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Vendredi 1er juillet – 4h 45. Saleté de portable : l’heure n’étant pas à l’heure, il m’a réveillé 15 minutes trop tôt. J’en profite pour avaler mes deux chaussons aux pommes, sauter à pieds joints dans la douche, enfiler mon pantalon et ajuster ma jolie cravate bleue. Un dernier coup d’oeil dans la glace avant de partir, un petit recoiffage de dernière minute et un regard complice dans le miroir. Je suis prêt. J’attrape mon sac et descends dans le hall de l’hôtel. Apparemment je suis le premier. Les filles ne tardent pas à descendre et je fais alors la connaissance de Caroline, la parisienne. Echange courtois mais sans plus : c’est son premier Capes et elle est visiblement très tendue, contrairement à nous. Dix minutes plus tard, le taxi arrive et me demande si nous sommes bien la chambre 710. Je réponds oui, interloqué que ce soit mon numéro de chambre qui ait été retenu. On s’entasse donc tous dans le taxi, discutant d’abord avec le chauffeur avant d’acouter Noémie pipeletter (dérivé du nom pipelette) durant tout le trajet. Je crois que je n’ai jamais été aussi détendu avant un concours. Elle aura vraiment réussi à mettre tout le monde à l’aise, à l’exception peut-être de Caroline qui est restée silencieuse durant tout le trajet… J’ai eu l’impression de sourire intérieurement, quelque chose qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

6h15. Appel. Correction de mon nom qui n’a pas encore été prononcé correctement, ce qui fait rire tout le monde à chaque fois. Je crois que c’est pour cela que les gens se souviennent de moi ^_^. On nous amène en loge (salle de préparation) : 3 heures pour préparer une dissertation de 20-25 minutes et 3 faits de langue (5-10 minutes). J’ai trouvé ces derniers très longs, rien à voir avec ceux que l’on a l’habitude de fréquenter.

9h45. Passage dans une des chambres de l’internat : faits de langue, synthèse, entretien, restitution orale.
10h46. Sortie. Retrouvailles avec Betty et Noémie. Echanges d’impressions. Caroline sort en dernier, vient vers nous puis nous abandonne. On rentre donc à trois, délirant sur des sujets aussi divers et variés que possible, poussant les trips à l’extrême : Noémie et moi nous lançant dans une sorte de jeu où chacun entraînait la blague de l’autre et la développait dans un effet boule de neige… Comme il n’y a que 3 bus par heure, nous avons eu le temps de nous amuser puis d’aller grignoter chez Quick à la gare Matabiau où j’en ai appris beaucoup sur mes deux nouvelles copines : où elles vivaient, ce qu’elles faisaient, leurs parcours scolaires… bref, enfin une véritable conversation partagée par des gens qui ont les mêmes valeurs de référence. Et cela fait du bien. J’en suis même parvenu à énoncer le théorème de Biscay sur l’hospitalité : « plus il fait chaud à l’extérieur et plus les gens sont froids à l’intérieur ». Prenez un Nordiste par exemple : il a un temps pourri les trois quarts de l’année mais dès qu’il s’agit d’hospitalité ou d’ambiance chaleureuse, il est là. C’est l’inverse avec les gens du Sud – du moins avec tous ceux que j’ai rencontré.

13h – 15h. Sieste. Se lever à 5h du matin laisse des séquelles.
15h – 19h. Révisions de didactique : relecture de tous les cours de l’année.

19h – 20h30. Resto avec Betty, Noémie et Caroline qui a finalement décidé de nous rejoindre. Cela a encore été animé grâce à la présence de Noémie et de Betty. Il n’y a pas à dire : on a vraiment formé une belle équipe. Dommage que Caroline soit restée en retrait et n’ait pas plus participé aux échanges. On a appris d’elle qu’elle faisait un DEA, qu’elle partait comme assistante en Californie – rien que ça ! – et qu’elle avait 28 ans – quelques années de plus que nous donc. Je n’ai pas résisté à raconter ma fameuse aventure de cascadeur…

Lors de mon assistanat en Angleterre, le collège est resté ouvert une journée pendant les vacances de Pâques et comme je m’entraînais au tennis ce jour-là, j’en ai profité pour allez voir mes mails dans la bibliothèque. Un prof est passé et m’a dit que le collège fermait 20 minutes plus tard. Aucun problème, cela me laisse largement le temps. 15 minutes plus tard, j’empoigne mon sac, pousse la porte et… déclenche l’alarme. Cela me fait sourire jusqu’à ce que je découvre que toutes les portes du collège sont fermées et que je ne peux donc pas sortir. Enfer et damnation. J’étais en train d’évaluer mes chances de me sortir de ce pétrin lorsque l’alarme a progressivement augmenté en volume, interdisant toute réflexion.

Ce genre d’alarme a certianement été testée sur des rats : après 2 minutes, vous n’avez qu’une idée en tête – sortir et vite. Je remonte donc dans la bibliothèque et inspecte les fenêtres : d’un côté, 2 gros étages, de l’autre un étage à pic. Les fenêtres étaient des vasistas qui s’ouvraient de l’intérieur, impossible de voir où je m’apprêtais à sauter. J’ai donc ouvert un vasistas, lancé mon sac en essayant d’évaluer le temps qu’il méttait à toucher le sol puis me suspendit à la fenêtre, les mains prenant appui sur la fine couche de métal séparant le verre de la vitre de mes mains. Une grande inspiration. Boum. Réception sur les deux jambes fléchies, accompagnée d’une roulade arrière. Sac. Voiture. Honte. Silence. Autant dire que j’ai mis peu de monde au courant de cette mésaventure. L’alarme sonnait encore 45 minutes après mon saut…

J’ai eu du mal à finir mon histoire tellement Betty et Noémie étaient écroulées de rire : j’ai eu le droit à un fou rire non-stop pendant au moins 3 minutes avant d’être affublé de petits surnoms comme « le cascadeur », « le roi de la roulade arrière » ou encore « l’agence tous risques » – ROFL. Quand je pense qu’on était là pour passer un concours national… ;o). Vraiment une très bonne soirée. J’ai surpris quelques regards de Noémie qui m’ont agréablement plu.

21h – 23h : relecture des Instructions Officielles du collège. Couché 23h mais impossibilité de trouver le sommeil. Pourquoi ?

Non je n’ai pas disparu… c’est juste que j’ai une grosse période de concours en ce moment et que je n’ai pas trop le temps de rester en ligne, vu qu’il me reste pas mal de choses à réviser – et à réapprendre, comme dans tout bon apprentissage en spirale qui se respecte – et qu’il faut que je descende dans le sud de la France pour passer mes épreuves. Car, bien évidemment, chaque concours se déroule dans un ville différente… en gros je prends de l’avance pour le Tour de France ;-). Toujours est-il que je suis passé sur le blog aujourd’hui pour éliminer les spams de la base de données, et répondre aux commentaires qui commençaient à s’accumuler. J’en ai également profité pour publier le tutoriel de la découpe de fichiers APE ou MPC avec un fichier CUE que j’avais écrit en prévision de ce moment où je suis un peu moins disponible.

J’ai répondu à tous les commentaires, il ne me reste plus qu’à répondre à la douzaine d’emails qui viennent d’arriver dans ma boîte Gmail. D’ailleurs il me reste toujours 50 invitations donc si vous voulez une invitation, vous n’avez qu’à demander. Voilà, je crois que j’ai fait le tour. Je pense revenir vers le 5 juillet donc si vous ne recevez pas de réponse (mail ou commentaire), ne désespérez pas ! ;-)

Edit : mise à jour de WordPress v1.5.1.3.

Voilà, cela recommence : encore une période révision alors qu’il se remet à faire beau. J’ai repris les cours de lecteur aujourd’hui… j’en avais même oublié le fameux whatever qui donne au cours un sérieux air de nonchalance. Je n’ai jamais vu une lectrice parler autant : si j’ai sorti 3 phrases dans l’heure, c’est vraiment tout le bout du monde ! Incroyable mais vrai. Même le sujet – le projet de Bush pour réguler l’immigration mexicaine – ne portait pas à polémique et visait le consensus…

Mis à part les révisions, c’est aussi la période où l’on peut enfin trouver une place pour se garer à la fac. Toute l’année je suis obligé de me garer soit sur le trottoir, soit sur la pelouse du campus (relativement marrant lorsqu’il pleut et qu’il y a de la boue partout) mais là, c’est vraiment le pied : il n’y a qu’en septembre et en mai/juin que le surpeuplement disparaît. Et c’est à ce moment-là que l’on réalise que, finalement, nous sommes ceux qui restons le plus longtemps à la fac. Cela paraît incroyable mais cela reste néanmoins vrai. Même la BU est à moitié-vide, plus aucun problème pour trouver non pas une place mais carrément une table vide. Presque le pied. Par contre, je ne sais pas où sont passés les bouquins des concours mais il en manque pas mal sur les étagères et je parle de ceux qui ne peuvent pas être empruntés. Lorsque j’arrive à 8h du matin et que plusieurs bouquins manquent à l’appel, je soupçonne quelques personnes de les mucher quelque part. Quelle joyeuse bande d’enflures quand même !

Le lien du jour : un petit film flash sur les différences hommes/femmes par Bruno Bozetto. Vraiment très bien senti – on y retrouve pas mal de choses vécues ^_^

Pff… c’est à croire que les révisions ne cesseront jamais ! Et en plus, les exams tombent toujours quand il fait beau, jamais lorsqu’il pleut. C’est la loi de Murphy apliquée aux exams.

J’ai reçu aujourd’hui la nouvelle carte mère que j’ai achetée chez LDLC et je me suis monté une nouvelle machine avec toutes les pièces que j’ai accumulées avec le temps, ce qui nous donne donc un Athlon 1800+ avec 512Mo de DDR montés sur une carte-mère Asrock K7S8XE, un disque dur de 80 Go, une Geforce 2 MX 400 64Mo et un ventilo plus bruyant que mon aspirateur 1400 Watts. Le tout monté dans un boitier à 26 euros trouvé chez Charlie 44 (disponible en magasin mais référencé nulle part). Impeccable comme micro d’appoint et cela ne m’a coûté que 50 euros (boitier et carte-mère) vu que le reste je l’avais déjà. Prochaine étape, un dissipateur silencieux ! D’ailleurs si vous en connaissez un bon *très silencieux*, faîtes m’en part !

Voilà, sinon je viens de trouver il y a 10 minutes comment implémenter le RSS auto-discovery vanté par Mr Peer dans ces commentaires. Le bookmarklet est prêt lui aussi mais il faut encore le retoucher : il fonctionne très bien avec Firefox mais se plante avec IE… lui aussi devrait faire partie de ma liste « Lois de Murphy »…

Edit : le petit lien du jour : révisez votre ABC alphabet (décidément, j’oublie mon français moi !).

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :