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Pour nous rendre à Delphes, nous empruntons le bus depuis la gare routière d’Athènes.

Depuis le centre ville (station de Métro “Akropoli” par exemple) cela représente un assez long trajet en bus, car la gare routière est excentrée.

Nous prenons le temps de bien nous renseigner avant car il y a plusieurs gares routières différentes, éloignées les unes des autres, qui desservent des villes de Grèce différentes.

Le trajet qui dure deux heures trente est très agréable : il nous permet de découvrir de petits villages authentiques bien différents d’Athènes, au coeur de la campagne grecque.

Visite de Delphes photo

Delphes (en grec : Δελφοί, qui se prononce “Delfi” en grec moderne) est le site d’un sanctuaire panhellénique, situé au pied du Mont Parnasse, en Phocide, où parlait le dieu Apollon par le truchement de sa prophétesse, la Pythie.

Les Anciens considéraient en effet que chaque homme est soumis à un destin décidé par les dieux : la Pythie offrait un éclairage sur ce que les dieux avaient prévu pour nous.

Avant la consultation, on donnait un “misthos“, une somme d’argent, et on sacrifiait une chèvre pour s’assurer que les dieux consentaient à être interrogés sur notre cas. Si l’animal tremblait, cela signifiait l’accord divin. Sinon, on n’avait qu’à revenir plus tard. Une fois les dieux apaisés, on pouvait alors pénétrer dans le temple d’Apollon pour entendre la prédiction.

Bien évidemment, on ne rencontrait pas la Pythie directement : elle se trouvait dans l’adyton (littéralement: lieu où l’on ne pénètre pas), et c’est aux prêtres, chargés de faire l’intermédiaire entre la prêtresse et le consultant, que l’on adressait sa question. La Pythie répondait ensuite aux prêtres, qui transmettaient la réponse.

La question est alors de savoir comment la Pythie accédait aux pensées d’Apollon, le dieu de la mantique (l’art de prédire le destin en grec). Sur ce point, tous les témoignages s’accordent pour expliquer que la Pythie était assise sur un trépied et mâchait des feuilles de laurier, l’arbre d’Apollon, ce qui facilitait l’accès au monde du divin, matérialisait le lien avec Apollon et correspondait à ce que les Grecs appelaient “enthousiasmos” (littéralement, le fait d’avoir le dieu en soi).

Certains auteurs expliquent quant à eux que la Pythie était littéralement pénétrée par le souffle d’Apollon, recevant entre ses cuisses son souffle sacré qui émanait d’une crevasse dans le sol.

La prophétesse, entrant dans un état de transe, délivrait alors ses oracles aux prêtres qui se livraient à un véritable travail herméneutique et avaient toutes les chances de se tromper.

Comment expliquer une telle différence dans les témoignages ? De façon générale, les auteurs grecs contemporains de l’oracle d’Apollon restent assez discrets au sujet des détails précis de la consultation, sans doute car ils n’avaient pas à justifier, à expliquer de manière rationnelle ce en quoi ils croyaient, ou du moins, ce qui faisait partie de leur folklore religieux.

Il s’avère que les témoignages qui évoquent la dimension sexuelle voire immorale de la Pythie sont dus à des auteurs chrétiens plus tardifs, qui ont écrit au moment où la religion chrétienne commençait à se développer et dans le but de l’expliquer et de la répandre de façon la plus large possible.

On peut penser que c’est dans le but de porter en discrédit ces pratiques païennes que ces auteurs chrétiens ont insisté sur le caractère immoral et non crédible de l’oracle.

Le sanctuaire de Delphes abrite également l’Omphalos que les Grecs considéraient comme le « nombril du monde », pensant que Delphes marquait le centre de la terre. Investi d’une signification sacrée, Delphes fut du VIe au IVe siècle av. J.-C. le véritable centre et le symbole de l’unité du monde grec.

En effet, chaque année, chaque cité grecque participait au “trésor” en offrant à Delphes une importante somme d’argent et contribuait ainsi à renflouer les caisses de la ligue panhellénique.

