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php-logoOVH est en pleine implémentation du module PHP-FPM sur ses offres, (et ici dans leur guide), ce qui permettrait selon la team OVH "d'accélérer les temps de réponses de PHP et d'obtenir des performances jusque 7 fois plus rapides dans nos labos par rapport au moteur actuel".

Activation de PHP-FPM

Pour activer ce mode sur votre offre, il suffit de créer un fichier .ovhconfig à la racine de l'arborescence FTP, dans le dossier parent du répertoire /www.

Si vous souhaitez activez PHP 7, voici ce que doit contenir votre .ovhconfig:

app.engine=php
app.engine.version=7.0
http.firewall=none
environment=production

Si vous souhaitez activez PHP 5.6, voici ce que doit contenir votre .ovhconfig:

app.engine=php
app.engine.version=5.6
http.firewall=none
environment=production

Explication des variables du fichier

; ovhconfig
;
; this file must be placed in $DOCUMENT_ROOT/.ovhconfig
; see examples on our guide: //TODO//

; __app.engine__
;
; values: php (php engine + opcache accelerator)
; notice: if php, a phpcgi engine will be activated as fallback (if previous engine crash)
;
;   php:
;       IMPORTANT: register_globals and magic_quotes_gpc are off for security
;       php optiones .htaccess (like php version) are ignored
;   phpcgi:
;       IMPORTANT this is a fallback or previous system
;       in this case __app.engine.version__ will be considerated as AUTO and php version will be old system
;       (meaning depending .htaccess or .phpX extension)
;
app.engine=php

; __app.engine.version__ specify version of your engine
;
; for php:
;   default: 5.4
; for phpcgi:
;   this options is ignored (= fallback in AUTO)
;
app.engine.version=7.0

; __http.firewall__ used to add application firewall  (filter http requests)
;
; values: none | security
; default: none
;
http.firewall=none

; __environment__
;
; values: production | development
;
;   production:
;       apache will maximise local cache
;       mod_expires will grow up TTL of js, css, pdf, images, video, audio
;       you can override it changing expiration explicitly or in your .htaccess
;       feel free to look on our guide.
;   development:
;       no expiration is added, files are not locally in cache,
;       will speed up tests but decrease performances
;
; choosen environment will also be available in your variable ENVIRONMENT unix env
;
; default: production
;
environment=production

La version actuelle du moteur PHP-PFM est la 5.4 par défaut mais mieux vaut installer la 5.6 pour bénéficier des mises à jour et optimisations. Notez qu'avec ce mode et pour des raisons de sécurité, les options suivantes sont désactivées (options dépréciées par php):

  • register_globals
  • magic_quotes_gpc

Testé et approuvé sur plusieurs pack mutualisés. PHP7 apporte un véritable gain de performance dans le traitement et le rendu des pages.

Avec la révolution industrielle, la division du travail s'est développée (cf. Smith). La notion d'appareil productif ne se limite pas à sa dimension économique et technique (progrès technique, innovations, investissements, profits...), il faut aussi tenir compte de la dimension sociale de l'entreprise. Toute forme d'organisation du travail présente aujourd'hui 4 objectifs :

  • produire le plus possible
  • dans les délais les plus courts
  • avec le moins d'efforts
  • en tenant compte de la qualité

Le sociologue Alain Touraine distingue 3 phases dans l'évolution de l'organisation du travail :

  • l'ancienne organisation du travail
  • le taylorisme - fordisme
  • le post-taylorisme

I - Phase A : l'ancienne organisation du travail

Composée de l'artisanat et des petites entreprises. L'ouvrier était qualifié et était capable de transmettre son savoir-faire aux plus jeunes. Il avait une certaine liberté et les rapports humains étaient plus importants (confiance).

II - Phase B : le taylorisme - fordisme

A - Le taylorisme

Le taylorisme est dû à un ingénieur américain, Taylor (1856-1915), qui a poursuivi la pensée d'Adam Smith : il crée l'Organisation Scientifique du Travail (OST), i. e. une organisation rationnelle reposant sur 3 principes :

1 - Séparation radicale entre la conception et l'exécution

C'est la division verticale du travail. La conception concerne les bureaux des méthodes dont le rôle est de penser (cols blanc). L'exécution concerne les ateliers dont le rôle est de fabriquer (cols bleus). L'objectif est de mettre en valeur le savoir de l'ouvrier.

2 - Découpage des activités en tâches élémentaires et non qualifiées

C'est la division horizontale du travail : la parcellisation des tâches :

  • une tâche simple
  • une tâche répétitive
  • en peu de temps
  • la méthode la plus efficace : "the one best way"

3 - Le salaire au rendement

L'appât du gain permet de stimuler l'activité et la productivité et d'obliger l'ouvrier spécialisé (OS) à suivre la cadence.

