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Le travail représente une grande partie de notre vie. Mais il y a des moments où il n’est pas simple de tout gérer, alors que nous sommes tiraillés entre les nécessités de notre vie professionnelle et nos aspirations personnelles.

Le burnout au travail est quelque chose de sérieux. Lorsque l’on travaille trop dur, trop longtemps, on a tendance à tirer sur la corde.

Le burnout n’arrive pas d’un coup, c’est quelque chose de progressif. On ne se réveille pas un beau jour en décidant qu’on est en burnout. C’est quelque chose d’insidieux, quelque chose que l’on ne remarque pas tout de suite.

Voici une infographie réalisée par Business Insider qui montre les signes précurseurs du burnout :

20 signes qui montrent que vous êtes proches du burnout au travail photo

Vous avez besoin de sommeil et avez du mal à vous préparer avant d’aller travailler le matin ? Voici comment être prêt en moins de 5 minutes, montre en main :

Petit-déjeuner, s’habiller et se brosser les dents… en un temps record. Le coup du noeud de cravate est absolument génial. Pour le pantalon par contre, je pense que cette technique est à éviter !

Tiens, j’ai retrouvé un brouillon d’article qui date du 16 octobre 2008, soit un an ou presque. Je le laisse tel quel et barre ma prédiction, qui s’est avérée juste !

On entend cela tous les jours : c’est la crise, plus de pouvoir d’achat (on n’aura jamais entendu autant cette expression depuis une bonne décennie !), une récession de l’activité économique, voire même une dépression si les mesures prises ne peuvent faire face aux dysfonctionnements du système capitaliste, ultra-libéral et mondialisé.

Voilà ce qui pourrait arriver dans quelques mois :

Mark Osborne nous propose un court-métrage d’animation de toute beauté, MORE, racontant l’histoire d’un inventeur solitaire dont l’existence sans goût ni couleur ne s’éveille que par les rêves et réminiscences de sa jeunesse insouciante. Le jour, il se tue au travail dans un monde sans joie, gouverné par le rendement et la productivité. La nuit, il travaille secrètement sur une invention visionnaire, cherchant à transformer son inspiration en quelque chose de plus concret.

Son invention révolutionne la manière dont les gens perçoivent le monde mais cela à un prix : le monde absorbe son invention comme un nouveau produit de consommation qui aliène des centaines de personnes sur les chaînes de production. Cela le transforme également, mais de l’intérieur.

https://vimeo.com/15866494

Hier matin, je croise Kévin dans l’escalier qui mène aux salles de classe du premier étage :

M : Hello Kevin.
K : Good morning teacher ! Hé m’sieur vous z’avez mis votre cravate !
M : Oh mais tu es très observateur aujourd’hui Kevin !!!
K : C’est parce que j’ai pas l’habitude de voir votre cravate… Vous faîtes comme si vous allez travailler aujourd’hui ?
M : Ah bon ? Parce que d’habitude je n’en fiche pas une ramée tu veux dire ?

Kévin affiche alors un sourire un peu gêné. La contradiction de ses émotions transparaissent sur son front.

K : J’ai envie de dire oui mais je crois que vous allez me mettre un rappel à l’ordre dans mon carnet…
M : That’s my boy !

La cohésion sociale est-elle menacée ? La remise en cause de la légitimité de certaines institutions entraînent une baisse de la conscience collective, une moindre adhésion à des valeurs communes (exemples : famille, Eglise, syndicats). Le lien social se construit à partir de groupes dans lesquels les individus évoluent et effectuent leur apprentissage (socialisation).

I – La famille

A – Constatations : la famille se transforme

Ce sont les formes traditionnelles de la famille qui sont remises en cause aujourd’hui. Des formes nouvelles apparaissent : la famille n’est plus un modèle unique. Facteurs de cette évolution :

  • baisse de la fécondité
  • hausse du taux de divorce (39%)
  • nombre de mariages
  • hausse du nombre de familles mono-parentales
  • hausse du nombre de familles recomposées
  • développement de l’union libre
  • hausse du célibat
  • hausse du nombre de couples homosexuels (avec ou sans enfants)
  • hausse des naissances hors-mariage (40%)

On peut aujourd’hui parler d’éclatement du modèle unique de la famille même si la famille nucléaire reste encore le modèle le plus répandu.

B – Les causes de cette évolution

  • hausse du taux d’activité des femmes : 80% des femmes entre 25 et 49 ans travaillent.
  • importance du statut professionnel, du choix de la carrière (conséquences sur le divorce et l’indice de fécondité), hausse de la durée des études.
  • émancipation des femmes et évolutions des mentalités. Les rôles masculins et féminins évoluent et se rapprochent. L’homme n’est plus le seul à assurer le financement de la famille.
  • urbanisation : anonymat plus important. La famille se transforme beaucoup plus : moindre importance du contrôle social informel.
  • individualisme
  • hédonisme
  • baisse de l’influence de la religion
  • planification des naissances
  • hausse de l’espérance de vie
  • âge du mariage plus tardif
  • développement du chômage et de la précarité
  • PACS

C – La famille reste toujours un important agent de socialisation et demeure une source de solidarité

La famille transmet des valeurs et des normes, produit un lien social et assure la cohésion sociale. Elle reste toujours présente dans la vie quotidienne même si elle connaît des changements et des formes multiples. Il existe toujours une solidarité familiale inter-générationnelle : aide en nature ou matérielle, support moral. La génération intermédiaire – les parents – est très sollicitée : importance du cocooning : plus de 50% des 20-24 ans vivent chez leurs parents. La famille permet l’identification de chacun grâce à ses références familiales.

La solidarité augmente avec le chômage : la famille joue un rôle actif face à l’exclusion, c’est un refuge. Le lien familial peut être essentiel pour empêcher l’exclusion :malgré son éclatement, la famille retrouve ses vertus protectrices. Elle agit là où la protection sociale se révèle insuffisante. La famille est un facteur d’intégration sociale : elle protège contre les risques de chômage et d’exclusion.

Conclusion

Plutôt que de parler de crise de l’institution familiale, il faudrait parler de mutations de la famille. Il existe un risque d’anomie temporaire : on peut parler de perte d’influence de la famille traditionnelle mais cela ne veut pas dire une rupture des liens entre les membres de la famille. On peut parler de l’épanouissement des familles recomposées. Aujourd’hui, les liens sont moins imposés – les rapports entre les individus sont marqués par le choix – et augmentent la liberté des individus. La fonction d’intégration sociale de la famille n’est pas remise en cause même si ce rôle d’intégration est différent et que son fonctionnement n’est plus le même. L’attachement des individus à l’institution familiale reste intact malgré un environnement social instable.

II – La religion

A – Quel était son rôle ?

La religion (cf. latin religare : relier) peut relier les individus entre eux et contribuer à la cohésion sociale : elle crée des liens sociaux. Les mêmes normes et valeurs orientent le comportement des individus (soumission). Les croyances religieuses constituent un élément de la conscience collective : solidarité mécanique. La religion était au coeur de la vie collective et des existences individuelles. Tout événement local avait une dimension religieuse (ex : les pardons en Bretagne). Le curé était une personnalité majeure.

