Tag

classes

Browsing

php-logoIl vous est peut-être déjà arrivé d'obtenir l'erreur PHP suivante en mode strict sous PHP 5.4 et versions ultérieures:

Redefining already defined constructor for class {nom_de_la_classe}

Cela arrive lorsque - dans le code d'une classe -, le code PHP4 précède le code PHP5 avec le constructeur de classe.

Le problème : une fonction PHP4 précédant le constructeur PHP5

Voici un petit exemple pour bien comprendre, avec une classe SkymindsExampleClass, une fonction qui s'appelle SkymindsExampleClass() et donc porte le même nom, et la fonction constructeur __construct().

L'exemple suivant produit l'erreur Redefining already defined constructor for class parce que la fonction PHP4 SkymindsExampleClass() se trouve avant la fonction PHP5 __construct() :

// This example outputs a PHP error in strict mode
class SkymindsExampleClass {
	//PHP4
	function SkymindsExampleClass()
	{
		$this->__construct();
	}
	//PHP5
	public function __construct()
	{
		$this->admin_page();
	}
}

La solution : placer le code PHP5 avant le code PHP4

Pour supprimer l'erreur PHP stricte, il suffit de placer la fonction PHP5 avant la fonction PHP4.

Durkheim a donné une image harmonieuse de l'organisation sociale. Ce qu'il privilégie, c'est la stabilité qu'entraîne la solidarité. La source des conflits vient de la nature des liens sociaux. Le conflit est le résultat d'un manque : l'anomie. Marx, Dahrendorf et Touraine insistent sur le rôle du conflit en tant que moteur du changement social. Le point de départ de cette analyse est bien sûr l'analyse marxiste. On peut alors se demander si l'analyse marxiste du conflit est toujours d'actualité.

I - La notion de conflit

A - Qu'est-ce qu'un conflit ?

Le conflit général met en présence 2 acteurs (individus ou groupes) aux intérêts divergents. Le conflit social a des enjeux politiques, économiques et sociaux.

Le conflit du travail reprend ces 3 enjeux, cependant les acteurs appartiennent à la même unité de production. Il a un caractère légal : c'est la défense collective des intérêts individuels. L'enjeu du conflit peut être interne à l'entreprise ou se répercuter au niveau de la collectivité (réaction en chaîne comme en mai 1968).

La forme la plus fréquente du conflit est la grève, qui a un caractère légal. C'est le meilleur moyen de pression. La manifestation sur la place publique est le moyen traditionnel de prolonger le conflit ( car très médiatisée). Les conflits de classes (cf. Marx et la lutte des classe) sont différents des conflits sociaux qui sont des oppositions entre groupes sociaux.

B - Le conflit peut être facteur de changement social

Le changement social est la transformation durable de l'ensemble ou d'une partie du système social dans son organisation, dans sa structure et dans ses modèles culturels. Le changement social est caractérisé par les transformations sociales importantes de la société (les congés payés en 1936 par exemple).Le conflit est créateur : il pousse les acteurs à inventer de nouvelles formes sociales. Le conflit social a une action dynamique sur l'organisation sociale qui l'oblige à évoluer. Le conflit a une fonction d'intégration des acteurs sociaux car il se déroule au nom d'objectifs communs. Selon Simmer (1858-1918), le conflit remplit 2 fonctions :

  • il révèle les antagonismes sociaux
  • il permet de reconstruire l'unité de la société en suscitant des transformations

Selon Marx, le changement social passe par la lutte des classes, qui est le moteur de l'histoire. Chaque société est supposée connaître une succession d'étapes, chacune se caractérisant par un mode de production spécifique mais qui dans tous les cas de figure est à l'origine d'une césure entre dominants et dominés. Cette opposition conduit à la lutte, le système éclate lorsqu'elle devient exacerbée. Dans le cadre des sociétés capitalistes, la lutte découle de la confrontation entre la bourgeoisie seule détentrice des moyens de production et le prolétariat, détenteur de sa seule force de travail.

Depuis le 19ème siècle, les conflits de travail ont beaucoup marqué le changement social. Les conflits ont permis des progrès significatifs dans l'amélioration des conditions de vie, de travail, de la durée du travail, des droits sociaux. Les conflits de travail sont profondément liés au mouvement ouvrier et à sa représentation au sein des syndicats. Temps forts du changement social :

  • 1936 : congés payés
  • 1945 : comité d'entreprise et sécurité sociale
  • 1950 : SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). Il devient le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) en 1970
  • 1968 : section syndicale dans les entreprises et 4ème semaine de congés payés
  • 1982 : lois Auroux

Toutes ces avancées sociales ont été obtenues à partir de conflits massifs et généralisés : les conflits de travail ont donc profondément marqué le changement social.

C - Les conflits de travail existent toujours mais ils sont moins nombreux

On assiste à une baisse de ces conflits à la fin des années 1970. Cette époque marque un tournant avec la baisse du taux de syndicalisation. Les conflits de travail ont laissé la place à d'autres formes de conflits sociaux, les nouveaux mouvements sociaux, qui ont aussi un rôle à jouer dans le changement social. Ces conflits dépassent le cadre du travail et mettent en jeu des acteurs sociaux éloignés du mouvement ouvrier traditionnel : ils dépassent le clivage traditionnel salariés/employeurs et syndicats/patronat.

Chez Alain Touraine, les nouveaux mouvements sociaux sont de nouvelles formes de conflits sociaux (mouvements féministes, écologistes, régionalistes...) apparus en réponse aux modifications économiques et sociales et au renforcement du pouvoir des technocrates caractérisant la société post-industrielle.

II - L'analyse marxiste du conflit

Le sociologue allemand Karl Marx (1818-1883) est l'auteur du Manifeste du Parti Communiste (1848) et Le Capital (1867). L'objet central de l'analyse de Marx est la critique du système capitaliste. Toute l'histoire des sociétés est structurée autour d'un conflit binaire : on parle alors de bipolarisation de la société. C'est la lutte des classes qui fait avancer la société par le changement social. La lutte des classes est le moteur de l'Histoire et du changement social. Selon Marx, les classes sociales ont 3 caractéristiques.

1 - La place dans les rapports de production

La bourgeoisie est propriétaire des moyens de production alors que le prolétariat ne possède que sa force de travail. Cette force de travail, les prolétaires sont obligés de la vendre contre un salaire sous-rémunéré, ce qui permet à la bourgeoisie de réaliser un plus-value. Une plus-value est une augmentation de valeur, dans le cadre de l'analyse marxiste, c'est la différence entre la valeur crée par la force de travail et la rémunération de cette force de travail, le salaire, qui ne correspond qu'au coût de la reproduction de la force de travail.

2 - La conscience de classe

Les membres de la classe prennent conscience de leur unité et de leur séparation avec les autres classes. Marx ne sépare pas la notion de classe de celle de lutte de classe : la bourgeoisie exploite le prolétariat, ce sont donc deux classes antagonistes.

3 - La lutte pour le pouvoir

Les prolétaires vont s'organiser et lutter de façon à se réapproprier les moyens de production. La lutte mène donc à la dictature du prolétariat. Cette dictature ne représente qu'une transition vers l'abolition des classes, vers une société sans classes.

Conclusion

Les conflits de classes, selon Marx, peuvent être moteurs du changement social (rôle primordial des syndicats et du parti communiste dans la lutte des classes). Les classes sociales sont des regroupements d'individus ayant des conditions matérielles d'existence identiques (revenu, habitat...) et qui, de ce fait, partagent des intérêts communs qui les opposent aux autres groupes sociaux. Autrement dit, la classe sociale se définit de façon conflictuelle. Pour Marx, une classe sociale n'est réelle qu'à partir du moment où il y a conscience de classe ; aussi convient-il de distinguer la classe en soi qui n'est que le regroupement d'individus partageant des conditions de vie objectives identiques, de la classe pour soi qui correspond au regroupement d'individus qui ont pris conscience de la similitude de leurs intérêts et qui entreprennent une lutte commune.

III - Les analyses du conflit selon Dahrendorf et Touraine

Dahrendorf et Touraine placent le conflit au centre du changement social. Ces deux sociologues ne considèrent pas que l'origine du conflit soit essentiellement la recherche de la détention des moyens de production.

