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Black Mirror, la série dystopique de Charlie Brooker, revient pour une seconde saison sur Channel 4.

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Comme d’habitude, la saison ne comporte que 3 épisodes – qui évoquent chacun une vision jusque-boutiste d’un futur qui pourrait devenir réalité si l’on en juge par nos dernières avancées technologiques et certains de nos reculs sociaux.

La technologie semble toujours évoluer et l’homme toujours régresser, on dirait.

Episode 1 : Be Right Back

Martha et Ash ont déménagés dans la maison de campagne où les parents de Ash vivaient. Ash est un grand utilisateur des réseaux sociaux, un peu trop pour son amie Martha. Le jours suivant, Ash meurt dans un accident de voiture. Aux funérailles, Martha apprend par une de ses amies qu’il est possible de rester en contact avec un défunt. Martha ne veut pas en entendre parler, mais son amie Sarah l’inscrit. Martha recevra un email de son défunt petit ami le lendemain matin. Un “nouveau Ash” a été créé en utilisant son profil sur les réseaux sociaux et toutes les données numériques qu’il a enregistré durant sa vie.

Episode 2 : White Bear

Une femme prénommée Victoria Skillane (Lenora Crichlow) se réveille dans une chambre, assise sur une chaise et n’ayant aucun souvenir de sa vie. Elle est entourée d’images d’une petite fille et a visiblement tenté de se suicider par médicaments. Elle aperçoit un symbole étrange sur les télévisions de la maison. Lorsqu’elle sort, elle voit des gens qui sont constamment en train de la filmer avec leurs téléphones portables.

Episode 3 : The Waldo Moment

Jamie Salter (Daniel Rigby) est un comédien raté qui donne sa voix et ses mouvements à un personnage de cartoon – un ours bleu nommé Waldo – qui interview des politiciens et des personnages publics. Les personnes interviewées pensent que les interviews de Waldo sont pour un programme pour enfants alors qu’elles sont diffusées en fin de soirée dans une émission parodique. Waldo the bear est extrêmement populaire auprès du public britannique et un pilote pour sa propre série est commandé. Mais malgré le succès de son personnage, Jamie est dépressif et insatisfait du cours de sa vie.

Black Mirror est une mini-série de 3 épisodes créée par Charlie Brooker. Chaque épisode est ancré dans une réalité différente, avec des personnages différents mais tous traitent de la manière dont nous vivons aujourd’hui et la manière dont nous pourrions vivre dans 10 minutes si nous étions vraiment maladroits…

La série est un thriller et les épisodes ont quelque chose de “techno-paranoïaque” : “the ‘black mirror’ of the title is the one you’ll find on every wall, on every desk, in the palm of every hand: the cold, shiny screen of a TV, a monitor, a smartphone.” (Charlie Brooker)

Chris Black possède un pouvoir qui pourrait détruire le régime actuel qui est prêt à tout pour le supprimer. La chasse est lancée : Chris court pour sauver sa vie dans ce thriller de science-fiction basé dans un Los Angeles futuriste :

SAW DollOn a regardé Saw en V.O. hier soir en famille, tranquillement installé sur le canapé. Je ne peux vous dire qu’une chose : wow – quelle claque les amis ! Cela faisait une bonne paire d’année que je n’avais pas vu un thriller bien ficellé comme celui-là. En fait, cela doit remonter à Seven – vieille référence, je sais mais des films comme ça je n’en regarde pas tous les jours non plus.

Je ne vous dévoile rien de l’histoire mais sachez – si vous ne l’avez pas déjà vu – que cela s’adresse plutôt à un public adulte (pensez hémoglobine). Ce n’est donc pas le film à montrer à votre petite cousine lors d’un babysitting mais si vous êtes plusieurs à vous réunir pour une petite soirée pop-corn près de l’écran cathodique, c’est tout à fait envisageable. ^_^

Pas mal de frissons et de réflexion. C’est le genre de film qui fait parler les gens après le visionnage. J’ai même noté quelques petites phrases cultes qui pourront faire l’objet de futurs posts dans la catégorie Classics, cela devrait être intéressant à mettre en place une petite base de données de répliques que tout le monde se doit de connaître.

Allez, juste pour le plaisir, je dédicace cette petite phrase à Julia, à prononcer lentement d’une voix rauque :

“I want to play a game…”