRSS
Créez un répertoire dédié :
sudo install -d -o root -g root -m 0755 /opt/freshrss
cd /opt/freshrss
FreshRSS utilisera deux volumes principaux :
datapour les données, la configuration et la base SQLite si vous choisissez SQLite ;extensionspour les extensions installées.
Avec Docker Compose, nous pouvons laisser Docker gérer ces volumes. C’est généralement plus fiable qu’un mélange de bind mounts improvisés à deux heures du matin.
Créer le fichier docker-compose.yml
Créez le fichier Compose :
sudo nano /opt/freshrss/docker-compose.yml
Ajoutez cette configuration :
services:
freshrss:
image: freshrss/freshrss:latest
container_name: freshrss
restart: unless-stopped
ports:
- "127.0.0.1:8080:80"
environment:
TZ: Europe/Paris
CRON_MIN: "3,33"
volumes:
- freshrss_data:/var/www/FreshRSS/data
- freshrss_extensions:/var/www/FreshRSS/extensions
logging:
driver: json-file
options:
max-size: "10m"
max-file: "3"
volumes:
freshrss_data:
freshrss_extensions:Langage du code : JavaScript (javascript)
Quelques détails importants :
Vos mises à jour vous font peur ?
PHP 8.x qui casse un plugin, un thème qui n'est plus maintenu, une mise à jour de WooCommerce qui change tout — je gère les montées de version proprement, avec environnement de staging et rollback prévu.
Mettons votre stack à jour sans risque →127.0.0.1:8080:80expose FreshRSS seulement en local ;restart: unless-stoppedrelance le conteneur après redémarrage ;CRON_MIN: "3,33"rafraîchit les flux deux fois par heure ;- les volumes Docker conservent les données et extensions ;
- la rotation des logs évite un fichier JSON gigantesque.
La fréquence de rafraîchissement dépend de votre usage. Pour une veille classique, deux passages par heure suffisent. Si vous suivez des flux très actifs, vous pouvez ajuster. Si vous rafraîchissez toutes les minutes, vos sources risquent de vous juger. Elles auront raison.
Démarrer FreshRSS
Lancez le conteneur :
cd /opt/freshrss
sudo docker compose up -d
Vérifiez son état :
sudo docker compose ps
sudo docker logs --tail=100 freshrss
Testez l’accès local :
curl -I http://127.0.0.1:8080/Langage du code : JavaScript (javascript)
Si FreshRSS répond, vous pouvez passer à Nginx.
Configurer Nginx en reverse proxy
Créez un vhost dédié :
sudo nano /etc/nginx/sites-available/rss.example.com.conf
Ajoutez cette configuration :
server {
listen 80;
listen [::]:80;
server_name rss.example.com;
return 301 https://$host$request_uri;
}
server {
listen 443 ssl;
listen [::]:443 ssl;
http2 on;
server_name rss.example.com;
ssl_certificate /etc/letsencrypt/live/rss.example.com/fullchain.pem;
ssl_certificate_key /etc/letsencrypt/live/rss.example.com/privkey.pem;
access_log /var/log/nginx/rss.example.com.access.log;
error_log /var/log/nginx/rss.example.com.error.log warn;
client_max_body_size 20m;
add_header X-Content-Type-Options "nosniff" always;
add_header Referrer-Policy "strict-origin-when-cross-origin" always;
add_header X-Robots-Tag "noindex, nofollow, noarchive" always;
location / {
proxy_pass http://127.0.0.1:8080;
proxy_http_version 1.1;
proxy_set_header Host $host;
proxy_set_header X-Forwarded-Host $host;
proxy_set_header X-Forwarded-Proto https;
proxy_set_header X-Forwarded-Port 443;
proxy_set_header X-Real-IP $remote_addr;
proxy_set_header X-Forwarded-For $proxy_add_x_forwarded_for;
proxy_read_timeout 300s;
proxy_send_timeout 300s;
}
}Langage du code : PHP (php)
Activez le vhost :
sudo ln -s /etc/nginx/sites-available/rss.example.com.conf /etc/nginx/sites-enabled/rss.example.com.conf
Testez Nginx :
sudo nginx -t
sudo systemctl reload nginx
Ouvrez ensuite l’URL publique :
https://rss.example.com/Langage du code : JavaScript (javascript)
Installer le certificat TLS
Si vous utilisez Certbot :
sudo certbot certonly --nginx -d rss.example.comLangage du code : CSS (css)
Puis rechargez Nginx :
sudo nginx -t
sudo systemctl reload nginx
Si vous utilisez acme.sh, installez le certificat dans un chemin stable :
acme.sh --install-cert -d rss.example.com \
--key-file /etc/letsencrypt/live/rss.example.com/privkey.pem \
--fullchain-file /etc/letsencrypt/live/rss.example.com/fullchain.pem \
--reloadcmd "systemctl reload nginx"Langage du code : JavaScript (javascript)
Ensuite, testez HTTPS :
curl -I https://rss.example.com/Langage du code : JavaScript (javascript)
Terminer l’installation FreshRSS
Dans le navigateur, ouvrez votre instance FreshRSS :
https://rss.example.com/Langage du code : JavaScript (javascript)
L’assistant d’installation vous demande de choisir :
- la langue ;
- le type de base de données ;
- les paramètres de stockage ;
- le compte administrateur ;
- le mot de passe principal.