A - L'analyse de Dahrendorf : la lutte pour le contrôle de l'autorité

Ralf Dahrendorf est un sociologue allemand, auteur de Classes et conflits de classes dans la société industrielle (1957). C'est un théoricien du courant d'analyse des conflits d'intérêts. Dahrendorf est dans la lignée de Marx. Tout en critiquant l'analyse marxiste, il est d'accord sur plusieurs points :

  • la structuration en classes
  • l'existence d'un rapport dominants/dominés
  • le rôle du conflit comme moteur du changement social

Le conflit est dû à la distribution inégale de l'autorité. Certains exercent une autorité et d'autres y sont soumis : une division s'opère en tre les dominants (détenteurs de l'autorité) et les dominés (soumis à l'exercice de cette autorité). Il existe un pluralisme de conflits : l'autorité peut s'exercer dans plusieurs domaines (autorité politique, professionnelle, syndicale, religieuse...). Il n'existe pas seulement 2 classes aux frontières bien établies. Les classes se structurent selon les intérêts à défendre. Ces regroupements sont multiples et évoluent.

Dahrendorf établit une différence entre :

  • les intérêts latents : mal explicités, au degré de conscience collective faible : incapables de lutter de manière organisée : conflits d'intérêts non-organisés (conflits latents)
  • les intérêts manifestes : explicités, au degré de conscience collective important : lutte organisée, conflits d'intérêts organisés (conflits ouverts)

B - L'analyse de Touraine : la lutte pour le contrôle de l'historicité

Alain Touraine (1925 - ....) est un sociologue français, auteur de La conscience ouvrière (1966) et La société post-industrielle (1969). Comme pour Marx, il existe aussi une opposition entre dominants et dominés. La domination résulte de la capacité qu'a un groupe à maîtriser les grands choix de la société, les grandes orientations (35 heures) qui modèleront le devenir de la société. Les dominants définissent l'orientation et l'image de la société et imposent leur modèle culturel. Ils possèdent le savoir, l'information et ces différentes actions entraînent le changement social. Touraine dit que dans les sociétés post-industrielles, les décisions sont prises par les l'appareil économique et politique.

Société industrielleSociété post-industrielle
- l'ordre économique est dominant - l'ordre économique n'est plus l'ordre dominant
- le combat se structure autour du monde ouvrier- le monde ouvrier n'est plus au coeur du conflit
- les conflits sont concentrés dans l'entreprise- les conflits se diffusent dans la société toute entière
- travail ≠ capital- appareil de décision économique et politique ≠ ceux qui en dépendent (usagers)
- forme classique du conflit- la forme classique du conflit est bousculée
- acteurs sociaux : salariés, employeurs, syndicats- acteurs sociaux : femmes, minorités, jeunes...
- champ concerné : le travail- champ concerné : valeurs, ville, culture...
Moteur du changement social
Moteur du changement social

Conclusion

Ces mouvements ne se revendiquent plus d'une identité de classe. Ils sont souvent l'émanation de classes moyennes salariées qui ont un certain niveau culturel. Leur force de pression est souvent importante lorsqu'elle est relayée par les média. En dehors des élections, les citoyens peuvent donc se faire entendre par ces groupes de pression.

IV - La réalité des classes sociales : peut-on parler de la "fin des classes ouvrières" ?

A - Le passé historique

Les ouvriers constituaient une image homogène : conditions de travail identiques (travail d'exécution directement sur la matière) et conditions de vie semblables (quartiers ouvriers, uniformisation de leur consommation). Ce monde était clos sur lui-même et prônait l'hérédité sociale : fierté d'être ouvrier et endogamie. Les ouvriers sont porteurs et symboles du changement politique et social car ils créent de la solidarité. Ils sont associés au syndicalisme (lutte collective) et votent majoritairement à gauche. Ils avaient donc une identité et un projet fort.

