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Réunion d’information Capes 2005

Jeudi 30 juin – 8h.

Je ne suis pas fan des téléphones portables mais j’avais décidé d’en prendre un pour aller à Toulouse. Et j’ai bien fait au vu de la journée précédente. Par contre, au niveau de la sonnerie du réveil, ce n’est pas encore au point… je me suis réveillé d’un bond tellement cela ressemble à une alarme d’incendie…

J’hésite une fraction de seconde et leur explique que mon digicode ne fonctionne pas. Et là, pas de problème, je suis immédiatement transféré dans la chambre 710 avec un digicode qui marche. Instant de bonheur, l’un des premiers depuis le début de l’épopée fantastique.

Je prends le chemin du Lycée d’Hôtellerie et de Tourisme : je prends le métro de Matabiau jusqu’à Arènes et j’enchaîne sur le bus 64 direction Colomiers Sud qui me dépose en face du lycée.

Moins de 40 minutes en comptant large. Je me pose donc à l’ombre et j’attends avec impatience la réunion. Vers 13h, j’aperçois deux filles de Nantes de mon cours de didactique. Pas de bol, elles ne sont pas très rock’n’roll. Dur de les faire dévier du Capes – des vrais gens des concours.

14h – réunion.

J’entre dans la salle de réunion et m’installe pas trop loin de la sortie, histoire d’avoir un peu d’air. Les ventilateurs ronronnent et j’ai déjà la tête dans la nuage lorsque quelqu’un me tape sur l’épaule.

Je me retourne et j’aperçois alors Betty, une jeune fille que j’avais rencontré à Poitiers la semaine précédente lors des épreuves orales du CAPLP. On discute quelques secondes avant que la réunion débute.

Et là, on a le droit au laïus désormais célèbre : définition des épreuves, supposée garantie de la bienveillance du jury, équivalence des sujets… enfin toutes ces choses que l’on boit la première fois mais que l’on dissèque avec un sourire narquois les fois suivantes.

Les dessins s’accumulent sur la feuille de brouillon sur laquelle j’écris les dernières recommendations. J’observe ensuite mes horaires de passage : 6h20 le lendemain, 11h20 le surlendemain.

L’avantage, c’est que ce sera le matin et qu’on évitera la chape de chaleur avant les épreuves. L’inconvénient, c’est qu’il va falloir se lever vers 5h…

Une fois la réunion terminée, je me dirige vers l’arrêt de bus lorsque j’aperçois une petite blondinette qui me sourit. J’embraye et j’engage la conversation, histoire de tuer le temps.

Il s’agit d’une ex-parisienne qui fait ses études à Lille et qui a passé un an comme assistante à Londres. Elle a l’innocence de ceux qui passent le concours pour la première fois, c’est quelque chose qui nous fait sourire maintenant.

Le bus arrive, on monte et je la quitte à la gare Matabiau, sans même penser à lui demander son prénom. Pas grave.

Je rentre donc dans ma nouvelle chambre, code à la main. Pourquoi faut-il toujours qu’on me file les digicodes les plus impossibles à retenir ? Même en les décomposant en nombres à 2 chiffres, cela tombe toujours sur des numéros de départements que je ne connais pas…

Douche, révision de grammaire d’environ 70 pages et là l’erreur : j’ai allumé la télévision de l’hôtel et je suis tombé sur le championnat du monde de surf. Cela peut être insignifiant pour vous mais cela m’a rappelé les années 80 sur Canal+, du temps où ils étaient dans le vent.

18h – je descends m’acheter deux chaussons aux pommes et un marocain, ce qui s’appelle ici un “talon”.

En arrivant dans le hall de l’hôtel, je retrouve Betty ainsi qu’une autre jeune fille à l’accent que je reconnaitrai entre mille et qui s’appelle Noémie. Je les surprends alors qu’elles parlaient d’un taxi pour aller au lycée le lendemain.

Je m’insère dans la conversation et leur demande si je peux prendre le taxi avec elles, histoire de faire baisser le prix unitaire. Elles me répondent qu’il n’y a aucun problème et qu’elles ont déjà enrôlé une parisienne qui s’appelle Caroline.