Pour une instance personnelle, SQLite suffit largement. Pour une instance multi-utilisateurs, ou si vous voulez standardiser votre stack serveur, MariaDB ou PostgreSQL peut être plus adapté.
Après installation, connectez-vous avec votre compte administrateur. Vous pouvez ensuite ajouter vos premiers flux.
Ajouter ses premiers flux RSS
La plupart des sites WordPress exposent naturellement un flux RSS. Par exemple :
https://www.example.com/feed/Langage du code : JavaScript (javascript)
Pour un site WordPress précis, vous pouvez souvent utiliser :
https://www.example.com/category/linux/feed/
https://www.example.com/tag/wordpress/feed/
https://www.example.com/author/admin/feed/Langage du code : JavaScript (javascript)
C’est l’une des forces discrètes de WordPress : il publie beaucoup de flux utiles sans demander la permission à un comité stratégique.
Dans FreshRSS, ajoutez un flux depuis le menu d’abonnement, puis collez l’URL. FreshRSS détecte souvent automatiquement le titre, le site et les informations principales.
Importer ses abonnements OPML
Si vous venez d’un autre lecteur RSS, exportez vos abonnements au format OPML. Ce format sert précisément à transporter une liste de flux d’un lecteur à l’autre.
Dans FreshRSS :
- ouvrez les paramètres ;
- allez dans la section import/export ;
- importez le fichier OPML ;
- vérifiez les catégories créées ;
- lancez un premier rafraîchissement.
Gardez aussi une sauvegarde régulière de votre fichier OPML. C’est votre vraie liste de sources. Le lecteur RSS peut changer. Votre veille, elle, doit rester portable.
Organiser une veille efficace
Un lecteur RSS devient vite inutile si vous ajoutez 500 flux sans méthode. Le but n’est pas de recréer Twitter, mais en plus beige.
Commencez avec quelques catégories simples :
- Prioritaire : sources à lire presque tous les jours ;
- WordPress : développement, sécurité, performance, extensions ;
- Serveurs : Linux, Nginx, PHP, bases de données, sécurité ;
- Web : navigateurs, standards, CSS, JavaScript ;
- Culture : lectures longues, séries, cinéma, littérature ;
- Archives : sources intéressantes mais peu urgentes.
Ensuite, appliquez une règle simple : si un flux ne vous apporte rien pendant un mois, supprimez-le ou déplacez-le dans une catégorie moins visible. La veille doit vous servir. Elle ne doit pas devenir une plante verte numérique qui réclame de l’eau.
Rendre FreshRSS agréable à utiliser
Un bon lecteur RSS dépend beaucoup de ses réglages. Prenez dix minutes pour ajuster l’interface.
- choisissez une vue compacte si vous suivez beaucoup de sources ;
- activez les raccourcis clavier si vous lisez sur ordinateur ;
- classez les flux dans des catégories lisibles ;
- marquez en favori les articles à relire ;
- supprimez les sources trop bruyantes ;
- exportez régulièrement vos abonnements OPML ;
- utilisez le mode sombre si vous lisez le soir.
Le meilleur lecteur RSS est celui que vous ouvrez vraiment. Si votre instance ressemble à un cockpit d’Airbus rempli de flux morts, vous n’y reviendrez pas.