Visite de Delphes photo 1

Voici la sixième journée de notre voyage en Sicile.

Aujourd’hui, nous devons partir d’Agrigente et prendre la direction du nord de la Sicile, pour remonter vers Palerme car notre vol de retour est dans deux jours.

Deux solutions s’offrent à nous : soit nous reprenons le chemin que nous avons déjà pris (retour via Mazara del Vallo), soit nous passons par le centre de la Sicile (via Enna).

C’est la seconde solution que nous choisissons, d’autant que nous avons repéré sur la carte une étape intéressante : les vestiges d’une villa romaine découverte il y a peu, mais déjà réputée pour ses mosaïques.

La villa romaine du Casale est une villa située près de la ville de Piazza Armerina, au sud de la Sicile, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sa construction a débuté à la fin du IIIème siècle. Elle compte une trentaine de pièces décorées de mosaïques. Elle fut occupée jusqu’en 1160 lorsqu’elle fut ravagée par un incendie et disparut sous un glissement de terrain. C’est ce qui a permis de la retrouver quasi intacte quelques siècles plus tard.

Le site fut découvert en 1812 mais il fallut attendre 1929 pour débuter les fouilles et mettre au jour la première mosaïque (Travaux d’Hercule). La fin des restaurations date de 1954.

La villa fut longtemps attribuée à Maximien Herculeus, associé de Dioclétien dans la Tétrarchie. Il est aujourd’hui admis que son commanditaire devait être un riche romain dont le nom reste inconnu.

On reconnaît l’aisance financière du propriétaire de la villa aux mosaïques qui ornent les sols : les services d’un artiste étaient très onéreux dans l’Antiquité. De plus, il s’était même fait construire des thermes privés. Ils constituent la première étape de notre visite.

Les thermes étaient alimentés en eau par un aqueduc et constitués de salles différentes : un frigidarium, qui, comme son nom l’indique, contenait de l’eau froide. Son plan est circulaire et il est orné d’une mosaïque représentant une scène marine. Une autre salle appelée tepidarium contenait un bain dont l’eau était tiède.

Deux salles étaient réservées aux bains chauds: c’est le système très élaboré de l’hypocauste qui permettait de chauffer l’eau. Il est encore visible aujourd’hui, et reconnaissable aux petits monticules de briquettes, permettant de faire circuler la chaleur de façon uniforme sous la cuve contenant l’eau du bain.

Les thermes de ce riche romain étaient aussi constitués d’une salle de repos. La mosaïque qui l’orne indique la fonction de cette salle : sur le sol, est en effet représenté un strigile. Il s’agit d’un outil que les romains utilisaient avec de l’huile de façon à ôter les peaux mortes et se gommer le corps. C’est en quelque sorte l’ancêtre de nos gels douche exfoliants.

Nous entrons ensuite dans la villa. Puisque les mosaïques ornent les sols, ont été aménagées des coursives placées en hauteur qui définissent un parcours pour les visiteurs. L’ensemble, recouvert d’un toit, permet de surplomber les oeuvres d’art sans les abîmer et protège en plus du soleil.

3 500 m² de mosaïques s’étendent devant nous au fil du parcours. Elles sont toutes superbement bien conservées et sont absolument saisissantes par la vivacité de leurs couleurs. Il est difficile de croire qu’elles ont été créées dix-sept siècles plus tôt !

La technique des artistes nous impressionne: les personnages qui défilent devant nous sont tous très expressifs par leurs gestes ainsi que leurs regards et ils semblent de fait investis d’un souffle de vie.

Nous apprécions particulièrement les scènes de la vie quotidienne telles que les jeunes filles en bikini. Elles sont toutes légèrement vêtues et sont engagées dans diverses représentations sportives : disques, haltères, balles et course.

Rien ou presque ne diffère de notre époque, au point qu’on se croirait un instant sur une plage d’aujourd’hui…

Une semaine en Sicile : la villa romaine du Casale à Piazza Armerina photo

Les scènes de chasse sont aussi passionnantes et nous sommes sidérés par l’exactitude de la représentation des animaux. Des centaines d’espèces différentes sont mises en scènes, et chacune très fidèlement.

Voici le cinquième jour de notre voyage en Sicile.

Après une nuit paisible, nous sommes d’abord réveillés par le chant du coq puis par le raffut des autres locataires qui claquent la porte qui mène vers la salle du petit déjeuner. Au moins, on se lève tôt !

Le petit déj’ est tout simplement royal : toasts, croissants, jus de fruits, un vrai café avec du liquide dedans, des fruits… Cécile est ravie, tout est frais et cela va nous caler pour bien démarrer la journée.

Nous quittons Sélinonte et reprenons la voiture pour rejoindre Agrigente. En théorie, cela prend deux heures mais sur les routes siciliennes, tout est plus long. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours indiquées et il existe toujours deux limitations différentes, selon que l’on possède une grosse cylindrée ou une petite voiturette. Pas facile de s’y retrouver.

Sur la route, nous nous arrêtons à mi-chemin pour admirer les ruines d’Eraclea Minoa. Il s’agit d’une ancienne colonie de la cité de Sélinonte, qui périt tragiquement au premier siècle avant Jésus-Christ du fait d’un glissement de terrain. On voit encore la cavea de l’amphithéâtre, situé en haut d’une crête qui donne une vue plongeante sur la mer.

L’édifice est bien conservé, mais malheureusement recouvert d’un hideux toit de plastique blanc, qui ôte sa poésie à une oeuvre millénaire. En contrebas, apparaissent aussi les vestiges des habitations romaines dont on voit encore les fondations.

Il pleut à verse et nous nous réfugions dans le petit musée archéologique qui contient plusieurs vitrines exposant les objets retrouvés sur le site : pièces de monnaies, statuettes et moulages de phallus. Nous revenons à la voiture en courant, nous abritant en vain sous nos doudounes.

Nous poursuivons notre route et décidons d’aller voir la plage et passons donc par la ville d’Eraclea Minoa : lorsque nous la rejoignons, nous sommes saucés. Il pleut tellement que les égouts débordent et les rues sont totalement inondées.

Nous prenons la rue qui descend vers la mer et l’eau de pluie arrive sur la plage avant nous. La plupart des maisons sont fermées et sont très certainement des résidences secondaires.

On se sèche comme on peut dans la voiture et reprenons le chemin d’Agrigente. Nous arrivons côté port et commençons l’ascension de la ville avec la voiture. Agrigente est encaissée sur le flanc d’une colline et le centre de la ville se trouve dans les hauteurs. On monte donc en lacet, comme en montagne et les rues sont très étroites.

Nous essayons de monter le plus haut possible pour garer notre véhicule et éviter d’avoir à faire l’essentiel du chemin qui mène au centre historique à pieds. Les virages en épingle sont impressionnants et nous nous accrochons vigoureusement au siège.

Nous nous garons dans le parking face à l’hôtel de ville et flânons en quête d’un restaurant pour nous sustenter. Nous suivons les conseils du Routard et allons manger dans un petit restaurant bondé de touristes (Routard oblige). Nous choisissons tous deux un plat de pâtes en papillotes, assez bon.

L’essentiel à voir à Agrigente est la Vallée des Temples. Il s’agit d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco et composé de plusieurs temples qui s’alignent sur une crête qui offre ses flancs au soleil. Mais aujourd’hui, la météo est incertaine : on ne sait pas vraiment s’il va pleuvoir ou non et on se demande s’il ne vaut pas mieux reporter notre visite de la vallée des temples au lendemain. Matt donne l’impulsion : on y va!

Pour nous y rendre, nous reprenons notre véhicule et redescendons la montagne en sens inverse ! Pour nous consoler de cette descente à pic vertigineuse, dès la sortie de la ville, on aperçoit les temples en contrebas.

Pour se garer, trois parkings payants sont proposés. Nous les passons un à un mais près du n°3, nous dégottons un parking gratuit, proche d’un restaurant. Comme il est fermé, nous ne risquons pas de gêner la clientèle et profitons de cette opportunité. Nous marchons un peu sur une route aménagée pour les piétons et bordée d’amandiers en fleurs, et pénétrons dans le site.

Une semaine en Sicile : Agrigente et la Vallée des Temples photo 7

Quatrième jour de notre voyage en Sicile.

Ce matin, au moment où j’ouvre les yeux, la place de Matt dans le lit est encore chaude, mais vide. Matt est déjà lavé et dans la cuisine, en grande conversation en italien avec notre hôtesse Antonella. Résultat indéniable, il a fait de fulgurants progrès en italien au cours de ce voyage, et on comprend bien pourquoi ! Nous quittons Trapani et les adieux avec Antonella sont déchirants. Elle escalade même à la fenêtre de notre chambre avant de partir pour nous embrasser (Matt, surtout!). Nous garderons un excellent souvenir de notre visite de la ville.

Il fait beau, et nous prenons la route pour Mazara del Vallo qui se situe à environ trois heures de route. Le trajet se déroule sereinement, sur des petites routes de campagne. Nous n’avons pas de carte vraiment très précise, mais trouvons notre chemin sans difficulté, sauf lorsque deux panneaux opposés indiquent la même direction. Nous prenons l’une des deux routes et arrivons finalement à bon port!

Nous décidons de déjeuner dans la ville avant de la visiter. Lectrice assidue du Routard, je nous dégote une adresse très réputée de la ville, avec un excellent rapport qualité-prix. Nous nous garons dans une petite rue, et optons pour faire le reste du chemin à pieds. Un moment d’absence et nous nous retrouvons à longer la voie de chemin de fer pendant un certain temps, sans croiser l’ombre d’un restaurant, ni même d’une âme qui vive d’ailleurs. Matt commence à s’impatienter (il a faim !) et moi, hésitante, je commence à comprendre qu’il faudrait faire demi-tour. Nous nous exécutons et 20 bonnes minutes plus tard, nous arrivons quasiment exsangues au restaurant. Au moment de la commande, le chef qui vient lui-même nous présenter sa carte à bien du mal à comprendre la fraîcheur de l’atmosphère. Un bon verre de vin plus tard et une excellente pasta avalée, nous reprenons des couleurs et de la chaleur.

La ville de Mazara del Vallo se révèle être un dédale de rue, témoin de l’influence des nombreuses cultures qui ont marqué l’histoire de la ville. Nous croisons de très belles et très nombreuses églises et lorsque nous nous engageons dans les ruelles, on se croirait dans la médina. C’est très bien fleuri et le soleil éclatant révèle la blancheur des murs.

Notre programme de la journée est chargé et nous reprenons ensuite la route pour nous rendre sur le site antique de Sélinonte.

Il est difficile de décrire ce que je ressens à ce moment précis. Sélinonte évoque en moi les cours suivis à l’Université de Lettres Classiques de Nantes et autant dire que j’attendais cette visite avec beaucoup d’excitation et d’impatience. La visite se révèle bien au-delà de ce que j’avais imaginé.

Sélinonte photo 7
Cécile, heureuse qui comme Ulysse a fait un beau voyage…

Deuxième jour de notre voyage en Sicile.

Notre nuit fut agitée car la circulation est dense à toute heure de la nuit et les murs et fenêtres de notre chambre mal isolés !

Nous prenons un petit déjeuner délicieux. Si le café est ristretto, les croissants frais et encore chauds sont absolument divins. De plus, le choix de gâteaux, de fruits et de biscuits offerts par notre hôte est impressionnant et nous met l’eau à la bouche. Et, cerise sur le gâteau, tout est à volonté !

Nous reprenons notre route. Notre première escale est l’ancienne cité de Ségeste. Cécile est ravie à l’idée de visiter cette cité millénaire. Nous sortons de l’autoroute et bifurquons sur une petite route de campagne un peu chaotique. Les paysages sont magnifiques, car les champs et les collines qui s’étendent à l’horizon forment un patchwork de couleurs lin et lavande.

Une semaine en Sicile : la cité antique de Ségeste et la ville médiévale d'Erice photo

Nous nous garons puis empruntons un petit chemin qui serpente entre les genêts en fleurs jusqu’à un temple grec, qui date du Vème siècle avant J.-C.

Si vous faites partie de l’Éducation Nationale ou si vous êtes étudiant ou scolaire, vous pouvez obtenir l’entrée à moitié prix, comme dans la plupart des sites en Sicile.

Ce jour-là, le théâtre situé à 2 km du temple est fermé pour restauration. Le temple est situé sur une crête qui domine une vallée verdoyante, clairsemée par les fleurs printanières. La vue est absolument splendide.

Aujourd’hui, nous décidons d’aller au Vatican. Le problème, c’est que l’on s’est couché tard et que l’on a levé le camp un peu tard aussi…

Arrivés au Vatican vers 11h du matin, nous sommes manifestement tombés au pire moment de la journée: une queue des 600 diables s’étend sur plusieurs centaines de mètres et des racoleurs vous harcèlent à tout bout de champ pour vous proposer de l’éviter : “skip the line, skip the line…”

L’offre est la suivante: moyennant 48 euros par tête de pipe, plus 5 euros de frais si on règle par carte bancaire (soit un total de 53 euros par personne au lieu des 16 euros pour une entrée simple), vous pouvez passer devant tout le monde… bref, nous jetons l’éponge et décidons de revenir le lendemain en nous réorganisant mieux pour arriver plus tôt.

La Fontaine de Trévi

Nous sommes allés voir la fontaine de Trévi, mais quelle n’est pas notre surprise lorsque nous constatons qu’elle est asséchée pour cause de restauration. Comme la tradition est de jeter une pièce pour faire un vœu, la ville a mis en place un bac d’eau ridicule destiné à recueillir l’obole des touristes !

Nous poursuivons notre promenade dans les ruelles romaines pour nous rendre au Panthéon. Nous en profitons pour entrer visiter quelques églises qui se trouvent sur notre chemin et trouvons un petit restaurant où nous faisons halte pour déjeuner.

L’endroit est fréquenté par des italiens de tous horizons et en particulier par des prêtres. Le repas est délicieux : gnocchis al pomodoro, caprese (mozzarella di buffala accompagnée d’une insalata di pomodoro), et un excellent plat d’épinards mêlé à du chou-fleur (Cécile qui déteste les épinards et n’est pas fan de chou fleur s’est régalée!). Le tout, arrosé d’un petit Montepulcciano.

Le Panthéon

Repus, nous repartons et arrivons au Panthéon. Après s’être amusés à traduire l’inscription latine du fronton, ce que Matt réussit avec brio – pour qui aime traduire du latin, Rome est un paradis ! – nous entrons sous cette magnifique et immense coupole qui constitue le plafond de l’édifice.

Le fronton du Panthéon
Le fronton du Panthéon

C’est impressionnant, surtout lorsqu’on en connaît les dimensions : 45 mètres de diamètre et 45 mètres de hauteur. De plus, l’oculus de la coupole qui donne directement sur le ciel laisse entrer une lumière douce, et même l’eau de pluie!

L'oculus du Panthéon
L’oculus du Panthéon

Nous admirons au fond du monument le tombeau de Rafael. Nous avons beaucoup apprécié cette visite.

La place Navone

Nous flânons ensuite dans ces ruelles anciennes jusqu’à la place Navone, qui ne se trouve pas très loin. Les dimensions impressionnantes ainsi que la forme oblongue de cette place nous surprennent au premier abord: il s’agit en réalité de l’ancien cirque, où se déroulaient les courses de chars.

Il est encore tout à fait possible de voir l’emplacement de la spina, l’épine centrale, de la piste et aussi de la cavea, qui a aujourd’hui laissé place aux habitations et restaurants qui ceignent l’ensemble de la place !

Il est assez plaisant de s’y promener et de deviner les contours de l’édifice antique. De plus, l’ancienne spina arbore de majestueuses fontaines, au bord desquelles il est agréable et rafraichissant de s’asseoir quelques instants.

Fontaine centrale de la Place Navone
Fontaine centrale de la Place Navone

Nous faisons le tour de la place main dans la main, nous amusons bien à faire des photos débiles devant les divinités marines qui animent les fontaines puis, fatigués mais enchantés par nous découvertes de la journée, nous rentrons et nous reposons un peu.

Détail de la fontaine Place Navone
Détail de la fontaine Place Navone

Nous décidons alors de retourner dîner dans le restaurant que nous avions découvert le premier soir pour nous régaler. Nous ne sommes pas déçus : les plats que nous commandons cette fois sont tout aussi savoureux: une saltimbocca et une assiette de pâtes pour Matt, un minestrone pour Cécile, accompagné d’une (gigantesque) assiette de fromages italiens; le tout, arrosé d’un petit vin italien recommandé par l’échansson, est tout simplement divin.

La soirée est excellente, nous rentrons nous coucher les yeux pleins d’étoiles.

Réveil à 6h15. Finalement, nos craintes des moustiques n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi au milieu de la nature. Nous avons adoré être réveillés par le bruit des animaux (coq, poules) et autres insectes tropicaux.

Ce cadre tropical n’est pas sans rappeler le décor de la série LOST:

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Nous reprenons le mini-bus pour nous rendre à Thaton visiter un temple où cohabitent des bonzes en orange et des “bonzettes” tout vêtues de blanc. Le temple ressemble à une boutique d’antiquaire avec des statues de Bouddha, Shiva et Ganesh. Ce temple se distingue des autres par sa modernité car il a été construit il y a 30 ans mais perd donc de son caractère sacré.

Ensuite, nous reprenons la route pendant 2 heures pour rejoindre le village des femmes girafes. Nous abandonnons le mini-bus pour monter dans un taxi-brousse, espèce de pick-up recouvert d’une bâche. La police française pâlirait devant le non-respect des normes de sécurité !

Nous arrivons au village : nous sommes accueillis par une femme montagnarde aux dents totalement noires qui essaie de nous vendre des bracelets colorés dans une langue incompréhensible.

Trente mètres plus loin, nous rencontrons les femmes girafes (“Kayak” en thai), qui font partie du groupe des tribus Karen. Les femmes portent au cou de nombreux anneaux en cuivre spiralés, qu’elles empilent au fur et à mesure qu’elles prennent de l’âge. Une fois adultes, le collier pèse environ 15 kilos et mesure une trentaine de centimètres de hauteur.

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Nous reprenons le mini-bus et visitons un marché de fruits et légumes installé au bord de la route. Les odeurs, les couleurs vives et les cris des marchands rendent ce marché plus authentique que tous ceux vus précédemment.

Nous apprécions le fait de découvrir fruits et légumes que nous n’avions jamais vus jusqu’alors : des pousses de bambou entières ou des avocats géants.

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Ensuite, nous partons manger au Tiger Kingdom de Chiang Mai. Un zoo dédié aux tigres qui n’attire que des touristes.

Le principe est simple: vous déjeunez et avez la possibilité d’entrer dans la cage pour vous faire photographier avec les tigres, à condition d’avoir signé une décharge dans laquelle le zoo décline toute responsabilité en cas d’accident avec le tigre.

Les touristes font la queue, bien que le prix soit élevé (1400 bahts, soit environ 40 euros par personne).

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A 17h, nous prenons le train pour Bangkok. C’est un train couchette, plus propre et plus confortable que le TGV de la SNCF!

Cécile, affamée et refusant catégoriquement de manger son panier-repas (alors que j’ai mangé le mien sans sourciller), se commande un dîner. Une personne passe régulièrement dans le wagon et propose une carte avec plusieurs menus.

Rien à voir avec le wagon restaurant aux prix prohibitifs et à la qualité discutable de chez nous : une soupe de légumes, un plat de riz et de poulet aigre-doux, un plat de porc sauté au curry rouge et un plateau de fruits pour la modique somme de 170 bahts, soit 4,25 euros le repas complet et savoureux.

Voyant cela, j’ai méchamment regretté d’avoir mangé mon plateau-repas…

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A 21h, une employée du train déploie toutes les couchettes, hautes et basses, du wagon. En un temps record, elle installe couchettes, draps et couvertures. Nous sommes scotchés par son efficacité et sa célérité. Il y a même des rideaux qui préservent l’intimité de chaque voyageur. Tout est très bien conçu.

Le jour suivant, à 5h45 du matin, une sonnerie retentit et la dame remet les sièges en position. Nous avons à peine le temps d’émerger et de rassembler nos affaires qu’il faut descendre du train. Il est 6h15, notre trajet en train a duré 13 heures et, contre toute attente, nous nous sommes bien reposés.

Nous rejoignons un hôtel miteux, à la limite du lupanar, pour prendre une douche et déjeuner. Quatre chambres ont été réservées, nous sommes 27 : il faut donc prendre sa douche rapido et passer la clé aux autres. Nous faisons une OPA sauvage sur la clé de la chambre pour être les premiers à ouvrir le bal : mieux vaut être le premier à utiliser la douche que le dernier.

La journée peut commencer : direction le pont de la rivière Kwaï.

Nous partons visiter le parc historique de Sukhothai, qui a été la capitale du premier grand royaume thaï au 13ème siècle.

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Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le site est immense. Le temple principal appelé Wat Mahathat était constitué à l’origine de plusieurs chedis alignés et d’un chedi principal au centre duquel se trouve une statue de Bouddha, bordée d’autres bouddhas.

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Ce qui rend ce site magnifique , c’est aussi l’aménagement des jardins qui mettent en valeur les vieilles pierres: des nénuphars et des fleurs de lotus dans de petites mares, des allées de palmiers s’étendent à perte de vue. L’humidité impreigne les lieux et accentue les contrastes.

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Toute cette atmosphère confère au visiteur un sentiment de bien-être et d’harmonie. Des siècles de vie semblent renaître sous nos yeux et laissent libre cours à nos rêveries.

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Après le déjeuner, nous partons pour Chiang Rai, surnommée la “ville des rois” et fondée par le roi Mengrai en 1262. Chiang Rai est devenue la première capitale du royaume de Lannathai mais a petit à petit perdu son statut au profit de Chiang Mai.

C’est en 1432 que le Bouddha d’Émeraude, la plus importante représentation de Bouddha vénérée en Thaïlande, a été découvert à Chiang Rai puis transporté plus tard au Palais Royal de Bangkok.

Le soir, après la fatigue accumulée tout au long du voyage jusu’au nord de la Thaïlande, nous allons nous faire masser dans un salon de massage thaï. Le massage a duré 2 heures : massage des pieds, des jambes et du reste du corps.

C’était incroyable: la masseuse nous a massé avec ses coudes et utilisé des positions quasi-martiales pour nous débloquer et nous détendre. Cela a été l’un des meilleurs massages de ma vie!

Nous nous réveillons ce matin, à l’aube, mais bien reposés. Lorsque nous ouvrons les rideaux de notre chambre d’hôtel, nous admirons le lever du soleil au-dessus du Chao Phraya, le fleuve qui passe à Bangkok.

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Nous partons pour Ayuthaya, qui est l’ancienne capitale du Royaume du Siam.

Nous visitons la ville et sillonnons les canaux dans une espèce de jonque motorisée. Ce ne sont d’ailleurs pas des moteurs hors-bords marins comme on les trouve chez nous mais des moteurs de voiture qui ont été adaptés pour faire tourner l’hélice à ras de l’eau à environ 3 mètres à l’arrière du bateau.

Cela permet notamment de se frayer un chemin parmi toutes les jacynthes d’eau qui prolifèrent sur la rivière, à tel point que cette dernière en est recouverte. Il est nécessaire de louvoyer :

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Ce petit tour sur les canaux nous permet de nous rendre compte de l’habitat insalubre des maisons sur pilotis qui bordent la rivière, ainsi que de l’extrême pauvreté des habitants qui n’ont pas l’eau courante et que l’on peut voir en train de se laver ou de faire leur lessive dans l’eau marronnée.

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Nous apercevons aussi des varans qui passent devant notre embarcation avant de s’éloigner vers la berge. De loin, ils passent facilement pour des crocodiles et font dans les deux mètres de long.

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A la fin de la visite, notre capitaine nous tend un paquet de briochettes chacun. Nous la remercions chaleureusement, contents de pouvoir nous restaurer après cette balade.

Notre capitaine comprend notre intention et, avec des yeux ronds, nous fait signe de jeter les brioches à l’eau. Moment d’arrêt. Sans comprendre, nous nous exécutons.

A peine le morceau de broche touche-t-il l’eau que des dizaines et des dizaines de silures, gigantesques, se battent pour l’attraper voracement : les poissons frétillent hors de l’eau dans un vacarme assourdissant.

Nous visitons ensuite le Wat Srisanphet, temple du 15éme siècle et qui est considéré comme le plus beau de la ville.

Après un déjeuner à Lopburi, nous visitons le temple de San Phra Kan et rejoignons la ville de Sukhothai.

Après un réveil à 6h40, un petit déjeuner copieux et savoureux nous attend au restaurant de l’hôtel. Une multitude de plats appétissants s’offrent à nous, notamment des plats typiquement thaï.

Le marché flottant de Damnoen Saduak

Nous partons en bus pour le marché flottant de Damnoen Saduak, qui se trouve au sud-ouest de Bangkok.

Les allées du marché sont des canaux que nous empruntons dans une pirogue. Les marchands de foulards, de statuettes, d’éventails et de chapeaux utilisent des gaffes pour amener notre pirogue le long du quai de leur échoppes ou nous accostent avec leur pirogue.

Couleurs et senteurs diverses et variées s’offrent à nos sens.

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Un dresseur de serpents nous propose même, pour une centaine de bahts, de porter un de ses pythons sur nos épaules. Nous nous sommes contentés de prendre quelques photos de la bête.

Les commerçants en Thaïlande ne sont pas du tout agressifs : ils ne vous sautent pas dessus et n’essaient pas de vous vendre quelque chose à tout prix.

Le temple de Nakhon Pathom

Ensuite, nous partons voir le temple de Nakhon Pathom, berceau de l’enseignement bouddhiste en Thaïlande, où se dresse le plus haut chedi du monde (120,50 mètres).

Nous avons de la chance car nous tombons le jour d’une fête religieuse et assistons aux cérémonies rituelles bouddhiques: offrandes, encens, fleurs de lotus dédiés à Bouddha.

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Nous partons ensuite déjeuner dans un hôtel de Bangkok, plats thaï épicés au menu.

Wat Phra Kaeo et le Grand Palais

L’après-midi, nous découvrons le Grand Palais, construit en 1782 par Rama 1er.

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L’enceinte fait 219 hectares avec le palais, les dépendances, et les temples dont le Wat Phra Kaeo, temple bouddhique le plus fameux de Thaïlande, édifié pour accueillir le Bouddha d’Émeraude (qui se trouve être de jade).

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Retour à l’hôtel, on se délasse en faisant quelques brasses dans la piscine.

Le soir, un dîner-spectacle est organisé en ville. On s’y rend en bus et admirons les danses thaïlandaises composées de combats mimés et de légendes thaï chorégraphiées. Les danseuses sont vraiment très jolies.

Une pluie diluvienne nous accompagne durant cette sortie. L’avantage, c’est qu’il fait beau le jour pendant nos grosses visites et qu’il pleut dans la soirée, ce qui rafraichit un peu l’atmosphère pour le jour suivant.