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Mark Osborne nous propose un court-métrage d’animation de toute beauté, MORE, racontant l’histoire d’un inventeur solitaire dont l’existence sans goût ni couleur ne s’éveille que par les rêves et réminiscences de sa jeunesse insouciante. Le jour, il se tue au travail dans un monde sans joie, gouverné par le rendement et la productivité. La nuit, il travaille secrètement sur une invention visionnaire, cherchant à transformer son inspiration en quelque chose de plus concret.

Son invention révolutionne la manière dont les gens perçoivent le monde mais cela à un prix : le monde absorbe son invention comme un nouveau produit de consommation qui aliène des centaines de personnes sur les chaînes de production. Cela le transforme également, mais de l’intérieur.

https://vimeo.com/15866494

Avec la révolution industrielle, la division du travail s’est développée (cf. Adam Smith).

La notion d’appareil productif ne se limite pas à sa dimension économique et technique (progrès technique, innovations, investissements, profits…), il faut aussi tenir compte de la dimension sociale de l’entreprise.

Toute forme d’organisation du travail présente aujourd’hui 4 objectifs :

  • produire le plus possible
  • dans les délais les plus courts
  • avec le moins d’efforts
  • en tenant compte de la qualité

Le sociologue Alain Touraine distingue 3 phases dans l’évolution de l’organisation du travail :

  • l’ancienne organisation du travail
  • le taylorisme – fordisme
  • le post-taylorisme

I – Phase A : l’ancienne organisation du travail

Composée de l’artisanat et des petites entreprises. L’ouvrier était qualifié et était capable de transmettre son savoir-faire aux plus jeunes.

Il avait une certaine liberté et les rapports humains étaient plus importants (confiance).

II – Phase B : le taylorisme – fordisme

A – Le taylorisme

Le taylorisme est dû à un ingénieur américain, Taylor (1856-1915), qui a poursuivi la pensée d’Adam Smith : il crée l’Organisation Scientifique du Travail (OST), i. e. une organisation rationnelle reposant sur 3 principes :

1 – Séparation radicale entre la conception et l’exécution

C’est la division verticale du travail. La conception concerne les bureaux des méthodes dont le rôle est de penser (cols blanc).

L’exécution concerne les ateliers dont le rôle est de fabriquer (cols bleus). L’objectif est de mettre en valeur le savoir de l’ouvrier.

2 – Découpage des activités en tâches élémentaires et non qualifiées

C’est la division horizontale du travail : la parcellisation des tâches :

  • une tâche simple
  • une tâche répétitive
  • en peu de temps
  • la méthode la plus efficace : “the one best way”

3 – Le salaire au rendement

L’appât du gain permet de stimuler l’activité et la productivité et d’obliger l’ouvrier spécialisé (OS) à suivre la cadence.

La révolution transforme profondément le monde occidental entraînant une croissance économique jusque là inconnue. La croissance économique peut aussi s’accompagner de développement.

I – La croissance économique

A – Qu’est-ce que la croissance économique ?

La croissance économique est une notion quantitative et économique. C’est un phénomène mesurable dans le temps et dans l’espace (exemple : la France en 1998).

C’est l’accroissement des richesses d’un pays, mesuré par le Produit Intérieur Brut (l’agrégat PIB). Le PIB peut être exprimé en valeur ou en volume.

Taux de croissance = ( (PIB T2 – PIB T1) / PIB T1 ) * 100

Le PIB marchand est évalué au prix du marché. Le PIB non-marchand est évalué au coût des facteurs (salaires, impôts, amortissements…). Le PIB est la somme des valeurs ajoutées.

Produit National Brut (PNB) = PIB + Revenus reçus de l’extérieur – Revenus versés à l’extérieur.

Croissance extensive : hausse des quantités des facteurs de production (plus de main d’oeuvre, plus de facteur capital, plus de matières premières).

Croissance intensive : hausse de la productivité (meilleure organisation du travail).

B – Les limites du PIB comme indicateur de la croissance

1 – Certains éléments ne sont pas pris en compte dans le calcul du PIB :

  • travail domestique
  • économie souterraine = économie informelle
  • bénévolat
  • troc

Note : l’économie informelle est très importante dans les Pays en Développement (PED), le PIB est donc sous-évalué.

2 – Le calcul du PIB est équivoque

Pour le PIB, un mal et son remède équivaut à 2 biens (double progrès).
Exemples : pollution, voitures…

I – Définitions

L’Etat Providence (Welfare State) désigne les différentes fonctions de l’Etat liées à la protection sociale (chômeurs, vieillesse…) et l’action de l’Etat en faveur de la justice sociale et de l’obtention du plein emploi (intervention sociale de l’Etat).

La protection sociale consiste à protéger les individus contre certains risques (chômage, maladie, vieillesse, pauvreté).

Les prestations sociales sont les différents versements effectués par les organismes de la Sécurité Sociale (assurance maladie, retraites, allocations familiales, indemnités chômage, assurance invalidité, accidents du travail, maternité…).

La Sécurité Sociale fut créée par la loi de mai 1946, c’est une institution indépendante de l’Etat. Elle a un budget spécifique avec des recettes propres (cotisations sociales) et des dépenses spécifiques.

Le système de sécurité sociale est inspiré du rapport Beveridge. Le fondateur de la sécurité sociale en France est Pierre Laroque.

Les cotisations sociales sont les prélèvements obligatoires effectués sur les salaires. Elles proviennent de 2 sources :

  • du salarié lui-même
  • de son employeur

La C. S. G. est la Contribution Sociale Généralisée introduite en 1990 par Michel Rocart afin de mieux équilibrer le financement de la protection sociale.