B - Un monde en évolution : l'éclatement de la classe ouvrière

Au niveau des conditions de travail, il y a de plus en plus d'ouvriers spécialisés (OP) et un développement des fonctions de contrôle. Il existe un clivage entre OS et OP. Il n'y a plus de mode de vie spécifique aux ouvriers bien que leur taux d'équipement soit moins important que celui des autres classes sociales. Ils vivent dans des quartiers socialement composites et ont accès à la propriété immobilière et aux voitures (éloignement du lieu de travail). Les conditions de vie diffèrent cependant selon les ouvriers. Au niveau de la psychologie sociale, on assiste à une baisse de la fécondité et à une baisse de l'endogamie. Le destin n'est plus tracé à l'avance, il existe désormais une mobilité sociale ascendante et un changement du rôle socialisateur de l'école et de la famille. Mais, il reste un clivage entre ceux qui s'en sortent ("aristocratie ouvrière") et les autres ainsi qu'un dualisme : le recul de l'identité ouvrière et la baisse de la culture ouvrière. La baisse du taux de syndicalisation et la crise du militantisme marquent la fin des projets communs et de la solidarité.

Le monde ouvrier semble se scinder en deux : un groupe plus âgé (tradition ouvrière) et un groupe plus jeune (plus promotionnel, plus individualiste, imprégné de la logique de rentabilité). Les freins à la solidarité sont :

  • l'âge
  • la qualification
  • le statut de l'emploi (CDD/CDI)
  • la nationalité

V - La remise en cause de l'analyse marxiste ?

A - Les raisons

  • déclin quantitatif du nombre de conflits
  • acteurs, formes, enjeux... sont-ils toujours les mêmes ?
  • importance des nouveaux mouvements sociaux (NMS)
  • recul général de l'action collective
  • baisse du taux de syndicalisation
  • hausse de l'individualisme
  • passage de la société industrielle à post-industrielle
  • la moyennisation de la société
  • la baisse des conflits de classe

B - La classe moyenne

Subit de plus en plus la taylorisation. Certains parlent même de moyennisation mais aussi de prolétarisation de la classe moyenne. Il y a une remise en cause des privilèges de la classe moyenne qui revendiquent comme les ouvriers auparavant.

Conclusion

Les conflits de travail existent toujours. Avec les eurogrèves, les euroconflits et les euromanifestations, c'est l'Europe sociale qui se construit.

I - La stratification sociale

C'est la division de la société en groupes différents en fonction de critères variables. La société est une superposition de strates.

Une strate sociale regroupe toutes les personnes présentant une situation semblable pour un critère social donné et qui se situent ainsi dans un même niveau de la hiérarchie du prestige. La stratification de la société a souvent été dépeinte comme une pyramide ou un diamant : plus on descend dans cette pyramide, plus le nombre d'individus est important.

A - Critères de différenciation

1 - Critères de différenciation socio-économiques

  • le patrimoine
  • le prestige
  • les statuts professionnels
  • la formation
  • le pouvoir
  • les revenus

2 - Critères de différenciation psycho-démographiques

  • l'âge
  • le style de vie
  • le sexe

B - Les groupes sociaux

L'individu partage-t-il nécessairement les valeurs et les représentations de son groupe ? Pour cela, on étudie 2 groupes :

  • le groupe d'appartenance est le groupe auquel appartient la personne.
  • le groupe de référence est le groupe qui sert d'étalon pour juger de ce qui est bien ou mal tant pour sa conduite que pour celle des autres. Ce sont ses valeurs, ses normes, ses façons d'agir et de se comporter qui constituent l'idéal de celui qui s'y identifie.

II - Divers types de stratification sociale

Toute société comporte une stratification sociale, une hiérarchie. Les critères sont variables selon les sociétés (traditionnelles ou industrielles) : certaines donnent de l'importance aux vertus religieuses, d'autres aux prouesses guerrières et d'autres encore à la possession de richesses, de pouvoir, de prestige... La manière de délimiter les groupes sociaux est aussi différente selon les sociétés (contours rigides : les castes ; contours plus souples : les classes sociales). Les systèmes de stratification sociale sont donc très divers.

A - Les castes

Groupe fermé strictement hiérarchisé et codifié dont les limites sont très bien définies. C'est la loi religieuse qui définit le nombre de castes, leur composition, la nature des fonctions de chaque caste, les privilèges. L'accès à la caste est lié à la naissance : son appartenance se transmet de générations en générations. L'idée de mobilité sociale est exclue. Les groupes sont endogames (on se marie à l'intérieur de sa caste). Il y a une profonde répulsion entre les groupes. Les castes imposent à leurs membres des manières de penser, d'agir, des valeurs et des normes : un habitus. Chaque caste a sa spécialité professionnelle mais aussi un caractère religieux.

Exemple : en Inde, il existe la caste supérieure - les Brahmanes - et la caste inférieure, les Intouchables. Les castes ont été abolies par la loi mais ont toujours une existence de fait.

B - Les ordres

Sont des groupes sociaux fermés et hiérarchisés. La distinction se forme à partir d'une hiérarchie de droits. Les fondements de cette hiérarchie sont l'honneur, l'estime, la dignité attachés par la société à des fonctions sociales. La tendance est à l'endogamie. Exemples : Clergé, Noblesse, le Tiers-Etat. En théorie le clergé est le premier des trois ordres, c'est le premier rang d'honneur. Sa fonction est d'être l'intermédiaire entre le monde humain et le monde divin. La Noblesse doit maintenir l'ordre sur terre. Le Tiers-Etat s'adonne à des tâches peu prestigieuses.

C - Les classes sociales

Sont des groupes ouverts et hiérarchisés. L'hétérogamie existe tout comme la mobilité sociale. Les critères de différenciation sont les revenus, le niveau de vie, le prestige, les contours ne sont pas précis et les classes n'ont pas d'existence légale mais une existence de fait. Aujourd'hui, la société est devenue plus homogène à cause de la montée de la classe moyenne. On distingue 4 classes sociales :

  • la bourgeoisie
  • la classe moyenne
  • la classe ouvrière
  • les paysans

III - L'analyse des classes sociales

A - La théorie marxiste des classes sociales

L'auteur de cette théorie s'appelle Karl Marx (1818-1883), philosophe militant allemand et révolutionnaire. Il est à l'origine d'un ensemble de thèses connues sous le nom de "marxisme" : Le Capital (1867) et Le Manifeste du ¨Parti Communiste (1848), co-écrit avec Engels.

Marx critique le système capitaliste et énonce deux caractéristiques des classes sociales.

1 - Première caractéristique : la possession des moyens de production

L'origine des classes sociales est due à l'organisation de la production (sous-entendu : l'organisation de la production du système capitaliste). Cela définit aussi la place occupée par chaque classe dans le processus de production.

  • la bourgeoisie : propriétaire des moyens de production (capitalistes).
  • le prolétariat : possède sa force de travail (classe ouvrière).

Les ouvriers sont obligés de "vendre" leur force de travail contre un salaire parce qu'ils ne possèdent rien d'autre. Cette force de travail permet de produire une plus-value que s'approprient les capitalistes.

La plus value est la différence entre la valeur créée par la force de travail et la rémunération de cette force de travail. Cette différence, les capitalistes se l'approprient. Le salaire est donc inférieur au travail fourni.

2 - Deuxième caractéristique : la lutte des classes

La place dans le processus de production ne suffit pas à définir une classe sociale selon Marx. Il faut que les membres de la classe prennent conscience de leur unité et de leur différence avec les autres classes. Marx ne sépare donc pas la notion de classe avec celle de lutte des classes. Les 2 classes que l'on a défini sont par conséquence des classes antagonistes : la bourgeoisie exploite le prolétariat.

Conclusion : Marx est favorable à l'abolition de ces classes sociales : il souhaite une société sans classes.

B - L'analyse de Max Weber

Max Weber (1864-1920) est un sociologue allemand et un des pères fondateurs de la sociologie, tout comme Durkheim. Il est en faveur de la théorie individualiste (l'homme est actif) et distingue dans la société 3 sortes de hiérarchies qui correspondent à 3 ordres : l'ordre économique, l'ordre social et l'ordre politique.

1 - La classe est déterminée par l'ordre économique

Classe : ensemble des individus qui ont des conditions économiques semblables (biens et services).

2 - Le statut est déterminé par l'ordre social

Statut : importance du prestige (fondé sur le même mode de vie, sur la manière de se loger, de se vêtir...). Prestige aussi de la naissance (aristocratie).

3 - Le parti est déterminé par l'ordre politique

Parti : désir d'acquérir un certain pouvoir.

Conclusion : les hiérarchies ne sont pas toujours liées entre elles. Le cas de la noblesse ruinée et celui des nouveaux riches montrent que la place des classes sociales ne correspond pas exactement à celle des groupes statutaires.

C - L'analyse de Pierre Bourdieu

Pierre Bourdieu (1930-2002) est un sociologue français. Il a fait une synthèse des 2 analyses différentes :

  • analyse marxiste : division de la société entre "dominants" et "dominés".
  • analyse de Weber : le rapport de domination peut être étendu hors de la sphère économique (social + politique).

Bourdieu donne de l'importance à la distinction : les acteurs de la vie sociale ont souci de se distinguer. Chaque participant à la vie sociale dispose d'un certain nombre de ressources :

  • ressources matérielles : capital économique (revenus, outils de travail - cabinet, exploitation agricole, fond de commerce -, patrimoine).
  • ressources culturelles : capital culturel (diplômes, maîtrise de la langue, possession de livres, types de loisirs, jeu d'un instrument de musique).
  • ressources sociales : capital social : ensemble de ressources dont un individu dispose en raison de son appartenance à un groupe social donné et qu'il peut mobiliser pour favoriser sa réussite personnelle (relations, informations).

Ces différentes ressources peuvent être investies dans différents secteurs et toutes ces hiérarchies sont liées entre elles.

Conclusion : il est évident que les individus n'ont pas les mêmes chances au départ dans cette course à la distinction. Ce qui joue un rôle fondamental pour Bourdieu c'est l'habitus.

IV - Relations entre Professions et Catégories Socioprofessionnelles (P.C.S.)

A - Critères de classification des PCS

  • profession individuelle
  • secteur d'activité
  • statut
  • qualification professionnelle
  • position hiérarchique
  • importance de l'entreprise

B - Les PCS ne sont pas des classes sociales

La profession n'est pas un indice suffisant pour appartenir à une classe sociale : il ne suffit pas d'être chef d'entreprise pour être bourgeois. Il faut assimiler les manières de vivre et de penser de la bourgeoisie : il faut l'habitus de classe.

Les PCS prennent comme référence les actifs : c'est la famille qui permet de ranger un individu dans une classe. Les PCS sont plus empiriques et plus statistiques : ils traitent d'effectifs alors que les classes sociales sont plus théoriques et plus sociologiques (pas d'effectifs). Les statisticiens utilisent beaucoup les PCS (exemple : pourcentage de cadres possédant une voiture). Par contre, le concept de classe sociale est utilisé pour comprendre les inégalités sociales (exemple : la classe ouvrière).

Mars tire déjà sur sa fin... c'est fou ce que le temps passe vite. Surtout depuis qu'on est prof. Il est bien difficile de comparer le temps où l'on était élève/étudiant et celui où l'on enseigne : quand on est actif, le temps passe très très vite. Et plus les journées sont remplies, plus il passe vite. Cela va d'ailleurs de paire avec la fatigue : je vais peut-être dire une banalité mais on est plus fatigués en tant que néo-titulaire qu'en tant que PLC2 - plus de classes, plus de copies, plus de stress et des conseils de classe qui ne semblent jamais finir...

Aujourd'hui, j'accompagnais ma classe de 5ème voir des courts-métrages au cinéma. Je pars de chez moi vers 8h10 et marche comme d'habitude vers l'arrêt de bus. Pas de bus. 8h25, je repars en courant, attrape mes clés de voiture et démarre en trombe pour me rendre au collège. Un bus apparaît alors magiquement derrière un feu rouge. Typique, c'est l'apanage de la loi de Murphy. Les élèves étaient déjà dans le bus quand je suis arrivé, courant au ralenti dans la pelouse boueuse et détrempée comme dans un épisode remixé d'Alerte à Malibu. Le bus a accueilli mon arrivée in extremis avec des hourras... mes élèves sont délicieusement allumés. Ce qui, par voie de conséquence, m'amène à me poser quelques questions puisque je suis leur prof !

Ps : même le flux RSS a connu un petit coup de pompe. Il est de nouveau actif sous Netvibes.

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :