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Voici le résumé de nos vacances de Pâques en Sicile.

Ce matin, c’est le grand départ, nous partons pour une semaine en Sicile. Nos valises sont bouclées, et nous sommes bien contents de découvrir une nouvelle destination que nous ne connaissons pas encore.

Notre vol part de Nantes à 10h25 et nous arrivons à Palerme à 12h55. Le vol se passe sereinement. À notre arrivée à Palerme, le temps est radieux. Lorsque nous avons quitté Nantes, seuls 4 petits degrés s’affichaient au compteur de notre voiture. A Palerme, la situation est bien différente.

Dès notre sortie de l’aéroport, nous nous dirigeons vers l’endroit où on peut louer des voitures. Nous avons créé notre réservation au préalable chez la compagnie Goldcar que nous n’avons aucune difficulté à trouver sur le parking des loueurs de voitures .

À ce propos, nous vous conseillons vivement lors de votre réservation sur Internet de passer directement par le site du loueur en question (Goldcar, Hertz…). En effet, certains sites comparatifs proposent des offres alléchantes comprenant location du véhicule + assurance à un prix dérisoire. Mais dans les faits, cela revient beaucoup plus cher car sur place, le loueur oblige les clients à souscrire son assurance car il ne reconnait pas celle déjà souscrite auprès du site internet. Résultat : l’assurance est payée deux fois.

La dame de Goldcar et très gentille et nous propose le choix entre 3 voitures différentes. Une C3 Picasso, une Renault Clio, et une Opel Corsa. Nous choisissons la première qui se révèle être une voiture familiale avec un grand coffre et une bonne motorisation. Rien à voir avec les sempiternelles Fiat Panda qui tirent la langue dans les montées.

L’affaire se règle en quelques minutes, et nous nous enfilons un t-shirt et un short pour se mettre à l’aise. Ça y est, on y est et sommes prêts pour une semaine d’aventure !

Nous nous dirigeons d’emblée vers Palerme car c’est la première étape de notre voyage. Trente kilomètres séparent l’aéroport du centre ville et la route que nous empruntons est très agréable, il y a peu de circulation, les paysages sont absolument magnifiques et nous longeons la côte et l’eau turquoise de la Sicile.

L’arrivée dans le centre ville de Palerme se révèle moins aisée. En effet, les panneaux qui indiquent les directions sont très difficiles à trouver pour des yeux profanes, et la circulation est vraiment démente. Les voitures doublent par la droite et n’ont aucun sens du stop : c’est à qui aura la priorité sur l’autre, sans jamais tenir compte de la signalisation pourtant présente. Malgré tout, Matt se révèle être un pilote hors-pair, qui s’habitue très vite à cette nouvelle façon de conduire.

L’autre difficulté à laquelle nous nous confrontons – et cela sera le cas bien souvent lors de notre voyage – c’est le stationnement. En effet, la recherche d’une place de stationnement se révèle être mission quasiment impossible. Nous nous éloignons un petit peu du centre et parvenons finalement à trouver une place dans une petite ruelle, gratuite qui plus est. Nous marchons vers le centre et pouvons observer les couleurs de la capitale, sentir des odeurs, voir le mode de vie des palermitains.

Une semaine en Sicile : notre arrivée à Palerme photo

Nous passons aux pieds la Chapelle Palatine, devant la cathédrale, arpentons la rue commerçante du centre quand la faim se fait sentir. Nous nous arrêtons dans un endroit où déjeuner mais il est un petit peu trop tard et la plupart des restaurants ont déjà terminé leur service. Matt commence à défaillir alors nous trouvons un petit bouge et dégustons un panini mozzarella-jambon accompagné d’une bière locale bien fraiche, une Morretti.

Aujourd’hui, nous avons pour projet de visiter Pompéi : nous nous levons donc à l’aube et partons à Termini pour tenter de trouver un train.

Comme nous n’avons pas préparé notre départ en avance, nous ne sommes pas certains de réussir à trouver un horaire qui nous convienne, et décidons donc de nous placer sous les auspices d’Hermès.

Train Rome – Pompéi

En arrivant à Termini, nous nous renseignons : pour visiter Pompéi, il faut aller jusqu’à Naples en train et prendre ensuite une sorte de RER qui nous dépose jusqu’au site antique.

