ProtoWall était un petit utilitaire Windows qui bloquait des plages d’adresses IP à partir de listes noires. À l’époque de Windows XP, eMule, PeerGuardian et des blocklists P2P, l’idée semblait séduisante : charger une liste d’IP “à éviter”, puis laisser un pilote réseau filtrer les connexions.
Le souci, c’est que cette époque est terminée. ProtoWall reposait sur un pilote ancien, non signé, installé dans la pile réseau Windows. Sur une machine moderne, ce n’est plus une bonne idée. Cet article conserve donc la procédure historique pour les machines XP isolées, mais il explique surtout quoi faire aujourd’hui.
À quoi servait ProtoWall ?
ProtoWall servait à bloquer des communications vers ou depuis certaines adresses IP. Son usage le plus courant consistait à charger une blocklist, souvent au format .p2p, puis à filtrer le trafic réseau directement au niveau du pilote.
Dans la pratique, ProtoWall était surtout utilisé pour :
- bloquer des plages IP associées à certaines organisations ;
- filtrer des connexions entrantes ou sortantes ;
- surveiller les connexions réseau en temps réel ;
- utiliser des listes générées avec BlockList Manager ;
- compléter un client P2P, souvent dans une logique de protection très discutable.
Le principe paraît simple. Pourtant, le filtrage par listes IP reste fragile. Une adresse IP peut changer de propriétaire, une plage peut être trop large, et une blocklist publique peut être contournée. Bref, ce n’est ni un vrai pare-feu applicatif, ni un VPN, ni une solution d’anonymat.