L’approche communicative déplace le centre de l’enseignement : connaître la langue ne suffit plus, il faut savoir l’utiliser. L’apprenant doit comprendre une intention, choisir des ressources et adapter son discours à une situation et à un interlocuteur.
Cette évolution a profondément renouvelé les cours de langue. Elle a favorisé l’interaction, les documents authentiques et la prise d’initiative. Elle a aussi produit des malentendus, notamment l’idée qu’il suffirait de faire parler les élèves en abandonnant la grammaire et la progression.
Pourquoi l’approche communicative est-elle apparue ?
Les méthodes audio-orales entraînaient efficacement certaines structures, mais les apprenants peinaient souvent à les transférer dans des échanges imprévus. À partir des années 1970, les recherches et les besoins de mobilité conduisent à définir la langue par ses usages sociaux.
La compétence communicative dépasse la correction grammaticale. Elle inclut la capacité à produire un discours cohérent, à respecter les conventions d’une situation et à compenser une difficulté par une stratégie.
Les principes de l’approche communicative
- la langue sert d’abord à accomplir des intentions ;
- le sens et la forme doivent rester articulés ;
- les apprenants interagissent et prennent des décisions ;
- les documents exposent à des usages crédibles ;
- les erreurs sont compatibles avec la communication ;
- les stratégies permettent de compenser des ressources limitées ;
- l’autonomie constitue un objectif de l’enseignement.
Qu’est-ce qu’une activité réellement communicative ?
Une activité devient communicative lorsqu’un participant possède une information, une opinion ou une intention que les autres ne connaissent pas entièrement. Le message produit un effet et ne peut pas être remplacé par une simple récitation.
Un jeu de rôle dans lequel chaque phrase est écrite à l’avance travaille la prononciation et la mémorisation, mais très peu la communication. Une tâche où les élèves doivent s’accorder sur trois choix leur impose au contraire d’écouter, argumenter et reformuler.