B – Evolution et constatations

Le taux de pratique religieuse dépend de l’âge. Un français sur quatre affirme ne pas avoir d’appartenance religieuse. On assiste à une baisse des vocations et à une remise en cause des conduites prônées par le Pape.

C – La fonction de la religion aujourd’hui

Même si le taux de pratique religieuse a baissé, la religion demeure un point d’attache historique et un héritage familial à transmettre : les identités mémoires. La religion est une référence identitaire dûe à une culture religieuse. Les 4 rites (ou 4 saisons de la vie) sont toujours importants : le baptême, la communion, le mariage, les obsèques. Ces rites marquent symboliquement les événements clés et tissent des liens entre les générations.

On assiste aujourd’hui à la montée de croyances parallèles (voyance, astrologie, transmission de pensée…). Le catholicisme n’est plus globalisant mais en pièces détachées : on prend désormais ce qui nous convient. La religion n’est plus apte à prescrire des normes de conduite : les individus s’autonomisent.

III – Le travail et l’intégration sociale

Le travail est source de richesses pour Adam Smith. Le lien social est essentiellement marchand. Pour Marx, le travail est source d’aliénation. Pour Durkheim, le travail est le déterminant du lien social à cause de leur complémentarité. Pour Weber, le travail est un moyen pour devenir un élu de Dieu.

A – La place du travail

Le capitalisme s’est accompagné d’une organisation de la société autour de la notion de travail. Notre société valorise le travail. C’est un moyen d’avoir le sentiment d’une utilité sociale (objectifs collectifs). Le travail est un moyen de se positionner socialement : il est vecteur d’identité et de statut social. C’est un moyen de posséder un revenu qui permettra d’assurer et de conserver son indépendance. Le travail permet aussi de consommer et assure un réseau de sociabilité (collègues, amis…).

Par contre, l’absence de travail est dévalorisée socialement parce que l’absence de revenus condamne l’individu à être dépendant de la redistribution collective, ce qui induit une perte de liberté individuelle (position d’assisté) et du contrôle social. Le chômeur est stigmatisé.

B – L’entreprise sélective

Les entreprises sont de plus en plus sélectives : elles recherchent l’excellence et embauchent à un niveau plus élevé que par le passé. On devient vieux professionnellement de plus en plus tôt. La conséquence est le processus d’exclusion des non-qualifiés et des chômeurs de longue durée (pertes des repères professionnels et sociaux) : ils deviennent de moins en moins employables et de plus en plus exclus.

C – Le travail intègre ceux qui sont déjà intégrés : les effets de la tertiarisation

Le travail devient de plus en plus immatériel et relationnel. Les compétences sont de plus en plus sociales. La qualification sociale est aussi très importante aujourd’hui : le savoir-être importe plus que le savoir-faire. Cette compétence dépend de ce qui est vécu en dehors du travail : l’expérience familiale, la qualité de vie relationnelle, les associations, les activités culturelles et politiques.

[cf. Pierre Bourdieu : l’habitus et les 3 formes de capital.]

D – Les risques de fragilité

Constatations

  • les actifs occupés peuvent présenter des signes de fragilité car le travail est de moins en moins à même de conférer un statut durable.
  • le travail perd de son efficacité en temps que facteur d’intégration sociale

Causes

  • flexibilité du travail : emplois précaires : pas d’intégration
  • mutations
  • perte de confiance
  • concurrence
  • peur du licenciement
  • individualisme

Conséquences

Tout cela détruit le collectif du travailleur et les préoccupations individuelles prédominent au détriment des intérêts communs. L’individualisme a gagné la sphère professionnelle.

Conclusion : il devient utopique aujourd’hui d’envisager une réelle solidarité.

E – Le travail est-il le seul facteur d’intégration ?

Toute forme d’intégration sociale ne passe pas forcément par le travail. Beaucoup d’associations donnent aux individus la possibilité de s’intégrer, d’occuper une place sociale valorisée (associations d’étudiants, chômeurs, 3ème âge…).

Conclusion

La travail facilite certainement l’intégration sociale mais il génère de moins en moins de cohésion sociale à cause des mutations de l’appareil productif. Il existe aussi aujourd’hui un moindre sentiment de partager des intérêts communs. Le temps de travail baisse, les individus développent donc des activités en dehors de leur travail mais rien n’indique que l’on sorte de cette civilisation du travail. On peut donc parler de crise d’intégration par le travail.

IV – Le syndikrack ou la baisse du taux de syndicalisation

Pour Durkheim, l’Etat ne peut seul assurer la cohésion sociale : il doit donc être relayé par des groupes intermédiaires facteurs de liens sociaux (syndicats). Selon Marx, les syndicats vont permettre la mobilisation de la classe laborieuse. Les syndicats participent à la conscience de classe et sont facteurs de changements sociaux.

A – Origine des syndicats

C’est la loi du 21 mars 1884, la loi Waldeck-Rousseau, qui autorise la liberté syndicale. En décembre 1968, la liberté syndicale est reconnue dans l’entreprise. Dans chaque entreprise, tout syndic représentatif peut constituer une section syndicale. Les lois Auroux de 1982 ont favorisé l’extension de l’expression syndicale dans les entreprises (obligation de négociation dans les entreprises ayant une section syndicale).

B – Définition et fonction

Les syndicats sont des regroupements d’individus qui permettent la défense des intérêts professionnels, moraux et matériels, collectifs comme individuels. Les syndicats sont les médiateurs entre les salariés et les employeurs et sont indispensables à la gestion d’une démocratie socioprofessionnelle. Le syndicat à une fonction de revendication, de défense, d’information, de négociation, de représentation et de contre-pouvoir.

C – La représentativité des syndicats

Elle s’apprécie de différente façons selon :

  • le nombre d’adhérents
  • l’implantation dans les entreprises : élections dans le comité d’entreprise
  • les élections aux conseils de prud’hommes

Cependant, on constate aujourd’hui une érosion syndicale :

  • baisse du nombre d’adhérents : crise d’adhésion
  • baisse de la participation électorale (CE + prud’hommes)
  • augmentation des élus de listes non-syndiquées
  • baisse de l’influence des syndicats contestataires (CGT)
  • importance des coordinations

D – Les causes conjoncturelles et structurelles de la baisse du taux de syndicalisation

Les facteurs conjoncturels

  • avec la crise l’action collective est beaucoup plus incertaine (baisse de l’efficacité des syndicats)
  • crainte d’être licencié
  • augmentation du nombre d’emplois précaires
  • les bastions industriels ne sont plus des zones de recrutement
  • cotisations trop chères
  • "le passager clandestin", la théorie de l’américain Mancur Olson (1932-1998) : une action collective est toujours plus rentable pour ceux qui ne s’engagent pas mais qui en profitent quand même. L’individu rationnel n’a aucun intérêt à s’acquitter de sa cotisation, ni à passer son temps pour l’action puisqu’en temps que travailleur, il bénéficiera quand même de l’action de ceux qui se mobiliseront.

