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Serveur dédié : migration de MySQL vers MariaDB

Aujourd’hui, on aborde la migration du serveur de base de données : nous passons de l’historique MySQL à son fork libre MariaDB.

Les raisons de remplacer Oracle MySQL avec MariaDB sont nombreuses.

MySQL vs MariaDB

Tout d’abord, MariaDB assure la compatibilité et la continuité de service avec MySQL. Les librairies sont exactement équivalentes et permettent d’utiliser les APIs et commandes de MySQL.

Les performances de MariaDB sont souvent meilleures que celles de MySQL, notamment grâce à l’amélioration de l’optimiseur de requêtes et l’intégration du moteur XtraDB de Percona, qui vise à remplacer InnoDB.

Un nouveau moteur de stockage, Aria, a été écrit pour devenir un moteur à la fois transactionnel et non-transactionnel pour remplacer MyISAM. Il pourrait même être inclus dans de prochaines versions de MySQL.

Dans un autre registre, Oracle semble ne pas vouloir garder le modèle libre de MySQL : pas mal de choses (rapports de bugs, scénarios de test) sont maintenant disponibles uniquement pour les grands comptes payants.

Michael “Monty” Widenius, le fondateur de MySQL AB, a quitté Sun Microsystems lors de son rachat par Oracle pour créer Monty Program AB puis la Fondation MariaDB. Il est rapidement rejoint par de nombreux développeurs originaux de MySQL.

Ces développeurs maîtrisent donc parfaitement le code source du système de gestion de base de données, cela promet encore de nombreuses nouveautés et optimisations pour les versions suivantes.

Installation de MariaDB

Avant toute chose, faîtes une sauvegarde de vos bases de données. On ne sait jamais.

Notre serveur dédié tourne toujours sur Debian stable et les paquets de MariaDB sont disponibles dans les dépôts officiels.

mariadb-seal-logo

MariaDB est un “drop-in replacement” pour MySQL, c’est -à-dire qu’il suffit de désinstaller MySQL et d’installer MariaDB : rien ne change, pas de pertes de données, pas de lignes de code à changer, tout est compatible.

L’installation est donc très simple :

apt-get install mariadb-serverCode language: JavaScript (javascript)

Résultat:

Reading package lists... Done
Building dependency tree       
Reading state information... Done
The following extra packages will be installed:
  mariadb-client-10.0 mariadb-client-core-10.0 mariadb-common
  mariadb-server-10.0 mariadb-server-core-10.0
Suggested packages:
  mariadb-test tinyca
The following packages will be REMOVED:
  mysql-client-5.6 mysql-client-core-5.6 mysql-server mysql-server-5.6
  mysql-server-core-5.6
The following NEW packages will be installed:
  mariadb-client-10.0 mariadb-client-core-10.0 mariadb-common mariadb-server
  mariadb-server-10.0 mariadb-server-core-10.0
0 upgraded, 6 newly installed, 5 to remove and 0 not upgraded.
Need to get 11.8 MB of archives.
After this operation, 18.4 MB disk space will be freed.Code language: CSS (css)

L’installation vous demandera de donner un mot de passe pour l’utilisateur root. De manière à assurer la continuité avec MySQL, j’ai redonné le même mot de passe que pour mon utilisateur root sous MySQL.

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hourglass

Serveur dédié : optimiser toutes les images GIF avec GIFsicle

Après avoir vu comment optimiser les fichiers JPG et PNG sur le serveur, voici comment optimiser les fichiers GIF.

hourglass

Comme dans le tutoriel précédent, nous allons optimiser toutes nos images d’un seul coup, de manière à charger nos pages plus rapidement et à consommer moins de bande passante.

Pour optimiser les fichiers GIF, j’ai choisi GIFsicle.

L’installation et la compression de vos répertoires d’images prend à peine quelques minutes.

Installation de GIFsicle

On installe le paquet :

apt-get install gifsicleCode language: JavaScript (javascript)

et on RTFM :

man gifsicle

Optimisation des PNG

Pour optimiser les fichiers GIF, il suffit de lancer :

gifsicle --batch -O3 *.gifCode language: CSS (css)

L’argument --batch permet de gérer plusieurs fichiers et -O3 permet la meilleure optimisation possible, en essayant plusieurs combinaisons de compression pour trouver le ratio le plus intéressant.

