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jawsVous connaissez tous le générique crescendo des Dents de la mer: ta ta ta ta ta ta... dans la même veine que celui de Psychose, on entend cela une fois et on ne l'oublie jamais.

Mais saviez-vous que vous l'entendez tous les soirs lorsque vous regardez le journal télévisé de 20h sur TF1 ? Petite démonstration :

Maintenant vous savez pourquoi le journal télévisé vous angoisse. La peur et l'insécurité font vendre, c'est bien connu. Mais je m'interroge tout de même : à force d'être sevré d'angoisse inconsciente à doses plus ou moins régulières (il n'y a pas que le 20h dans la journée), nous devrions acquérir une certaine résistance au stress et prendre une certaine distance par rapport aux évènements. Or cela n'a pas l'air d'être le cas. Pourquoi ?

Peace kids !J'ai passé une bonne journée aujourd'hui. 5h de cours, un rendez-vous avec une parente d'élève qui ne sait plus par quel bout prendre son gosse et un petit meeting avec mon sous-principal pour discuter de choses et d'autres. Je me suis rendu compte ce week-end combien j'étais tendu lorsqu'arrivait le moment d'aller au collège et j'ai décidé de lâcher un peu de lest : je prépare désormais mes cours tout en regardant Prison Break, tranquillement, et j'arrive à l'école presque les mains dans les poches. Je prépare toujours ma salle de classe à l'avance mais avec moins de pointillisme. Je vais chercher les gosses mon mug à la main et les fait s'installer tranquillement. J'ai même poussé le vice jusqu'à manger ma barre aux céréales en attendant qu'ils fassent silence, ce qui a eu un effet boeuf vu que la plupart font ramadan. Amusant.

Le secret de la survie réside dans le relâchement maîtrisé : cela ne sert à rien de les braquer, il faut les amener lentement mais sûrement vers l'objectif à atteindre. A méditer.

RedHatEt bien voilà, après quelques péripéties, la visite du RGR a eu lieu hier. Je vous explique : mon formateur IUFM devait normalement venir inspecter ma classe aujourd'hui mais à cause d'une stagiaire qui a du mal avec ses élèves (au point de ne plus oser entrer dans sa classe), il a annulé la visite du vendredi. Et l'a déplacée le jour précédent, soit hier jeudi. Et il m'annonce cela mercredi à 17h. Bon soyons quand même réaliste, une journée de décalage cela ne casse pas trois pattes à un canard et puis de toutes façons, je souhaitais en finir au plus vite et si possible avant les vacances afin d'être peinard.

La visite s'est donc bien déroulée, avec une pointe d'appréhension quand même. Lorsque mes élèves ont vu mon formateur débarquer avec son chapeau en classe avec un jour d'avance, j'ai perçu comme un léger frémissement de frustration dans le couloir avant de rentrer en classe. Ach ! Kinders...

Le cours s'est assez bien déroulé, à peu près comme je l'avais prévu. Bien évidemment, j'ai dû rappeler à l'ordre 3 élèves qui ont essayé de faire les malins. Résulats : 2 carnets collectés. Et j'ai même été félicité pour ça. Comme quoi il faut sévir. Je sens que je vais bientôt ressortir ma vieille batterie.

Autre surprise : une assistante d'éducation qui vient taper à la porte pour dire aux élèves qu'ils n'auront pas cours lundi après-midi. Je vous laisse imaginer le bocson que cela a déclenché. Mon tuteur se prenait la tête à deux mains en maugréant à ce moment-là. Du coup, il a fallu que je réagisse assez vite : "there's no class on Monday afternoon folks ! No be quiet and get down with your work". Et cela a marché. Incroyable.

Entretien : 1h10. Quand même. J'ai cru un moment que je me trouvais à l'oral du CAPES : même disposition des tables, mêmes questions un peu retorses ou l'on ne voit pas bien où ils veulent en venir. Mais bon au final, cela s'est bien passé.

Les gens des concours sont souvent des gens stressés mais avant tout des gens stressants.

Pour commencer, ils arrivent une bonne demi-heure avant le début des épreuves, ce qui n'est pas rédhibitoire vu que c'est recommandé et que je fais la même chose.

Mais ce qui est gênant, c'est qu'ils tournent toujours autour de vous comme des lions en cage. Au début, on feint de ne pas les voir. Puis leur manège commence peu à peu à vous porter sur les nerfs et au bout de quelques minutes, vous n'avez plus qu'une seule idée en tête : les chopper avec une béquille magistrale dans le gras de la cuisse, en inflexant une poussée suffisante pour toucher la moelle qui se trouve dans l'os. Non, évidemment, cela n'arrive jamais. La plupart du temps, on se contente de lever les yeux vers eux et de les dévisager. Première erreur. En effet, les gens des concours n'attendent que ce geste de votre part et se jettent dans la brèche pour entamer la conversation.

Le dialogue en lui-même est d'une banalité sans nom et tourne - comme par hasard - autour du concours, des révisions ou des correcteurs. Lorsque je suis confronté à l'inévitable conversation avec les gens des concours, j'ai quand même une astuce pour y couper court : la règle des 3 cases. Le principe est relativement simple : répondre à chacune de leurs questions, interrogations et états d'âme pré-concours par "oui", "non" ou "peut-être". C'est diablement efficace et vous ne serez pas importuné plus de deux minutes et ce, pour un bon bout de temps.

Une fois l'attente terminée, vient le concours lui-même. Je passe sur les gens des concours qui vident leur trousse sur la table, plaçant tous leurs stylos dans un éventail de couleurs ou ceux qui couvrent leur table de nourriture et de barres chocolatées en tout genre.

Et puis non tiens, parlons-en de ceux-là : il existe toujours, je dis bien *toujours* quelqu'un qui va cronch-croncher son paquet de biscuit pendant un bon tiers de l'épreuve ou froisser des papiers de bonbons bruyants. C'est inévitable. A croire que cela fait partie intégrante du concours, au même titre que le sujet de l'épreuve.

Vient le moment tant redouté : la fin de l'épreuve. Pas parce qu'il faut rendre sa copie, non, mais parce qu'il faut de nouveau faire face à ces gens des concours. L'épreuve les a semble-t-il dopé : ils ont l’œil vif malgré les 5 ou 6 heures de composition et sont avides de partager avec vous leur plan de dissertation ou de commentaire, lesquels vous n'avez bien sûr aucune envie de connaître.

A ce point-là, mieux vaut adopter une stratégie différente de la règle des 3 cases : le coup de coude retourné suivi du brisage de nuque. Non, évidemment, cela n'arrive jamais. L'astuce réside dans la prise d'un air contrit et peu engageant, un peu comme si vous veniez de vous coincer le doigt dans une porte.

Ajoutez à cela des gestes amples et un peu brusques, marmonnez quelques mots en latin aussi, cela fait toujours son petit effet et c'est très efficace pour les tenir à distance. Cela devrait vous donner suffisamment de temps pour atteindre la porte et quitter le bâtiment.

Rapport de faute d’orthographe

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