Les facteurs structurels

L’évolution de la structure de la population active modifie la clientèle traditionnelle :

  • le nombre d’ouvriers baisse, ce qui accentue le clivage entre ouvriers spécialisés (OS) et ouvriers polyvalents (OP)
  • expansion du tertiaire : importance des cols blanc (moins syndiqués que les cols bleus)
  • plus de cadres et de professions intermédiaires
  • plus de femmes, moins syndiquées que les hommes
  • le niveau culturel de la population augmente
  • les contrats emploi solidarité (CES) sont différents des contrats à durée indéterminée (CDI) : les revendications sont donc différentes

Les autres formes d’expression dans l’entreprise :

  • les cercles de qualités font baisser le taux de syndicalisation
  • institutionnalisation du droit d’expression avec les lois Auroux de 1982

Le changement de valeurs :

  • montée de l’individualisme a supprimé les vastes mouvements unitaires mais a amplifié la recherche d’une revendication identitaire. Or les syndicats continuent de valoriser le groupe.
  • la conscience de classe s’effrite (ex : la classe ouvrière)

E – L’utilité des syndicats

Les syndicats représentent la principale institution du monde du travail dans les pays industrialisés (PI). Ils agissent sur les salaires, l’organisation du travail, les conditions de travail… Le syndicalisme a mené beaucoup de combats et remporté beaucoup de victoire (la durée du travail par exemple). Les syndicats ont une influence bénéfique dans les négociations collectives (ex : les 35 heures). Ce sont des acteurs indispensables dans la prévention et la régulation des conflits : ils participent toujours à la socialisation des individus car ils produisent un lien social avec leurs membres. Malgré le déclin historique du taux de syndicalisation, il existe toujours des grands mouvements sociaux.

F – Une adaptation à la société est nécessaire

Le syndicalisme connaît une crise d’adhésion, une crise d’identité et une crise de représentativité. Les syndicats ne doivent plus se cantonner aux revendications collectives. Aujourd’hui, il faut tenir compte des préoccupations individuelles. Les jeunes générations ont du mal à s’identifier à des organisations historiques bâties sur la référence à l’ouvrier de la Grande Industrie. Les jeunes refusent aussi le syndicalisme politisé et idéologisé (CGT : communiste).

Conclusion

Le syndicalisme est aujourd’hui dans une période de transition, à la recherche d’une nouvelle légitimité. Mais les conflits existent toujours et sont sans doute plus localisés et plus tertiaires. Les coordinations ont plus de succès. Les voies de la re-syndicalisation passent plus que jamais par la fourniture de services aux adhérents (services juridiques, de conseils…). Il faut que le syndicalisme soit de proximité et tenir compte des aspirations individuelles et non unitaires.

VI – La pauvreté et l’exclusion

A – Comment mesurer la pauvreté ?

Le seuil de pauvreté est conventionnel, il n’existe pas de précision absolue. La pauvreté est un phénomène relatif dans le temps (1950 ≠ 2004) et dans l’espace (pays en développement ≠ pays industrialisés). On essaie cependant de définir la pauvreté par 3 critères :

  1. le niveau des ressources (revenu mensuel)
  2. les conditions d’existence : la pauvreté renvoie à des manques, des insuffisances et des handicaps. Etre pauvre, c’est ne pas avoir accès à un mode de vie jugé normal par la société dans laquelle nous vivons (logement indécent, incapacité de satisfaire les besoins primaires…).
  3. l’approche subjective, basée sur des enquêtes faites auprès des ménages. Est déclaré pauvre celui qui considère que son revenu ne lui permet pas d’atteindre un niveau de vie minimal. Ce revenu est différent selon les individus.

B – Caractéristiques de la pauvreté

  • problèmes de logement : mal logés ou sans abri
  • problèmes de santé : non couverts par la sécurité sociale
  • pas de diplômes : échec scolaire
  • ressources faibles : revenus de transferts, minima sociaux
  • chômage : chômeurs en fin de droits et RMIstes
  • taux de natalité élevé
  • personnes âgées pauvres
  • familles mono-parentales
  • surendettement
  • de plus en plus de jeunes pauvres

La pauvreté est nouvelle : elle n’est pas obligatoirement dûe à la reproduction sociale mais est acquise à cause des difficultés économiques et sociales. La pauvreté est un processus : on ne naît pas pauvre, on le devient. Le cumul des handicaps entretient l’engrenage de la pauvreté, signe d’un grave dysfonctionnement social. C’est aujourd’hui un phénomène pluri-dimensionnel :

  • dimension physique
  • dimension morale
  • dimension politique

La pauvreté est aujourd’hui plus visible, plus intense et très médiatisée. La pauvreté était bien présente pendant les 30 Glorieuses mais elle n’apparaissait pas comme excluante et ne résultait pas du chômage.

C – Qu’est-ce que l’exclusion ?

La pauvreté est de nature économique, l’exclusion est de nature sociale et marque une rupture du lien social : être exclu, c’est ne plus participer à la plupart des domaines considérés comme indispensables dans la société (travail, famille,…). C’est l’absence de réseau relationnel et de perspectives de réinsertion dans les réseaux de socialisation. Un exclu est privé de repères traditionnels. L’exclusion est devenue dans les années 1980-1990 un phénomène de plus en plus médiatisé et placé au coeur des discussions politiques.

D – La pauvreté peut être cause d’exclusion

Quand la pauvreté matérielle s’installe, elle peut se répercuter dans d’autres domaines. Fautes de relations professionnelles, le réseau de sociabilité se restreint. La famille ne fournit pas toujours l’aide matérielle. La pauvreté dévalorise l’ensemble des dimensions de l’identité d’un individu. Elle entraîne un processus de disqualification sociale. Le refus ou l’impossibilité d’assumer une telle image de soi peut conduire à une rupture du lien social. Le statut d’assisté entraîne une modification en profondeur de son identité.

E – La pauvreté peut être conséquence d’exclusion

La pauvreté peut être la conséquence de la décomposition du lien social :

  • crise des grandes institutions intégratrices : famille, école, religion
  • l’entreprise est de plus en plus sélective
  • le chômage poursuit ce processus d’exclusion et entraîne la pauvreté.

Avec la révolution industrielle, la division du travail s’est développée (cf. Smith). La notion d’appareil productif ne se limite pas à sa dimension économique et technique (progrès technique, innovations, investissements, profits…), il faut aussi tenir compte de la dimension sociale de l’entreprise. Toute forme d’organisation du travail présente aujourd’hui 4 objectifs :

  • produire le plus possible
  • dans les délais les plus courts
  • avec le moins d’efforts
  • en tenant compte de la qualité

Le sociologue Alain Touraine distingue 3 phases dans l’évolution de l’organisation du travail :

  • l’ancienne organisation du travail
  • le taylorisme – fordisme
  • le post-taylorisme

I – Phase A : l’ancienne organisation du travail

Composée de l’artisanat et des petites entreprises. L’ouvrier était qualifié et était capable de transmettre son savoir-faire aux plus jeunes. Il avait une certaine liberté et les rapports humains étaient plus importants (confiance).

II – Phase B : le taylorisme – fordisme

A – Le taylorisme

Le taylorisme est dû à un ingénieur américain, Taylor (1856-1915), qui a poursuivi la pensée d’Adam Smith : il crée l’Organisation Scientifique du Travail (OST), i. e. une organisation rationnelle reposant sur 3 principes :

1 – Séparation radicale entre la conception et l’exécution

C’est la division verticale du travail. La conception concerne les bureaux des méthodes dont le rôle est de penser (cols blanc). L’exécution concerne les ateliers dont le rôle est de fabriquer (cols bleus). L’objectif est de mettre en valeur le savoir de l’ouvrier.

2 – Découpage des activités en tâches élémentaires et non qualifiées

C’est la division horizontale du travail : la parcellisation des tâches :

  • une tâche simple
  • une tâche répétitive
  • en peu de temps
  • la méthode la plus efficace : "the one best way"

3 – Le salaire au rendement

L’appât du gain permet de stimuler l’activité et la productivité et d’obliger l’ouvrier spécialisé (OS) à suivre la cadence.

B – Le fordisme

Ford (1863-1947) complète l’oeuvre de Taylor et introduit 3 innovations fondamentales :

1 – La standardisation du produit (sur le plan économique)

Pour que la chaîne soit efficace, il faut produire des objets identiques, standardisés pour que cela permette la production de masse et les économies d’échelle.

2 – La chaîne d’assemblage (sur le plan technique)

Une fois le travail parcellisé, celui-ci peut être mécanisé. L’OS ne bouge plus : l’objet vient à lui. C’est la machine qui donne le rythme au travailleur.

3 – Une politique de hauts salaires (sur le plan social)

Hausse de la productivité : gains de productivité : plus de partages : augmentation des salaires.

Une consommation de masse devient alors possible pour absorber la production de masse (école de la régulation fordiste). Il faudra attendre les 30 Glorieuses pour que la production de masse soit associée à la consommation de masse (politique de l’Etat providence de Keynes).

C – Les résultats du taylorisme et du fordisme

Ses conséquences positives

Hausse de la production, hausse de la productivité :

  • conséquences micro-économiques :
    • salariés : hausse des salaires, baisse du temps de travail
    • entreprises :
      • gains de productivité :baisse des prix : hausse des parts de marché : augmentation des profits
      • multiplication des postes de travail : tâches identiques et interchangeable : plusieurs équipes en chaîne continue : hausse de la productivité des équipements
  • conséquences macro-économiques :
    • mise en place du cercle vertueux de la croissance. Les gains de productivité permettent de rentrer dans une spirale fordiste :
      • hausse des salaires : consommation de masse
      • production à moindre coût : économies d’échelle et standardisation : production de masse (théorie de la régulation)
      • hausse du niveau de vie et transformation du mode de vie de la population

La remise en cause du taylorisme – fordisme : 2 crises

1 – La crise des années 1960-1970

Cette crise se manifeste par l’accélération des cadences qui génèrent des rebuts, des gaspillages et des malfaçons. Les effets des cadences infernales se confirment par des conditions de travail qui se détériorent, la routine et l’abrutissement qui engendrent surmenage et accidents de travail, l’absentéisme qui se développe, les taux de rotation du personnel qui s’élèvent et l’augmentation des revendications et conflits. Tout cela entraîne une baisse des gains de productivité. Cette crise est dûe au refus de la routine et à l’abrutissement de la part des salariés qui souhaitent un enrichissement du contenu de leur travail. G. Friedman, sociologue du travail, affirme : "l’homme, le grand ouvrier de Taylor, [est] traité par Ford comme un simple rouage". Cette crise est sociale.

Note : Marx considère que le travail devient aliénant. L’aliénation est l’état des travailleurs qui, dépossédés du sens de leur travail, deviennent des étrangers à eux-mêmes.

2 – La crise des années 1980-1990

Cette crise est dûe aux nouvelles contraintes du marché :

  • fin de la production de masse : variété des produits. Le taylorisme est jugé trop rigide d’où la nécessité des ateliers flexibles (flexibilité fonctionnelle).
  • le taylorisme n’est plus adapté avec l’arrivée de l’automatisation : l’ouvrier doit être polyvalent aujourd’hui (flexibilité fonctionnelle)
  • les nouveaux modes de pensée : écoute, dialogue, coopération, participation de tous, appel à l’intelligence des salariés.

Cette crise est une crise d’efficacité.

III – Phase C : le post-taylorisme

A – Fondements du post-taylorisme

1 – Il faut remédier aux dysfonctionnements liés au taylorisme

Cette nouvelle stratégie est fondée sur la qualité, les délais courts et la compétitivité afin d’atteindre une plus grande flexibilité (main d’oeuvre polyvalente + équipements – ateliers flexibles). On atteint alors la flexibilité fonctionnelle.

2 – Les nouvelles technologies exigent :

  • moins d’efforts physiques et moins de travail répétitif : la matière grise devient une force productive : hausse du travail indirect et baisse du travail direct.
  • plus de formation et plus de personnel qualifié

3 – Cet enrichissement du savoir de l’homme conduit à un changement dans l’Organisation du Travail (OT)

On passe du taylorisme (1 homme, 1 machine) au post-taylorisme (1 équipe, 1système technique), ce qui implique :

  • coopération, motivation
  • dialogue
  • responsabilités
  • échanges de compétences

4 – Fini le "travail en miettes", finis les "OS"

5 – Importance des relations humaines

B – Les formes du post-taylorisme ou les Nouvelles Formes d’Organisation du Travail (NFOT)

  • l’élargissement des tâches se borne à atténuer la parcellisation du travail. Des opérations d’exécution sont regroupées et confiées à un même opérateur.
  • l’enrichissement des tâches vise la division horizontale et verticale du travail. L’opérateur se voit confier des tâches de contrôle, disposant ainsi d’un certain degré de responsabilité.
  • le travail en groupes semi-autonomes est la formule collective d’enrichissement du travail. Un ensemble de travailleurs, sans supérieur hiérarchique direct, se voit attribuer la responsabilité collective d’une production, une relative autonomie lui étant laissée pour se répartir les tâches en son sein.

C – Les cercles de qualité

Ishikawa est le fondateur des cercles de qualité, qui sont apparus en 1960 au Japon, en 1970 aux USA et en 1980 en France. Un cercle de qualité est la réunion de personnes qui étudient et essaient de résoudre un problème préalablement défini (machines souvent en panne, panneaux d’affichage). Les salariés qui font partie d’un cercle de qualité sont volontaires et non rémunérés. Les cercles de qualité restent sous le contrôle de la Direction.

Les résultats en termes économiques ont été positifs :

  • baisse de la pénibilité du travail
  • baisse des pannes des machines
  • baisse du taux de rebuts
  • meilleure motivation
  • meilleure intégration des salariés dans l’entreprise : "on ne laisse plus son intelligence au vestiaire".

Le centre de qualité reste cependant l’affaire de la Direction qui les contrôle. Les centres de qualité ne s’occupent pas que des problèmes mineurs (machine à café). Les syndicats y sont hostiles car leur rôle y est amoindri et ils craignent qu’il y ait une récupération des savoirs-faire : pour eux "l’aristocratie ouvrière" est exploitée.

IV – Le modèle japonais

A – Principes

L’organisation du travail (OT)

Ils tiennent compte de l’intelligence de tous les membres de l’entreprise qui accepte les suggestions de tous. Importance du dialogue et de la communication. L’entreprise est paternaliste (la patron est un père, un "oyabun").

Les japonais font du Ringi la base de la nouvelle OT

La Direction n’a pas le monopole des idées et des décisions. Le personnel peut être consulté, même sur des points importants. Toutes les décisions peuvent être prises à des niveaux différents.

Un ensemble de traits culturels

Confucius, philosophe chinois, met au premier rang l’effort constant pour établir l’harmonie dans le corps social. L’entreprise japonaise a su interpréter ce principe dans un sens favorable : au Japon, on donne de l’importance au "nous", au groupe, alors que les Européens sont axés sur le "moi", l’individu. Dans l’entreprise, il existe un respect de la hiérarchie, une harmonie des relations humaines, une loyauté envers les supérieurs. Toute attitude individualiste est considérée comme égoïste. La politesse est de rigueur. Tout individu qui développe une hostilité aux normes est marginalisé afin d’éviter les conflits. On donne de l’importance au caractère collectif du travail et le salarié s’identifie à son entreprise.

B – Le toyotisme ou le ohnisme

C’est Ohno Taïchi qui met en place les principes de l’organisation toyotiste qui a été appliquée chez Toyota. Les firmes américaines avaient servi de modèles dans l’Europe des années 1950 et plus tard dans les autres pays. Aujourd’hui, ce sont les firmes japonaises qui servent de référence. Le toyotisme tend à remplacer le taylorisme et le fordisme.

Les principes du toyotisme

  • Ohno s’est efforcé de penser à l’envers
  • la production est basée sur des séries limitées mais à partir d’un grand nombre de modèles offerts à la clientèle
  • la production se fait uniquement en fonction des besoins du marché

Le toyotisme repose sur 2 règles d’or

  • la production juste à temps : on accorde la priorité à l’aval : on va produire uniquement les quantités demandées par le marché. C’est le système des flux tendus : la production va de l’aval vers l’amont.
  • l’auto-activation de la production : les salariés et les machines bénéficient d’une certaine autonomie, ils peuvent arrêter aux-mêmes la chaîne de montage lorsque des anomalies sont constatées, sans intervention de la Direction.

Conséquences positives

  • entreprise : diminution des stocks : baisse du coût de stockage
  • consommateur : meilleure qualité, produits mieux diversifiés et adaptés aux goûts des consommateurs, délais de livraison plus courts
  • ouvrier : plus d’autonomie, polyvalence, meilleure formation, suppression des échelons hiérarchiques, plus de solidarité entre les ouvriers. "L’ouvrier vu par Ohno est un col bleu traité comme un col blanc". La pression du groupe empêche l’absentéisme.

Limites

  • la pression temporelle est la contrainte du temps qui pèse sur les salariés : il faut faire vite et respecter les délais pour être concurrentiel.
  • la charge mentale nécessite une vigilance accrue : état d’alerte, obligation de se concentrer sur des sources d’infomation différentes, stress.

La force du ohnisme ne réside pas seulement dans une mécanisation très poussée mais aussi dans un état d’esprit qui consiste à tirer le meilleur parti des ressources techniques et humaines. C’est pourquoi l’on peut donc parler de néo-taylorisme parce que cette organisation implique toujours des contraintes.

C – L’envers du modèle

  • économie duale : les grandes entreprises offrent des emplois à vie, les emplois des PME sont plus précaires
  • système très sélectif d’entrée dans les grandes entreprises
  • sélection à l’école
  • ségrégation hommes – femmes
  • grande disponibilité des hommes
  • identification à l’entreprise
  • poids du contrôle social et marginalisation
  • toute forme d’individualité doit s’effacer

Karoshi : mort subite par excès de travail. 10 000 morts par an au Japon.

V – Le taylorisme existe-t-il toujours ?

A – Constatations

Il y a toujours une proportion d’ouvriers qui travaillent à la chaîne (ouvriers non qualifiés). Ce travail a progressé dans l’agro-alimentaire où il était auparavant inexistant. Ce sont les femmes qui sont le plus touchées. Ceux qui travaillent ainsi sont ceux qui ne peuvent pas être remplacés par des machines. Leur condition de travail est dévalorisée par rapport à l’ensemble des actifs. Le ohnisme n’a pas supprimé la chaîne de montage.

B – Le taylorisme dans le tertiaire

Le taylorisme s’introduit dans le tertiaire, secteur auparavant épargné. Exemples :

  • femmes de ménages : 3 chambres à l’heure
  • chauffeur de bus : 1 bus / 8 minutes
  • laveur de carreaux : 30 carreaux / heure.

VI – L’organisation de l’entreprise capitaliste est-elle rationnelle ? [Cf. Weber]

A – Elle peut être considérée comme rationnelle

  • Les objectifs sont en adéquation avec les moyens et les contraintes afin de dégager un profit.
  • Taylorisme : Taylor avait rationalisé le fonctionnement de l’entreprise (OST) : il avait chronométré les gestes et supprimé les gestes inutiles.
  • Toyotisme : processus de rationalisation :
    • de la gestion des stocks
    • du stock ouvrier
    • du système hiérarchique
  • Ergonomie : forme de rationalité, étude qui a pour objet l’organisation rationnelle du travail.

B – Les limites

  • Dans les entreprises des Pays En Développement (PED), l’organisation n’est pas toujours très rationnelle.
  • Taylorisme : organisation qui n’est plus adaptée (crise sociale, crise d’efficacité).
  • La rationalité peut évoluer : le taylorisme peut être rationnel à une époque mais plus dans une autre.
  • Le recrutement du personnel.

I – Les composantes du marché du travail

L’offre de travail (la demande d’emploi) est faite par la population active (cf. démographie, durée des études, départs à la retraite, taux d’activité des femmes, solde migratoire).

La demande de travail (l’offre d’emploi) est faite par les entreprises (cf. croissance : consommation, investissement, exportations).
L’offre et la demande de travail se rencontrent sur le marché du travail.

Mais les offreurs de travail (ou demandeurs d’emploi) ne font pas partie de la population active :

  • les individus qui estiment trop faible leur probabilité de trouver un emploi
  • ceux qui n’ont plus droit aux indemnités de chômage
  • travailleurs au noir

La notion de flexion du taux d’activité est la variation des taux d’activité résultant de la création d’emploi. En effet, la création d’emploi suscite de la part des personnes inactives l’espoir de trouver un travail : en entrant ou en retournant sur le marché du travail, elles constituent une offre de travail supplémentaire. Le taux de flexion permet de mesurer la partie cachée du chômage. Exemple : en 1997, il fallait créer 130 emplois pour faire baisser le chômage de 100 personnes.

II – Les mesures du chômage

Un chômeur est une personne sans emploi, disponible pour travailler et à la recherche d’un emploi.

Les mesures :

  • les Demandeurs d’Emploi en Fin de Mois (DEFM) : personnes inscrites à l’ANPE
  • chômage au sens du recensement : effectué par l’INSEE tous les 7 ans
  • chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) : enquête emploi sur 70 000 ménages au mois de mars

Taux de chômage = ( nombre de chômeurs / population active totale ) * 100

Les frontières du chômage sont de plus en plus incertaines, c’est le sous-emploi :

  • Contrats à Durée Déterminée (CDD) et contrats précaires
  • emplois à temps partiel occupés faute de mieux
  • intérim
  • emplois aidés (Contrat Emploi Solidarité : CES)

Ce sont au total 6 millions de personnes qui seraient en quête d’un emploi ou à la recherche d’un autre type d’emploi ou de contrat. 6 millions dont 3 millions de chômeurs et 3 millions de sous-emplois.

Depuis juin 1995, il existe un nouveau mode de calcul du chômage : il y a maintenant deux courbes (pour l’ancien et le nouveau calcul). Ceux qui travaillent au moins 78 heures par mois sont désormais exclus alors qu’ils étaient inclus auparavant. Fin 1997, il y avait 3 507 800 chômeurs avec l’ancien calcul, 3 027 800 avec le nouveau calcul.

III – Les différentes formes de chômage

A – Selon la nature du chômage

Selon les époques et les pays, le chômage peut prendre des formes différentes.

  • le chômage conjoncturel est dû au ralentissement de l’activité économique à court terme. C’est le chômage keynésien : une baisse de la demande entraîne un ralentissement de l’activité économique. La demande anticipée des entrepreneurs est insuffisante.
  • le chômage structurel ou chômage d’adéquation est lié aux changements à long terme intervenus dans les structures démographiques, économiques, sociales et institutionnelles.
  • le chômage frictionnel est lié aux délais d’ajustement de la main d’oeuvre d’un emploi à un autre à court terme (absence d’information).
  • le chômage saisonnier apparaît lorsque l’activité du salarié fluctue avec les saisons.
  • le chômage technique est dû à une interruption du processus technique de production à court terme (pannes, pénuries…).
  • le chômage technologique apparaît à la suite d’innovations qui économisent du travail par la substitution du capital au travail (robotisation, informatisation).
  • le chômage partiel est dû à la réduction temporaire de l’activité d’une entreprise. Exemple : une entreprise automobile reçoit moins de commandes au mois d’août : les employés travaillent 2 heures de moins par jour. En septembre, ils sont employés à plein temps. Les 2 heures sont payées par les ASSEDICs.

B – Selon le courant de pensée

1 – Pour les libéraux

Le chômage est structurel avec des causes structurelles selon les libéraux :

  • SMIC
  • indemnités chômage
  • syndicats
  • conventions collectives : accord entre syndicats des salariés et les syndicats du patron

Le chômage est aussi frictionnel. Le chômage involontaire n’existe pas.

2 – Pour les keynésiens

Le chômage est conjoncturel :

  • demande anticipée des entrepreneurs insuffisante
  • le chômage peut être involontaire : équilibre de sous-emploi

C – Selon le type de chômeurs

1 – Chômage de conversion

  • progrès technique : restructurations industrielles : licenciement des emplois stables, protégés par les conventions collectives (hausse des indemnités)
  • formation
  • pré-retraite

2 – Chômage répétitif

  • succession de périodes courtes d’emploi et de chômage
  • emplois précaires (faible indemnisation) touchant les jeunes et les femmes

3 – Chômage d’exclusion (long terme)

  • les employeurs sont de plus en plus sélectifs lors de l’embauche
  • exclus : Rmistes, marginaux ou CES
  • couverture sociale nulle
  • travailleurs âgés et jeunes sans qualification

IV – Les causes du chômage en général

1 – Accroissement de la population active

  • arrivée de plus en plus nombreuse d’une population en âge de travailler sur le marché du travail
  • comportements d’activité (participation accrue des femmes). Note : ce facteur n’explique pas tout.

2 – Affaiblissement de la croissance et de la demande globale depuis le début des années 1970

  • baisse de la demande : baisse de la production : baisse de la croissance : baisse de la création d’emploi
  • en période de crise, un nombre important de personnes désire exercer une activité professionnelle (un conjoint par exemple)

3 – Concurrence

  • adaptation de l’appareil de production aux nouvelles conditions de production et de concurrence
  • investissement de modernisation, investissement de productivité
  • délocalisation
  • restructuration
  • déclin des grands secteurs d’activité
  • croissance intensive : productivité. (Note : croissance extensive : produire plus avec plus d’hommes)

NB : pour qu’une économie crée des emplois, il faut que le rythme de la croissance économique soit supérieur au rythme de la productivité.

4 – Les politiques économiques adoptées par le gouvernement

  • politique de lutte contre l’inflation : politique monétaire restrictive : hausse des taux d’intérêt : baisse de la demande de crédits : baisse de l’investissement et baisse de la consommation : baisse de la production : destruction d’emplois.
  • politique de flexibilité : emplois précaires : chômage répétitif.

5 – Le problème de la qualification

  • l’appareil de formation n’est pas toujours adapté aux besoins de l’économie
  • système trop centré sur l’enseignement général
  • les professions ne cessent de se transformer et de modifier les qualifications

6 – Accélération du progrès technique et du machinisme

7 – L’incertitude

  • les entreprises ne croient plus à la croissance durable

8 – La plus grande sélection des employeurs

  • chômage d’exclusion

9 – Les indemnités de chômage

  • point de vue des libéraux

V – Les indemnités de chômage

Il existe 2 régimes de chômage :

  • le régime d’assurance chômage, financé par les cotisations des salariés et des employeurs, géré par l’UNEDIC (Association Nationale pour l’Emploi dans l’Industrie et le Commerce) et les ASSEDICs. Versement de l’Assurance Unique Dégressive (AUD).
  • le régime de solidarité, financé par l’Etat et les fonctionnaires, géré par l’Etat. Versement de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) pour les chômeurs longue durée.

VI – Les conséquences du chômage

1 – pour le chômeur

Conséquences économiques :

  • difficultés matérielles
  • surendettement
  • diminution du revenu
  • frais de déplacement
  • téléphone, journaux, timbres…

Conséquences sociales :

  • difficultés morales : dignité
  • regard des autres
  • perte de repères, d’expérience
  • chômage : facteur d’exclusion qui affaiblit le lien social
  • divorce
  • repli, suicide
  • démarche d’inscription à l’ANPE

2 – pour l’entreprise

  • les employeurs ont le choix de la main d’oeuvre moins chère
  • les cotisations augmentent, il faut indemniser les chômeurs car sinon baisse de la demande : baisse de la consommation : baisse de la production.

3 – pour le salarié

  • les cotisations des salariés augmentent
  • crainte d’être licencié
  • multiplication des emplois précaires
  • les salaires n’augmentent plus aussi vite qu’avant

4 – pour l’Etat

  • financement de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique)
  • manque à gagner par l’exonération des entreprises
  • les plans emplois coûtent cher (stages, formations…)
  • développement du travail au noir

5 – pour la région

  • exode

A cause de l’importance du chômage ces dernières années, les organisations humanitaires ont pris beaucoup d’importance.

VII – Les analyses théoriques du chômage

A – Le chômage libéral

Le marché du travail :

  • est analogue au marché des produits
  • lieu de rencontre entre des demandeurs d’emploi (offreurs de travail) et des offreurs d’emploi (demandeurs de travail)
  • lieu d’échange de marchandises
  • situation de concurrence pure et parfaite : autorégulation par le marché
  • la confrontation entre offreurs et demandeurs permet d’établir l’équilibre (l’emploi et le salaire ; la quantité et le prix) : objectif : plein emploi
  • pour que cet équilibre se réalise, il faut la flexibilité des salaires

Le chômage

Si toutes les conditions de fonctionnement sont réunies (concurrence pure et parfaite), l’équilibre sur le marché du travail est automatiquement réalisé. Mais il y a des éléments externes qui perturbent cet équilibre : SMIC, syndicats, l’Etat, les réglementations et les institutions. Seuls demeurent au chômage les personnes qui ont des exigences excessives. Les libéraux admettent aussi le chômage frictionnel.

Les mécanismes du marché du travail

La demande d’emploi est fonction croissante du salaire. L’offre d’emploi est fonction décroissante du salaire.
Les salariés comparent le salaire au coût de l’effort : c’est la désutilité marginale. Les entreprises comparent le coût salarial à la rentabilité : c’est la productivité marginale.

Le salaire d’équilibre permet de fixer le niveau de l’emploi. Les libéraux sont donc pour une plus grande flexibilité du marché du travail. Il faut donc mettre fin à l’intervention de l’Etat : l’entreprise doit détenir la position centrale sur ce marché. C’est la rigidité des salaires et leur niveau trop élevé qui sont responsables du chômage.

B – Le chômage keynésien

Critique

Les keynésien critiquent les libéraux sur 2 points :

  • les travailleurs ne peuvent pas se montrer exigeant (sur les salaires en période de crise par exemple)
  • une baisse des salaires implique un baisse de la demande donc une baisse de la production donc une destruction d’emplois

Le marché du travail

Ce n’est pas un marché et le travail n’est pas une marchandise.

Comment se détermine l’emploi ?

Pour les keynésiens, l’emploi n’est pas déterminé par le salaire mais par la demande anticipée des entrepreneurs : la demande effective. En effet, les entreprises n’embauchent pas s’il n’y a pas de débouchés.

Le chômage

L’équilibre se réalise en fonction de la demande : une partie de la population peut donc se retrouver au chômage involontaire. Keynes parle d’équilibre de sous-emploi.

Qui peut intervenir pour relancer la demande ?

L’Etat peut intervenir pour essayer d’atteindre le plein emploi (politique de relance) :

  • hausse de la demande : baisse des impôts, hausse du SMIC, hausse des revenus de transfert, hausse des indemnités de chômage
  • hausse de l’investissement : baisse des taux d’intérêt (mesure d’accompagnement), investissement public (politique de grands travaux)

C – L’analyse Marxiste

Les marxistes critiquent le système capitaliste

Marx voit dans le chômage le mécanisme qui permet de "pousser les salaires vers le bas" et de dégager un profit. Il désigne les chômeurs par "l’armée de réserve industrielle". En effet, leur présence sert à maintenir à bas niveau les salaires des personnes qui travaillent. En réalité, disent les marxistes, le plein emploi élèverait les salaires et les profits baisseraient.

Explications

Plus-value : différence entre la valeur créée par la force de travail et le rémunération de cette force de travail. Elle est prélevée par la bourgeoisie et traduit l’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie.

Capital constant : part du capital disponible qui permet d’acquérir des machines, des bâtiments, des matières premières, des terrains…

Capital variable : part du capital disponible qui sert à rémunérer la force de travail.

Seul le facteur travail permet de réaliser une plus-value. Dans le système capitaliste, il faut :

  • concurrence
  • innovation : nécessite des moyens de financement : il faut faire des profits : économiser le facteur travail. Si la main d’oeuvre est bon marché, la plus-value sur le facteur travail est souhaitable pour les capitalistes (car le coût du capital constant est élevé).

Solution

Changer le système.

D – Faut-il baisser le coût du travail pour créer des emplois ?

1 – La baisse du coût du travail peut être une solution au problème de l’emploi

Cette baisse du coût du travail est justifiée théoriquement selon l’analyse libérale : c’est la rigidité des salaires qui entraîne le chômage. Cette politique s’est montrée très efficace dans certains pays (USA – GB) mais cette thèse doit être nuancée : c’est une des explications, pas la seule.

La productivité marginale ou le rendement d’un salarié

Dans sa décision d’embauche, l’employeur compare ce qu’1h de travail supplémentaire rapporte (productivité marginale) par rapport à son coût (coût du travail). La productivité ou le rendement d’un salarié peu ou pas qualifié est faible donc le coût du travail doit être également faible. Le SMIC est destructeur d’emploi parce qu’il est supérieur à la productivité de certains salariés (peu qualifiés). Il coûte trop cher par rapport aux richesses qu’il peut créer. Le SMIC pénalise les moins rentables : la baisse des salaires semble justifiée pour les personnes peu qualifiées.

La mondialisation et la concurrence

Qui dit mondialisation dit concurrence : il faut améliorer la compétitivité des entreprises afin de baisser les prix, baisser le coût du travail, augmenter la demande, augmenter la production et créer des emplois. La faiblesse du coût du travail dans certaines régions du monde pénalise les pays où le coût de la main d’oeuvre est plus élevée. Une baisse du coût du travail permettrait donc d’éviter la délocalisation. C’est un des arguments de la politique de désinflation compétitive.

2 – les limites de cette politique de baisse des salaires

  • Cette mesure est insuffisante : il faut tenir compte d’autres facteurs tels que l’employabilité de la main d’oeuvre (probabilité de trouver un emploi).
  • La création d’emploi dépend aussi de la demande anticipée (Keynes).

La suppression du SMIC est-elle nécessaire ?

Le SMIC est un instrument de régulation de la demande. Sa suppression aurait un impact négatif sur la consommation. En période de chômage, les employeurs sont en position de force sur le marché du travail. Le SMIC joue le rôle d’amortisseur en limitant la baisse des salaires et est une conception de justice sociale : il augmente avec l’inflation. Cela permet à tous les salariés de participer aux fruits de la croissance.

La baisse du coût du travail peut aussi reposer sur la baisse des cotisation sociales

Coût salarial = salaires + charges sociales.
La baisse des charges sociales a été adoptée par l’Union Européenne, surtout la baisse des charges sociales des employeurs. Le risque est le déficit de la sécurité sociale. Cette stratégie est indissociable d’une réforme de l’Etat providence qui se heurte au vieillissement de la population.

Le dualisme du marché du travail tend à créer une société à deux vitesses.

VIII – La flexibilité du travail

A – Flexibilité

Ensemble des moyens permettant à l’entreprise d’adapter son organisation productives aux évolutions économiques. La flexibilité s’oppose à la rigidité et aux contraintes : c’est la souplesse d’utilisation du travail salarié.

B – Les différentes formes de travail salarié

  • adapter les emplois : emplois précaires, CDD, intérim
  • adapter les salaire : les salaires varient en fonction de la conjoncture
  • adapter les horaires : horaires variables
  • adapter la réglementation : droit du travail plus souple, licenciements plus faciles, contrats moins stricts, moins d’indemnités de chômage
  • adapter les équipements : ateliers flexibles
  • adapter les travailleurs : polyvalence des ouvriers : adapter les qualifications
  • adapter les entreprises : sous-traitance

La flexibilité est une politique libérale.

C – Les 5 variantes de la flexibilité

1 – Flexibilités externes

  • flexibilité quantitative externe : consiste à faire évoluer le nombre de salariés de l’entreprise en fonction des besoins. La conséquence est la segmentation du marché du travail. Cette méthode présente le risque de créer une société à deux vitesses avec l’ affaiblissement des qualifications (CDD, intérim, temps partiel subi, réglementation souple).
  • externalisation : amène à confier à d’autres entreprises ou à des personnes indépendantes une part variable de l’activité en fonction de la conjoncture (sous-traitance).

2 – Flexibilités internes

Utilisation des salariés déjà présents dans l’entreprise :

  • flexibilité quantitative interne : permet de faire varier le nombre d’heures de travail sans modifier le nombre de salariés (de temps plein à temps partiel, heures supplémentaires).
  • flexibilité fonctionnelle : s’emploie à changer les affectations des travailleurs et repose sur leur polyvalence (ateliers flexibles, mobilité géographique temporaire).
  • flexibilité salariale : consiste à adapter le coût du travail au salaire.

D – Pourquoi cette recherche de la flexibilité ?

A cause des conditions nouvelles de l’économie : le contexte économique actuel est bien différent de celui des 30 Glorieuses.

Lors des 30 Glorieuses (bonne conjoncture) , le marché du travail était rigide (CDI) avec un besoin de main d’oeuvre, moins de concurrence et une réglementation stricte (licenciements difficiles).

Aujourd’hui (crise), le marché du travail est plus flexible (CDD) avec des périodes de chômage, une concurrence accrue à cause de la mondialisation et une réglementation plus souple (emplois précaires).

La revendication majeure des employeurs

Ils réclament plus de souplesse car ils considèrent que la rigidité est un obstacle à l’embauche. Ils veulent alléger toutes les contraintes du marché du travail (contraintes financières, administratives, juridiques). C’est une remise en cause du cadre institutionnel d’utilisation du travail.

L’incapacité des politiques keynésiennes à résoudre le problème de l’emploi

Les années 1970 sont marquées par les politiques keynésiennes de relance par la demande. Le partage de la valeur ajoutée (VA) est favorable aux salariés mais ne favorise pas beaucoup la création d’emplois. Les années 1980 marquent le pas des politiques libérales : la loi de l’offre et de la demande sur le marché du travail.

Note : l’adoption des politiques libérales a été possible grâce à la baisse d’influence des syndicats.

Les économies de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE, le club des pays riches) voient les avantages de la flexibilité

La flexibilité aboutit à la baisse du coût du travail. Le but de cette flexibilité est la rentabilité.

E – La segmentation du marché du travail

C’est la division du marché du travail en plusieurs sous-marchés sur lesquels les emplois aussi bien que les travailleurs présentent des caractéristiques distinctes. Le marché du travail n’est pas homogène : il existe des marchés du travail. Cette segmentation entraîne des inégalités d’accès au marché du travail et place certains travailleurs dans une situation privilégiée par rapport à d’autres.

F – Le dualisme

Le dualisme a été mis en évidence en 1970 par Piore et Doeringer : le système économique est structuré par la coexistence d’un secteur central monopoliste (grosses entreprises) et d’un secteur périphérique (petites unités). Ce premier dualisme en entraîne un second sur le marché du travail : à un secteur primaire, correspondant aux emplois mieux payés, mieux qualifiés et plus stables, s’oppose un marché secondaire, correspondant aux emplois moins payés et plus précaires.

On aboutit donc à une société à 2 vitesses :

  • les travailleurs intégrés forment un noyau dur : assurance de l’emploi
  • les travailleurs marginalisés restent à la périphérie : assurance de la précarité.

IX – Conséquences de la flexibilité en général

A – Conséquences positives

La flexibilité permet de lutter contre le chômage (selon les libéraux) avec un assouplissement des conditions d’utilisation de la main d’oeuvre ainsi que des facilités juridiques, financières et administratives destinées à accroître l’embauche, politique monétaire moins stricte. Exemple : les USA : développement d’emplois précaires, salaires faibles, lutte contre le syndicalisme : le chômage a baissé mais la population est découragée.

La flexibilité semble être justifiée par les évolutions rapides de la demande et pour rendre les prestations plus adaptées aux demandes des ménages et des entreprises.

La flexibilité permet aux entreprises de sélectionner les salariés avant de les embaucher définitivement.

Les savoirs-faire évoluent et deviennent vite obsolètes. Les entreprises doivent adopter la flexibilité fonctionnelle car elle repose sur la polyvalence des salariés et sur les nouvelles qualifications, nécessaires pour l’avenir.

La flexibilité permet aux entreprises de suivre l’évolution rapide des techniques avec les ateliers flexibles. Elle permet :

  • aux entreprises de passer un cap difficile
  • de réduire les coûts de l’entreprise
  • de contrôler la main d’oeuvre : syndication plus difficile

La flexibilité peut favoriser en partie les salariés : les emplois aidés ainsi que ceux qui ont une employabilité faible (probabilité de trouver un emploi).

Les jeunes peuvent aussi bénéficier de la multiplication de leurs expériences professionnelles (passage souvent obligé).

La modulation des horaires peut faciliter l’harmonisation de la vie privée et professionnelle.

Les salariés employés en CDD veulent aboutir à un CDI et cherchent à avoir la productivité maximale.

B – Conséquences négatives

L’entreprise perd les effets d’apprentissage qui résultent de l’emploi durable. Le capital humain (ensemble des qualifications que possède un individu) peut s’enrichir avec une présence longue dans l’entreprise. Les effets d’apprentissage sont sources de gains de productivité.

La flexibilité n’incite pas à la productivité (minimum de salaire = minimum d’efforts). Le salarié qui a le sentiment d’être bien traité dans l’entreprise va faire des efforts de productivité : c’est la théorie du salaire d’efficience. L’incertitude peut donc démotiver un salarié en emploi précaire : l’entreprise ne tient pas compte de la dimension personnelle et sociale du travail.

Les entreprises sont moins poussées à innover. La compétition existe en système capitaliste, or la flexibilité peut nuire à l’innovation : bénéficiant d’une main d’oeuvre peu chère, les entreprises ne remplacent pas les hommes par des machines et l’économie peut être sclérosée par manque de dynamisme.

La diversité des statuts ne favorise pas la coopération entre les employés (baisse du taux de syndication et affaiblissement des mouvements revendicatifs).

La pauvreté et la faiblesse de la demande : les revenus des travailleurs précaires sont faibles : la précarité est source de pauvreté économique et d’exclusion. Même des actifs occupés peuvent vivre en-dessous du seuil de pauvreté. La théorie keynésienne affirme que si les revenus sont faibles, l’investissement est faible car il y a peu de projets.

La segmentation du marché du travail et le dualisme.
La rotation d’une partie du personnel pose un problème d’efficacité et de productivité.
La flexibilité met l’employeur en position de force face au salarié, même ceux qui ont un CDI sont pénalisés : les salaires augmentent moins vite.

Rapport de faute d’orthographe

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