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Serveur dédié : installer la dernière version d'OpenSSL sous Debian photo

Bash : lister et redémarrer tous les services qui utilisent libssl après une mise à jour d’OpenSSL

Lorsque l’on met à jour OpenSSL, tous les services qui utilisent les librairies SSL et qui sont chargés en mémoire ne rechargent pas les librairies (dont libssl) qui viennent d’être mises à jour.

Idéalement, il faudrait rebooter le système mais lorsqu’il s’agit d’un serveur, ce n’est pas toujours possible. Si les services ne sont pas redémarrés (restart) ou rechargés (reload) après une mise à jour, ils seront toujours vulnérables aux problèmes de sécurité que corrige la nouvelle version.

Voici donc comment détecter les services qui utilisent les librairies d’OpenSSL afin de les redémarrer et éviter de rebooter la machine.

Lister les services qui utilisent libssl

Vérifiez que votre système possède la commande lsof. Elle devrait normalement être prise en charge par votre gestionnaire de paquets.

Pour lister les services qui utilisent OpenSSL, il suffit de vérifier lesquels utilisent le paquet libssl en les classant par ordre alphabétique et en supprimant les doublons:

lsof | grep libssl | awk '{print $1}' | sort | uniqCode language: JavaScript (javascript)

Résultat:

apache2
fail2ban-
opendkim
php5-fpm
tlsmgr

Il ne vous reste plus qu’à redémarrer les services présents dans cette liste qui font appel à OpenSSL.

Lister les services qui utilisent une ancienne version de libssl

Si vous avez mis à jour OpenSSL mais que vous n’avez pas redémarré votre serveur, il est possible que certains services utilisent toujours une ancienne librairie non-patchée d’OpenSSL.

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Bash : réparer les tables MySQL en cas de crash photo

Bash : rechercher une chaîne dans des fichiers de manière récursive avec Grep

Bash

Voici une petite technique utile pour rechercher la présence d’une chaine de texte dans le contenu des fichiers d’un répertoire.

Sous linux, j’utilise très fréquemment la commande grep.

La syntaxe de grep

La syntaxe de grep est toute simple puisqu’elle consiste à définir des options de recherche, suivies des mot-clés à chercher, et enfin du répertoire de travail.

Voilà ce que cela nous donne :

grep [option] "text string to search" directory-pathCode language: JavaScript (javascript)

Grep en action

Sur le serveur, on se place dans le répertoire de travail pour y lancer cette commande :

grep --color --include=\*.{php,js,css} -rnwe "recherche" . Code language: PHP (php)

Voici le détail des arguments :

  • --color : pour activer la colorisation des résultats
  • --include=\*.{php,js,css} : les extensions de fichiers à cibler
  • -r : de manière récursive
  • -n : avec les numéros de ligne
  • -w : mots complets de la recherche (recherche stricte)
  • -e : active la regex sur les extensions de fichiers

Note : le terme à recherche doit être entre guillemets et il faut bien ajouter le point (.) final ou alors explicitement donner le chemin complet du répertoire de travail.

Grep et les expressions régulières

Il est également possible d’utiliser des expressions régulières avec Grep :

grep --color -HnR "add_[a-zA-Z].*_page.*, [0-9]*," /home/public_html/wp-content/plugins/Code language: JavaScript (javascript)

Très utile pour rapidement trouver une fonction devenue obsolète ou un bout de code utilisé dans plusieurs fichiers.

MySQL : convertir les tables MyISAM au format InnoDB photo

MySQL : convertir les tables MyISAM au format InnoDB

MySQL : MyISAM et InnoDB

A ses débuts, MySQL utilisait le moteur de stockage MyISAM.

C’est la raison pour laquelle on retrouve beaucoup d’exemples de création de tables sur Internet avec l’instruction engine=MyISAM (ce qui, au passage, peut faire planter pas mal de créations de bases/tables).

Aujourd’hui, le moteur de stockage par défaut de MySQL est InnoDB.

