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Les épreuves du bac revues et corrigées… ou pas ! Ils sont capables de tout, de tout vous dis-je ! Du meilleur comme du pire mais surtout du plus farfelu. Et on peut le prouver toutes les semaines, que ce soit en classe, dans les couloirs ou dans la cour de récré. C’est d’ailleurs avec un plaisir non dissimulé que les profs consultent la liste des perles du bac chaque année : c’est l’occasion de se retrouver tous ensemble à côté du panneau d’affichage surchargé en sirotant un petit café avant d’affronter le round suivant. D’ailleurs même les élèves (enfin, certains élèves) lisent les perles du bac, histoire de ne pas faire la même bourde le jour de l’épreuve. Même les publicitaires s’y collent :

Samedi 2 juillet – 7h. Douche rapide. Habits casual : je déjeûne avec Betty et Noémie à 8h30 à l’hôtel donc pas question de tâcher nos vêtements avant la dernière épreuve. Cela me laisse un peu de temps pour relire les Instructions Officielles de 3ème, histoire de boucler la boucle. Petit déj’ décontracté : bonnes blaques, ambiance détendue, sourires complices :-)

9h45 : tous dans le hall. Caroline me demande si elle peut laisser ses valises dans ma chambre, vu qu’elle part vers 22h et qu’elle doit libérer sa chambre. Pas de problèmes tchote, je lui file même le digicode au cas où. Betty et Noémie décident quant à elles de prendre leur (lourdes mais lourdes !) valises avec elle pour les déposer à la consigne SNCF. 5 paires de chaussures pour 3 jours dans le sac de Noémie, cela me fait sourire :-). On saute dans le métro, quelque peu retardés par Caroline qui n’a pas acheté ses billets en avance. Pas bien ! Coup de bol, le bus 64 arrive au moment où l’on sort. Impeccable, nous sommes dans les temps.

11h15 – 14h45 : épreuve de didactique. Sujet épais 11 pages qui rappelle furieusement celui de l’année dernière (12 pages) qui était dix fois trop long à lire pour pouvoir en rendre compte. J’ai par contre amélioré ma performance – enfin je pense. J’ai utilisé l’heure qui m’était allouée dans les deux épreuves donc cela reste positif. Pas eu de mal non plus à trouver mes mots, il y a des jours où cela coule de source, naturellement. En sortant de l’épreuve je vois Clémence, de la fac de Nantes, qui se précipite vers moi en courant. Elle arrive juste et attend sa réunion d’information. Elle a l’air en pleine forme et elle fait partie des rares personnes – avec son copain Arnaud – que j’aurais plaisir à revoir une fois que tout cela sera terminé. Je lui souhaite bon courage et tente de rattraper Betty et Noémie, qui se sont dirigées vers l’arrêt de bus. Arrivé là, coup d’oeil circulaire : elles ne sont pas là. Je commençais à désespérer de les avoir perdues lorsque j’entends un éclat de rire cristallin. Je me retourne alors : elles sont là, assises sur le trottoir opposé, dans le seul coin d’ombre aux alentours. C’est là que je me suis aperçu que mon coeur battait plus vite.

15h30 – Quick. On mange ensemble sur le pouce, on récupère les valises à la consignes et l’on se dirige vers le quai 4. Vu le poids de la valise de Noémie, je lui offre de la lui porter – ce qu’elle finit par accepter. Moins de 10 minutes pour composter son billet et sauter dans le train, Betty commence à flipper. Nous voici devant le train et personne ne sait quoi dire. C’est encore Noémie qui brise la glace, s’approchant pour me faire la bise. Puis Betty. Je les regarde monter dans leur voiture. Betty est déjà hors de vue mais Noémie reste quelques instants devant moi, me sourit et me lance un petit geste de la main dont elle seule a le secret. Je crois que je n’ai jamais eu autant envie de prendre ce train. Son regard en disait long – trop presque. J’ai senti mon coeur se serrer et me suis détourné, empruntant les escaliers menant vers la sortie. J’ai rarement eu aussi mal au coeur dans une gare.

Après-midi. Retour à l’hôtel, changements de vêtements. Descente en ville pour aller au cinéma histoire de tuer le temps. Je voulais voir Star Wars mais me suis finalement rabattu sur le seul film disponible à cette heure-là : L’amour aux trousses, film qui ne vaut pas tripettes mais qui a eu le mérite de me faire rigoler à plusieurs reprises dans un moment où j’en avais besoin.

Fin de soirée. Morose. C’est comme si je venais d’être plongé dans l’obscurité. Je suis allé au resto et j’ai enchaîné sur la soirée boxe sur Canal+, à laquelle je n’ai pris qu’une part très passive, mon esprit vagabondant parmi les souvenirs épars de ces deux derniers jours.

O rage ! Ô désespoir ! ô distance ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?

Quand je pense que j’habitais à quelques dix kilomètres de chez elle et que 800 kilomètres nous séparent désormais… la vie est vraiment cruelle, isn’t it ? Je suis amoureux ^__^

Vendredi 1er juillet – 4h 45. Saleté de portable : l’heure n’étant pas à l’heure, il m’a réveillé 15 minutes trop tôt. J’en profite pour avaler mes deux chaussons aux pommes, sauter à pieds joints dans la douche, enfiler mon pantalon et ajuster ma jolie cravate bleue. Un dernier coup d’oeil dans la glace avant de partir, un petit recoiffage de dernière minute et un regard complice dans le miroir. Je suis prêt. J’attrape mon sac et descends dans le hall de l’hôtel. Apparemment je suis le premier. Les filles ne tardent pas à descendre et je fais alors la connaissance de Caroline, la parisienne. Echange courtois mais sans plus : c’est son premier Capes et elle est visiblement très tendue, contrairement à nous. Dix minutes plus tard, le taxi arrive et me demande si nous sommes bien la chambre 710. Je réponds oui, interloqué que ce soit mon numéro de chambre qui ait été retenu. On s’entasse donc tous dans le taxi, discutant d’abord avec le chauffeur avant d’acouter Noémie pipeletter (dérivé du nom pipelette) durant tout le trajet. Je crois que je n’ai jamais été aussi détendu avant un concours. Elle aura vraiment réussi à mettre tout le monde à l’aise, à l’exception peut-être de Caroline qui est restée silencieuse durant tout le trajet… J’ai eu l’impression de sourire intérieurement, quelque chose qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

6h15. Appel. Correction de mon nom qui n’a pas encore été prononcé correctement, ce qui fait rire tout le monde à chaque fois. Je crois que c’est pour cela que les gens se souviennent de moi ^_^. On nous amène en loge (salle de préparation) : 3 heures pour préparer une dissertation de 20-25 minutes et 3 faits de langue (5-10 minutes). J’ai trouvé ces derniers très longs, rien à voir avec ceux que l’on a l’habitude de fréquenter.

9h45. Passage dans une des chambres de l’internat : faits de langue, synthèse, entretien, restitution orale.
10h46. Sortie. Retrouvailles avec Betty et Noémie. Echanges d’impressions. Caroline sort en dernier, vient vers nous puis nous abandonne. On rentre donc à trois, délirant sur des sujets aussi divers et variés que possible, poussant les trips à l’extrême : Noémie et moi nous lançant dans une sorte de jeu où chacun entraînait la blague de l’autre et la développait dans un effet boule de neige… Comme il n’y a que 3 bus par heure, nous avons eu le temps de nous amuser puis d’aller grignoter chez Quick à la gare Matabiau où j’en ai appris beaucoup sur mes deux nouvelles copines : où elles vivaient, ce qu’elles faisaient, leurs parcours scolaires… bref, enfin une véritable conversation partagée par des gens qui ont les mêmes valeurs de référence. Et cela fait du bien. J’en suis même parvenu à énoncer le théorème de Biscay sur l’hospitalité : “plus il fait chaud à l’extérieur et plus les gens sont froids à l’intérieur”. Prenez un Nordiste par exemple : il a un temps pourri les trois quarts de l’année mais dès qu’il s’agit d’hospitalité ou d’ambiance chaleureuse, il est là. C’est l’inverse avec les gens du Sud – du moins avec tous ceux que j’ai rencontré.

13h – 15h. Sieste. Se lever à 5h du matin laisse des séquelles.
15h – 19h. Révisions de didactique : relecture de tous les cours de l’année.

19h – 20h30. Resto avec Betty, Noémie et Caroline qui a finalement décidé de nous rejoindre. Cela a encore été animé grâce à la présence de Noémie et de Betty. Il n’y a pas à dire : on a vraiment formé une belle équipe. Dommage que Caroline soit restée en retrait et n’ait pas plus participé aux échanges. On a appris d’elle qu’elle faisait un DEA, qu’elle partait comme assistante en Californie – rien que ça ! – et qu’elle avait 28 ans – quelques années de plus que nous donc. Je n’ai pas résisté à raconter ma fameuse aventure de cascadeur…

Lors de mon assistanat en Angleterre, le collège est resté ouvert une journée pendant les vacances de Pâques et comme je m’entraînais au tennis ce jour-là, j’en ai profité pour allez voir mes mails dans la bibliothèque. Un prof est passé et m’a dit que le collège fermait 20 minutes plus tard. Aucun problème, cela me laisse largement le temps. 15 minutes plus tard, j’empoigne mon sac, pousse la porte et… déclenche l’alarme. Cela me fait sourire jusqu’à ce que je découvre que toutes les portes du collège sont fermées et que je ne peux donc pas sortir. Enfer et damnation. J’étais en train d’évaluer mes chances de me sortir de ce pétrin lorsque l’alarme a progressivement augmenté en volume, interdisant toute réflexion.

Ce genre d’alarme a certianement été testée sur des rats : après 2 minutes, vous n’avez qu’une idée en tête – sortir et vite. Je remonte donc dans la bibliothèque et inspecte les fenêtres : d’un côté, 2 gros étages, de l’autre un étage à pic. Les fenêtres étaient des vasistas qui s’ouvraient de l’intérieur, impossible de voir où je m’apprêtais à sauter. J’ai donc ouvert un vasistas, lancé mon sac en essayant d’évaluer le temps qu’il méttait à toucher le sol puis me suspendit à la fenêtre, les mains prenant appui sur la fine couche de métal séparant le verre de la vitre de mes mains. Une grande inspiration. Boum. Réception sur les deux jambes fléchies, accompagnée d’une roulade arrière. Sac. Voiture. Honte. Silence. Autant dire que j’ai mis peu de monde au courant de cette mésaventure. L’alarme sonnait encore 45 minutes après mon saut…

J’ai eu du mal à finir mon histoire tellement Betty et Noémie étaient écroulées de rire : j’ai eu le droit à un fou rire non-stop pendant au moins 3 minutes avant d’être affublé de petits surnoms comme “le cascadeur”, “le roi de la roulade arrière” ou encore “l’agence tous risques” – ROFL. Quand je pense qu’on était là pour passer un concours national… ;o). Vraiment une très bonne soirée. J’ai surpris quelques regards de Noémie qui m’ont agréablement plu.

21h – 23h : relecture des Instructions Officielles du collège. Couché 23h mais impossibilité de trouver le sommeil. Pourquoi ?

Jeudi 30 juin – 8h. Je ne suis pas fan des téléphones portables mais j’avais décidé d’en prendre un pour aller à Toulouse. Et j’ai bien fait au vu de la journée précédente. Par contre, au niveau de la sonnerie du réveil, ce n’est pas encore au point… je me suis réveillé d’un bond tellement cela ressemble à une alarme d’incendie… Douche rapide, vérification du sac : convocation, carte d’identité, carte de bus de l’année dernière mais toujours valable, bouteille d’eau. C’est bon, j’ai tout. Je ferme la porte et descends : le veilleur de nuit n’est plus là et ce sont deux femmes qui le remplacent. J’hésite une fraction de seconde et leur explique que mon digicode ne fonctionne pas. Et là, pas de problème, je suis immédiatement transféré dans la chambre 710 avec un digicode qui marche. Instant de bonheur, l’un des premiers depuis le début de l’épopée fantastique.

Avec un peu beaucoup d’avance, je prends le chemin du Lycée d’Hôtellerie et de Tourisme : je prends le métro de Matabiau jusqu’à Arènes et j’enchaîne sur le bus 64 direction Colomiers Sud qui me dépose en face du lycée. Moins de 40 minutes en comptant large. Je me pose donc à l’ombre et j’attends avec impatience la réunion. Vers 13h, j’aperçois deux filles de Nantes de mon cours de didactique. Pas de bol, elles ne sont pas très rock’n’roll. Dur de les faire dévier du Capes – des vrais gens des concours.

14h – réunion. J’entre dans la salle de réunion et m’installe pas trop loin de la sortie, histoire d’avoir un peu d’air. Les ventilateurs ronronnent et j’ai déjà la tête dans la nuage lorsque quelqu’un me tape sur l’épaule. Je me retourne et j’aperçois alors Betty, une jeune fille que j’avais rencontré à Poitiers la semaine précédente lors des épreuves orales du CAPLP. On discute quelques secondes avant que la réunion débute. Et là, on a le droit au laïus désormais célèbre : définition des épreuves, supposée garantie de la bienveillance du jury, équivalence des sujets… enfin toutes ces choses que l’on boit la première fois mais que l’on dissèque avec un sourire narquois les fois suivantes. Les dessins s’accumulent sur la feuille de brouillon sur laquelle j’écris les dernières recommendations. J’observe ensuite mes horaires de passage : 6h20 le lendemain, 11h20 le surlendemain. L’avantage, c’est que ce sera le matin et qu’on évitera la chappe de chaleur avant les épreuves. L’inconvénient, c’est qu’il va falloir se lever vers 5h…

Une fois la réunion terminée, je me dirige vers l’arrêt de bus lorsque j’aperçois une petite blondinette qui me sourit. J’embraye et j’engage la conversation, histoire de tuer le temps. Il s’agit d’une ex-parisienne qui fait ses études à Lille et qui a passé un an comme assistante à Londres. Elle a l’innocence de ceux qui passent le concours pour la première fois, c’est quelque chose qui nous fait sourire maintenant. Le bus arrive, on monte et je la quitte à la gare Matabiau, sans même penser à lui demander son prénom. Pas grave.

Je rentre donc dans ma nouvelle chambre, code à la main. Pourquoi faut-il toujours qu’on me file les digicodes les plus impossibles à retenir ? Même en les décomposant en nombres à 2 chiffres, cela tombe toujours sur des numéros de départements que je ne connais pas… Douche, révision de grammaire d’environ 70 pages et là l’erreur : j’ai allumé la télévision de l’hôtel et je suis tombé sur le championnat du monde de surf. Cela peut être insignifiant pour vous mais cela m’a rappellé les années 80 sur Canal+, du temps où ils étaient dans le vent.

18h – je descends m’acheter deux chaussons aux pommes et un marocain, ce qui s’appelle ici un “talon”. En arrivant dans le hall de l’hôtel, je retrouve Betty ainsi qu’une autre jeune fille à l’accent que je reconnaitrai entre mille et qui s’appelle Noémie. Je les surprends alors qu’elles parlaient d’un taxi pour aller au lycée le lendemain. Je m’insère dans la conversation et leur demande si je peux prendre le taxi avec elles, histoire de faire baisser le prix unitaire. Elles me répondent qu’il n’y a aucun problème et qu’elles ont déjà enrôlé une parisienne qui s’appelle Caroline. On discute quelques minutes et je leur demande où elles comptent manger ce soir-là : à la Crapaudine, un petit resto à quelques centaines de mètres de là, vers 19h. Je fais donc un saut à la boulangerie, remonte dans ma chambre et relit quelques pages de grammaire.

19h – j’enfile mon jean et je me rends à la Crapaudine où je vois Betty et Noémie en train de finir leur assiette : elles pensaient que j’étais parti en avance et avaient avancé un peu leur venue. On discute un peu et j’apprends que les deux viennent du Nord – mes racines – ce qui ne m’a vraiment étonné vu l’accent : Betty est de Douai et Noémie de Puisieux, un village à une dizaine de kilomètres du village où j’ai habité pendant 15 ans ! Le monde est vraiment petit. Elles sont toutes les deux à la fac d’Arras (“ah bon ? y’a une fac à Arras ?!”) et c’est également leur troisième Capes. Betty était même dans le même camping que moi à Aix-en-Provence. Bref, incroyable ! Plus on discutait et plus on trouvait de points communs, ce qui fait que la conversation s’est quasiment finie en patois, tranchant sérieusement avec l’accent toulousain des tables environnantes. Si je connaissais un peu Betty, Noémie m’a fait littéralement décollé avec son humour au taquet et ses expressions bien senties. En plus je la trouve très jolie ;-)

21h30. Réveil du portable réglé sur 5h. Hop, couché.

Je ne me rappelle plus bien mais il me semble que je viens de passer l’un des derniers écrits de cette folle série qui a débuté à la fin de l’année dernière. Ouf !

1er jour

Retour à l’Ecole de la Marine Marchande, où j’avais déjà passé le mois de janvier. Les bâtiments n’ont pas changé, j’annonce donc les couleurs des sujets : “les effets d’Internet sur la société” et “la gestion des fichiers”. No comment. C’est le premier jour que je me suis choppé un torticolis. C’est le deuxième jour que la douleur s’est vraiment fait sentir.

2ème jour

“Votre machine s’est crashée suite à une coupure de courant et vous ne pouvez pas la redémarrer. Que faîtes-vous ?”. Techniquement parlant, cela tient plus du registre matériel que du registre logiciel/système d’exploitation. Enfin… Je passe à l’anglais : j’aimerais assez que l’on arrête de nous filer des textes niveau 3ème. C’est vrai quoi, pensez un peu à nous autres bilingues : avec un texte facile, tout le monde peut s’en sortir ! De toute façon je ne sais pas pourquoi je m’emballe : seuls les points au dessus de 10 comptent alors…

Repos !

Je viens de me rendre compte que j’ai loupé “Le Prince” pendant ces deux jours. Cela m’est complètement sorti de la t^te et je n’ai lu son dernier commentaire que ce soir en rentrant des épreuves. Arf ! Pas grave, on peut toujours se remettre cela dans un bar à Nantes, plus relax !

J’ai 99 invitations pour yahoo!360 et 50 pour Gmail donc si cela vous intéresse, vous n’avez qu’à demander. J’ai mis à jour ABC Bittorrent il y a maintenant une semaine et il m’est maintenant impossible de me connecter. Même le programme plante lorsque je le ferme… J’ai donc installé BitComet que beaucoup de gens recommandent çà et là. Observations préliminaires : il est graphiquement plaisant (comparé à ABC de toute manière tout l’est…) mais ce n’est pas vraiment un foudre de guerre en terme de débit.

Les gens des concours sont souvent des gens stressés mais avant tout des gens stressants.

Pour commencer, ils arrivent une bonne demi-heure avant le début des épreuves, ce qui n’est pas rédhibitoire vu que c’est recommandé et que je fais la même chose.

Mais ce qui est gênant, c’est qu’ils tournent toujours autour de vous comme des lions en cage. Au début, on feint de ne pas les voir. Puis leur manège commence peu à peu à vous porter sur les nerfs et au bout de quelques minutes, vous n’avez plus qu’une seule idée en tête : les chopper avec une béquille magistrale dans le gras de la cuisse, en inflexant une poussée suffisante pour toucher la moelle qui se trouve dans l’os. Non, évidemment, cela n’arrive jamais. La plupart du temps, on se contente de lever les yeux vers eux et de les dévisager. Première erreur. En effet, les gens des concours n’attendent que ce geste de votre part et se jettent dans la brèche pour entamer la conversation.

Le dialogue en lui-même est d’une banalité sans nom et tourne – comme par hasard – autour du concours, des révisions ou des correcteurs. Lorsque je suis confronté à l’inévitable conversation avec les gens des concours, j’ai quand même une astuce pour y couper court : la règle des 3 cases. Le principe est relativement simple : répondre à chacune de leurs questions, interrogations et états d’âme pré-concours par “oui”, “non” ou “peut-être”. C’est diablement efficace et vous ne serez pas importuné plus de deux minutes et ce, pour un bon bout de temps.

Une fois l’attente terminée, vient le concours lui-même. Je passe sur les gens des concours qui vident leur trousse sur la table, plaçant tous leurs stylos dans un éventail de couleurs ou ceux qui couvrent leur table de nourriture et de barres chocolatées en tout genre.

Et puis non tiens, parlons-en de ceux-là : il existe toujours, je dis bien *toujours* quelqu’un qui va cronch-croncher son paquet de biscuit pendant un bon tiers de l’épreuve ou froisser des papiers de bonbons bruyants. C’est inévitable. A croire que cela fait partie intégrante du concours, au même titre que le sujet de l’épreuve.

Vient le moment tant redouté : la fin de l’épreuve. Pas parce qu’il faut rendre sa copie, non, mais parce qu’il faut de nouveau faire face à ces gens des concours. L’épreuve les a semble-t-il dopé : ils ont l’œil vif malgré les 5 ou 6 heures de composition et sont avides de partager avec vous leur plan de dissertation ou de commentaire, lesquels vous n’avez bien sûr aucune envie de connaître.

A ce point-là, mieux vaut adopter une stratégie différente de la règle des 3 cases : le coup de coude retourné suivi du brisage de nuque. Non, évidemment, cela n’arrive jamais. L’astuce réside dans la prise d’un air contrit et peu engageant, un peu comme si vous veniez de vous coincer le doigt dans une porte.

Ajoutez à cela des gestes amples et un peu brusques, marmonnez quelques mots en latin aussi, cela fait toujours son petit effet et c’est très efficace pour les tenir à distance. Cela devrait vous donner suffisamment de temps pour atteindre la porte et quitter le bâtiment.

Et voilà, encore deux jours d’exams de passés. Oui, encore. C’est à croire que je ne verrai jamais la lumière au bout de ce tunnel. Nous avons donc eu le commentaire composé d’un poème d’Aragon le premier jour. Je dois ici rappeler à mes lecteurs préférés que cela fait déjà belle lurette que je n’écris plus en français alors pour ce qui est du commentaire composé… cela doit remonter au bac de français. Toujours est-il qu’il a bien fallu pondre quelque chose, bonant-malant. Le pire c’est lorsque vous discutez du sujet avec quelqu’un qui est en fac de lettres : elle vous sort en 20 secondes ce que vous n’avez pas vu en 5 heures. Bah ! On verra bien. Le deuxième jour, aujourd’hui, a été beaucoup plus cool, en partie parce que la composition était à rédiger en anglais. Le sujet portait sur le système éducatif aux Etats-Unis et la notion d’identité américaine. Rien de bien transcendant lorsqu’on pense que le programme porte normalement sur les Etats-Unis ou l’Angleterre de 1945 à nos jours : encore un sujet qui ne requiert que quelques connaissances éparses sans plus. Et la version fut anormalement longue mais négociable.

Petite surprise au sortir de l’épreuve : une contravention de 11 euros m’attendait sagement sous l’essuie-glace droit. Manquait plus que cela pour clore la journée. Et je crois que j’ai choppé la grippe : j’ai la douloureuse sensation que mon cerveau flotte contre mon crâne. Font suer ces concours.

Lien du jour : musique légale et libre de droit.

Et voici janvier, le mois des exams : pas moins d’une vingtaine d’épreuves en tout sur des sujets aussi variés que l’informatique, des notes de synthèses, des sujets d’ordre général ou économiques et politiques, de l’anglais, de l’espagnol (!), de la géographie économique (je me demande à quoi cela peu bien ressembler ça !) et du droit privé. Je sors de deux jours d’exam à 8 heures d’épreuves consécutives et j’en ai déjà marre. Vivement que je décroche un de ces sacrés concours et qu’on en finisse ! Voilà pour le coup de gueule de la semaine.

J’ai trouvé un nouveau générateur d’image pour les adresses Gmail qui prend en compte les 3 formats différents que l’on trouve actuellement, ainsi qu’un (presque) freeware, Image Webscan,qui permet d’aspirer facilement les images d’un site : avec des options minimalistes, il suffit d’entrer l’URL de la page et hop il vous aspire toute la gallerie. Enfin, si vous avez toujours voulu savoir quel était le single UK du moment le jour de votre naissance, Date Engine est fait pour vous. Résultats :

The Number 1 single was :
John Lennon – “Imagine”

The Number 1 album was :
Adam & The Ants – “Kings Of The Wild Frontier”

Pas mal ! Je trouve cela assez cool d’être né le jour où Imagine de John Lennon était numéro 1 des charts. Du coup je me sens presque plus léger pour les nouvelles épreuves qui m’attendent la semaine prochaine…

Hé top ! ça y est c’est fini ! Bien content d’avoir fini les épreuves du concours PSE avec aujourd’hui l’épreuve Techniques d’informatique (4h, coeff. 4) ainsi que la version anglaise. Le sujet de la première épreuve concernait le scheduler (ordonnancement des processus, communication et synchronisation). Pour la version, aucun commentaire : un élève de cinquième aurait pu la traduire…

A noter qu’une nouvelle version de Nero (6.3.1.10) vient de sortir aujourd’hui (oui, encore !)

Et oui, mai… juin…. les exams reviennent chaque année avec le soleil ! Je suis en train de passer le concours Inspecteur-Elève PSE (Programmeur de Système d’Exploitation).

Je sais, le titre donne l’impression qu’on va créer l’OS du siècle mais il n’en est rien. Aujourd’hui j’ai passé les deux premières épreuves, à savoir dissertation en français (4h, coeff. 6) et composition sur les principes généraux du logiciel (2h, coeff. 2). *sigh*. Et dire que je remets cela demain…

Rentré à 19h30 à la maison, petite mise à jour Windows des 4 micros, petite douche rapide, mise à jour de ma mule, correction d’une erreur sur le site… j’oublie quelque chose !

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