B - Le fordisme

Ford (1863-1947) complète l'oeuvre de Taylor et introduit 3 innovations fondamentales :

1 - La standardisation du produit (sur le plan économique)

Pour que la chaîne soit efficace, il faut produire des objets identiques, standardisés pour que cela permette la production de masse et les économies d'échelle.

2 - La chaîne d'assemblage (sur le plan technique)

Une fois le travail parcellisé, celui-ci peut être mécanisé. L'OS ne bouge plus : l'objet vient à lui. C'est la machine qui donne le rythme au travailleur.

3 - Une politique de hauts salaires (sur le plan social)

Hausse de la productivité : gains de productivité : plus de partages : augmentation des salaires.

Une consommation de masse devient alors possible pour absorber la production de masse (école de la régulation fordiste). Il faudra attendre les 30 Glorieuses pour que la production de masse soit associée à la consommation de masse (politique de l'Etat providence de Keynes).

C - Les résultats du taylorisme et du fordisme

Ses conséquences positives

Hausse de la production, hausse de la productivité :

  • conséquences micro-économiques :
    • salariés : hausse des salaires, baisse du temps de travail
    • entreprises :
      • gains de productivité :baisse des prix : hausse des parts de marché : augmentation des profits
      • multiplication des postes de travail : tâches identiques et interchangeable : plusieurs équipes en chaîne continue : hausse de la productivité des équipements
  • conséquences macro-économiques :
    • mise en place du cercle vertueux de la croissance. Les gains de productivité permettent de rentrer dans une spirale fordiste :
      • hausse des salaires : consommation de masse
      • production à moindre coût : économies d'échelle et standardisation : production de masse (théorie de la régulation)
      • hausse du niveau de vie et transformation du mode de vie de la population

La remise en cause du taylorisme - fordisme : 2 crises

1 - La crise des années 1960-1970

Cette crise se manifeste par l'accélération des cadences qui génèrent des rebuts, des gaspillages et des malfaçons. Les effets des cadences infernales se confirment par des conditions de travail qui se détériorent, la routine et l'abrutissement qui engendrent surmenage et accidents de travail, l'absentéisme qui se développe, les taux de rotation du personnel qui s'élèvent et l'augmentation des revendications et conflits. Tout cela entraîne une baisse des gains de productivité. Cette crise est dûe au refus de la routine et à l'abrutissement de la part des salariés qui souhaitent un enrichissement du contenu de leur travail. G. Friedman, sociologue du travail, affirme : "l'homme, le grand ouvrier de Taylor, [est] traité par Ford comme un simple rouage". Cette crise est sociale.

Note : Marx considère que le travail devient aliénant. L'aliénation est l'état des travailleurs qui, dépossédés du sens de leur travail, deviennent des étrangers à eux-mêmes.

2 - La crise des années 1980-1990

Cette crise est dûe aux nouvelles contraintes du marché :

  • fin de la production de masse : variété des produits. Le taylorisme est jugé trop rigide d'où la nécessité des ateliers flexibles (flexibilité fonctionnelle).
  • le taylorisme n'est plus adapté avec l'arrivée de l'automatisation : l'ouvrier doit être polyvalent aujourd'hui (flexibilité fonctionnelle)
  • les nouveaux modes de pensée : écoute, dialogue, coopération, participation de tous, appel à l'intelligence des salariés.

Cette crise est une crise d'efficacité.

III - Phase C : le post-taylorisme

A - Fondements du post-taylorisme

1 - Il faut remédier aux dysfonctionnements liés au taylorisme

Cette nouvelle stratégie est fondée sur la qualité, les délais courts et la compétitivité afin d'atteindre une plus grande flexibilité (main d'oeuvre polyvalente + équipements - ateliers flexibles). On atteint alors la flexibilité fonctionnelle.

2 - Les nouvelles technologies exigent :

  • moins d'efforts physiques et moins de travail répétitif : la matière grise devient une force productive : hausse du travail indirect et baisse du travail direct.
  • plus de formation et plus de personnel qualifié

3 - Cet enrichissement du savoir de l'homme conduit à un changement dans l'Organisation du Travail (OT)

On passe du taylorisme (1 homme, 1 machine) au post-taylorisme (1 équipe, 1système technique), ce qui implique :

  • coopération, motivation
  • dialogue
  • responsabilités
  • échanges de compétences

4 - Fini le "travail en miettes", finis les "OS"

5 - Importance des relations humaines

B - Les formes du post-taylorisme ou les Nouvelles Formes d'Organisation du Travail (NFOT)

  • l'élargissement des tâches se borne à atténuer la parcellisation du travail. Des opérations d'exécution sont regroupées et confiées à un même opérateur.
  • l'enrichissement des tâches vise la division horizontale et verticale du travail. L'opérateur se voit confier des tâches de contrôle, disposant ainsi d'un certain degré de responsabilité.
  • le travail en groupes semi-autonomes est la formule collective d'enrichissement du travail. Un ensemble de travailleurs, sans supérieur hiérarchique direct, se voit attribuer la responsabilité collective d'une production, une relative autonomie lui étant laissée pour se répartir les tâches en son sein.