Utiliser une application mobile avec FreshRSS
FreshRSS propose une interface web responsive, mais vous pouvez aussi utiliser des applications compatibles avec les API prises en charge. Selon votre configuration, vous pouvez activer l’API dans les paramètres de FreshRSS et connecter un client mobile ou desktop compatible.
Cela permet de lire vos flux depuis plusieurs appareils tout en conservant la synchronisation des articles lus, favoris et non lus. C’est l’intérêt principal de l’auto-hébergement : vos données restent chez vous, mais l’usage reste confortable.
Sauvegarder FreshRSS
Votre instance RSS contient deux choses importantes : vos abonnements et votre historique de lecture. Sauvegardez donc les volumes Docker et exportez régulièrement votre fichier OPML.
Listez les volumes :
sudo docker volume ls | grep freshrss
Créez une sauvegarde des volumes :
sudo install -d -m 0750 /root/backups/freshrss
sudo docker run --rm \
-v freshrss_freshrss_data:/data:ro \
-v /root/backups/freshrss:/backup \
alpine \
tar -czf /backup/freshrss-data-$(date +%F).tar.gz -C /data .
sudo docker run --rm \
-v freshrss_freshrss_extensions:/extensions:ro \
-v /root/backups/freshrss:/backup \
alpine \
tar -czf /backup/freshrss-extensions-$(date +%F).tar.gz -C /extensions .Langage du code : JavaScript (javascript)
Adaptez les noms de volumes si Docker Compose les a préfixés autrement. Pour les connaître exactement :
sudo docker compose -f /opt/freshrss/docker-compose.yml config --volumes
Enfin, copiez ces sauvegardes hors du serveur. Une sauvegarde qui reste sur le même disque n’est pas une sauvegarde. C’est une décoration anxieuse.
Mettre à jour FreshRSS
Avec Docker Compose, la mise à jour reste simple :
cd /opt/freshrss
sudo docker compose pull
sudo docker compose up -d
sudo docker image prune -f
Avant une mise à jour importante, sauvegardez les volumes. FreshRSS est robuste, mais une sauvegarde transforme une mauvaise surprise en léger contretemps.
Si vous voulez un comportement plus prévisible, remplacez freshrss/freshrss:latest par une version précise. L’image latest est pratique, mais une version figée évite les changements inattendus.
Alternative : installer Miniflux avec Docker Compose
Si vous préférez un lecteur RSS plus minimaliste, Miniflux est une excellente alternative. Il impose PostgreSQL, ce qui ajoute un service, mais son architecture reste très propre.
Créez un répertoire :
sudo install -d -o root -g root -m 0755 /opt/miniflux
cd /opt/miniflux
Créez le fichier Compose :
sudo nano /opt/miniflux/docker-compose.yml
Ajoutez cette configuration :
services:
miniflux:
image: miniflux/miniflux:latest
container_name: miniflux
restart: unless-stopped
ports:
- "127.0.0.1:8081:8080"
depends_on:
db:
condition: service_healthy
environment:
DATABASE_URL: postgres://miniflux:CHANGE_ME_DB_PASSWORD@db/miniflux?sslmode=disable
RUN_MIGRATIONS: "1"
CREATE_ADMIN: "1"
ADMIN_USERNAME: admin
ADMIN_PASSWORD: CHANGE_ME_ADMIN_PASSWORD
db:
image: postgres:17
container_name: miniflux-db
restart: unless-stopped
environment:
POSTGRES_USER: miniflux
POSTGRES_PASSWORD: CHANGE_ME_DB_PASSWORD
POSTGRES_DB: miniflux
volumes:
- miniflux_db:/var/lib/postgresql/data
healthcheck:
test: ["CMD", "pg_isready", "-U", "miniflux"]
interval: 10s
start_period: 30s
volumes:
miniflux_db:Langage du code : JavaScript (javascript)
Démarrez Miniflux :
cd /opt/miniflux
sudo docker compose up -d
Ensuite, placez Nginx devant 127.0.0.1:8081, comme pour FreshRSS. Après la première connexion, retirez les variables CREATE_ADMIN, ADMIN_USERNAME et ADMIN_PASSWORD du fichier Compose. Elles n’ont plus besoin de rester dans la configuration.
Miniflux est particulièrement intéressant si vous aimez les interfaces sobres, les raccourcis clavier, les règles de filtrage, la recherche full-text avec PostgreSQL et les intégrations propres avec des services tiers.
RSS et WordPress : un duo très sous-estimé
WordPress publie automatiquement plusieurs flux RSS. C’est utile pour vos lecteurs, mais aussi pour votre propre veille, vos automatisations et vos outils de curation.
Quelques exemples :
https://www.example.com/feed/
https://www.example.com/comments/feed/
https://www.example.com/category/wordpress/feed/
https://www.example.com/tag/linux/feed/
https://www.example.com/author/matt/feed/Langage du code : JavaScript (javascript)
Pour un site éditorial, le RSS reste un signal propre. Il permet aux lecteurs fidèles de suivre les nouvelles publications sans passer par Google Discover, Facebook, X, LinkedIn ou une newsletter. Ces canaux restent utiles, mais aucun ne devrait être le seul robinet.
Bonnes pratiques pour une veille RSS durable
- Ajoutez peu de flux au départ.
- Classez vos sources par intention, pas seulement par thème.
- Gardez une catégorie prioritaire courte.
- Supprimez les flux trop bavards.
- Exportez vos abonnements en OPML.
- Sauvegardez les volumes de votre instance.
- Utilisez HTTPS, même pour une instance personnelle.
- Ne laissez pas l’inscription publique ouverte sans raison.
- Mettez à jour l’image Docker régulièrement.
- Relisez vos sources tous les deux ou trois mois.
Une bonne veille RSS ressemble à une bibliothèque bien rangée. Elle ne contient pas tout. Elle contient ce qui vous aide vraiment.
Dépannage FreshRSS
FreshRSS ne répond pas derrière Nginx
Vérifiez d’abord le conteneur :
sudo docker compose -f /opt/freshrss/docker-compose.yml ps
sudo docker logs --tail=100 freshrss
Puis testez l’accès local :
curl -I http://127.0.0.1:8080/Langage du code : JavaScript (javascript)
Si l’accès local fonctionne, le problème vient probablement de Nginx, du certificat ou du DNS.
Erreur 502 Bad Gateway
Un 502 indique souvent que Nginx ne peut pas joindre FreshRSS. Vérifiez le port exposé dans Docker Compose :
sudo ss -ltnp | grep 8080
sudo docker ps
Le port local doit correspondre à la directive proxy_pass de Nginx.
Les flux ne se rafraîchissent pas
Vérifiez la variable CRON_MIN et les logs du conteneur :
sudo docker inspect freshrss | grep CRON_MIN
sudo docker logs --tail=200 freshrss
Vérifiez aussi que le serveur peut sortir vers Internet :
curl -I https://www.skyminds.net/feed/Langage du code : JavaScript (javascript)
Un flux RSS est introuvable
Essayez les chemins classiques :
/feed/
/rss/
/atom.xml
/feed.xml
/index.xml
Sur WordPress, /feed/ fonctionne presque toujours. Sur les générateurs statiques, /index.xml est fréquent. Sinon, inspectez le code source de la page et cherchez une balise alternate de type RSS ou Atom.
Faut-il choisir un service RSS hébergé ?
L’auto-hébergement n’est pas obligatoire. Des services comme Feedbin, Inoreader, Feedly ou NewsBlur peuvent convenir si vous préférez payer pour un service maintenu, synchronisé et accessible immédiatement.
Choisissez un service hébergé si vous voulez :
- zéro maintenance serveur ;
- des applications mobiles bien intégrées ;
- une synchronisation immédiate ;
- des fonctions avancées de recherche ou d’automatisation ;
- un support utilisateur.
Choisissez l’auto-hébergement si vous voulez :
- contrôler vos données ;
- éviter un abonnement supplémentaire ;
- conserver vos flux et votre historique chez vous ;
- apprendre ou standardiser votre stack serveur ;
- ne pas dépendre d’un service qui peut changer ses tarifs ou fermer.
Les deux approches sont valables. Pour un profil technique, FreshRSS ou Miniflux sur un VPS restent très satisfaisants.
Checklist finale
- Le sous-domaine RSS pointe vers le serveur.
- Docker et Docker Compose sont installés.
