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Du bunker au cloud : les hébergeurs de la cybercriminalité (et des gouvernements)

Internet est basé sur une architecture bien réelle, avec des serveurs hébergés dans des datacenters dans le monde entier.

Les cybercriminels aussi utilisent des serveurs pour archiver les données qu’ils volent ou pour maintenir toute une infrastructure comme l’envoi de spams ou scams.

Dans les années 2000, des hébergeurs appelés “bulletproof hosters” (l’équivalent internet des banques suisses) offraient de stocker des données sans poser de questions et surtout sans répondre à celles des autorités – devenant ipso facto les repaires préférés des cybercriminels.

Certains appartiennent même au folklore d’internet comme le bunker anti-nucléaire CyberBunker – datant de la guerre froide -, The Pirate Bay ou la principauté auto-proclamée de Sealand, ancienne plateforme pétrolière basée dans les eaux internationales et reconvertie en un datacenter uniquement accessible par hélicoptère.

Cependant, la plupart de ces endroits précurseurs ont subi des raids ou ont été dans l’obligation de cesser leurs activités et les cybercriminels ont depuis stocké leurs données ailleurs.

Le documentaire The Most Dangerous Town: Where Cybercrime Goes to Hide, réalisé par l’éditeur d’antivirus Norton, traite de l’évolution des lieux d’hébergement des données.

Aujourd’hui, les pirates n’utilisent plus de bunkers ou de plateformes pétrolières mais préfèrent se cacher au vu et au su de tous, derrière une vitrine d’une entreprise qui semble légale.

Les cybercriminels préfèrent maintenant utiliser des hébergeurs standards et cacher leurs activités à travers l’utilisation de serveurs proxies et VPN.

Une autre tactique employée, visible dans le documentaire, est l’utilisation d’appartements vides comme adresse professionnelle.

Ils peuvent ainsi changer très rapidement d’adresse au moindre mouvement des forces de police et plus rapidement que la délivrance des mandats de perquisition.

La cybercriminalité est donc passée du monde caché et souterrain des bunkers au monde aérien du cloud, nuage d’informations qui permet de cacher leurs exactions.

Tout cela rend bien sûr leur identification et arrestation bien plus difficiles pour les forces de l’ordre.

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Histoire des Arts with Mister B. : le signe “V”

Voici une autre planche issue des épreuves orales de l’épreuve d’Histoire des Arts. J’y assiste en tant qu’examinateur et suis accompagné d’une professeur d’histoire et géographie.

Le sujet le plus abordé est sans conteste l’affiche rouge et la résistance française lors de la seconde guerre mondiale, qui a déjà donné lieu à la planche Olga.

Voici donc ce que nous a sorti Camille sur le signe “V” :

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Kamasi Washington – Clair de Lune

Clair de Lune est un poème de Paul Verlaine tiré de son recueil Fêtes galantes (1869). Il a été mis en musique par Gabriel Fauré en 1887 (Clair de lune, op.46 n°2) et par Claude Debussy à deux reprises, en 1882 puis en 1892.

Son titre a inspiré le troisième mouvement de la Suite bergamasque pour piano de Claude Debussy.

Kamasi Washington est un saxophoniste de jazz américain, connu principalement pour son jeu tenor. Voici sa version du Clair de Lune de Verlaine :

Clair de Lune

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Tout en chantant sur le mode mineur
L’amour vainqueur et la vie opportune
Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d’extase les jets d’eau,
Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.

Paul Verlaine, “Clair de Lune” in Fêtes galantes (1869)