C - Les cercles de qualité

Ishikawa est le fondateur des cercles de qualité, qui sont apparus en 1960 au Japon, en 1970 aux USA et en 1980 en France. Un cercle de qualité est la réunion de personnes qui étudient et essaient de résoudre un problème préalablement défini (machines souvent en panne, panneaux d'affichage). Les salariés qui font partie d'un cercle de qualité sont volontaires et non rémunérés. Les cercles de qualité restent sous le contrôle de la Direction.

Les résultats en termes économiques ont été positifs :

  • baisse de la pénibilité du travail
  • baisse des pannes des machines
  • baisse du taux de rebuts
  • meilleure motivation
  • meilleure intégration des salariés dans l'entreprise : "on ne laisse plus son intelligence au vestiaire".

Le centre de qualité reste cependant l'affaire de la Direction qui les contrôle. Les centres de qualité ne s'occupent pas que des problèmes mineurs (machine à café). Les syndicats y sont hostiles car leur rôle y est amoindri et ils craignent qu'il y ait une récupération des savoirs-faire : pour eux "l'aristocratie ouvrière" est exploitée.

IV - Le modèle japonais

A - Principes

L'organisation du travail (OT)

Ils tiennent compte de l'intelligence de tous les membres de l'entreprise qui accepte les suggestions de tous. Importance du dialogue et de la communication. L'entreprise est paternaliste (la patron est un père, un "oyabun").

Les japonais font du Ringi la base de la nouvelle OT

La Direction n'a pas le monopole des idées et des décisions. Le personnel peut être consulté, même sur des points importants. Toutes les décisions peuvent être prises à des niveaux différents.

Un ensemble de traits culturels

Confucius, philosophe chinois, met au premier rang l'effort constant pour établir l'harmonie dans le corps social. L'entreprise japonaise a su interpréter ce principe dans un sens favorable : au Japon, on donne de l'importance au "nous", au groupe, alors que les Européens sont axés sur le "moi", l'individu. Dans l'entreprise, il existe un respect de la hiérarchie, une harmonie des relations humaines, une loyauté envers les supérieurs. Toute attitude individualiste est considérée comme égoïste. La politesse est de rigueur. Tout individu qui développe une hostilité aux normes est marginalisé afin d'éviter les conflits. On donne de l'importance au caractère collectif du travail et le salarié s'identifie à son entreprise.

B - Le toyotisme ou le ohnisme

C'est Ohno Taïchi qui met en place les principes de l'organisation toyotiste qui a été appliquée chez Toyota. Les firmes américaines avaient servi de modèles dans l'Europe des années 1950 et plus tard dans les autres pays. Aujourd'hui, ce sont les firmes japonaises qui servent de référence. Le toyotisme tend à remplacer le taylorisme et le fordisme.

Les principes du toyotisme

  • Ohno s'est efforcé de penser à l'envers
  • la production est basée sur des séries limitées mais à partir d'un grand nombre de modèles offerts à la clientèle
  • la production se fait uniquement en fonction des besoins du marché

Le toyotisme repose sur 2 règles d'or

  • la production juste à temps : on accorde la priorité à l'aval : on va produire uniquement les quantités demandées par le marché. C'est le système des flux tendus : la production va de l'aval vers l'amont.
  • l'auto-activation de la production : les salariés et les machines bénéficient d'une certaine autonomie, ils peuvent arrêter aux-mêmes la chaîne de montage lorsque des anomalies sont constatées, sans intervention de la Direction.

Conséquences positives

  • entreprise : diminution des stocks : baisse du coût de stockage
  • consommateur : meilleure qualité, produits mieux diversifiés et adaptés aux goûts des consommateurs, délais de livraison plus courts
  • ouvrier : plus d'autonomie, polyvalence, meilleure formation, suppression des échelons hiérarchiques, plus de solidarité entre les ouvriers. "L'ouvrier vu par Ohno est un col bleu traité comme un col blanc". La pression du groupe empêche l'absentéisme.

Limites

  • la pression temporelle est la contrainte du temps qui pèse sur les salariés : il faut faire vite et respecter les délais pour être concurrentiel.
  • la charge mentale nécessite une vigilance accrue : état d'alerte, obligation de se concentrer sur des sources d'infomation différentes, stress.

La force du ohnisme ne réside pas seulement dans une mécanisation très poussée mais aussi dans un état d'esprit qui consiste à tirer le meilleur parti des ressources techniques et humaines. C'est pourquoi l'on peut donc parler de néo-taylorisme parce que cette organisation implique toujours des contraintes.

C - L'envers du modèle

  • économie duale : les grandes entreprises offrent des emplois à vie, les emplois des PME sont plus précaires
  • système très sélectif d'entrée dans les grandes entreprises
  • sélection à l'école
  • ségrégation hommes - femmes
  • grande disponibilité des hommes
  • identification à l'entreprise
  • poids du contrôle social et marginalisation
  • toute forme d'individualité doit s'effacer

Karoshi : mort subite par excès de travail. 10 000 morts par an au Japon.

V - Le taylorisme existe-t-il toujours ?

A - Constatations

Il y a toujours une proportion d'ouvriers qui travaillent à la chaîne (ouvriers non qualifiés). Ce travail a progressé dans l'agro-alimentaire où il était auparavant inexistant. Ce sont les femmes qui sont le plus touchées. Ceux qui travaillent ainsi sont ceux qui ne peuvent pas être remplacés par des machines. Leur condition de travail est dévalorisée par rapport à l'ensemble des actifs. Le ohnisme n'a pas supprimé la chaîne de montage.

B - Le taylorisme dans le tertiaire

Le taylorisme s'introduit dans le tertiaire, secteur auparavant épargné. Exemples :

  • femmes de ménages : 3 chambres à l'heure
  • chauffeur de bus : 1 bus / 8 minutes
  • laveur de carreaux : 30 carreaux / heure.

VI - L'organisation de l'entreprise capitaliste est-elle rationnelle ? [Cf. Weber]

A - Elle peut être considérée comme rationnelle

  • Les objectifs sont en adéquation avec les moyens et les contraintes afin de dégager un profit.
  • Taylorisme : Taylor avait rationalisé le fonctionnement de l'entreprise (OST) : il avait chronométré les gestes et supprimé les gestes inutiles.
  • Toyotisme : processus de rationalisation :
    • de la gestion des stocks
    • du stock ouvrier
    • du système hiérarchique
  • Ergonomie : forme de rationalité, étude qui a pour objet l'organisation rationnelle du travail.

B - Les limites

  • Dans les entreprises des Pays En Développement (PED), l'organisation n'est pas toujours très rationnelle.
  • Taylorisme : organisation qui n'est plus adaptée (crise sociale, crise d'efficacité).
  • La rationalité peut évoluer : le taylorisme peut être rationnel à une époque mais plus dans une autre.
  • Le recrutement du personnel.

I - Les composantes du marché du travail

L'offre de travail (la demande d'emploi) est faite par la population active (cf. démographie, durée des études, départs à la retraite, taux d'activité des femmes, solde migratoire).

La demande de travail (l'offre d'emploi) est faite par les entreprises (cf. croissance : consommation, investissement, exportations).
L'offre et la demande de travail se rencontrent sur le marché du travail.

Mais les offreurs de travail (ou demandeurs d'emploi) ne font pas partie de la population active :

  • les individus qui estiment trop faible leur probabilité de trouver un emploi
  • ceux qui n'ont plus droit aux indemnités de chômage
  • travailleurs au noir

La notion de flexion du taux d'activité est la variation des taux d'activité résultant de la création d'emploi. En effet, la création d'emploi suscite de la part des personnes inactives l'espoir de trouver un travail : en entrant ou en retournant sur le marché du travail, elles constituent une offre de travail supplémentaire. Le taux de flexion permet de mesurer la partie cachée du chômage. Exemple : en 1997, il fallait créer 130 emplois pour faire baisser le chômage de 100 personnes.

II - Les mesures du chômage

Un chômeur est une personne sans emploi, disponible pour travailler et à la recherche d'un emploi.

Les mesures :

  • les Demandeurs d'Emploi en Fin de Mois (DEFM) : personnes inscrites à l'ANPE
  • chômage au sens du recensement : effectué par l'INSEE tous les 7 ans
  • chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) : enquête emploi sur 70 000 ménages au mois de mars

Taux de chômage = ( nombre de chômeurs / population active totale ) * 100

Les frontières du chômage sont de plus en plus incertaines, c'est le sous-emploi :

  • Contrats à Durée Déterminée (CDD) et contrats précaires
  • emplois à temps partiel occupés faute de mieux
  • intérim
  • emplois aidés (Contrat Emploi Solidarité : CES)

Ce sont au total 6 millions de personnes qui seraient en quête d'un emploi ou à la recherche d'un autre type d'emploi ou de contrat. 6 millions dont 3 millions de chômeurs et 3 millions de sous-emplois.

Depuis juin 1995, il existe un nouveau mode de calcul du chômage : il y a maintenant deux courbes (pour l'ancien et le nouveau calcul). Ceux qui travaillent au moins 78 heures par mois sont désormais exclus alors qu'ils étaient inclus auparavant. Fin 1997, il y avait 3 507 800 chômeurs avec l'ancien calcul, 3 027 800 avec le nouveau calcul.

