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Prague Summer Trip 2015

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Aujourd’hui est notre dernier jour dans cette bonne ville de Prague.

Nous commençons par un solide petit déjeuner. Notre vol retour est prévu pour 22h donc nous avons toute la journée pour finir de visiter la ville. Le concierge de l’hôtel accepte gentiment de nous garder nos valises jusqu’à l’arrivée de notre taxi vers 19h. Cela nous permet d’aller en ville sans traîner nos bagages sur les pavés, ce qui est plutôt confortable.

Nous retraversons le Pont Charles et allons prendre quelques photos devant le mur de John Lennon ou « Lennon Wall », mémorial informel à John Lennon qui recueille depuis 1980 des hommages sous la forme de graffitis et de paroles de chanson des Beatles. Ce mur appartient à l’Ordre des Chevaliers de Malte, qui autorise les gens à écrire sur le mur.

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Le portrait original de John Lennon a depuis longtemps été recouvert par une tonne de graffitis et de messages divers – les autorités ont même repeint le mur à plusieurs reprises pendant la période communiste mais les gens continuent de taguer et peindre messages, symboles et portraits sur les messages existants. C’est une véritable œuvre d’art vivante, qui évolue avec le temps – le mur tel que nous l’avons vu ne sera jamais plus pareil, il aura changé depuis.

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Aujourd’hui, c’est dimanche. Matinée calme à l’hôtel, on profite de notre temps pour nous reposer et lire un peu. En effet, Matt est un lecteur compulsif et s’il ne lit pas pendant plusieurs heures d’affilée, il commence à se sentir mal.

Ce midi, nous n’avons pas très faim et nous laissons tenter seulement par un trdlo, ce petit gâteau que nous avions apprécié la veille. Nous nous régalons tout en nous baladant au gré des rues. Nous les connaissons plutôt bien à présent mais nous prenons toujours autant de plaisir à nous imprégner des couleurs, des odeurs et de l’ambiance qui y règnent.

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Sur la place Wenceslas, nous nous laissons charmer par un jeune guitariste à la chevelure blonde et en bataille. Sa voix claire et écorchée rappelle celle de Ben Howard que Cécile aime tant. Il alterne entre reprises de chansons de style pop-rock (Radiohead, Coldplay) et compositions personnelles.

Nous restons un bon moment à l’écouter et à le regarder, avec beaucoup de plaisir. Nous ne sommes pas les seuls à être sous le charme: petit à petit, la place se remplit d’auditeurs et les donations pleuvent lorsque ce chanteur entonne “The scientist” de Coldplay.

Nous allons ensuite boire un petit café à une terrasse et écrivons nos cartes postales.

Nous repartons dans la vieille ville flâner puis avisons un musée dont le nom nous fait sourire: le musée des machines sexuelles. Intriguée, Cécile convainc Matt d’y entrer.

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Aujourd’hui, lever tranquille juste à l’heure pour la douche et le petit déjeuner.

C’est la canicule aujourd’hui comparé aux autres jour: le ciel est couvert mais il fait 27 degrés, ça chauffe!

Nous en profitons pour manger une friandise de forme cylindrique, à base de pâte et de sucre, dorée sur les braises : le trdlo. C’est vendu en pleine rue dans des cahutes, cela se mange sans faim et c’est très bon, surtout pour 60 couronnes.

On se pose à une terrasse de la vieille ville et regardons les passants déambuler en dégustant une bouteille d’eau, histoire de rester hydratés.

Nous arpentons ensuite quelques rues dans lesquelles nous n’avions jamais mis les pieds et décidons d’essayer le Prague Beer Museum, qui se targue d’avoir plus de 30 bières en pression. On ne peut décemment pas passer une occasion pareille!

Cécile commande donc une pinte de Konrad tandis que Matt essaie une Bohemian Lager. Toutes les deux sont excellentes. La Konrad a un petit goût de grains de café grillés et possède des reflets cuivrés. La Bohemian est plus trouble mais très douce, plus florale.

Matt déguste sa mousse
Matt déguste sa mousse

Nous passons un très bon moment dans un petit jardin arboré. La terrasse est d’ailleurs bondée, signe que le lieu est charmeur. La bière nous envoûte agréablement, elle y est bien plus forte que celle que nous dégustons habituellement.

Nous nous mettons en quête d’un endroit où manger, et arpentons tranquillement les petites rues au hasard. Nous nous retrouvons en réalité tout près du quartier juif, et au détour du chemin, nous nous retrouvons nez à nez avec une statue étonnante vu le lieu : il s’agit d’une femme nue composée d’un assemblage de cubes de métal. Elle s’exhibe ouvertement et à l’endroit de son entrejambe, il y a un espace où l’on peut se glisser.

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Matt s’y jette avec délectation tandis que Cécile nous offre sa propre interprétation de l’oeuvre.

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Ce matin, nous sommes bien décidés à ne pas louper le petit déjeuner et à partir suffisamment tôt pour pouvoir arpenter le Pont-Charles de manière sereine, sans la cohue.