MyISAM n’est plus activement développé, à l’inverse d’InnoDB. Il est donc recommandé de convertir les tables MyISAM au format InnoDB, afin de bénéficier des dernières optimisations de performance du nouveau moteur.

innodb-myisam-mysql

Le moteur InnoDB

InnoDB est un moteur de stockage inclus d’origine dans toutes les distributions fournies par MySQL AB. Son principal avantage par rapport aux autres moteurs de stockage de MySQL est qu’il permet des transactions ACID (Atomiques, Cohérentes, Isolées et Durables), ainsi que la gestion des clés étrangères (avec vérification de la cohérence).

Toutes les bases de données sont stockées au même endroit. Par défaut dans le fichier ibdata1 qui, sous les systèmes de type unix, se trouve généralement dans /var/lib/mysql. Il est également possible d’utiliser plusieurs fichiers ou même d’utiliser directement une ou plusieurs partitions sur le disque en mode RAW.

Ce moteur de base de données utilise aussi deux fichiers de logs, d’habitude ib_logfile0 et ib_logfile1. Les fichiers de définitions de table .frm sont également dans un dossier au nom de la base comme pour MyISAM.

Depuis sa version 5.5, MySQL utilise InnoDB comme moteur par défaut.

Comment connaitre le format actuel de vos tables ?

Pour faire un petit état des lieux du format actuel des tables de votre base de données, il suffit de vous identifier sur le serveur SQL et de lancer cette requête :

SHOW TABLE STATUS FROM `database`;Code language: JavaScript (javascript)

Il vous suffit de remplacer database par le nom de votre base de données et de regarder la valeur de la colonne Engine.

Convertir les tables MyISAM au format InnoDB

Pour convertir des tables MyISAM au format InnoDB, il suffit de lancer une requête SQL va grandement nous simplifier la vie:

SELECT CONCAT('ALTER TABLE ',table_schema,'.',table_name,' ENGINE=InnoDB;')
FROM information_schema.tables
WHERE 1=1
    AND engine = 'MyISAM'
    AND table_schema NOT IN ('information_schema', 'mysql', 'performance_schema');Code language: JavaScript (javascript)

Le résultat de cette requête est une liste bien formatée de requêtes à lancer pour que toutes nos tables soient converties au format InnoDB.

Voici le résultat de cette requête sur le serveur :

+-----------------------------------------------------------+
| CONCAT('ALTER TABLE ',table_schema,'.',table_name,' ENGINE=InnoDB;')   |
+-----------------------------------------------------------+
| ALTER TABLE blog.blog_wc_comments_subscription ENGINE=InnoDB;
| ALTER TABLE blog.blog_wc_phrases ENGINE=InnoDB;
| ALTER TABLE blog.blog_wc_users_voted ENGINE=InnoDB;
+-----------------------------------------------------------+Code language: JavaScript (javascript)

Toutes les tables des bases de données qui sont au format MyISAM au format InnoDB sont listées, à l’exception des tables utilisées dans la gestion de MySQL (‘information_schema’, ‘mysql’, ‘performance_schema’) qui doivent rester en MyISAM.

Etape de Conversion

Il vous suffit ensuite de lancer cette liste de requêtes ALTER TABLE sous MySQL, Adminer ou PHPMyAdmin pour convertir vos tables. Lancez la liste de commandes que vous venez de trouver :

ALTER TABLE blog.blog_wc_comments_subscription ENGINE=InnoDB;
ALTER TABLE blog.blog_wc_phrases ENGINE=InnoDB;
ALTER TABLE blog.blog_wc_users_voted ENGINE=InnoDB;

Et voilà, vos tables MyISAM sont maintenant devenues des tables InnoDB.

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Postfix : résoudre l'erreur SASL

Postfix : résoudre l’erreur “Untrusted TLS connection established to Gmail”

postfix-logo

En vérifiant les logs de mon serveur mail, je me suis aperçu que, malgré mon certificat, la connexion du serveur à un serveur sortant n’était pas entièrement chiffrée.

Voici comment remédier à ce problème.

