Ce matin, comme tous les matins, j'ouvre mon casier. Se trouve un livre là où d'habitude il n'y a rien. "Tiens, quelqu'un m'a filé un livre" me dis-je tout en me demandant si ce sera un bon polar ou alors un bon livre de science-fiction. Je le prends et l'approche de la lumière blafarde du néon en fin de vie. Rien de tout cela. Cela ressemble à un recueil de textes, une feuille sert de marque-page : la lettre de Guy Môquet.

Entendons-nous bien : la lettre de Guy Môquet ne devrait concerner que les professeurs d'histoire-géographie ou de français. Et encore, pour en avoir discuté avec eux, cela ne peut véritablement servir qu'aux élèves de troisièmes... J'ai lu cette fameuse lettre - ça ne casse pas trois pattes à un canard. Cela se rapproche plus de la lettre d'un suicidé qu'à un message d'espoir et on tombe dans le pathos mielleux, plein de bons sentiments. Je ne vois pas bien on pourrait inscrire cela dans un objectif pédagogique ou culturel, cela vient comme un cheveux sur la soupe. Quitte à imposer un texte, autant en prendre un qui vaille le coup.

Personnellement, c'est niet. Déjà, c'est en français. Ensuite, je vois mal placer cela dans mon cours entre le comparatif de supériorité et les modaux.

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La lettre de Guy Môquet

par Matt Lecture: 1 min
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