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Éducation Nationale : C2i validé !

C2i

Petit courrier de l’IUFM ce matin : j’ouvre et je découvre – comme Ben – un magnifique diplôme en couleur – avec logos officiels et tampons mis à l’endroit – m’informant que je suis désormais titulaire du Certificat informatique et internet niveau 2 “enseignant” aka C2i, nécessaire pour valider le B2i de nos élèves.

C’est vrai que là, tout de suite, on a l’impression d’ajouter quelques rubans à ses épaulettes. Le diplôme est très réussi, c’est l’un des plus réussis esthétiquement que je possède.

Par contre la dénomination n’est pas très claire : ai-je validé tous les domaines de compétences ? Je présume que oui vu qu’il n’y a aucune autre mention.

En tout cas, c’est une étape de plus franchie. Reste à savoir si je disposerai de suffisamment de postes – et en état de marche suffisant – l’année prochaine pour utiliser les TICE dans mes cours.

J’en ai glissé un mot au sous-directeur de mon futur collège : apparemment je suis le seul à m’être proposé et c’est quelque chose dont nous reparlerons sûrement à la rentrée.

Autre lettre du recteur de Créteil pour avoir un RIB et la demande de prime d’installation complétée, que je suis en train de remplir.

Every little helps !

Bilan de l’année scolaire 2005-2006

Nous touchons la fin de l’année scolaire et c’est le moment idéal pour dresser un petit bilan de cette année PLC2.

Au-delà des 15 000 km parcourus pour me rendre au collège ou à l’IUFM, voici ce que nous avons subi fait cette année.

IUFM

C’est la partie qui nous semblait être la plus rébarbative sur le papier et cela a été très sympathique de retrouver d’autres collègues deux jours par semaine pour partager nos expériences, situations de classe, coups de gueule aussi… bref, c’étaient les 2 jours relax de la semaine.

Il faut dire qu’avoir un bon groupe cela aide également. Nous n’aurions peut-être pas pris autant de plaisir avec d’autres personnes (tss, tss… qui a mentionné les matheux ?!?).

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Derniers jours en Vendée…

Be cool

Le chapitre Vendée 2005-2006 touche à sa fin : environ 15 élèves en 4ème – qui ne sont présents que pour rendre leurs livres – et 6 élèves en 5ème… cela sera séance DVD pour tout ce petit monde. Au programme : Be Cool.

C’est assez drôle d’observer le changement d’attitude des élèves : au début il ne veulent pas regarder (“faut le mettre en français Msieur !”, “pourquoi c’est pas marqué en français ?!?”) mais une fois qu’ils voient deux ou trois gangsters qui écoutent du rap et une chanteuse R’n’B, c’est parti : tous scotché devant l’écran !

Les 5èmes ont d’ailleurs été plus attentifs que les 4èmes, remarquant d’emblée les stéréotypes et les manières de s’exprimer. Très intéressant !

C’est dommage : ils ne pourront peut-être pas voir la suite demain à cause du tournoi de foot. Comme les profs sont responsables de leurs classes, si nos élèves sont sur le terrain le professeur doit forcément y être aussi… il va y avoir du match profs-élèves je le sens !

J’ai fêté mon départ avec les collègues dans la salle des profs et ils ont profité de l’occasion pour m’offrir le livre qui va pour l’occasion : Entre les murs de François Bégaudeau.

Apparemment, cela est adapté à ma situation. A voir si je dois écrire la suite !

Apéro-dîner chez Isa. Super sympa – rentré à 4 pattes.

Les clés de bagnole

Le post d’aujourd’hui n’a pas grand chose à voir avec la bouse éponyme de Baffie mais le thème reste similaire.

J’ai passé l’après-midi à chercher mon trousseau de clés, sur lequel se trouvent les clés de mes salles de classe, mes clés de voiture ainsi que les clés de mon appartement.

Autant dire que lorsque le fameux trousseau est introuvable, je suis dans de beaux draps, la perspective de devoir dormir à l’école ne me tentant que très moyennement…

Mais commençons l’histoire par le commencement : j’arrive à l’école, dépose mes affaires et mes clés sur une des tables de la salle des professeurs.

Je discute avec quelques collègues puis prend mon cartable pour aller discuter avec mon tuteur de mes préparations de cours et du fonctionnement du Conseil d’Administration (CA) de l’établissement.

Ayant les mains pleines, je décide alors de laisser mes clés sur la table des profs. Une fois la concertation terminée, je retourne alors dans la salle des profs où je trouve la table vide.

Moment d’incompréhension : n’avais-je point laissé mes clés sur cette table ?! Je regarde alors dans mon cartable puis dans mon blouson. L’incompréhension se transforme alors en panique : plus de clés ! Comment vais-je bien pouvoir retourner chez moi ?

Une idée me traverse comme une flèche : et si c’était un coup de Jean ? Il avait lorgné sur mes clés la semaine dernière lorsqu’elles traînaient (déjà) au même endroit. Je me mets alors à sa recherche et une fois trouvé il m’apprend qu’il n’a touché à aucun trousseau. God dammit ! Ma panique se transforme alors en colère noire. La cloche sonne, j’ai un cours à donner et je n’ai toujours pas mes clés.

Le cours passé, je me jette comme une furie dans la salle des professeurs, bien décidé à trouver le coupable kleptomane. Je fais une annonce publique, demandant à tous mes collègues de regarder qu’ils n’ont pas embraqué le maudit trousseau dans leurs affaires.

On me conseille alors d’aller dans la salle fumeur, l’un des profs de maths ayant des tendances klepto notoires. J’ouvre la porte et reconnaît instantanément les barrettes de métal m’assurant du retour au bercail tant attendu.

Je lève lentement les yeux vers le prof de maths qui me lance d’un ton décontracté, cigarette aux lèvres :

– “Tu sais à qui elles sont ces clés ?”
– “Un peu mon neveu, ça fait deux heures que je coure pour trouver le petit ?!#2& qui me les a chouravé !”
– “ah bon ? je les ai trouvées près de la photocopieuse.”

Cela m’aura appris une chose : il faut tout mucher quand tu rentres dans la salle des profs. Tout ce qui n’entre pas dans le casier doit rester dans le cartable. Surtout les clés.

Record de la semaine : 983 kilomètres avec un plein de gazole – et la petite loupiote rouge ne s’était même pas allumée. Je crois que c’est la première fois que je fais autant de kilomètres avec un plein. Les routes vendéennes seraient-elles plus adaptées à ma voiture ? ^_^

Résumé d’une première semaine de cours

“Alors que se passe-t-il ? Où es-tu ?!” vous entends-je me demander et c’est bien compréhensible… Et bien comme déjà mentionné, je travaille à St Gilles Croix de Vie et j’habite aux Sables d’Olonne.

Mais ce n’est pas tout : privé d’ADSL pour un temps encore indéfini, je suis obligé d’attendre le week-end pour donner quelques nouvelles et me mettre un peu au goût du jour.

Cette semaine ayant marqué mon arrivée au sein de l’Education Nationale, j’ai décidé de créer une nouvelle catégorie – intitulée tout bonnement Mister B. – qui vous permettra de suivre mes tribulations et tatônnements.

Tout d’abord, le lieu : je me retrouve dans un collège de Vendée qui accueille environ 600 élèves et suis chargé d’enseigner à des classes de 5ème et de 4ème.

Lundi : le premier contact fut assez bon et les cours se déroulent pour l’instant relativement bien.

Évidemment, j’ai déjà dû séparer les quelques associations qui empêchaient le déroulement normal du cours mais dans l’ensemble, ils se tiennent à carreaux. En même temps, je ne leur laisse pas trop le choix…

Mardi : repos puisque notre formateur IUFM avait une obscure réunion. Mercredi : passage à La Roche sur Yon pour retrouver mes camarades du Capes à l’IUFM.

Notre formateur passe la première heure à nous expliquer l’historique du bâtiment IUFM de La Roche ainsi que celui de la petite école primaire adjacente.

Nous réprimons une immense envie d’exploser de rire – les petites réflexions fusent, toutes plus délirantes les unes que les autres. Cela m’a fait repenser à la terminale ;-).

Jeudi/Vendredi : mon tuteur vient m’inspecter en première heure. Les élèves acceptent sa présence sans broncher, j’entends presque les mouches voler.

Le cours se déroule sans problèmes mis à part que le baffle du lecteur K7 était tourné vers le mur et non vers la classe. Erreur de jeunesse…

De nombreux tatônnements donc dans cette première semaine mais j’apprends beaucoup, non seulement de mes élèves mais aussi sur moi-même.

Double champagne : PLP et CAPES !!!

Champagne !!!Voilà, c’est aujourd’hui officiel : je suis l’un des heureux lauréats qui ont été admis à non pas un mais deux concours de l’Education Nationale, le CAPLP (Certificat d’Aptitude au Professorat de Lycée Professionnel) qui recrutait seulement 80 personnes cette année et le CAPES ( Certificat d’Aptitude de Professeur de l’Enseignement Secondaire) qui en recrutait 1020. C’est vraiment un bonheur indicible que de voir son nom sur la liste des admis et assez bien classé en plus ! Mes amis les plus proches sont presque tous et toutes reçues même si je déplore l’absence de Clémence sur la liste des admis – c’est vraiment dommage, on aurait pu avoir une dream team en septembre.

Concrètement, au delà du concours, cela signifie également de petits changements : finie la vie d’étudiant insouciant, bienvenue dans le monde du travail et des responsabilités ! Mais bon, il faut quand même dire que j’avais bien bossé pour ça et que je ne suis pas mécontent de quitter ma fac. Un peu c’est bien, après on commence sérieusement à se lasser. La MGEN m’a déjà contacté, m’affublant du titre ronflant – presque pompeux – de “fonctionnaire stagiaire de l’Education Nationale“. On peut vraiment dire qu’ils ne perdent pas de temps, ils ont même coiffés le ministère au poteau !

Yay ! J’ai l’impression de revivre aujourd’hui ! WooHOO !!! ^__^