En octobre 2008, les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont lancé un marché de « veille de l’opinion ». Le dispositif devait analyser la presse, les blogs, les forums, les pétitions et les sites militants afin d’identifier les débats émergents, les leaders d’opinion et les risques de crise.
En 2008, les réseaux sociaux n’occupaient pas encore toute notre vie numérique.
Facebook commençait à s’installer en France. Twitter restait confidentiel. Instagram et TikTok n’existaient pas. Les débats en ligne passaient encore largement par les blogs, les forums, les listes de diffusion et les sites militants.
C’est dans ce contexte que les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont lancé un appel d’offres consacré à la « veille de l’opinion ».
L’objectif ne consistait pas simplement à lire la presse. Il s’agissait aussi de détecter les sujets sensibles, les contestations émergentes et les personnes capables d’influencer le débat public.