- FreshRSS tourne en local sur
127.0.0.1:8080. - Nginx publie l’instance en HTTPS.
- Le certificat TLS se renouvelle automatiquement.
- Le premier compte administrateur est créé.
- Les flux sont classés par catégories.
- Les abonnements sont exportés en OPML.
- Les volumes Docker sont sauvegardés.
- La mise à jour Docker Compose est documentée.
Besoin d’auto-héberger vos outils web proprement ?
Un lecteur RSS auto-hébergé comme FreshRSS, une application Docker, un reverse proxy Nginx ou un service personnel demandent la même base : un serveur fiable, sécurisé, sauvegardé et facile à maintenir.
Je peux vous aider à installer et documenter une stack propre, sans transformer votre VPS en placard numérique rempli de conteneurs oubliés.
- sécurisation des accès, restrictions IP et durcissement serveur ;
- installation d’outils auto-hébergés avec Docker, Nginx et HTTPS ;
- configuration de serveurs Linux, certificats TLS et reverse proxies ;
- maintenance WordPress, WooCommerce, performance et sécurité ;
- migration, sauvegarde et remise au propre d’infrastructures existantes.
Vous voulez reprendre le contrôle de vos outils sans passer vos soirées dans les logs ? Contactez-moi et voyons comment mettre ça au carré.
Pour aller plus loin sur SkyMinds
- Installer Docker sous Ubuntu
- Installer Nginx mainline sous Ubuntu
- Installer un certificat SSL Let’s Encrypt sur un serveur dédié
- Créer une adresse DDNS pour accéder à son serveur à distance
- Ajouter l’image mise en avant dans le flux RSS WordPress
FAQ
RSS est-il encore utile ?
Oui. RSS reste l’un des meilleurs moyens de suivre des sites, blogs, documentations, changelogs, podcasts et publications spécialisées sans dépendre des réseaux sociaux ou d’un algorithme de recommandation.
FreshRSS est-il adapté à un usage personnel ?
Oui. FreshRSS convient très bien à un usage personnel, familial ou pour une petite équipe. Il est simple à installer avec Docker, léger, compatible avec OPML et utilisable depuis un navigateur moderne.
FreshRSS ou Miniflux : lequel est le plus léger ?
Miniflux est généralement le choix le plus minimaliste. FreshRSS offre davantage de souplesse et une interface plus complète. Pour une première instance auto-hébergée, FreshRSS est souvent plus accessible.
Peut-on utiliser FreshRSS sans Docker ?
Oui. FreshRSS peut être installé sur une stack PHP classique. Toutefois, Docker simplifie l’isolation, les mises à jour et la portabilité. Pour un serveur moderne, l’installation Docker reste très pratique.
Faut-il une base MariaDB pour FreshRSS ?
Pas forcément. SQLite suffit pour une petite instance personnelle. MariaDB ou PostgreSQL deviennent plus intéressants pour une installation plus structurée, multi-utilisateurs ou intégrée à une stack existante.
Comment sauvegarder ses abonnements RSS ?
Exportez régulièrement vos flux au format OPML. Sauvegardez aussi les volumes Docker si vous voulez conserver l’historique, les favoris, les catégories et les réglages de votre instance.
Les sites WordPress ont-ils un flux RSS ?
Oui, dans la majorité des cas. Le flux principal se trouve généralement à l’adresse /feed/. WordPress propose aussi des flux pour les catégories, étiquettes, auteurs et commentaires.
Conclusion
Un lecteur RSS moderne permet de reprendre le contrôle de sa veille. Vous choisissez les sources, vous lisez dans l’ordre que vous voulez, et vous évitez le bruit permanent des plateformes sociales.
FreshRSS reste le meilleur point d’entrée pour une instance auto-hébergée simple et confortable. Miniflux constitue une excellente alternative si vous privilégiez la sobriété, PostgreSQL et une architecture très compacte.
Dans les deux cas, RSS garde une qualité rare : il ne cherche pas à deviner ce que vous voulez lire. Il vous donne simplement ce que vous avez choisi de suivre. Sur le web actuel, c’est presque révolutionnaire.
Sources
- FreshRSS — image Docker officielle
- FreshRSS — documentation officielle
- Miniflux — fonctionnalités officielles
- Miniflux — installation Docker officielle
- Miniflux — instructions d’installation
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