A Rome, plusieurs compagnies ferroviaires sont en concurrence, et pour un même trajet, il y a plusieurs tarifs, pouvant varier du simple au triple. Le guichetier nous propose deux allers pour Naples, l’un à 11 euros par personne, et l’autre à 43 euros par personne. Notre choix est instantané !

Quant aux billets Naples-Pompéi, puisque la compagnie ferroviaire n’est pas la même, impossible de les acheter ou de connaitre les horaires à Rome, nous verrons bien sur place…

Juste le temps de prendre un café avant le départ, et nous partons pour deux heures trente de trajet jusqu’à Naples. Le voyage en train est très agréable. Nous voyageons en face d’un groupe de bonnes sœurs italiennes, qui passent leur temps à rire et à bavarder : leur bonne humeur est communicative !

Nous arrivons à la gare de Naples vers 10h45 et achetons nos billets pour Pompéi. Le guichetier napolitain nous réserve un accueil plutôt froid : pour deux billets aller-retour, il nous demande 10,80 euros. Cécile lui tend un billet de 10 euros et Matt une pièce d’1 euro. Entre temps, Cécile retrouve 80 centimes dans son porte-monnaie, et tend l’appoint au guichetier. Celui-ci refuse alors bec et ongles de lui rendre la pièce d’un euro de Matt, arguant que ça n’est pas la sienne !

Mais qu’importe ! Nous prenons le train-RER qui nous dépose au pied des “scavi archeologici di pompei” et déjeunons sur le pouce avant de nous lancer dans la visite du site antique.

Les ruines de Pompéi

Nous pénétrons alors dans cette ville fantôme, dont le destin est enfoui sous les cendres le 24 août 79 après J.-C., suite à l’éruption soudaine du Vésuve.

Il est extrêmement émouvant de fouler les rues pavées à la suite de cette riche aristocratie romaine, et de se rendre compte que depuis une vingtaine de siècles, presque rien n’a changé…

Les jarres intégrées dans les comptoirs des magasins semblent encore contenir de l’huile, du vin ou des olives ; les meules du boulanger tirées par des ânes semblent encore en mouvement devant nous ; et on a l’impression que la matrone qui rentre de ses courses en traversant la rue sur les pierres zébrées vient tout juste de disparaitre à l’angle de la rue…

Jarres intégrées au comptoir du marchand
Jarres intégrées au comptoir du marchand

Nous déambulons dans ces ruines chargées d’histoire et de vie et retraçons le parcours quotidien d’un habitant de Pompéi: nous commençons notre itinéraire par le forum, lieu de la vie publique, orné de temples, d’autels et de statues. Nous passons ensuite devant les thermes, les bains publics de l’époque.

Ce matin, il est 7h30, il tombe quelques gouttes et nous sommes parmi les premiers dans la queue pour la visite de la Basilique Saint Pierre. La file d’attente est due au portique de sécurité semblable à ceux des aéroports.

Matt et Cécile à St Pierre
Matt et Cécile à St Pierre
La place Saint Pierre de Rome
La place Saint Pierre de Rome

La Basilique Saint Pierre

Vers 8h, nous entrons dans la Basilique et pouvons admirer la grandeur et les richesses de ce sanctuaire chrétien. Tout y est démesuré et on se sent comme un lilliputien dans le monde de Gulliver.

Plafonds de la Basilique
Plafonds de la Basilique
Jesus loves you.
Jesus loves you.
Game of Thrones ?
Game of Thrones ?

Au dehors, le ciel est chargé mais nous en profitons pour nous placer à l’endroit idoine depuis lequel il est possible d’aligner toutes les colonnes pour n’en voir qu’une rangée.

Une colonne peut en cacher une autre.
Une colonne peut en cacher une autre.
Saint Pierre : statues et colonnes
Saint Pierre : statues et colonnes

Nous filons et faisons tout le tour du mur d’enceinte pour faire la queue pour entrer dans les musées du Vatican. Il est 8h30, soit une demi-heure avant l’ouverture officielle du musée. Nous sommes bien mieux placés dans la file qu’hier. Il commence à pleuvoir et les vendeurs de babioles troquent leurs porte-clés décapsuleurs contre des parapluies, s’adaptant ainsi à toute inconstance du ciel en temps réel.

Une heure et dix minutes de queue plus tard – le temps de prendre nos tickets (16 euros la place) – nous entrons au musée. Nous suivons le conseil du Routard et filons directement à la Chapelle Sixtine admirer l’œuvre de Michel-Ange : pour y accéder, il faut déambuler dans les couloirs et passer par les chambres de Raphaël, qui sont vraiment magnifiques.

Les chambres de Raphaël

On voit notamment la fresque connue sous le nom d’École des Philosophes, qui ravit Cécile, étant donné qu’elle l’étudie chaque année avec ses élèves. C’est quand même formidable de pouvoir l’admirer en vrai.

Raphaël : l’École des Philosophes.
Raphaël : l’École des Philosophes.

La Chapelle Sixtine

Le parcours vers la Chapelle Sixtine se poursuit par une exposition d’œuvres chrétiennes modernes, toutes plus surprenantes et inhabituelles les unes que les autres. Puis, nous pénétrons sous la voûte et nous laissons envoûter par ces magnifiques peintures.

Aujourd’hui, nous décidons d’aller au Vatican. Le problème, c’est que l’on s’est couché tard et que l’on a levé le camp un peu tard aussi…

Arrivés au Vatican vers 11h du matin, nous sommes manifestement tombés au pire moment de la journée: une queue des 600 diables s’étend sur plusieurs centaines de mètres et des racoleurs vous harcèlent à tout bout de champ pour vous proposer de l’éviter : “skip the line, skip the line…”

L’offre est la suivante: moyennant 48 euros par tête de pipe, plus 5 euros de frais si on règle par carte bancaire (soit un total de 53 euros par personne au lieu des 16 euros pour une entrée simple), vous pouvez passer devant tout le monde… bref, nous jetons l’éponge et décidons de revenir le lendemain en nous réorganisant mieux pour arriver plus tôt.

La Fontaine de Trévi

Nous sommes allés voir la fontaine de Trévi, mais quelle n’est pas notre surprise lorsque nous constatons qu’elle est asséchée pour cause de restauration. Comme la tradition est de jeter une pièce pour faire un vœu, la ville a mis en place un bac d’eau ridicule destiné à recueillir l’obole des touristes !

Nous poursuivons notre promenade dans les ruelles romaines pour nous rendre au Panthéon. Nous en profitons pour entrer visiter quelques églises qui se trouvent sur notre chemin et trouvons un petit restaurant où nous faisons halte pour déjeuner.

L’endroit est fréquenté par des italiens de tous horizons et en particulier par des prêtres. Le repas est délicieux : gnocchis al pomodoro, caprese (mozzarella di buffala accompagnée d’une insalata di pomodoro), et un excellent plat d’épinards mêlé à du chou-fleur (Cécile qui déteste les épinards et n’est pas fan de chou fleur s’est régalée!). Le tout, arrosé d’un petit Montepulcciano.

Le Panthéon

Repus, nous repartons et arrivons au Panthéon. Après s’être amusés à traduire l’inscription latine du fronton, ce que Matt réussit avec brio – pour qui aime traduire du latin, Rome est un paradis ! – nous entrons sous cette magnifique et immense coupole qui constitue le plafond de l’édifice.

Le fronton du Panthéon
Le fronton du Panthéon

C’est impressionnant, surtout lorsqu’on en connaît les dimensions : 45 mètres de diamètre et 45 mètres de hauteur. De plus, l’oculus de la coupole qui donne directement sur le ciel laisse entrer une lumière douce, et même l’eau de pluie!

L'oculus du Panthéon
L’oculus du Panthéon

Nous admirons au fond du monument le tombeau de Rafael. Nous avons beaucoup apprécié cette visite.

La place Navone

Nous flânons ensuite dans ces ruelles anciennes jusqu’à la place Navone, qui ne se trouve pas très loin. Les dimensions impressionnantes ainsi que la forme oblongue de cette place nous surprennent au premier abord: il s’agit en réalité de l’ancien cirque, où se déroulaient les courses de chars.

Il est encore tout à fait possible de voir l’emplacement de la spina, l’épine centrale, de la piste et aussi de la cavea, qui a aujourd’hui laissé place aux habitations et restaurants qui ceignent l’ensemble de la place !

Il est assez plaisant de s’y promener et de deviner les contours de l’édifice antique. De plus, l’ancienne spina arbore de majestueuses fontaines, au bord desquelles il est agréable et rafraichissant de s’asseoir quelques instants.