Postfix : “untrusted connection SMTP”

Concrètement, voici la transcription du log d’une connexion SMTP dite “untrusted connection SMTP” :

postfix/cleanup: message-id=<9@mail.example.com>
opendkim: DKIM-Signature field added (s=mail, d=example.com)
postfix/qmgr: from=<user@example.com>, size=483, nrcpt=1 (queue active)
postfix/smtp: Untrusted TLS connection established to gmail-smtp-in.l.google.com[2a00:1450:4013:c01::1a]:25: TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits)
postfix/smtp: to=<user@gmail.com>, relay=gmail-smtp-in.l.google.com[2a00:1450:4013:c01::1a]:25, delay=1.5, delays=0.12/0.06/0.55/0.73, dsn=2.0.0, status=sent (250 2.0.0 OK 1430771763 z16si1523612wjr.190 - gsmtp)
postfix/qmgr: removed</user@gmail.com></user@example.com>Code language: HTTP (http)

Comme on peut le constater, notre connexion TLS n’est pas chiffrée de bout en bout :

Untrusted TLS connection established to gmail-smtp-in.l.google.com[2a00:1450:4013:c01::1a]:25: TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits)Code language: JavaScript (javascript)

Solution : ajouter la directive smtp_tls_CAfile

J’ai pour habitude de mettre les mêmes valeurs pour les directives smtp_* et smtpd_* mais dans ce cas précis, il faut modifier la valeur de la directive smtp_tls_CAfile.

On édite le fichier de configuration de Postfix :

nano /etc/postfix/main.cf

On modifie smtp_tls_CAfile pour pointer vers le fichier /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt:

###
# Trusted TLS connection to gmail-smtp
# by Matt 
# https://www.skyminds.net
smtp_tls_CAfile = /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt
###Code language: PHP (php)

et on redémarre Postfix :

service postfix restart

Trusted TLS connection established

Après un envoi de test, voici ce que nous donnent les logs:

postfix/cleanup: message-id=<a@mail.example.com>
opendkim: DKIM-Signature field added (s=mail, d=example.com)
postfix/qmgr: from=<user@example.com>, size=483, nrcpt=1 (queue active)
postfix/smtp: Trusted TLS connection established to gmail-smtp-in.l.google.com[74.125.136.27]:25: TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256 (128/128 bits)
postfix/smtp: to=<user@gmail.com>, relay=gmail-smtp-in.l.google.com[74.125.136.27]:25, delay=1.1, delays=0.12/0.07/0.31/0.58, dsn=2.0.0, status=sent (250 2.0.0 OK 1430772064 jt5si24487408wjc.48 - gsmtp)
postfix/qmgr: removed</user@gmail.com></user@example.com></a@mail.example.com>Code language: HTML, XML (xml)

Et voilà, connexion vers les serveurs SMTP chiffrée et validée comme trusted!

debian-8-jessie

Serveur dédié : la mise à jour vers Debian 8 Jessie

Hier soir, j’ai mis à jour le serveur : nous passons de Debian 7.8 (wheezy) à 8.0 (jessie).

Tout s’est plutôt bien passé, il y a eu environ 10 minutes de downtime, le temps que je comprenne ce qui avait changé, notamment dans la configuration Apache et celle de Postfix.

Voici un petit compte-rendu de la mise à jour.

Mise à jour des dépôts

On édite notre fichier source APT :

nano /etc/apt/sources.listCode language: PHP (php)

et on remplace toutes les occurences de wheezy par jessie.

Chez moi, cela donne :

# DEBIAN
deb http://mirror.ovh.net/debian/ stable main contrib non-free
deb-src http://mirror.ovh.net/debian/ stable main contrib non-free

deb http://security.debian.org/ stable/updates main contrib non-free
deb-src http://security.debian.org/ stable/updates main contrib non-free

# mod security
deb http://ftp.debian.org/debian/ jessie-backports mainCode language: PHP (php)

Préparation à la mise à jour de Debian

J’ai commencé par vérifier qu’aucun paquet n’était à moitié installé :

dpkg --audit

ou en attente :

dpkg --get-selections | grep 'holdCode language: JavaScript (javascript)

Rien? Tout va bien, on continue et on simule une installation avec :

apt-get -o APT::Get::Trivial-Only=true dist-upgradeCode language: PHP (php)

Le résultat est une longue liste de paquets, suivie du message suivant:

439 upgraded, 192 newly installed, 5 to remove and 1 not upgraded.
Need to get 275 MB of archives.
After this operation, 259 MB of additional disk space will be used.
E: Trivial Only specified but this is not a trivial operation.Code language: JavaScript (javascript)

Nos sauvegardes sont faites, on se lance.

Mise à jour Debian

On rafraichit les dépôts et on lance l’installation:

apt-get update && apt-get upgradeCode language: JavaScript (javascript)

On obtient un laïus avec ce qui change. J’aperçois plusieurs pages sur Apache, on y reviendra. Cela dure à peu près une dizaine de minutes, bien que je n’ai pas vraiment minuté.

Une fois l’installation terminée, on résout les dépendances et les paquets manquants avec :

apt-get dist-upgradeCode language: JavaScript (javascript)

Je lance le site pour voir : paf, erreur 403.

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WordPress : récupérer la liste emails des membres et commentateurs photo

Résoudre les lightbox vides dans l’administration WordPress

Le problème : des iframes entièrement vides dans l’interface d’administration WordPress

Wordpress icon

Depuis mon passage à HTTPS, j’ai constaté que lorsqu’un plugin possédait une mise à jour et que l’on cliquait sur le lien “voir les détails de la version x.x”, j’avais droit à une jolie lightbox (ThickBox sous WordPress) toute vide.

C’était également le cas lors de la mise à jour des plugins, des thèmes ou de WordPress même : je n’obtenais jamais la ligne qui confirmait que le plugin avait bel et bien été réactivé.

Cette situation a duré des mois : j’ai d’abord soupçonné une mise à jour de WordPress qui aurait abimé un fichier donc j’ai ré-uploadé tous les fichiers, procédé à de multiples mises à jour mineures puis majeures.

J’ai ensuite jeté un œil aux plugins, en désactivant quelques uns pour essayer de trouver celui qui perturbait le système. Rien. Et visiblement, personne n’a jamais été confronté à ce problème sur la toile.

Et puis cette semaine, eurêka !

La solution : la configuration Apache du serveur

J’ai trouvé la solution un jour que je travaillais sur autre chose, en analysant les messages de l’inspecteur de code. Ce dernier me renvoyait de multiples avertissements lorsqu’un message a attiré mon attention :

[quote class=”center”]Load denied by X-Frame-Options…. X-Frame-Options does not permit framing.[/quote]

Et là, banco, j’ai immédiatement compris ce qui clochait. Lors de la bascule vers la version chiffrée du site, j’avais effectivement ajouté un nouvel entête X-Frame-Options comme ceci :

Header always set X-Frame-Options DENYCode language: JavaScript (javascript)

Cela est bien trop restrictif puisque la valeur DENY empêche l’affichage du site dans un cadre (frame).

Or le back-office de WordPress charge effectivement les messages relatifs aux mises à jour dans un cadre, sous la forme d’une lightbox: il faut donc utiliser la valeur SAMEORIGIN.

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PHP : résoudre l'erreur

Serveur dédié : mise à jour vers PHP 5.6

php-logo

Je viens de mettre à jour la version de PHP sur le serveur, histoire de tourner sur une version plus récente et bénéficiant des dernières nouveautés.

En moins de 3 minutes, je suis passé de PHP 5.4.39 à PHP 5.6.7 sur ma Debian, tout en douceur.

Voici la marche à suivre.

Ajout des dépôts Dotdeb

Si vous ne l’avez déjà fait, ajoutez les dépôts Dotdeb de Guillaume Plessis:

nano /etc/apt/sources.listCode language: PHP (php)

et ajoutez-y:

# Dotdeb default
deb http://packages.dotdeb.org stable all
deb-src http://packages.dotdeb.org stable all
# PHP 5.6 on Debian 7 (without Zend thread safety)
deb http://packages.dotdeb.org wheezy-php56 all
deb-src http://packages.dotdeb.org wheezy-php56 allCode language: PHP (php)

Mise à jour de PHP

On met à jour nos dépôts :

apt-get updateCode language: JavaScript (javascript)

et on met à jour notre version de PHP-FPM avec:

apt-get install php5-fpm php5-ssh2 php-pear php5 php5-devCode language: JavaScript (javascript)

Résultat :

The following packages will be REMOVED:
  libssh2-php
The following NEW packages will be installed:
  libvpx1 php5-ssh2
The following packages will be upgraded:
  php5-cli php5-common php5-curl php5-fpm php5-gd php5-mcrypt php5-mysqlnd php-pear php5 php5-devCode language: PHP (php)

Cela met à jour les paquets PHP qui dépendent de la nouvelle version.

Bientôt PHP7!

Au passage, l’installation demande quoi faire avec les fichiers de configuration : j’ai choisi de garder les miens, pour ne pas avoir à tout reconfigurer.

Je pense que je partirai sur une configuration de base lorsque l’on passera à PHP7, qui devrait enfin faire décoller les performances et dont la sortie est prévue le 15 novembre 2015.

Il ne reste plus qu’à redémarrer Apache et PHP :

service apache2 restart && service php5-fpm restart

Et voilà! Une mise à jour toute en douceur et sans accrocs.

Serveur dédié : activer l'IP canonique du serveur sous Apache photo

Serveur dédié : activer l’IP canonique du serveur sous Apache

J’ai récemment procédé à quelques tests sur le serveur et me suis rendu compte que l’adresse IP du serveur ne renvoyait pas vers le nom de domaine : la canonisation de l’IP serveur n’était pas activée.

ip-canonicalization-normalization

Mise en forme canonique de l’IP du serveur

La mise en forme canonique (canonicalization en anglais) est le procédé par lequel on convertit des données qui ont plusieurs représentations possibles vers un format standard.

Dans le cas des URL, cela va nous permettre d’associer une page à une seule adresse. Cela aide les moteurs de recherche à indexer uniquement les pages sur lesquelles se trouvent les contenus et évite le doublons d’indexation pénalisants.

Au cours d’un test, j’ai donc obtenu ce message :

[quote class=”center”]Your site’s IP does not redirect to your site’s domain name. This could cause duplicate content problems if a search engine indexes your site under both its IP and domain name.[/quote]

En soi, cela n’est pas gênant mais cela signifie que l’on peut accéder au site à partir de l’adresse IP et qu’il n’y a pas de redirection vers le nom de domaine.

Cela me dérange un peu donc nous allons voir comment l’activer en quelques secondes sous Apache.

Editer le VirtualHost par défaut

Sous Apache, il existe les VirtualHost que vous avez défini pour vos sites mais également un VirtualHost par défaut, activé par défaut.

C’est ce VirtualHost que nous allons éditer:

nano /etc/apache2/sites-available/defaultCode language: JavaScript (javascript)

On y garde simplement ceci :

    ServerAdmin webmaster@localhost
    DocumentRoot /
    
	Options FollowSymLinks
	AllowOverride None
	RewriteEngine On

	# redirect all domains to skyminds.net
	RewriteCond %{HTTP_HOST} !^((.*)\.skyminds\.net)?$
	RewriteRule (.*) https://www.skyminds.net/$1 [R=301,L]

	# Enforce www and canonicalization
	RewriteCond %{HTTP_HOST} !^www\.skyminds\.net [NC]
	RewriteRule (.*) https://www.skyminds.net/$1 [R=301,L]

	# IP to domain
	RewriteCond %{HTTP_HOST} ^xxx\.xxx\.xxx\.xxx
	RewriteRule (.*) https://www.skyminds.net/$1 [R=301,L]Code language: PHP (php)

Il vous suffit de remplacer mon domaine (skyminds.net) avec le votre et de modifier l’adresse IP de votre serveur.

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Bash : réparer les tables MySQL en cas de crash photo

Bash : message “there are stopped jobs” à la fermeture du terminal

Bash

Ce week-end, j’effectue quelques petites modifications sur les fichiers du serveur et, voulant annuler une faute de frappe, j’effectue un Ctrl + Z, par habitude.

Ma fenêtre d’édition du fichier se ferme. Surpris, je la rouvre puis continue mon travail. Au moment de fermer ma session SSH, lors du traditionnel exit, j’obtiens ce message :

logout
There are stopped jobs.

Et là, pas moyen de quitter la session proprement. Cela est dû à ce fameux Ctrl + Z.

Bash et les tâches de fond

Dans Bash, un “stopped job” est une tâche qui a été reléguée temporairement en tâche de fond. Elle n’est pas active mais continue de consommer des ressources comme la mémoire système.

Cette tâche n’étant pas attachée à notre fenêtre de terminal, elle n’envoie rien en sortie et ne reçoit rien en entrée de la part de l’utilisateur.

Reprendre la main sur le shell

Pour savoir quelles sont les tâches de fond en cours sur le système, il suffit de taper la commande jobs:

jobs

Cela liste toutes les tâches reléguées au second plan.

Ensuite, il suffit de taper la commande fg (foreground) pour basculer la tâche de fond vers notre fenêtre active. Si nous voulons basculer vers la première tâche, nous entrons :

fg 1

Il suffit alors de quitter proprement la tâche pour pouvoir ensuite fermer notre session.

Serveur dédié : installer la dernière version d'OpenSSL sous Debian photo

Serveur dédié : installer la dernière version d’OpenSSL sous Debian

Aujourd’hui, on s’intéresse à la mise à jour d’OpenSSL sur un serveur Debian, en utilisant les dépôts sid.

Cela va nous permettre d’installer la dernière mise à jour d’OpenSSL, responsable du chiffrement des connexions de plusieurs services (serveur de fichier, serveur mail, serveur DNS…), pour plus de sécurité sur le serveur.

Ce tutoriel ne prend que quelques minutes et quatre étapes mais il faut bien le suivre jusqu’au bout.

Vérification de la version d’OpenSSL

On commence par vérifier la version d’OpenSSL installée sur notre Debian, pourtant à jour :

openssl version

résultat :

OpenSSL 1.0.1e 11 Feb 2013Code language: CSS (css)

Ouch! Ah oui, ça date un peu! Vérifions les versions disponibles :

apt-cache policy openssl

résultat :

openssl:
  Installed: 1.0.1e-2+deb7u14
  Candidate: 1.0.1e-2+deb7u14
  Version table:
 *** 1.0.1e-2+deb7u14 0
        500 http://security.debian.org/ wheezy/updates/main amd64 Packages
        100 /var/lib/dpkg/status
     1.0.1e-2+deb7u13 0
        500 http://mirror.ovh.net/debian/ wheezy/main amd64 PackagesCode language: JavaScript (javascript)

Nous avons la dernière version stable qui correspond aux dernières mises à jour de notre distribution mais c’est loin d’être la dernière version disponible.

Mise à jour de nos dépôts avec la version sid (unstable)

Nous allons tous simplement installer la dernière version d’OpenSSL qui se trouve dans les dépôts sid, réputés instables car non-testés de manière exhaustive.

On édite la liste de nos dépôts :

nano  /etc/apt/sources.listCode language: PHP (php)

et on y ajoute les dépôts sid :

deb http://ftp.debian.org/debian sid main
deb-src http://ftp.debian.org/debian sid mainCode language: JavaScript (javascript)

On met à jour nos dépôts:

apt-get updateCode language: JavaScript (javascript)

On vérifie les versions d’OpenSSL disponibles :

apt-cache policy openssl

Résultat :

openssl:
  Installed: 1.0.1e-2+deb7u14
  Candidate: 1.0.1k-1
  Version table:
     1.0.1k-1 0
        500 http://ftp.debian.org/debian/ sid/main amd64 Packages
 *** 1.0.1e-2+deb7u14 0
        500 http://security.debian.org/ wheezy/updates/main amd64 Packages
        100 /var/lib/dpkg/status
     1.0.1e-2+deb7u13 0
        500 http://mirror.ovh.net/debian/ wheezy/main amd64 PackagesCode language: JavaScript (javascript)

Pas mal : nous pouvons passer de la version 1.0.1e à la version 1.0.1k et donc bénéficier de tous les mises à jour récentes d’OpenSSL.

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