Les revenus de transfert sont les revenus alloués par les pouvoirs publics au titre de la solidarité nationale. Ce sont les prestations familiales, les allocation chômage, les pensions retraite, le RMI.

La redistribution est le mécanisme qui consiste à prélever des impôts et des cotisations sociales sur les revenus primaires et d’en redistribuer une partie sous forme de revenus de transfert. C’est prendre d’une poche pour mettre dans une autre.

I – Les besoins

Un besoin est un manque, un sentiment de privation accompagné d’un désir de le faire disparaître.

Les besoins sont illimités à cause du progrès technique, de la publicité et de la mode.

Ils peuvent être individuels (besoin d’un vêtement) ou collectifs (besoin d’une troisième ligne de tramway), primaires (se nourrir, se loger, se vêtir : besoins vitaux) ou secondaires (maison à soi, voiture, téléphone). Notez bien que cette classification est relative.

Les besoins sont satisfaits par :

  • des biens : produits matériels de l’activité économique (ex : voiture).
  • des services : produits immatériels de l’activité économique (ex : coiffeur).

Un bien économique est relativement rare : son obtention mérite un effort (ex : voiture).

Un bien non-économique, ou bien libre, est disponible en abondance (l’air). Aucun travail n’est nécessaire pour en bénéficier. Les biens sont de plus en plus des biens économiques.

Un bien durable s’utilise plusieurs fois. Un bien non-durable ne s’utilise qu’une seule fois.

Les biens de consommation s’adressent aux ménages (ex : nourriture), c’est un bien utilisé directement par le consommateur.

Les biens de production concernent les entreprises (ex : matières premières) car ils sont utilisés dans le processus de production.

Les besoins sont à l’origine de l’activité économique.

II – Les entreprises

L’entreprise est un agent économique et une unité de production. Elle produit des biens et services pour satisfaire les besoins.

Biens et services sont vendus sur un marché.

Le but de l’entreprise est de faire des profits en créant de la valeur et en contribuant au processus de transformation par des investissements continuels, ce qui permet d’assurer un “roulement” des fonds. La bonne santé d’une entreprise peut être évaluée avec son taux d’endettement (qui doit être ni trop haut, ni trop bas).

Il existe différents critères de classification des entreprises :

  • la taille : micro-entreprises, PME, grandes entreprises.
  • le statut juridique : entreprises individuelles, sociétés, SARL (Société A Responsabilité Limitée), SA (Société Anonyme), EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), SNC (Société en Nom Collectif).
  • le secteur économique : primaire, secondaire, tertiaire.

J’aimerais aujourd’hui aborder le thème de la relation malsaine qu’entretiennent les média (publicitaires surtout) avec les enfants. Cela fait déjà quelques années que la publicité parasite nos cinq sens afin de nous influencer à acheter tel produit ou à utiliser tel service.

La publicité s’est immiscée dans chaque interstice de notre vie et nous suit à la trace : vous vous réveillez sans doute avec la radio, subventionnée quasi-totalement par les recettes publicitaires. Le concept même de radio en fait une plateforme de diffusion publicitaire continue : les chansons que l’on peut entendre ne sont qu’une accroche pour vous inciter à découvrir l’album.

Avez-vous remarqué comme le matraquage de certaines radios vous poussent littéralement à aimer, avec le temps, une chanson que vous ne supportiez pas la première fois que vous l’avez écoutée ? Bienvenue dans le monde moderne, l’ère digitale qui prendra tellement soin de vous qu’elle décidera désormais à votre place !

Les enfants et la société de consommationSortez de chez vous : panneaux publicitaires dans la rue, sur les façades des maisons, sur les bus, à l’intérieur des bus. Publicité à images fixes, défilantes. Publicités sonores. Allumez votre ordinateur. La publicité inonde alors votre écran : bannières publicitaires, animations flash intempestives… si vous ne faîtes rien, c’est un tiers de votre écran qui se laisse envahir par ce fléau. Je ne mentionnerai même pas la télévision, support publicitaire par excellence, imposant ses images et slogans dans tous les foyers.

Nos parents et nous, on devrait s’en sortir. C’est un peu comme le langage SMS, on n’a pas été contaminés au départ. Les générations post-90 risquent par contre d’en baver.

“A force d’appeler ça ma vie je vais finir par y croire. C’est le principe de la publicité.” – Samuel Beckett

Est considérée comme publicité, toute communication ayant comme but direct ou indirect de promouvoir la vente de produits ou de services, y compris les biens immeubles, les droits et les obligations, quel que soit le lieu ou les moyens de communication mis en œuvre.

La publicité est une forme de communication, dont le but est de fixer l’attention du consommateur sur un objet, et de l’inciter à adopter un comportement déterminé vis-à-vis de ce dernier. Pour atteindre ce but, elle a généralement très peu de temps et de moyens. Il lui faut donc presque simultanément capter l’attention, la retenir, et faire passer son message.

En ce sens, la publicité pourrait être classée dans la catégorie des techniques de manipulation de la conscience, n’était son caractère parfaitement explicite. La déontologie publicitaire, et la règlementation, exigent donc que la publicité se présente comme telle, et non comme un spectacle ou comme une source d’information indépendante et fiable.

Des associations comme l’Anti Advertising Agency poussent même l’hacktivisme jusqu’à voiler les écrans publicitaires avec des messages qui appellent au bon sens des citoyens.

Je trouve que c’est une très bonne idée. A force de nous servir de la soupe constamment, il devient aujourd’hui difficile de faire la différence entre une publicité et un article de presse. Je pense notamment à ces publicités que l’on trouve dans les magazines qui imitent la forme et la présentation de certains articles, cherchant à s’imposer de manière détournée comme une source d’information.

Quelle place est alors laissée à notre libre-arbitre, notre liberté de choisir en toute indépendance ?