On discute quelques minutes et je leur demande où elles comptent manger ce soir-là : à la Crapaudine, un petit resto à quelques centaines de mètres de là, vers 19h. Je fais donc un saut à la boulangerie, remonte dans ma chambre et relis quelques pages de grammaire.

19h – j’enfile mon jean et je me rends à la Crapaudine où je vois Betty et Noémie en train de finir leur assiette : elles pensaient que j’étais parti en avance et avaient avancé un peu leur venue.

On discute un peu et j’apprends que les deux viennent du Nord – mes racines – ce qui ne m’a vraiment étonné vu l’accent : Betty est de Douai et Noémie de Puisieux, un village à une dizaine de kilomètres du village où j’ai habité pendant 15 ans ! Le monde est vraiment petit.

Elles sont toutes les deux à la fac d’Arras (“ah bon ? y’a une fac à Arras ?!”) et c’est également leur troisième Capes. Betty était même dans le même camping que moi à Aix-en-Provence. Bref, incroyable !

Plus on discutait et plus on trouvait de points communs, ce qui fait que la conversation s’est quasiment finie en patois, tranchant sérieusement avec l’accent toulousain des tables environnantes.

Si je connaissais un peu Betty, Noémie m’a fait littéralement décollé avec son humour au taquet et ses expressions bien senties. En plus je la trouve très jolie ;-)

21h30. Réveil du portable réglé sur 5h. Hop, couché.

Les gens des concours

Les gens des concours sont souvent des gens stressés mais avant tout des gens stressants.

Pour commencer, ils arrivent une bonne demi-heure avant le début des épreuves, ce qui n’est pas rédhibitoire vu que c’est recommandé et que je fais la même chose.

Mais ce qui est gênant, c’est qu’ils tournent toujours autour de vous comme des lions en cage. Au début, on feint de ne pas les voir.

Puis leur manège commence peu à peu à vous porter sur les nerfs et au bout de quelques minutes, vous n’avez plus qu’une seule idée en tête : les chopper avec une béquille magistrale dans le gras de la cuisse, en inflexant une poussée suffisante pour toucher la moelle qui se trouve dans l’os. Non, évidemment, cela n’arrive jamais.

La plupart du temps, on se contente de lever les yeux vers eux et de les dévisager. Première erreur. En effet, les gens des concours n’attendent que ce geste de votre part et se jettent dans la brèche pour entamer la conversation.

Le dialogue en lui-même est d’une banalité sans nom et tourne – comme par hasard – autour du concours, des révisions ou des correcteurs. Lorsque je suis confronté à l’inévitable conversation avec les gens des concours, j’ai quand même une astuce pour y couper court : la règle des 3 cases.

Le principe est relativement simple : répondre à chacune de leurs questions, interrogations et états d’âme pré-concours par “oui”, “non” ou “peut-être”.

C’est diablement efficace et vous ne serez pas importuné plus de deux minutes et ce, pour un bon bout de temps.

Une fois l’attente terminée, vient le concours lui-même. Je passe sur les gens des concours qui vident leur trousse sur la table, plaçant tous leurs stylos dans un éventail de couleurs ou ceux qui couvrent leur table de nourriture et de barres chocolatées en tout genre.

Et puis non tiens, parlons-en de ceux-là : il existe toujours, je dis bien *toujours* quelqu’un qui va cronch-croncher son paquet de biscuit pendant un bon tiers de l’épreuve ou froisser des papiers de bonbons bruyants. C’est inévitable. A croire que cela fait partie intégrante du concours, au même titre que le sujet de l’épreuve.

Vient le moment tant redouté : la fin de l’épreuve. Pas parce qu’il faut rendre sa copie, non, mais parce qu’il faut de nouveau faire face à ces gens des concours.

L’épreuve les a semble-t-il dopé : ils ont l’œil vif malgré les 5 ou 6 heures de composition et sont avides de partager avec vous leur plan de dissertation ou de commentaire, lesquels vous n’avez bien sûr aucune envie de connaître.

A ce point-là, mieux vaut adopter une stratégie différente de la règle des 3 cases : le coup de coude retourné suivi du brisage de nuque. Non, évidemment, cela n’arrive jamais.

L’astuce réside dans la prise d’un air contrit et peu engageant, un peu comme si vous veniez de vous coincer le doigt dans une porte.

Ajoutez à cela des gestes amples et un peu brusques, marmonnez quelques mots en latin aussi, cela fait toujours son petit effet et c’est très efficace pour les tenir à distance.

Cela devrait vous donner suffisamment de temps pour atteindre la porte et quitter le bâtiment.

Concours de Professeur de Lycée Pro 2005 : les écrits

Et voilà, encore deux jours d’exams de passés. Oui, encore. C’est à croire que je ne verrai jamais la lumière au bout de ce tunnel.

Nous avons donc eu le commentaire composé d’un poème d’Aragon le premier jour. Je dois ici rappeler à mes lecteurs préférés que cela fait déjà belle lurette que je n’écris plus en français alors pour ce qui est du commentaire composé… cela doit remonter au bac de français. Toujours est-il qu’il a bien fallu pondre quelque chose, bonant-malant.

Le pire c’est lorsque vous discutez du sujet avec quelqu’un qui est en fac de lettres : elle vous sort en 20 secondes ce que vous n’avez pas vu en 5 heures. Bah ! On verra bien.

Le deuxième jour, aujourd’hui, a été beaucoup plus cool, en partie parce que la composition était à rédiger en anglais. Le sujet portait sur le système éducatif aux Etats-Unis et la notion d’identité américaine.

Rien de bien transcendant lorsqu’on pense que le programme porte normalement sur les Etats-Unis ou l’Angleterre de 1945 à nos jours : encore un sujet qui ne requiert que quelques connaissances éparses sans plus. Et la version fut anormalement longue mais négociable.

Petite surprise au sortir de l’épreuve : une contravention de 11 euros m’attendait sagement sous l’essuie-glace droit. Manquait plus que cela pour clore la journée.

Et je crois que j’ai choppé la grippe : j’ai la douloureuse sensation que mon cerveau flotte contre mon crâne. Font suer ces concours.

Lien du jour : musique légale et libre de droit.

Janvier, mois des exams

Et voici janvier, le mois des exams : pas moins d’une vingtaine d’épreuves en tout sur des sujets aussi variés que l’informatique, des notes de synthèses, des sujets d’ordre général ou économiques et politiques, de l’anglais, de l’espagnol (!), de la géographie économique (je me demande à quoi cela peu bien ressembler ça !) et du droit privé. Je sors de deux jours d’exam à 8 heures d’épreuves consécutives et j’en ai déjà marre. Vivement que je décroche un de ces sacrés concours et qu’on en finisse ! Voilà pour le coup de gueule de la semaine.

J’ai trouvé un nouveau générateur d’image pour les adresses Gmail qui prend en compte les 3 formats différents que l’on trouve actuellement, ainsi qu’un (presque) freeware, Image Webscan,qui permet d’aspirer facilement les images d’un site : avec des options minimalistes, il suffit d’entrer l’URL de la page et hop il vous aspire toute la gallerie. Enfin, si vous avez toujours voulu savoir quel était le single UK du moment le jour de votre naissance, Date Engine est fait pour vous. Résultats :

The Number 1 single was :
John Lennon – “Imagine”

The Number 1 album was :
Adam & The Ants – “Kings Of The Wild Frontier”

Pas mal ! Je trouve cela assez cool d’être né le jour où Imagine de John Lennon était numéro 1 des charts. Du coup je me sens presque plus léger pour les nouvelles épreuves qui m’attendent la semaine prochaine…

Examen : Programmeur Système d’Exploitation (PSE)

Et oui, mai… juin…. les exams reviennent chaque année avec le soleil ! Je suis en train de passer le concours Inspecteur-Elève PSE (Programmeur de Système d’Exploitation).

Je sais, le titre donne l’impression qu’on va créer l’OS du siècle mais il n’en est rien. Aujourd’hui j’ai passé les deux premières épreuves, à savoir dissertation en français (4h, coeff. 6) et composition sur les principes généraux du logiciel (2h, coeff. 2). *sigh*. Et dire que je remets cela demain…

Rentré à 19h30 à la maison, petite mise à jour Windows des 4 micros, petite douche rapide, mise à jour de ma mule, correction d’une erreur sur le site… j’oublie quelque chose !