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Le progrès technique au sens strict est l’ensemble des éléments qui permettent d’améliorer les méthodes de production et d’augmenter la productivité. Le progrès technique se manifeste par des changements de machines, des nouvelles organisations du travail. Le progrès technique est facteur de croissance.

Au sens large, on étend la notion de progrès technique aux innovations.

I – Progrès technique et innovation

Le progrès technique résulte directement des innovations, i. e. de la mise en application d’une invention.

A – De l’invention à l’innovation

Une invention est la découverte d’un principe ou d’un produit nouveau qui n’est pas toujours susceptible d’application pratique. L’invention part de la recherche fondamentale pour arriver à la recherche appliquée : c’est le résultat de la recherche scientifique.

Une innovation est la mise en application industrielle et commerciale d’une invention. L’innovation reprend les étapes de la recherche scientifique de l’invention et ajoute les stades de développement et de commercialisation : c’est la mise en valeur économique des innovations.

La période sur laquelle s’étend le processus d’innovations peut être assez longue : le téléphone a mis 56 ans, la télévision en a mis 10. De nombreuses inventions ne donnent pas des innovations.

I – L’investissement

A – Définitions

Investissement : au sens strict, c’est l’acquisition par les entreprises de moyens de production pour remplacer ou accroître le capital productif. Le terme concerne le capital fixe. On parle d’investissement productif.

Investissement immatériel : achats de brevets, logiciels, publicité, marketing, formation du personnel, recherche et développement.

Amortissement : partie de l’investissement qui sert à remplacer le capital usagé ou obsolète.

Investissement net = Investissement brut – Amortissement.

Ne pas confondre Investissement et Capital Investi :

  • investissement : achat de biens qui vont servir plusieurs fois dans le processus de production (investissement en capital fixe).
  • capital investi : matières premières détruites ou incorporées dans le processus de production.

Ne pas confondre Investissement et Placements Financier : un placement financier est plus ou moins spéculatif.

En comptabilité nationale, au niveau macro-économique, l’investissement s’appelle la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF). La FBCF comptabilise les investissements des entreprises, des ménages et des administrations. La FBCF ne comptabilise pas les investissements immatériels.

Le taux d’investissement est la part de richesse créée consacrée à l’investissement dans un pays. C’est la capacité d’un pays à renouveler son équipement.

Taux d’investissement = ( FBCF / PIB ) * 100

Le taux de marge est la part de la Valeur Ajoutée (VA) qui est destinée à l’entreprise.

Taux de marge = ( EBE (profits) / VA ) * 100

Le taux d’autofinancement est la capacité des entreprises à financer elles-mêmes leurs investissements.

Taux d’autofinancement = ( Epargne brute / FBCF des entreprises ) * 100

Un investissement induit est un investissement effectué à cause de la hausse de la demande (accélérateur d’investissement).

Un investissement autonome est un investissement indépendant de la demande (multiplicateur d’investissement).

B – Les différentes formes d’investissement pour une entreprise

  • selon leur nature :
    • investissement matériel (machines)
    • investissement immatériel (logiciels, pub…)
  • selon leur fonction :
    • investissement de remplacement
    • investissement de capacité ( hausse de la production)
    • investissement de productivité (baisse des coûts pour atteindre le progrès technique)

C – Le financement des investissements

financement investissement

D – Les circuits de financement externe de l’investissement

Les ménages ont une capacité de financement, les entreprises ont un besoin de financement.

  • circuit direct ou financement direct :

intermédiation

  • circuit indirect ou financement indirect

désintermédiation

II – Le multiplicateur d’investissement

A – Définition

Investissement autonome : investissement qui n’est pas dû à la demande. On se place dans le cas d’un investissement autonome (exemple : politique de grands travaux). C’est Keynes qui a mis en évidence le rôle moteur de l’investissement dans l’économie en étudiant les relations entre l’investissement et les revenus et entre l’investissement et l’épargne. C’est le principe selon lequel une variation de l’investissement entraîne un variation plus que proportionnelle du revenu national.

  • k = ( Variation du Revenu / Variation de l’Investissement )
  • k = ( 1 / Propension marginale à épargner ) = ( 1 / ( Variation de l’Epargne / Variation du Revenu ) )

Pour Keynes, c’est l’investissement qui crée l’épargne.

B – Le mécanisme du multiplicateur d’investissement

multiplicateur d'investissement

C – Les différentes phases

Keynes se fonde sur le caractère bilatéral des opérations économiques à travers le circuit. Toute dépense d’un agent est un revenu pour un autre agent. Keynes raisonne en termes de circuits.

multiplicateur de Keynes

L’évolution de l’épargne (variation de l’épargne = 100) est donc bien égale au montant de l’investissement initial (variation de l’investissement = 100). Epargne et investissement s’ajustent bien ex-post. Le processus du multiplicateur se poursuit jusqu’à ce que la dernière variation de revenu soit négligeable.

D – Critiques et conditions

  • Keynes se fonde sur le caractère bilatéral des opérations
  • il ne dit pas en combien de temps l’investissement initial produira ses effets.
  • il faut que le comportement des ménages soit stable.
  • il faut une stabilité du niveau général des prix.
  • il ne faut pas que l’économie soit en situation de plein emploi.
  • Keynes raisonne en économie fermée : l’investissement donne lieu à des achats faits dans le pays. Or un pays peut importer de l’étranger.

E – Utilisation du multiplicateur d’investissement

Le multiplicateur d’investissement s’est montré très efficace pour lutter contre la crise des années 1930 (politique de grands travaux du New Deal). Il a aussi stimulé l’augmentation de la croissance des 30 Glorieuses. Aujourd’hui, les tentatives sont moins heureuses avec l’ouverture des frontières. Seuls des projets à l’échelle européenne pourraient avoir des effets positifs. Le multiplicateur d’investissement peut également servir à l’étude d’une nouvelle implantation industrielle dans une région ou dans une ville.

III – L’accélérateur d’investissement

A – Origine

Le principe de l’accélérateur d’investissement a été formulé dès le début du siècle par Clark et Aftalion.

B – Le principe

C’est un investissement induit provoqué par la croissance de la demande. La variation de la demande de consommation entraîne une variation plus que proportionnelle de la demande de biens d’équipement. Inversement, si la demande baisse, l’investissement baisse.

C – Les hypothèses

  • quantité produite = quantité demandée
  • le coefficient de capital est une constante : k = ( Capital / Production)
  • le capital disponible est pleinement utilisé : il n’y a pas d’équipements oisifs.
  • l’amortissement est linéaire : avec un capital de 400 échelonné sur 10 ans, l’amortissement est de 400 / 10 = 40

Rappel : Investissement net = Investissement Brut – Amortissement

accélérateur d'investissement

IV – L’investissement productif

A – Les déterminants de l’investissement

Les déterminants de l’investissement sont tous les facteurs qui influencent l’investissement. Les déterminants sont multiples. Le chef d’entreprise doit prendre une décision dans un monde qui est incertain. Il prend un risque car l’investissement est un montant non négligeable et qui détermine l’avenir (rentabilité). Mais la faiblesse des investissements remet en cause la croissance à long terme et le dynamisme d’une économie : il faut investir !

1 – Les conditions de financement

  • capitaux propres :
    • taux de marge : ( EBE / VA ) * 100
    • épargne disponible : taux d’autofinancement
  • capitaux empruntés :
    • taux d’intérêt réel : coût des emprunts
    • politique économique de l’Etat

2 – La demande

  • évolution de la consommation : accélérateur d’investissement

3 – Les conditions de rentabilité

  • recherche du profit (Travail par rapport au Capital ? Etranger par rapport à la France ?)
  • la politique fiscale

4 – L’environnement économique proche ou lointain

Les entreprises sont de plus en plus sensibles à tout événement qui pourrait de près ou de loin perturber son environnement. Exemple : croissance durable, crise asiatique. L’internationalisation et la mondialisation de l’économie ont transformé le comportement des entreprises qui n’hésitent plus à investir à l’étranger. Cette attitude pénalise l’investissement national.

Aujourd’hui, les entreprises cherchent la combinaison de facteurs la plus favorable possible avant de décider d’investir.

B – Le principe de l’effet de levier

La question est la suivante : est-il intéressant de s’endetter pour investir ou faut-il utiliser ses propres capitaux ?

L’effet de levier repose sur l’endettement. Il est obtenu lorsqu’une entreprise s’endette et qu’elle obtient, au moyen de ses capitaux empruntés, un taux de rentabilité financière supérieur à celui qu’elle obtiendrait avec ses seuls capitaux propres. Il faut tenir compte aussi du taux d’intérêt réel : plus la part du taux d’intérêt est faible et plus la rentabilité financière est importante. En gros, l’entreprise s’endette pour s’enrichir. NB : l’effet de levier peut aussi être négatif.

  • taux de profit = ( profit / capital investi ) * 100
  • rentabilité économique = ( EBE / capital fixe ) * 100
  • coût des emprunts = taux d’intérêt = loyer de l’argent
  • coût réel des emprunts = taux d’intérêt nominal moins le taux d’inflation
  • taux de profitabilité = taux de profit moins le taux d’intérêt réel
  • taux de rentabilité financière des capitaux propres = ( ( EBE – frais financiers ) / capitaux propres ) * 100

V – Les effets de l’investissement

A – Sur la croissance économique

Investissement et croissance économique sont liés : pendant les Trente Glorieuses, la hausse de l’investissement allait de pair avec la croissance. En période de crise, l’investissement baisse et entraîne une baisse de la croissance. L’investissement exerce un double effet sur l’activité économique :

  • sur la demande : multiplicateur
  • sur l’offre : modernisation, hausse de la productivité, création de nouveaux marchés

L’investissement améliore la flexibilité de la production : ateliers flexibles, robotisation permettent de gagner des parts de marché.

Les investissements publics :

  • transports
  • télécommunications

Les investissements éducatifs (long-terme) : amélioration de la compétence des individus.
Les investissements immatériels.

B – Sur le niveau de vie et le genre de vie

L’investissement entraîne des progrès économiques et sociaux.

C – Sur l’emploi

conséquences de l'investissement

VI – La concentration des entreprises

A – Comment peut se faire la croissance d’une entreprise ?

La croissance d’une entreprise est une stratégie de développement des activités de l’entreprise. Il existe deux types de croissance :

  • la croissance interne : l’entreprise augmente sa taille en créant de nouveau investissements internes.
  • la croissance externe : l’entreprise augmente sa taille en s’associant à d’autres entreprises. Elle acquiert des moyens de production déjà existants.

C’est à la croissance externe que l’on associe la concentration.

B – Définition et mesure de la concentration

La concentration est le processus par lequel les entreprises deviennent moins nombreuses et plus grandes sur un marché. C’est un petit nombre d’entreprises contrôlant le marché.
La concentration peut être mesurée par certains indicateurs (effectifs et chiffre d’affaire).

C – Les différentes formes de concentration

La concentration horizontale : regroupe les entreprises produisant le même type de produits (exemple : PSA). Recherche du contrôle du marché par un pourcentage significatif des ventes d’un secteur. Avantages économiques : amélioration des réseaux de distribution, contrôle des prix plus aisés.

La concentration verticale : regroupe des entreprises qui sont complémentaires et clientes : l’une fournit à l’autre les matières premières ou produits demi-finis dont elle a besoin. Avantages économiques : maîtrise d’un cycle de production, possibilité d’accumuler les profits tout au long de la production en se vendant à soi-même les biens intermédiaires (prix de cession interne).

  • verticale amont : l’entreprise prend le contrôle de ses fournisseurs. Maîtrise des approvisionnements, possibilité de contrôler ses coûts de production, ses livraisons, la nature exacte des composants entrant dans son activité.
  • verticale aval : l’entreprise prend le contrôle d’une entreprise cliente. Avantages économiques : maîtrise de sa distribution, possibilité d’améliorer la promotion de ses produits, cumul des valeurs ajoutées, élargissement de ses débouchés en contrôlant la distribution des concurrents.

Concentration conglomérale : une série d’entreprises sont regroupées sans liens économiques apparents. Par exemple des parfums, des roulements à billes, une maison de disques. Avantages économiques : la diversification des risques, la recherche d’un ensemble formé d’entreprises à taux de profit élevé, qui diversifient les risques encourus en assurant une rentabilité moyenne élevée chaque année. A l’époque où la surface financière et la capacité de financement est décisive, et surtout les reconversions indispensables, le conglomérat présente des avantages notables (ITT symbolise bien cette stratégie).

D – Les différentes modalités

1 – La fusion

La fusion est l’opération par laquelle deux ou plusieurs sociétés décident de réunir leur patrimoine pour ne plus former qu’une seule société.

  • La fusion égalitaire consiste en la réunion de deux ou plusieurs entreprises de dimensions comparables qui décident de réunir leurs actifs pour créer une société nouvelle. Ainsi, deux entreprises X et Y créent une société Z. Le nom de la nouvelle société résultant d’une opération de fusion peut-être tout à fait nouveau (Z) ou reprendre les anciennes appellations conjointes (X-Y), ce qui est le cas le plus fréquent.
  • La fusion-absorption consiste en la réunion d’entreprises d’inégales dimensions et résulte très généralement d’une décision unilatérale : l’une des deux sociétés absorbe l’autre ou les autres; la société absorbée disparaît sur le plan juridique, son patrimoine est transféré et ses actionnaires reçoivent en contrepartie des actions de la société proportionnellement à leur part dans l’actif des sociétés dissoutes. C’est donc une annexion pure et simple qui résulte cette fois d’un net rapport de domination : x + y => X.

2 – La prise de participation

On appelle « participation » d’une société dans une autre le fait pour une société de posséder un certain nombre d’actions (ou de parts) d’une autre société. Cette possession d’actions procure la qualité d’actionnaire. Selon les cas, la fait de détenir un « paquet d’actions » d’une société peut correspondre à deux types d’attitudes : une société a le choix entre détenir des actions dans le but d’opérer un placement rémunérateur, ou d’exercer un contrôle sur la gestion de la société ainsi partiellement possédée.

  • la participation peut être simple ou réciproque : la participation est dite simple lorsqu’elle ne s’opère que dans un seul sens : Y possède x% de Z sans que Z ait de participation en Y. La participation est dite réciproque ou croisée lorsque plusieurs sociétés détiennent réciproquement des fractions plus ou moins importantes de leur capital respectif.
  • la participation peut être directe ou pyramidale : les participations sont dites directes lorsqu’aucun intermédiaire ne s’impose entre la société possédante et la société possédée. Les participations sont dites pyramidales ou « en échelle » ou « en cascade » lorsqu’une société X peut contrôler une société Y par l’intermédiaire d’une société Z.

3 – L’offre publique d’achat (O.P.A.)

L’O.P.A. (ou take over bird) est une offre publique d’achat d’une firme qui veut acquérir une société côtée en Bourse. Cette technique consiste à proposer aux actionnaires de leur racheter leurs titres à un prix sensiblement supérieur à celui du marché. L’opération est un succès si les opérateurs obtiennent suffisamment de promesses de vente pour prendre le contrôle de la société convoitée. On parle d’offre publique d’échange (O.P.E.) quand le règlement se fait non pas en espèces mais sous formes de titres (généralement des actions d’autres sociétés).

I – Qu’est ce que la révolution industrielle ?

La révolution industrielle est l’essor général des méthodes industrielles de production. Elle caractérise le passage plus ou moins rapide de la société traditionnelle pré-capitaliste à la société industrielle capitaliste avec la création de classes sociales. Transformations caractéristiques :

  • Technique :
    • transformations agricoles
    • innovations techniques fondamentales
    • machinisme, taylorisme, multiplication des usines
    • progrès technique continu
  • Economie
    • capitaux mobilisés en vue du profit
    • forme capitaliste de production et d’échanges
    • urbanisation
  • Finance
    • montée en puissance de la bourgeoisie
    • création de sociétés de capitaux (Sociétés Anonymes – S. A.)
  • Social
    • formation de la classe ouvrière
    • séparation propriétaire – salariés

Les caractéristiques du mode de production capitaliste sont le progrès technique continu, la mobilisation des capitaux en vue du profit et la séparation entre les propriétaires des moyens de production et les salariés. La révolution industrielle est une évolution intellectuelle, économique et sociale à long terme. Il y a eu plusieurs r évolutions industrielles mais c’est surtout la première qui a connu des transformations économiques et sociales importantes.