En effet, nous avions fait deux tentatives auparavant, mais n’étions jamais allés jusqu’au pont, tant la foule était compacte : pont noir de monde, queue des 600 diables pour y accéder.

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Ce matin, les petites ruelles médiévales qui conduisent jusqu’à l’édifice sont vides, et c’est de bon augure pour la visite. De plus, il fait beau et les rayons du soleil caressent notre peau avec douceur. Arrivés au pied du pont, nous sommes accueillis par une entrée imposante de pierre sombre et aux dorures brillantes.

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Au cours de notre promenade, nous croisons quelques couples d’amoureux, des petits groupes de musiciens qui jouent en live et offrent une atmosphère guillerette à la visite. Bon nombre d’artistes exposent leurs talents et proposent de dessiner ou de caricaturer les passants, en échange de quelques couronnes.

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Mais le clou du spectacle est certainement ce défilé de statues de pierre qui nous observent tour à tour depuis la rambarde du pont. Celle de Nepomucène attire sans doute le plus de touristes car elle est intimement liée à l’histoire religieuse de la ville: figure pro-catholique durant l’époque de la Contre-Réforme, Jean Nepomucène fut arrêté, torturé, puis jeté ligoté et à moitié mort dans la rivière par ses opposants.

La légende veut que cinq étoiles soient apparues là où son corps coula. Sa dépouille fut récupérée en 1719 et, miracle, on s’aperçut que malgré l’état de putréfaction de l’ensemble de son corps, sa langue était encore rose et charnue ! La statue ne tire pas la langue mais arbore cinq étoiles au-dessus de sa tête.

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Nous poursuivons notre balade, saluons les autres statues et arrivons de l’autre côté de la ville et sommes surpris par son caractère touristique: les panneaux et les couronnes tchèques ont été détrônés par l’anglais et l’Euro !

Après une pause au Starbucks où nous buvons un mauvais thé, nous visitons l’église Notre-Dame de la Chaîne, fraîche, calme et jolie, puis nous repartons. Nous ne sommes alors plus seuls sur le pont, les touristes se sont levés !

Nous nous perdons dans le labyrinthe de petites ruelles pour parvenir à Staromestske Namesti. Il est 12h50 et nous souhaitons assister à la ronde des apôtres, qui a lieu toutes les heures à l’horloge astronomique.

Nous attendons donc dix minutes et à 13 heures précises, au-dessus des deux cadrans, deux petites fenêtres s’ouvrent et laissent apparaître l’une après l’autre des statues de bois figurant chacun des douze apôtres. Et, un coq doré situé entre les deux fenêtres agite ses ailes pour faire retentir les treize coups de l’horloge. C’est un moment très plaisant!

Ce matin, réveil aux aurores pour s’assurer de ne pas rater le petit déjeuner. Nous partons pour le quartier juif de la ville. Il y a cinq synagogues à visiter et un ancien cimetière juif. Nous optons donc pour le multipass, qui comprend l’entrée de chacun des sites.

Matt et Kafka
Matt et Kafka

C’est la première fois que nous entrons dans une synagogue et apprécions l’architecture bien particulière de chacune d’entre elles. La synagogue espagnole, qui allie le style juif au style maure est remarquable : chaque centimètre de la pièce est orné et l’ensemble est superbe. La visite de tous les sites constitue en réalité un musée consacré à l’histoire du peuple juif pragois, et en particulier à sa déportation.

La synagogue Pinkas est ainsi un mémorial de l’holocauste puisque sur l’ensemble des murs sont inscrits les noms des victimes, classés par camp d’extermination. À l’étage, sont exposés les dessins des enfants de Terezin qui ont représenté leur vie dans les camps. La visite est vraiment saisissante.

Le cimetière juif est le plus ancien d’Europe: il présente des stèles sur lesquelles apparaissent des épitaphes rédigées en hébreu datant du XVème siècle. Elles sont souvent indéchiffrables car le temps à fait son œuvre…

Les stèles sont disposées cahin caha: en réalité, ce sont trois couches de tombes qui ont été empilées au fil des siècles car la religion juive interdit de toucher les sépultures. Le visiteur évolue donc dans cette sombre forêt de pierres, illuminée par les doux rayons du soleil que laissent passer les feuilles des arbres.

La faim commence à se faire sentir et il est urgent de se sustenter tant Cécile est affamée. Nous trouvons un pub typiquement tchèque face à la statue de Kafka, à côté de la synagogue espagnole.

Cela doit être dû au petit train d’hier soir… nous nous réveillons à 10:30 et constatons avec stupeur que nous avons loupé le petit déjeuner!

Notre surprise passée, nous nous mettons en route et, à l’heure où nous arrivons en ville, optons pour un déjeuner rapide chez Burger King. Une fois Cécile rassasiée, nous pouvons repartir.

