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1. Le conseil de classe est la réunion de l’équipe pédagogique et éducative : les professeurs, le CPE – Conseiller Principal d’Éducation, les délégués des élèves et des parents en sont les membres permanents ; le chef d’établissement ou son représentant en est le président. Le COP, l’infirmière ou l’assistante sociale peuvent y participer ponctuellement.

2. Le conseil de classe a pour missions :

  • de traiter les questions pédagogiques intéressant la vie de classe, et notamment les modalités d’organisation du travail personnel des élèves, de son suivi et de proposer des accompagnements individualisés.
  • d’examiner les résultats scolaires : s’appuyant sur les appréciations et évaluations portées sur le bulletin, il recherche et propose à l’élève et à sa famille des conseils pour la suite de sa scolarité. Des entretiens peuvent être provoqués par le professeur principal ou le chef d’établissement à la suite du conseil avec l’élève et sa famille.
  • d’émettre un avis sur les vœux d’orientation exprimés par les familles et les élèves, et le cas échéant faire d’autres propositions
  • d’émettre un avis éclairant le jury d’examen (pour les classes à examen)
  • d’émettre un avis sur les vœux de poursuites d’études post-bac dans le cadre de la procédure Admission Post Bac (APB).

3. Le président du conseil de classe donnera la parole tout d’abord au professeur principal qui présentera les résultats et l’ambiance de travail dans la classe. Puis la parole sera donnée aux délégués élèves et aux représentants des parents : les points abordés doivent concerner uniquement la vie dans la classe.

4. L’examen des cas individuels peut se faire dans un ordre différent que celui de l’ordre alphabétique, en regroupant les élèves suivant d’autres critères. Pour chaque élève, il s’agira de connaitre dans les grandes lignes ses points forts, ses points faibles, ses potentialités et son niveau d’acquisition des compétences attendues pour la classe concernée. Un bilan rapide peut être fait sur les dispositifs d’aide dont il bénéficie. Chaque fois que possible, on s’attachera à valoriser les éléments positifs et les progrès, même lorsqu’ils sont modestes.

5. Trois mentions pourront être décernées en conseil de classe par l’équipe pédagogique : les encouragements, les compliments et les félicitations ; ces mentions seront portées sur le bulletin.
Les définitions correspondant à chaque mention sont les suivantes :

  • Encouragements : témoignage de reconnaissance adressé à l’élève pour son engagement significatif dans le travail, même si les résultats restent modestes, qui se traduit notamment par des signes d’efforts, d’investissement, d’intérêt, de peine qu’on se donne, etc.
  • Compliments : témoignage de reconnaissance adressé à l’élève pour le bon niveau de ses résultats et une attitude positive face au travail.
  • Félicitations : témoignage de reconnaissance adressé à l’élève pour l’excellence de ses résultats et de son comportement face au travail.

6. En cas de remarques très négatives sur le comportement et la mise au travail, le conseil de classe peut éventuellement « mettre en garde » l’élève mais il ne peut prononcer de sanction (avertissement).

7. L’ensemble des délégués disposeront des moyennes par discipline de tous les élèves seulement pendant le conseil de classe. Les délégués des parents pourront joindre un compte-rendu lors de l’envoi des bulletins ; il ne traitera pas des cas individuels mais des appréciations et remarques d’ordre général.

8. Il sera laissé au choix en début de conseil, aux délégués des élèves, la possibilité de sortir de la salle lors de l’examen de leur cas ; si le délégué ne souhaite pas sortir, il n’aura pas la parole pour se justifier et les membres ne s’adresseront pas directement à lui en tant qu’élève ; son camarade délégué assurera le relais. Il s’agit de préserver l’égalité de traitement des élèves et de favoriser l’expression des membres du conseil.

9. L’ensemble des membres du conseil de classe est tenu au devoir de discrétion et de réserve. Si des informations délicates sur un élève doivent être évoquées, elles pourront éventuellement l’être lors d’un conseil restreint réunissant l’équipe pédagogique et éducative.

10. Un bilan synthétique du conseil de classe sera rédigé par le professeur principal.

Dans un souci d’apaisement et d’évaluation positive de nos très chers apprenants, voici quelques idées d’appréciations qui pourront vous servir lors d’entretiens avec les parents ou lors de la rédaction du bulletin trimestriel.

On ne devrait donc plus dire :

  • un cancre, une croûte, mais “un élève en difficulté”.
  • il est fainéant, mais “il manifeste un léger déficit de motivation induisant une phase de repos intellectuel qui n’est probablement que temporaire”.
  • il est paresseux, mais “il ne présente aucune appétence génétique manifeste pour le travail scolaire et se montre réfractaire à toute dépense d’énergie intempestive”.
  • il a un poil dans la main, mais “ses caractéristiques génétiques l’empêchent de tirer le meilleur parti de tout le potentiel de ses membres supérieurs”.
  • il ne fait rien, mais “on ne trouve nulle trace concrète, ni même virtuelle de son activité débordante, mais sa volonté de bien faire commence à devenir perceptible”.
  • il est nul, mais “les objectifs pédagogiques sont inadaptés à ses potentialités mais sa marge de progression n’en demeure pas moins substantielle”.
  • il est bête, mais “ses connexions cervicales ne sont pas encore toutes assurées mais le processus de réflexion devrait connaître un déblocage imminent”.
  • c’est un abruti, mais “il connaît un épanouissement ralenti, mais certaines lueurs indiquent qu’il ne demande qu’à s’éveiller à la moindre étincelle”.
  • il a des difficultés, mais “il pourrait certainement mieux faire si le contexte s’y prêtait et que les lacunes rédhibitoires ne cessaient de croître de façon exponentielle”.
  • il n’est pas doué, mais “il ne semble pas prédisposé à postuler au passage dans la classe supérieure sans ouvrir ses manuels scolaires et redoubler d’efforts”.
  • il dort en classe, mais “il connaît un léger décalage horaire et son horloge biologique semble réglée sur l’heure estivale de l’hémisphère sud”.
  • il fait des bêtises, mais “son manque de maturité implique des comportements déviants peu propices à maintenir son attention et son sérieux”.
  • il fait le clown, mais “son sens inné de la plaisanterie le conduit à distraire ses camarades et à animer le cours sans se soucier de l’ordre établi”.
  • il monte sur les tables, mais ” il recherche le meilleur point de vue panoramique et tente d’oxygéner d’avantage les cellules de son cerveau afin d’augmenter sa productivité”.
  • il court dans la classe, mais “sa motivation irrépressible à rendre service enrhume un peu ses voisins mais sa vitesse de course fait merveille au cours de gym”.
  • il ennuie les autres, mais “son esprit taquin et joueur retarde son intégration et provoque une pénurie dans l’armoire pharmaceutique de l’école”.
  • il est violent, mais “son instinct possessif et revendicatif le pousse à des actes impulsifs qu’il regrette immédiatement malgré ses récidives chroniques”.
  • il est détesté, mais “sa capacité impulsive aboutit à un manque de popularité et à un isolement regrettable qui l’empêchent de se faire délégué”.
  • il est pris en grippe, mais “il est victime d’un déficit affectif de la part du professeur qui ne concentre pas toute l’attention nécessaire à son égo”.
  • il ne sait rien, mais “l’imprégnation cognitive résiduelle n’est pas encore quantifiable mais on constate des progrès méthodologiques dans l’ouverture du cartable”.
  • il ne retient rien, mais “ses capacités mnémotechniques sont encore peu développées en raison d’une carence en phosphore”.
  • il est têtu et borné, mais “il souffre d’un manque de flexibilité intellectuelle et son ouverture d’esprit n’est pas encore optimale”.

master_yodaHier soir s’est déroulé mon premier conseil en tant que professeur principal. Et je dois vous dire que j’ai adoré !

En fait, lorsque je suis invité à participer à un conseil en tant que spectateur/intervenant, je m’ennuie la plupart du temps, acquiesce machinalement à tout ce qui est évoqué et suis finalement mal à l’aise lorsque je prends la parole. Je n’aime pas prendre la parole devant les collègues.

C’est très étrange d’ailleurs car je peux dire tout et n’importe quoi à mes élèves à l’administration ou aux parents mais j’ai comme une sorte de blocage vis-à-bis des collègues.

Il fallait bien que cela arrive : après des années d’observation – en simple enseignant -, je suis devenu professeur principal. Je commence donc cette année tranquillement, avec une classe de cinquième, toujours dans mon collège ZEP.

C’est assez drôle comme fonction : avant lorsqu’un élève me demandait quelque chose qui n’était pas de mon ressort ou qui n’avait rien à voir avec le cours d’anglais, il avait droit à un classique (mais souvent efficace) :

M : “demandez à votre prof principal !”

Cela permettait de couper court à toutes les questions hors-sujet. Maintenant, c’est un peu différent :

M : “d’accord, je vais me renseigner et je vous tiens au courant !”

Beaucoup plus classe non ?

On dit souvent que le rôle de professeur principal ajoute une dimension supplémentaire à notre mission d’enseignant.