Les Cyclades : l'île de Sifnos

Ce matin, nous partons pour l'île de Sifnos. Nous quittons notre logement et prenons le métro pour aller jusqu'au terminus de la ligne 3, le Pirée.

Nous choisissons de prendre le bateau le plus rapide, qui effectue la traversée en quasiment deux fois moins de temps que l'autre. Nous faisons bien car c'est la tempête et cela secoue grandement à l'intérieur... Heureusement, nous avons grignoté un peu avant de partir, ce qui nous évite une belle déconvenue...

Arrivés à Sifnos, nous prenons le bus jusqu'à Apollonia puis un second bus pour rejoindre Kastro, le petit village où se trouve notre logement.

Nous visitons cet entrelacs de ruelles médiévales et déjeunons dans une excellente taverne : la salade grecque composée de légumes locaux est extraordinaire, tout autant que la moussaka.

Sieste, promenade pré-apéritive, notre instinct nous conduit au bar révolutionnaire cubain bien nommé "le Castro". Pas de tables, mais chacun s'installe à sa guise sur des coussins disposés à terre ou sur des murets. Dans le petit local qui sert de bar, pas de tables non plus, mais un grand comptoir de bois, au coin duquel des dizaines de bouteilles de rhum vides sont amoncelées sur le sol. Des chats errants y vivent aussi. Pauvres petits touristes que nous sommes, nous demandons la carte et le patron nous explique l'air surpris qu'il n'y a pas de carte, mais qu'il nous fera tout ce que nous voudrons. Matt commande une margarita et Cécile, fidèle, une bière. A la première gorgée de son cocktail, Matt manque de s'étouffer, la glotte anesthésiée par la haute teneur en rhum de son breuvage. On peut dire (en chti) qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère!

Ensuite, nous dînons dans les hauteurs de la ville, dans un excellent restaurant qui sert une cuisine traditionnelle et copieuse. La soirée est exquise.

Plage de Vathi

Le lendemain, nous allons à une superbe plage, bien sympathique, qui s'appelle Vathi. Les restaurants sont au bord de l'eau cristalline et les maisons traditionnelles, perchées sur le flanc de la montage, donnent directement sur la baie.

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Visite du temple de Poséidon au Cap Sounion

Après l'intense journée vécue hier, nous apprécions ce matin de ne pas mettre de réveil à sonner. Nous allons chercher du pain frais et des biscuits à la boulangerie du coin et prenons notre temps sur la terrasse extérieure de l'appartement. Il fait déjà chaud !

Nous sommes encore indécis quant au programme de la journée et commençons par nous rendre à l'office de tourisme qui se situe près de l'Acropole pour demander des informations concernant les bateaux qui mènent au Pirée, ou à propos des bus pour voyager un peu en Grèce. L'homme qui nous accueille est charmant et répond avec beaucoup d'efficacité à nos questions.

Nous décidons alors du programme de la journée : nous quitterons Athènes pour visiter le Cap Sounion, où se tient un temple dédié à Poséidon, qui surplombe la mer. Il n'y a pas de gare routière unique à Athènes, mais bon nombre de lieux différents desservent les bus. Autant dire qu'il faut vraiment être bien renseigné à l'avance pour ne pas se tromper. Nous traversons donc la ville en métro et à pieds pour nous rendre à la Platia Egyptou, d'où partent les bus en direction du sud de l'Attique.

Deux heures plus tard, nous voici arrivés. Il est assez tard : nous préférons grignoter une salade avant de débuter notre visite. Nous nous installons à la seule taverne des environs et l'apprécions car elle offre une vue imprenable sur le temple et la nourriture est bonne et fraîche.

Se rafraîchir avant la montée.
Se rafraîchir avant la montée.

Le temple de Poséidon se dresse majestueusement à la pointe du cap et surplombe la mer d'un côté et la montagne de l'autre. La vue, mise en valeur par une exceptionnelle luminosité, est splendide.

Ce monument érigé au Vème siècle avant J-C a une particularité : les colonnes qui le constituent sont plus fines en haut qu'en bas, ce qui sert à accentuer l'effet de perspective et les voir plus haut qu'elles ne le sont en réalité. L'effet est réussi !

Nous faisons le tour du temple et descendons sur le petit chemin en contrebas du monument. Sur notre gauche, la mer à perte de vue et sur notre droite, des vestiges d'habitations proches du temple. La chaleur est intense et l'eau turquoise qui nous entoure nous tente vraiment.

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Athènes : le musée archéologique et l'Acropole

Depuis hier, l'Acropole nous regarde depuis le haut de sa colline : il est temps de lui faire une petite visite. C'est donc l'objectif que nous nous fixons pour la journée.

Nous prenons notre temps pour petit déjeuner car nous sommes allés chercher du pain et des petits gâteaux à la boulangerie du coin.

Notre logement est situé à 10 minutes de marche de l'Acropole. Nous nous y rendons tranquillement, en visitant le quartier. Plusieurs centaines de mètres avant l'entrée du site, nous sommes surpris par la foule, avant de nous rendre compte qu'il s'agit de la double file pour acheter des billets d'entrée. Ni une, ni deux, nous changeons nos plans et optons pour la visite du musée archéologique d'Athènes. Cela tombe bien car il fait très chaud et l'idée de faire la queue deux heures au soleil ne nous réjouit guère.

Nous reprenons jusqu'à la station de métro Omonia et marchons jusqu'au musée. Le quartier n'est pas très sécurisant, on se croirait un peu dans Brooklyn.

Le musée est situé dans un grand jardin et l'édifice est composé de 3 ailes. Si l'on veut commencer par l'ordre chronologique, il faut commencer par l'aile qui se trouve devant l'entrée puis à gauche et enfin à droite.

Nous commençons la visite par la première aile dédiée à l'époque mycénienne. Le masque d'Agamemnon est la pièce maîtresse de la collection. Nous sommes également heureux de découvrir des tablettes gravées en linéaire B: il s'agit de caractères antérieurs à l'alphabet des phénicien que les archéologues n'ont pas réussi à déchiffrer avant les années 1955. Ce sont deux cryptologues de l'armée n'ayant rien à voir avec l'archéologie qui ont réussi à percer ce mystère grâce à leurs connaissances dans les chiffres et symboles pendant la seconde guerre mondiale.

Des bijoux toit en or sont aussi exposés ainsi que de nombreux objets de la vie quotidienne.

La seconde aile est consacrée à des statues sculptées en marbre et parfois en bronze. Nous admirons les kouroi et percevons l'évolution de leur représentation au fil des siècles: la connaissance de l'anatomie et l'acquisition de technicités rendent les sculptures de plus en plus précises.

Le clou de l'exposition est sans aucun doute la statue de Zeus porteur de foudre qui est très célèbre.

Nous apprécions aussi les statues de sphinx.

La troisième aile est consacrée à l'époque romaine. En effet, en -207 lors de la bataille de Zama les Romains conquirent la Grèce de manière définitive. Le pays tombe sous la règle romaine et les arts Grecs et Romains fusionnent: les Romains adoptent les techniques sculpturales grecques mais les statues gardent quelques traits typiquement Romains comme le réalisme des coiffures ou du regard qui semble percer l'âme des visiteurs.

Enfin, nous terminons la visite par l'étage supérieur, entièrement consacré à la céramique. Les images de la vie quotidienne, de la guerre, ou de figures sacrées défilent sous nos yeux. Là encore, la précision des traits nous impressionne.

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