II – La naissance du système capitaliste

La révolution industrielle est l’évènement fondamental pour l’avènement du capitalisme. On passe d’une société traditionnelle pré-capitaliste à une société industrielle capitaliste.

III – La naissance des classes sociales

Deux classes sociales naissent avec la révolution industrielle :

  • le prolétariat (classe ouvrière) : phénomène social majeur, cette classe sociale va lutter contre la prolétarisation et à l’insertion dans les usines. Cette résistance a même donné lieu à des révoltes connues sous le nom de "luddisme" en Angleterre, en France et en Allemagne : artisans et compagnons, hostiles au machinisme et à ses conséquences économiques et sociales, brisent les machines qui symbolisent cette prolétarisation qu’ils refusent. Il faudra que la concurrence de la grande industrie mécanisée entraîne la ruine économique de l’artisanat et du "domestic system" pour que ces travailleurs rejoignent les usines, le "factory system".
  • les capitalistes industriels : à la veille de la révolution industrielle, le manufacturier se confondait souvent avec ses ouvriers de par son style de vie et son niveau de vie. Après la révolution, la séparation des classes s’est faite : le manufacturier rejoint, dans la hiérarchie sociale, ceux qui, non par leur naissance mais surtout déjà par l’argent, l’avaient déjà précédé aux rangs évidents de la puissance et du prestige (les propriétaires fonciers, les financiers et les marchands).

IV – Les différentes révolutions industrielles

Tableau des révolutions industrielles ou techniques
 PériodeInventions et innovations majeuresInnovation dérivées – effets d’entraînement
1ère R. I.fin 18ème – début 19èmeMachine à vapeur, machinisme et mécanisationMétallurgie, boom de l’industrie textile (révolution cotonnière)
Révolution ferroviaire1840-1870Locomotive, rails en acierTransports ferroviaires, sidérurgie
2ème R. I.fin 19ème – début 20èmeMoteur électrique, moteur à explosion (pétrole)Electromécanique, automobile, industries chimiques
"Révolution scientifique et technique"lendemains de la Seconde Guerre mondialeElectronique, physique nucléaire, chimie de synthèseEnergie nucléaire, textiles synthétiques
3ème R. I. ou révolution informatiqueà partir des années 1970Micro-électronique, informatique, "révolution biologique"Bureautique, télématique, robotique et automatisation, bio-technologies

V – Le rôle de l’Etat dans la révolution industrielle ou le capitalisme-libéralisme

A – La théorie prône la liberté

L’entreprise et le marché jouent un rôle important dans l’industrialisation et le développement du capitalisme. Le 19ème siècle marque l’âge d’or du libéralisme et du capitalisme libéral. L’économie de marché est l’allocation optimale des ressources. Adam Smith (1723-1790) est favorable à l’entreprise et au marché. Il est pour l’équilibre, l’enrichissement et les lois naturelles. Il prône l’Etat minimal (Police, Armée, Justice et construction d’édifices publics) et est partisan de la "main invisible" : la somme des intérêts particuliers mène à l’intérêt général.

La main invisible conduit chaque individu, alors qu’il ne travaille que pour son avantage personnel, à travailler inconsciemment de façon très efficace pour la collectivité. Il s’agit d’un processus inconscient qui mène des intérêts particuliers à l’intérêt général.

B – Mais en réalité…

Une économie de marché peut rarement se passer de l’intervention de l’Etat. Même si le marché a joué un rôle décisif dans l’industrialisation et dans le développement du capitalisme, l’Etat est intervenu pour accélérer le processus d’industrialisation :

  • pour créer un cadre favorable à l’industrialisation (fiscalité réduite, protection des entreprises naissantes)
  • en se substituant aux entreprises privées pour accélérer le "take off"
  • pour réglementer et éviter les abus (syndicats en 1884)

Note : au 20ème siècle et surtout après 1945, Keynes et l’Etat providence prennent de l’importance.

I – Les besoins

  • Un besoin est un manque, un sentiment de privation accompagné d’un désir de le faire disparaître. Les besoins sont illimités à cause du progrès technique, de la publicité et de la mode. Ils peuvent être individuels (besoin d’un vêtement) ou collectifs (besoin d’une troisième ligne de tramway), primaires (se nourrir, se loger, se vêtir : besoins vitaux) ou secondaires (maison à soi, voiture, téléphone). Notez bien que cette classification est relative.
  • Les besoins sont satisfaits par :
    1. des biens : produits matériels de l’activité économique (ex : voiture).
    2. des services : produits immatériels de l’activité économique (ex : coiffeur).
  • Un bien économique est relativement rare : son obtention mérite un effort (ex : voiture). Un bien non-économique, ou bien libre, est disponible en abondance (l’air). Aucun travail n’est nécessaire pour en bénéficier. Les biens sont de plus en plus des biens économiques. Un bien durable s’utilise plusieurs fois. Un bien non-durable ne s’utilise qu’une seule fois.
  • Les biens de consommation s’adressent aux ménages (ex : nourriture), c’est un bien utilisé directement par le consommateur. Les biens de production concernent les entreprises (ex : matières premières) car ils sont utilisés dans le processus de production.
  • Les besoins sont à l’origine de l’activité économique.

II – Les entreprises

  • L’entreprise est un agent économique et une unité de production. Elle produit des biens et services pour satisfaire les besoins.
  • Biens et services sont vendus sur un marché.
  • Le but de l’entreprise est de faire des profits en créant de la valeur et en contribuant au processus de transformation par des investissements continuels, ce qui permet d’assurer un « roulement » des fonds. La bonne santé d’une entreprise peut être évaluée avec son taux d’endettement (qui doit être ni trop haut, ni trop bas).

Il existe différents critères de classification des entreprises :

  • la taille : micro-entreprises, PME, grandes entreprises.
  • le statut juridique : entreprises individuelles, sociétés, SARL (Société A Responsabilité Limitée), SA (Société Anonyme), EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), SNC (Société en Nom Collectif).
  • le secteur économique : primaire, secondaire, tertiaire.

A – Caractéristiques communes aux entreprises

  • l’entreprise est un lieu de production. L’entreprise achète des facteurs de production :
  • facteur travail : main d’oeuvre.
  • facteur capital : bâtiments, machines, matériel…
  • facteur naturel : richesse du sol et sous-sol.

Elle combine les facteurs de production. Fonctions de production : Quantité produite = f ( travail, capital, facteur naturel). Elle distribue cette production sur le marché pour répondre à la demande des consommateurs. Le but de l’entreprise est de faire des profits.

  • l’entreprise est insérée dans un environnement
  • l’entreprise à une dimension sociale : c’est un groupe d’hommes : négociations, conflits, droit d’expression des salariés (Loi Auroux de 1981). Il existe aussi des syndicats : délégués du personnel, comité d’entreprise.
  • l’entreprise répartit les revenus : la mesure de la production au niveau d’une entreprise s’évalue avec le chiffre d’affaire (C.A.). La véritable richesse créée par une entreprise, c’est la valeur ajoutée (V. A.) La valeur ajoutée est la contribution de l’entreprise à la production.

    VA = CA -CI
    VA : valeur créée par l’entreprise.
    CA : production vendue.
    CI : valeur des biens achetés aux autres entreprises.

B – La productivité

La productivité mesure l’efficacité des facteurs de production. C’est le rapport entre la quantité produite et quantité de facteurs utilisés pour obtenir cette production. Il existe plusieurs manière de calculer la productivité du travail :

  • La productivité physique du travail : résultats en unités physiques.
    1. productivité physique par travailleur = quantité produite / nombre de travailleurs
    2. productivité physique par heure et par travailleur = quantité produite / (nombre d’heures * nombre de travailleurs)
  • La productivité monétaire du travail : résultats en unités monétaires
    1. productivité monétaire du travail par travailleur = (quantité produite * prix) / nombre de travailleurs
    2. productivité monétaire par heure et par travailleur = (quantité produite * prix) / (nombre d’heures * nombre de travailleurs )

C – le gain de productivité

Un gain de productivité est l’amélioration du facteur travail. C’est la différence entre deux productivités à deux dates données.Ce gain peut être évalué en valeur absolue (gain absolu par travailleur) ou en valeur relative (taux de variation exprimé en pourcentage). Le gain de productivité est un surplus qui peut être distribué aux salariés (hausse des salaires, prime, promotion, baisse de la durée du travail…), à l’entreprise (hausse des bénéfices, financement des investissements), aux actionnaires (hausse des dividendes) ou aux consommateurs (baisse des prix). La hausse de la productivité est dûe à plusieurs facteurs : l’organisation du travail, la motivation, la performance du matériel, le progrès technique, l’environnement de l’entreprise, le climat social, l’expérience et la qualification, la responsabilité et la confiance.

III – Les ménages

Les ménages sont des unités de consommation et des agents économiques. Il existe des ménages ordinaires – un ensemble de personnes vivant sous un même toit quels que soient leurs liens de parenté – et des ménages collectifs – un ensemble de personnes qui logent dans un même établissement. Les ménages participent à la production, en contrepartie, ils reçoivent des revenus. Ils peuvent aussi recevoir des revenus sans participer à la production : les allocations. Les 4 origines des revenus de ménages sont : la travail salarié, le travail non-salarié, les revenus de la propriété, les prestations sociales et transferts divers.

Les revenus primaires sont les revenus perçus par les ménages en contrepartie de leur participation à la production. Cela comprend :

  • les revenus du travail (salaire).
  • les revenus de la propriété : revenus mobilier (dividende – intérêts) et revenus immobilier (loyer – fermage).
  • les revenus mixtes sont les revenus du travail ajouté aux revenus de la propriété.
  • les bénéfices sont les revenus des entreprises individuelles (artisans, petits commerçants).

Les revenus sociaux ou de transferts sont les revenus perçus par les ménages indépendamment de leur participation à la production. Ces revenus sont généralement liés au versement préalable de cotisations sociales.

Revenu = Consommation + Épargne.
Les ménages consomment des biens et services pour satisfaire leurs besoins. Le revenu disponible est le revenu utilisable par les ménages, c’est la différence entre les revenus primaires nets et de la redistribution, et les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu et le patrimoine, les prestations sociales et transferts divers. Donc :
Revenus pour la consommation = (revenus du facteur travail + revenus de la propriété) – (cotisations sociales + impôts directs) + revenus sociaux ou de transferts.

IV – Les administrations

Les administrations sont des agents économiques. Les entreprises ne peuvent satisfaire que les besoins individuels et solvables. Or il existe aussi des besoins collectifs qui seront satisfaits par les administrations. Les administrations regroupent : l’Etat et ses différents ministères, les collectivités locales (régions, départements, communes), la Sécurité Sociale et ses différents organismes. Il existe aussi des administrations privées telles que des associations, des syndicats ou des partis politiques.

Les fonctions principales assurées par les administrations publiques sont :

  • la fourniture d’équipements et de services gratuits,
  • la redistribution de revenus sociaux aux ménages,
  • les subventions.

En contrepartie, les ménages paient des impôts et des cotisations. P. O. = impôts + cotisations.
Prélèvements Obligatoires = impôts versés à l’Etat (impôt sur le revenu) + impôts versés aux collectivités locales (taxe d’habitation, taxe foncière) + cotisation sociales.

V – Les banques

Une banque est un agent économique et une institution financière : les échanges se font en monnaie. Certains agents économiques ont besoin d’argent, d’autres agents épargnent et les banques mettent en relation ces différents agents. Les banques ont plusieurs rôles :

A – Faire du crédit

  • crédits aux entreprises : à court terme (moyens de trésorerie) ou à long terme (équipement, construction).
  • crédits aux particuliers : à court terme (dépenses imprévues : une voiture), à moyen terme (amélioration du logement) ou à long terme (acquisition d’un logement)

Court terme : inférieur à 2 ans.
Moyen terme : entre 2 et 5 ans.
Long terme : supérieur à 5 ans.

B- Rendre des services

Gérer des comptes de dépôts, passer les ordres de Bourse, proposer des PEL/CEL…, changer les devises, suivre les dossiers des clients.

C – Collecter des ressources

  • dépôts à vue : les clients peuvent en disposer à tout moment, sans préavis (ex : compte courant, CCP)
  • dépôts à terme : somme placée à la banque pour une durée déterminée. C’est producteur d’intérêts et il faut un préavis.

Il y a besoin de financement lorsque l’épargne est inférieure à l’investissement (ex : les entreprises, collectivités locales, l’Etat et ses différents ministères pour développer leurs activités). Il y a capacité de financement lorsque l’épargne est supérieure à l’investissement (ex : les ménages, parce qu’ils ne dépensent pas tout). L’importance de l’épargne dépend du revenu, de l’âge et du patrimoine. Les banques jouent le rôle d’intermédiaire entre la capacité de financement des ménages (offre d’épargne) et le besoin de financement de l’Etat, des collectivités locales et des entreprises (demande de crédit) en tant que canal de circulation de la monnaie. Notons qu’il n’y a pas forcément un intermédiaire (ex : les impôts).

VI – L’Extérieur ou "le reste du monde"

L’Extérieur est un agent économique fictif qui met en relation un pays avec le reste du monde. Le commerce international est nécessaire, il faut

  • des importations (M) à cause du manque de ressources et de matières premières, pour obtenir ce qu’on ne produit pas, pour avoir des produits nouveaux, pour avoir de la qualité, pour bénéficier d’un prix.
  • des exportations (X) pour financer les importations, favoriser les relations diplomatiques, satisfaire la clientèle étrangère, offrir des débouchés aux entreprises, acquérir des devises.

A – La balance commerciale

La balance commerciale enregistre pour une période donnée les importations et exportations de marchandises (biens réels) : produits agro-alimentaires, produits industriels et produits énergétiques. Les X et M peuvent être exprimées en euros courants (valeur) ou en euros constants (volume). Les M et X sont calculées sur des bases différentes : les X sont calculées F. A. B. (Franco A Bord), c’est à dire que la valeur retenue est le prix de départ de l’usine française jusqu’à la frontière. Les M sont calculées C. A. F. (Coût Assurance Frêt) : soit le prix du départ de l’usine étrangère plus le transport jusqu’à la frontière.

Le solde de la balance commerciale est la différence entre X et M. Il existe 3 cas de figure :

  • solde positif : la balance commerciale est excédentaire ( X supérieures aux M )
  • solde négatif : la balance commerciale est déficitaire ( X inférieures aux M )
  • solde nul :la balance commerciale est équilibrée ( X = M )

Notes : la balance commerciale est de plus en plus difficile à évaluer à cause de la délocalisation (une entreprise française à l’étranger ne sera plus considérée comme exportatrice). Les X de la métropole vers les DOM-TOM sont considérées comme des exportations. La balance commerciale est exprimée en données brutes ou en données CVS (Corrigé des Variations Saisonnières) : les données brutes sont les échanges constatés dans le mois, avec les données CVS on tient compte des différences selon les mois (ex : le fioul en hiver).

B – La balance des paiements

La balance des paiements est le relevé de toutes les transactions économiques à caractère commercial et à caractère financier intervenues dans une période donnée entre des agents économiques et de différents pays. La balance commerciale est comprise dans la balance des paiements.

  • balance commerciale : marchandises
  • balance des invisibles : services (vente de brevets) et transferts (aides versées par les gouvernements)
  • balance des capitaux à long terme (crédits)
  • balance des capitaux à court terme (crédits)

La balance des paiements est un document comptable toujours représenté en équilibre. Si le solde est négatif, le solde de la position monétaire sera positif : par exemple, lorsque l’ensemble des règlements de la France à l’étranger dépasse l’ensemble des règlements étrangers à la France.

Inversement, si le solde de la balance des paiements est positive, alors le solde de la position monétaire sera négative : l’ensemble des règlements de l’étranger à la France dépasse l’ensemble des règlements de la France à l’étranger. portations. La balance commerciale est exprimée en données brutes ou en données CVS (Corrigé des Variations Saisonnières) : les données brutes sont les échanges constatés dans le mois, avec les données CVS on tient compte des différences selon les mois (ex : le fioul en hiver).

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