Nous optons pour la visite du château de Prague et de la Cathédrale St Guy (Saint Vitus en anglais).

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Nous prenons le billet qui permet aussi de voir la basilique et la Golden Lane. On y voit la maisonnette de 12m² dans laquelle Kafka est supposé avoir écrit un de ses ouvrages. On reste plutôt sceptique face à cette annonce de la vendeuse qui s’empresse de nous demander notre pays d’origine et de nous montrer quels ouvrages acheter…

Nous passons notre chemin et optons pour la visite du musée des armes et armures. C’était vraiment super de voir toutes les évolutions au fil du temps.

Plastron
Plastron

Matt en a aussi profité pour s’essayer au tir d’arbalète: 3 tirs pour 50 couronnes, soit deux euros! Tir en plein dans le mille au premier essai, même le camelot était impressionné.

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Ce matin, après une bonne nuit et un petit déjeuner rassérénant à l’hôtel, nous décidons de visiter la vieille ville, autour d’Old Town Square. Nous optons pour l’achat de pass 3 jours à 310 couronnes l’unité (environ 11,50 euros) qui nous permettent d’emprunter le métro en illimité. Quelques jours plus tard, nous nous rendrons compte qu’il valait mieux acheter des tickets à l’unité, pour chaque trajet.

Nous descendons à l’arrêt de métro Namesti Republiky et nous retrouvons sur la place éponyme. Nous nous perdons dans les petites ruelles de la vieille ville au gré des marchés où les objets médiévaux se mêlent aux fruits et légumes de saison. Se déploient devant nos yeux des façades bigarrées sur lesquelles différents styles et différentes époques se côtoient.

Old Town Square
Old Town Square

Au détour de notre ballade, nous visitons l’église Saint Nicolas, croisons la statue de Jan Hus et admirons l’horloge astronomique dont le mécanisme et les ornements nous font voyager dans le temps : à chaque heure, s’enclenche la marche des apôtres. Elle présente aussi les douze signes du zodiaque et indique la position de la lune et du soleil.

Horloge Astronomique à Old Town Square
Horloge Astronomique à Old Town Square

Nous sentons quelques gouttes de pluies mais avons à peine le temps de nous en apercevoir qu’elle a déjà cessé. Nous continuons notre promenade dans les jolies ruelles de la ville, jusqu’à ressentir la faim.

A l’arrêt de métro Muztek (ligne C), nous optons pour l’établissement appelé “U Provaznice” avec son long comptoir et son mobilier moyenâgeux. Les fresques du plafond présentent des petits démons qui nous observent à travers un oculus et nous donnent l’impression de nous trouver dans une taverne d’un autre temps.

Oculus de la taverne
Oculus de la taverne

Pour les 27 ans de Cécile, nous partons à Prague, en République Tchèque. Il y a une ligne directe Nantes – Prague avec la compagnie Volotea et le trajet dure environ 2 heures.

Nos valises prêtes, Julia nous conduit à l’aéroport et nous décollons avec environ 45 min de retard, comme souvent avec Volotea. Deux heures plus tard, nous atterrissons. Nul besoin de présenter notre passeport; en 5 minutes, nous sommes dehors.

Un chauffeur de taxi de la compagnie Prague Airport Transfer nous attend avec une pancarte à notre nom. C’est la grande classe ! C’est l’avantage de réserver à l’avance: le chauffeur connaît déjà notre destination, et nous savons le prix de la course, ce qui évite toute arnaque. Nous n’avons qu’à nous laisser guider jusqu’à ce que nous arrivions au pied de notre hôtel au bout d’une demi-heure.

Notre hôtel se trouve au nord de la ville, un peu excentré, sur la ligne C du métro. Le check-in se fait sans encombre, car nous avions déjà tout réservé sur Booking. Notre chambre est spacieuse, très propre et pourvue d’un lit king size ! Un petit thé de bienvenue nous y attend et nous le dégustons avec plaisir avant de repartir découvrir la ville et dîner.

Nous allons à la bouche de métro, retirons des couronnes tchèques au distributeur et découvrons que le distributeur de tickets de métro n’accepte que des pièces ! Nous repartons donc à l’hôtel situé à 150 mètres de là et achetons des tickets de métro valables 30 minutes au concierge de l’hôtel.

Il ne faut que 12 minutes en métro pour rejoindre l’arrêt Muzeum, en plein centre-ville, sur la place Venceslas. On y trouve tous les grands magasins et des fast-foods en pagaille dans un mouchoir de poche. En sortant de la bouche de métro, la hauteur des édifices frappe notre esprit : devant nous se trouvé l’immense Musée national et à notre droite s’élève l’imposante statue de Václav Havel à cheval. Nous nous retournons et découvrons l’avenue Venceslas qui s’étend sur plusieurs kilomètres. En son centre, une esplanade où les Pragois se retrouvent pour bavarder sur des bancs, déguster un hot-dog. Le tramway d’époque y circule aussi tout en bas.

Place Venceslas
Place Venceslas

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