Fontaine centrale de la Place Navone
Fontaine centrale de la Place Navone

Nous faisons le tour de la place main dans la main, nous amusons bien à faire des photos débiles devant les divinités marines qui animent les fontaines puis, fatigués mais enchantés par nous découvertes de la journée, nous rentrons et nous reposons un peu.

Détail de la fontaine Place Navone
Détail de la fontaine Place Navone

Nous décidons alors de retourner dîner dans le restaurant que nous avions découvert le premier soir pour nous régaler. Nous ne sommes pas déçus : les plats que nous commandons cette fois sont tout aussi savoureux: une saltimbocca et une assiette de pâtes pour Matt, un minestrone pour Cécile, accompagné d’une (gigantesque) assiette de fromages italiens; le tout, arrosé d’un petit vin italien recommandé par l’échansson, est tout simplement divin.

La soirée est excellente, nous rentrons nous coucher les yeux pleins d’étoiles.

Notre billet Colisée – Forum -Palatin n’est valable que 48 heures. Notre programme pour la journée est donc établi: nous commencerons par le Mont Palatin.

Petit coup de stress à l’entrée: le mont Palatin et le forum doivent être visités le même jour, dans la foulée. Or nous avons visité le forum la veille, ce qui bloque le portique de l’entrée. Heureusement, la dame a été gentille et nous a autorisés à rentrer grâce à son pass.

Devant le forum romain, depuis le Palatin
Devant le forum romain, depuis le Palatin

Le Mont Palatin

Le Mont Palatin est la célèbre colline sur laquelle le sort de Rome a été décidé : Romulus et Remus, deux frères jumeaux, recueillis puis allaités par la louve, se disputaient le pouvoir de la ville qu’ils s’apprêtaient à fonder. Pour se départager, rien de plus simple que d’observer le vol des oiseaux!

Les deux jumeaux allaités par la louve, Musée du Capitole, Rome
Les deux jumeaux allaités par la louve, Musée du Capitole, Rome

Romulus se plaça donc sur le Mont Palatin et Rémus grimpa sur la colline en face et les deux frères attendirent le passage de volatiles, signe divin par excellence. Romulus vit douze vautours alors que Rémus n’en vit que six. C’est donc Romulus qui l’emporta : il devint donc le premier Roi de Rome. Mais Rémus eut la mauvaise idée de franchir les murailles, malgré l’interdiction de son frère. Alors, Romulus le transperça illico d’un coup d’épée. Entre les vautours et le fratricide, le Mont Palatin porte une riche histoire sur ses versants !

Bien sûr, il s’agit d’une légende et de tout cela, on ne voit plus rien. C’est aussi le lieu que l’empereur Auguste choisit pour faire construire un palais à son épouse Livie, détruit par le temps au fil des années.

Ruines du Palatin
Ruines du Palatin

Bon nombre d’empereurs tels que Tibère ou Dioclétien se firent à leur tour construire un palais sur le Mont Palatin (le nom même de “Palatin” est construit sur le terme “palais” et désigne ainsi les palais qui s’y succédèrent).

A la Renaissance, Alexandre Farnese réaménagea le site en de somptueux jardins, appelés “jardins du farnese”. La promenade y est très agréable car elle est propice à la rêverie et éveille l’imaginaire sur ces siècles d’histoire, et ce, dans un doux parfum d’orangers. Au détour du chemin, les arbres et les fleurs laissent place à une vue magnifique et imprenable sur le forum romain.

Kholanta?
Kholanta?

Nous passons ensuite devant le Lupercal, une grotte ornée de mosaïques et de coquillages, qui serait la hutte de Romulus. On s’ imaginerait presque retrouver sa carte d’identité au pied d’un arbre! Bien évidemment, il ne s’agit certainement pas de la maison de Romulus, mais d’un témoignage inestimable des premiers habitants du site au 8ème siècle avant Jésus Christ.

Le Cirque Maxime (Circus Maximus)

Du Mont Palatin, il est possible de voir le Cirque Maxime, qui a brûlé lors de l’incendie de Rome causé par Néron en 64. Il a été reconstruit à plusieurs reprises après mais il tomba en ruines et fut pillé pour la reconstruction des diverses églises et palais.

Le Cirque Maxime servait aux courses de chars, tirés par des chevaux comme dans le film “Ben Hur”. Les courses se déroulaient sur une piste ovale, autour d’une spina centrale. Les auriges se tenaient sur des chars tirés par quatre chevaux, et concouraient les uns contre les autres. Tous les coups étaient permis pour terminer le premier ! Les naufragia (accidents de chars) étaient fréquents et provoquaient très souvent la mort de l’aurige.

Quatre équipes s’affrontaient sur la piste, distinguées par leurs couleurs : les verts, les rouges, les bleus et les blancs. Le public était extrêmement friand de ces courses, au point de parier des sommes d’argent pour son équipe favorite. Imaginez l’ambiance survoltée parmi les 350 000 spectateurs qui se tenaient dans la cavea ! C’est en fait l’ancêtre un peu plus violent de nos courses de PMU.

Mais le lieu a aussi été le théâtre d’évènements bien différents : Néron y a organisé des courses de dromadaires et Genesis a donné un concert réunissant 500 000 spectateurs en 2007 !

Aujourd’hui, du Cirque Maxime, on ne peut que deviner la forme ovale et la spina sur laquelle se tenait le compte-tours, le reste ressemblant à un immense terrain vague.

Le Cirque Maxime
Le Cirque Maxime

Nous nous réveillons, les oreilles encore vrillées par le tintamarre tonitruant des klaxons et des sirènes: la nuit prochaine, boules quiès de rigueur !

Affamés, nous découvrons que notre petit déjeuner est composé de croissants ensachés et d’une capsule de café chacun, de laquelle nous obtenons trois centilitres de café ! On est loin de l’hospitalité que nous connaissons habituellement dans les B&B. Il nous en faudra plus pour nous décourager!

C’est donc le ventre vide mais heureux, que nous partons à la découverte de la Rome Antique.

Nous visitons une petite église de quartier que nous croisons sur notre chemin, nous recueillons un moment, puis attrapons un tram qui nous conduit vers le centre historique de Rome. Au détour de notre trajet, se dresse soudain devant nos yeux le majestueux Colisée. Pleins d’excitation, nous descendons illico du tram pour finir notre itinéraire à pieds et laisser le colosse se dévoiler petit à petit à notre regard.

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Pour prendre de la hauteur, nous empruntons les jardins de la Domus Aurea, palais que s’est construit l’empereur Néron après l’incendie de Rome, en 64. Elle est en restauration actuellement mais nous profitons du calme des jardins et de la vue sur Rome.

Nous arrivons au pied du Colisée, et sommes surpris par la foule ! Touristes en masse, vendeurs de pacotille en tous genres (le produit star est le selfie stick), légionnaires romains papillonnent tout autour. Une ambiance sans doute peu différente de l’animation qui régnait à l’époque les jours de spectacle !

Aussitôt, un rabatteur nous alpague en anglais et nous propose d’échapper à la file d’attente pour visiter le monument contre la modique somme de 30 euros par personne (sachant que le prix du billet officiel est à 12 euros et comprend l’entrée à trois sites différents). En un regard,nous savons que nous sommes d’accord pour congédier cet attrape-touriste et décidons de ne pas visiter le Colisée bondé de suite. Nous nous dirigeons donc vers le forum romanum, où la file d’attente pour acheter les billets qui permettent l’accès au forum, au Colisée et au Mont Palatin est nettement moins importante.

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Le Forum Romain

C’est parti, nous passons sous l’arc de Titus et entrons sur cette esplanade, place du marché et centre de la vie administrative et politique. Nous admirons les différents vestiges qui ponctuent notre parcours: basiliques, temples, et colonnes.

Le forum romain
Le forum romain

Nous apprécions particulièrement de passer devant la Curie, bâtiment où se tenaient les séances du Sénat Romain et nous sentons minuscules sous les colonnes du temple de Vulcain.

Le forum romain avec le Colisée au fond
Le forum romain avec le Colisée au fond
Vestiges du forum
Vestiges du forum

La maison des Vestales et le temple adjacent attirent notre attention: les Vestales sont les prêtresses du foyer, au nombre de 30, chargées d’entretenir le feu sacré de la cité pour qu’il ne s’éteigne jamais. Elles sont recrutées à l’âge de 10 ans et doivent impérativement rester vierges jusqu’à la fin de leur sacerdoce. Si l’une d’entre elles ne respecte pas son honneur, elle est emmurée vivante. De quoi dissuader toute velléité de goûter aux plaisirs charnels !

Le temple circulaire des Vestales
Le temple circulaire des Vestales

Nous sortons du forum sous une forte chaleur et surtout affamés ! Nous nous mettons donc en quête d’un restaurant et tombons par hasard sur une petite place proche du Panthéon, et nous installons à une terrasse ombragée très agréable. Nous dégustons une salade de pomodoro accompagnée d’une excellente mozzarella burrata, fromage de bufflonne, servie entière et légèrement assaisonnée. Elle est goûtue, tendre et fondante, rien à voir avec celle que nous avons l’habitude de manger, faite au lait de vache. Le repas se poursuit avec des raviolis au pecorino, absolument divins! Le tout, bien sûr, arrosé d’un bon verre de vin rouge italien. Avant de répartir, nous finissons sur une touche sucrée avec des petits biscuits secs de Sardaigne et un café.

Nous repartons et flânons dans les rues en direction du Colisée. Nous passons devant la Piazza de Venezia, le monument à Emmanuel II, et admirons le forum romain, de haut cette fois-ci. Il y a du monde, les vendeurs sont à nos trousses et avons le Colisée juste devant nous. A cet instant, un homme nous arrête et nous demande dans un anglais hésitant :
– Excuse me, what is the Colosseo ?
Nous répondons interdits et amusés en pointant le monument du doigt : “that’s the colosseo!
Et lui de nous répondre : ” oh, thank you !”
Cela nous a beaucoup amusés.

Le Colisée

Nous entrons au Colisée sans aucune difficulté avec notre pass, quelques minutes de queue à peine.

Quelques marches plus tard, nous nous retrouvons en haut de l’édifice et admirons sa grandeur et sa majesté.

Le Colisée, vu d'un de ses pôles
Le Colisée, vu d’un de ses pôles

Le Colisée a été inauguré en 72 après Jésus Christ et pouvait accueillir 50 000 spectateurs. Il était exclusivement réservé aux combats de gladiateurs ou aux combats contre des animaux.

Le Colisée, tribune VIP
Le Colisée, tribune VIP

L’arène, vaste étendue de sable, tire son nom du mot arena, qui signifie sable en latin et qui permet d’absorber le sang des gladiateurs. Sous l’arène, se trouvent les cages ou étaient enfermés les fauves et les quartiers des gladiateurs. La forme est ovale et les gradins (cavea) dominent l’arène. A Rome, le spectacle des gladiateurs était gratuit, offerts par les magistrats pour gagner les faveurs du peuple.

Colisée intérieur
Colisée intérieur

Dans le Colisée, se tenaient aussi des naumachies: des reconstitutions historiques de batailles navales. On remplissait ainsi l’arène d’eau et faisait entrer des bateaux qui s’affrontaient alors sous les yeux des spectateurs.

Nous avons clos notre journée avec un petit verre et une pizza.

Aujourd’hui, grand départ pour Rome !

Notre avion décolle à 15h30: cette année, une fois n’est pas coutume, nous décidons de ne prendre qu’une seule valise cabine chacun!

Nos bras se souviennent encore de notre chemin de croix a travers les méandres du métro parisien charges de trois énormes valises et de deux sacs a dos lors de notre dernier voyage en avion vers la Thaïlande.

Cela nous permettra aussi de gagner du temps puisque nous echapperons a la longue formalité de l’enregistrement des bagages en soute. Comme c’est agréable de voyager léger!

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Notre vol se déroule très sereinement, à tel point que nous arrivons avec 20 minutes d’avance à l’aéroport de Roma Fiumicino. Dès que nous sortons de l’avion, débarrassés des bagages à récupérer, nous filons vers la gare pour emprunter le train Leonardo, à destination de Termini, la gare située en plein centre de Rome.

Nous sommes frappés par la ressemblance entre les paysages qui défilent sous nos yeux avec ceux que nous avons déjà pu voir en Espagne.

Nous arrivons à la station Termini après 35 minutes de voyage et nous jetons dans le trafic du métro romain. C’est l’heure de pointe, il est bondé, il faut donc lutter pour entrer.

Alors qu’une femme descend du wagon, elle repousse violemment un homme en train d’y monter, les yeux rivés sur son téléphone, et l’invective vertement au passage en délestant de toute sa frustration de sa journée de travail. L’homme se retourne, ahuri et lui lâche un “psichopati !” cathartique.

Nous avons admiré son sang froid, sa répartie, et la retenue de sa remarque, contrastant fort avec les insultes qui auraient fusé par chez nous. Un flegme qui tranche nettement avec les préjugés que l’on peut avoir à propos des latins.

Arrivés à Termini, c’est l’heure de la rando pour nous rendre à notre Bed & Breakfast. Quinze minutes de marche plus tard, nous déposons nos valises et prenons une bonne douche.

Remis de nos émotions, nous remettons nos chaussures de marche en quête d’un restaurant où dîner. Nous choisissons l’Hostaria I Buoni Amici, qui ravit nos papilles. Nos dégustons un exquis Montepulcciano 2010, qui accompagne una saltimbocca alla romana, pièce de veau délicieusement recouverte de proscuitto et de sauce à la sauge.

L’ambiance de ce restaurant fréquenté par des italiens est vivante, sans être trop bruyante. Nous vous le recommandons chaudement.

Nous passons une excellente première soirée romaine.

Voici la troisième saison des Borgias, diffusée sur Showtime.

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Le pape Alexander charge le Cardinal Sforza d’une inquisition auprès des cardinaux qui complotent contre lui. Avec les preuves récoltées, Alexander bannit tous les cardinaux en qui il n’a pas confiance.

Pendant ce temps, Catherina Sforza ordonne à Rufio de trouver le soutien de mercenaires appartenant aux familles romagnes.

Lucrezia est embêtée par ses futurs beaux-parents et sa situation empire lorsqu’elle réalise que ses sentiments pour Cesare deviennent plus que fraternels…

La saison est sous-titrée “hell bent”… cela promet!

Voici la seconde saison des Borgias, diffusée sur Showtime.

Le Pape Alexander VI prend une nouvelle maîtresse et organise une gigantesque fête païenne pour les citoyens de Rome lorsqu’une cache pleine d’anciens artefacts est découverte.

La rivalité entre les deux frères – Cesare et Juan – éclate en plein jour dans les rues. Lucrezia s’occupe de son nouveau-né.

Pour remplacer The Tudors sur sa grille, Showtime récidive et s’intéresse à une autre période de l’Histoire : le Vatican au temps de la Renaissance avec la célèbre famille Borgia.

The Borgias est une création de Neil Jordan qui place Jeremy Irons dans la peau de Rodrigo Borgia, futur Pape Alexandre VI, connu pour avoir été le pape le plus controversé durant la Renaissance. On y retrouve à ses côtés David Oakes (Juan Borgia), François Arnaud (Cesare Borgia ), Holliday Grainger (Lucrezia Borgia) et Aidan Alexander (Joffre Borgia).

Rome est une série coproduite par HBO et la BBC qui relate les événements ayant entraîné la chute de la République romaine et la naissance de l’Empire romain.

rome

La première saison débute lorsque Jules César revient de Gaule à la fin de son mandat de proconsul, refuse de libérer ses légions selon l’ordre du Sénat, et s’apprête à franchir le Rubicon à la tête de ses légions et à marcher sur Rome.

Dès lors, on suit les luttes de pouvoir entre Pompée et César, jusqu’à l’assassinat de ce dernier aux ides de mars 44 avant Jésus Christ. La seconde saison se termine sur le suicide de Marc Antoine et de Cléopâtre en Égypte.

Les deux personnages principaux de l’histoire, le centurion Lucius Vorenus et le légionnaire Titus Pullo, de retour à Rome en ces temps agités, croisent et mêlent sans cesse leur destin avec les grands personnages de la Rome antique : Pompée, César, le jeune Octave — futur empereur Auguste — et sa mère, Atia Julii (Atia Balba Caesonia de son vrai nom), la vénéneuse nièce de César, Cicéron, Marc Antoine, Brutus, Caton le Jeune, Cléopâtre, etc.

Les deux légionnaires, Lucius Vorenus et Titus Pullo sont deux personnages anecdotiques cités dans les commentaires sur la Guerre des Gaules par Jules César (cinquième livre : voir chapitre 44). Ils y sont deux centurions rivaux qui se sauvent la vie à tour de rôle au combat.