III - Les différentes formes de chômage

A - Selon la nature du chômage

Selon les époques et les pays, le chômage peut prendre des formes différentes.

  • le chômage conjoncturel est dû au ralentissement de l'activité économique à court terme. C'est le chômage keynésien : une baisse de la demande entraîne un ralentissement de l'activité économique. La demande anticipée des entrepreneurs est insuffisante.
  • le chômage structurel ou chômage d'adéquation est lié aux changements à long terme intervenus dans les structures démographiques, économiques, sociales et institutionnelles.
  • le chômage frictionnel est lié aux délais d'ajustement de la main d'oeuvre d'un emploi à un autre à court terme (absence d'information).
  • le chômage saisonnier apparaît lorsque l'activité du salarié fluctue avec les saisons.
  • le chômage technique est dû à une interruption du processus technique de production à court terme (pannes, pénuries...).
  • le chômage technologique apparaît à la suite d'innovations qui économisent du travail par la substitution du capital au travail (robotisation, informatisation).
  • le chômage partiel est dû à la réduction temporaire de l'activité d'une entreprise. Exemple : une entreprise automobile reçoit moins de commandes au mois d'août : les employés travaillent 2 heures de moins par jour. En septembre, ils sont employés à plein temps. Les 2 heures sont payées par les ASSEDICs.

B - Selon le courant de pensée

1 - Pour les libéraux

Le chômage est structurel avec des causes structurelles selon les libéraux :

  • SMIC
  • indemnités chômage
  • syndicats
  • conventions collectives : accord entre syndicats des salariés et les syndicats du patron

Le chômage est aussi frictionnel. Le chômage involontaire n'existe pas.

2 - Pour les keynésiens

Le chômage est conjoncturel :

  • demande anticipée des entrepreneurs insuffisante
  • le chômage peut être involontaire : équilibre de sous-emploi

C - Selon le type de chômeurs

1 - Chômage de conversion

  • progrès technique : restructurations industrielles : licenciement des emplois stables, protégés par les conventions collectives (hausse des indemnités)
  • formation
  • pré-retraite

2 - Chômage répétitif

  • succession de périodes courtes d'emploi et de chômage
  • emplois précaires (faible indemnisation) touchant les jeunes et les femmes

3 - Chômage d'exclusion (long terme)

  • les employeurs sont de plus en plus sélectifs lors de l'embauche
  • exclus : Rmistes, marginaux ou CES
  • couverture sociale nulle
  • travailleurs âgés et jeunes sans qualification

IV - Les causes du chômage en général

1 - Accroissement de la population active

  • arrivée de plus en plus nombreuse d'une population en âge de travailler sur le marché du travail
  • comportements d'activité (participation accrue des femmes). Note : ce facteur n'explique pas tout.

2 - Affaiblissement de la croissance et de la demande globale depuis le début des années 1970

  • baisse de la demande : baisse de la production : baisse de la croissance : baisse de la création d'emploi
  • en période de crise, un nombre important de personnes désire exercer une activité professionnelle (un conjoint par exemple)

3 - Concurrence

  • adaptation de l'appareil de production aux nouvelles conditions de production et de concurrence
  • investissement de modernisation, investissement de productivité
  • délocalisation
  • restructuration
  • déclin des grands secteurs d'activité
  • croissance intensive : productivité. (Note : croissance extensive : produire plus avec plus d'hommes)

NB : pour qu'une économie crée des emplois, il faut que le rythme de la croissance économique soit supérieur au rythme de la productivité.

4 - Les politiques économiques adoptées par le gouvernement

  • politique de lutte contre l'inflation : politique monétaire restrictive : hausse des taux d'intérêt : baisse de la demande de crédits : baisse de l'investissement et baisse de la consommation : baisse de la production : destruction d'emplois.
  • politique de flexibilité : emplois précaires : chômage répétitif.

5 - Le problème de la qualification

  • l'appareil de formation n'est pas toujours adapté aux besoins de l'économie
  • système trop centré sur l'enseignement général
  • les professions ne cessent de se transformer et de modifier les qualifications

6 - Accélération du progrès technique et du machinisme

7 - L'incertitude

  • les entreprises ne croient plus à la croissance durable

8 - La plus grande sélection des employeurs

  • chômage d'exclusion

9 - Les indemnités de chômage

  • point de vue des libéraux

V - Les indemnités de chômage

Il existe 2 régimes de chômage :

  • le régime d'assurance chômage, financé par les cotisations des salariés et des employeurs, géré par l'UNEDIC (Association Nationale pour l'Emploi dans l'Industrie et le Commerce) et les ASSEDICs. Versement de l'Assurance Unique Dégressive (AUD).
  • le régime de solidarité, financé par l'Etat et les fonctionnaires, géré par l'Etat. Versement de l'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) pour les chômeurs longue durée.

VI - Les conséquences du chômage

1 - pour le chômeur

Conséquences économiques :

  • difficultés matérielles
  • surendettement
  • diminution du revenu
  • frais de déplacement
  • téléphone, journaux, timbres...

Conséquences sociales :

  • difficultés morales : dignité
  • regard des autres
  • perte de repères, d'expérience
  • chômage : facteur d'exclusion qui affaiblit le lien social
  • divorce
  • repli, suicide
  • démarche d'inscription à l'ANPE

2 - pour l'entreprise

  • les employeurs ont le choix de la main d'oeuvre moins chère
  • les cotisations augmentent, il faut indemniser les chômeurs car sinon baisse de la demande : baisse de la consommation : baisse de la production.

3 - pour le salarié

  • les cotisations des salariés augmentent
  • crainte d'être licencié
  • multiplication des emplois précaires
  • les salaires n'augmentent plus aussi vite qu'avant

4 - pour l'Etat

  • financement de l'ASS (Allocation de Solidarité Spécifique)
  • manque à gagner par l'exonération des entreprises
  • les plans emplois coûtent cher (stages, formations...)
  • développement du travail au noir

5 - pour la région

  • exode

A cause de l'importance du chômage ces dernières années, les organisations humanitaires ont pris beaucoup d'importance.

VII - Les analyses théoriques du chômage

A - Le chômage libéral

Le marché du travail :

  • est analogue au marché des produits
  • lieu de rencontre entre des demandeurs d'emploi (offreurs de travail) et des offreurs d'emploi (demandeurs de travail)
  • lieu d'échange de marchandises
  • situation de concurrence pure et parfaite : autorégulation par le marché
  • la confrontation entre offreurs et demandeurs permet d'établir l'équilibre (l'emploi et le salaire ; la quantité et le prix) : objectif : plein emploi
  • pour que cet équilibre se réalise, il faut la flexibilité des salaires

Le chômage

Si toutes les conditions de fonctionnement sont réunies (concurrence pure et parfaite), l'équilibre sur le marché du travail est automatiquement réalisé. Mais il y a des éléments externes qui perturbent cet équilibre : SMIC, syndicats, l'Etat, les réglementations et les institutions. Seuls demeurent au chômage les personnes qui ont des exigences excessives. Les libéraux admettent aussi le chômage frictionnel.

Les mécanismes du marché du travail

La demande d'emploi est fonction croissante du salaire. L'offre d'emploi est fonction décroissante du salaire.
Les salariés comparent le salaire au coût de l'effort : c'est la désutilité marginale. Les entreprises comparent le coût salarial à la rentabilité : c'est la productivité marginale.

Le salaire d'équilibre permet de fixer le niveau de l'emploi. Les libéraux sont donc pour une plus grande flexibilité du marché du travail. Il faut donc mettre fin à l'intervention de l'Etat : l'entreprise doit détenir la position centrale sur ce marché. C'est la rigidité des salaires et leur niveau trop élevé qui sont responsables du chômage.

B - Le chômage keynésien

Critique

Les keynésien critiquent les libéraux sur 2 points :

  • les travailleurs ne peuvent pas se montrer exigeant (sur les salaires en période de crise par exemple)
  • une baisse des salaires implique un baisse de la demande donc une baisse de la production donc une destruction d'emplois

Le marché du travail

Ce n'est pas un marché et le travail n'est pas une marchandise.

Comment se détermine l'emploi ?

Pour les keynésiens, l'emploi n'est pas déterminé par le salaire mais par la demande anticipée des entrepreneurs : la demande effective. En effet, les entreprises n'embauchent pas s'il n'y a pas de débouchés.

Le chômage

L'équilibre se réalise en fonction de la demande : une partie de la population peut donc se retrouver au chômage involontaire. Keynes parle d'équilibre de sous-emploi.

Qui peut intervenir pour relancer la demande ?

L'Etat peut intervenir pour essayer d'atteindre le plein emploi (politique de relance) :

  • hausse de la demande : baisse des impôts, hausse du SMIC, hausse des revenus de transfert, hausse des indemnités de chômage
  • hausse de l'investissement : baisse des taux d'intérêt (mesure d'accompagnement), investissement public (politique de grands travaux)

C - L'analyse Marxiste

Les marxistes critiquent le système capitaliste

Marx voit dans le chômage le mécanisme qui permet de "pousser les salaires vers le bas" et de dégager un profit. Il désigne les chômeurs par "l'armée de réserve industrielle". En effet, leur présence sert à maintenir à bas niveau les salaires des personnes qui travaillent. En réalité, disent les marxistes, le plein emploi élèverait les salaires et les profits baisseraient.

Explications

Plus-value : différence entre la valeur créée par la force de travail et le rémunération de cette force de travail. Elle est prélevée par la bourgeoisie et traduit l'exploitation du prolétariat par la bourgeoisie.

Capital constant : part du capital disponible qui permet d'acquérir des machines, des bâtiments, des matières premières, des terrains...

Capital variable : part du capital disponible qui sert à rémunérer la force de travail.

Seul le facteur travail permet de réaliser une plus-value. Dans le système capitaliste, il faut :

  • concurrence
  • innovation : nécessite des moyens de financement : il faut faire des profits : économiser le facteur travail. Si la main d'oeuvre est bon marché, la plus-value sur le facteur travail est souhaitable pour les capitalistes (car le coût du capital constant est élevé).

Solution

Changer le système.

D - Faut-il baisser le coût du travail pour créer des emplois ?

1 - La baisse du coût du travail peut être une solution au problème de l'emploi

Cette baisse du coût du travail est justifiée théoriquement selon l'analyse libérale : c'est la rigidité des salaires qui entraîne le chômage. Cette politique s'est montrée très efficace dans certains pays (USA - GB) mais cette thèse doit être nuancée : c'est une des explications, pas la seule.

La productivité marginale ou le rendement d'un salarié

Dans sa décision d'embauche, l'employeur compare ce qu'1h de travail supplémentaire rapporte (productivité marginale) par rapport à son coût (coût du travail). La productivité ou le rendement d'un salarié peu ou pas qualifié est faible donc le coût du travail doit être également faible. Le SMIC est destructeur d'emploi parce qu'il est supérieur à la productivité de certains salariés (peu qualifiés). Il coûte trop cher par rapport aux richesses qu'il peut créer. Le SMIC pénalise les moins rentables : la baisse des salaires semble justifiée pour les personnes peu qualifiées.

La mondialisation et la concurrence

Qui dit mondialisation dit concurrence : il faut améliorer la compétitivité des entreprises afin de baisser les prix, baisser le coût du travail, augmenter la demande, augmenter la production et créer des emplois. La faiblesse du coût du travail dans certaines régions du monde pénalise les pays où le coût de la main d'oeuvre est plus élevée. Une baisse du coût du travail permettrait donc d'éviter la délocalisation. C'est un des arguments de la politique de désinflation compétitive.

2 - les limites de cette politique de baisse des salaires

  • Cette mesure est insuffisante : il faut tenir compte d'autres facteurs tels que l'employabilité de la main d'oeuvre (probabilité de trouver un emploi).
  • La création d'emploi dépend aussi de la demande anticipée (Keynes).

La suppression du SMIC est-elle nécessaire ?

Le SMIC est un instrument de régulation de la demande. Sa suppression aurait un impact négatif sur la consommation. En période de chômage, les employeurs sont en position de force sur le marché du travail. Le SMIC joue le rôle d'amortisseur en limitant la baisse des salaires et est une conception de justice sociale : il augmente avec l'inflation. Cela permet à tous les salariés de participer aux fruits de la croissance.

La baisse du coût du travail peut aussi reposer sur la baisse des cotisation sociales

Coût salarial = salaires + charges sociales.
La baisse des charges sociales a été adoptée par l'Union Européenne, surtout la baisse des charges sociales des employeurs. Le risque est le déficit de la sécurité sociale. Cette stratégie est indissociable d'une réforme de l'Etat providence qui se heurte au vieillissement de la population.

Le dualisme du marché du travail tend à créer une société à deux vitesses.

VIII - La flexibilité du travail

A - Flexibilité

Ensemble des moyens permettant à l'entreprise d'adapter son organisation productives aux évolutions économiques. La flexibilité s'oppose à la rigidité et aux contraintes : c'est la souplesse d'utilisation du travail salarié.

B - Les différentes formes de travail salarié

  • adapter les emplois : emplois précaires, CDD, intérim
  • adapter les salaire : les salaires varient en fonction de la conjoncture
  • adapter les horaires : horaires variables
  • adapter la réglementation : droit du travail plus souple, licenciements plus faciles, contrats moins stricts, moins d'indemnités de chômage
  • adapter les équipements : ateliers flexibles
  • adapter les travailleurs : polyvalence des ouvriers : adapter les qualifications
  • adapter les entreprises : sous-traitance

La flexibilité est une politique libérale.

C - Les 5 variantes de la flexibilité

1 - Flexibilités externes

  • flexibilité quantitative externe : consiste à faire évoluer le nombre de salariés de l'entreprise en fonction des besoins. La conséquence est la segmentation du marché du travail. Cette méthode présente le risque de créer une société à deux vitesses avec l' affaiblissement des qualifications (CDD, intérim, temps partiel subi, réglementation souple).
  • externalisation : amène à confier à d'autres entreprises ou à des personnes indépendantes une part variable de l'activité en fonction de la conjoncture (sous-traitance).

2 - Flexibilités internes

Utilisation des salariés déjà présents dans l'entreprise :

  • flexibilité quantitative interne : permet de faire varier le nombre d'heures de travail sans modifier le nombre de salariés (de temps plein à temps partiel, heures supplémentaires).
  • flexibilité fonctionnelle : s'emploie à changer les affectations des travailleurs et repose sur leur polyvalence (ateliers flexibles, mobilité géographique temporaire).
  • flexibilité salariale : consiste à adapter le coût du travail au salaire.

D - Pourquoi cette recherche de la flexibilité ?

A cause des conditions nouvelles de l'économie : le contexte économique actuel est bien différent de celui des 30 Glorieuses.

Lors des 30 Glorieuses (bonne conjoncture) , le marché du travail était rigide (CDI) avec un besoin de main d'oeuvre, moins de concurrence et une réglementation stricte (licenciements difficiles).

Aujourd'hui (crise), le marché du travail est plus flexible (CDD) avec des périodes de chômage, une concurrence accrue à cause de la mondialisation et une réglementation plus souple (emplois précaires).

La revendication majeure des employeurs

Ils réclament plus de souplesse car ils considèrent que la rigidité est un obstacle à l'embauche. Ils veulent alléger toutes les contraintes du marché du travail (contraintes financières, administratives, juridiques). C'est une remise en cause du cadre institutionnel d'utilisation du travail.

L'incapacité des politiques keynésiennes à résoudre le problème de l'emploi

Les années 1970 sont marquées par les politiques keynésiennes de relance par la demande. Le partage de la valeur ajoutée (VA) est favorable aux salariés mais ne favorise pas beaucoup la création d'emplois. Les années 1980 marquent le pas des politiques libérales : la loi de l'offre et de la demande sur le marché du travail.

Note : l'adoption des politiques libérales a été possible grâce à la baisse d'influence des syndicats.

Les économies de l'Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE, le club des pays riches) voient les avantages de la flexibilité

La flexibilité aboutit à la baisse du coût du travail. Le but de cette flexibilité est la rentabilité.

E - La segmentation du marché du travail

C'est la division du marché du travail en plusieurs sous-marchés sur lesquels les emplois aussi bien que les travailleurs présentent des caractéristiques distinctes. Le marché du travail n'est pas homogène : il existe des marchés du travail. Cette segmentation entraîne des inégalités d'accès au marché du travail et place certains travailleurs dans une situation privilégiée par rapport à d'autres.

F - Le dualisme

Le dualisme a été mis en évidence en 1970 par Piore et Doeringer : le système économique est structuré par la coexistence d'un secteur central monopoliste (grosses entreprises) et d'un secteur périphérique (petites unités). Ce premier dualisme en entraîne un second sur le marché du travail : à un secteur primaire, correspondant aux emplois mieux payés, mieux qualifiés et plus stables, s'oppose un marché secondaire, correspondant aux emplois moins payés et plus précaires.

On aboutit donc à une société à 2 vitesses :

  • les travailleurs intégrés forment un noyau dur : assurance de l'emploi
  • les travailleurs marginalisés restent à la périphérie : assurance de la précarité.

IX - Conséquences de la flexibilité en général

A - Conséquences positives

La flexibilité permet de lutter contre le chômage (selon les libéraux) avec un assouplissement des conditions d'utilisation de la main d'oeuvre ainsi que des facilités juridiques, financières et administratives destinées à accroître l'embauche, politique monétaire moins stricte. Exemple : les USA : développement d'emplois précaires, salaires faibles, lutte contre le syndicalisme : le chômage a baissé mais la population est découragée.

La flexibilité semble être justifiée par les évolutions rapides de la demande et pour rendre les prestations plus adaptées aux demandes des ménages et des entreprises.

La flexibilité permet aux entreprises de sélectionner les salariés avant de les embaucher définitivement.

Les savoirs-faire évoluent et deviennent vite obsolètes. Les entreprises doivent adopter la flexibilité fonctionnelle car elle repose sur la polyvalence des salariés et sur les nouvelles qualifications, nécessaires pour l'avenir.

La flexibilité permet aux entreprises de suivre l'évolution rapide des techniques avec les ateliers flexibles. Elle permet :

  • aux entreprises de passer un cap difficile
  • de réduire les coûts de l'entreprise
  • de contrôler la main d'oeuvre : syndication plus difficile

La flexibilité peut favoriser en partie les salariés : les emplois aidés ainsi que ceux qui ont une employabilité faible (probabilité de trouver un emploi).

Les jeunes peuvent aussi bénéficier de la multiplication de leurs expériences professionnelles (passage souvent obligé).

La modulation des horaires peut faciliter l'harmonisation de la vie privée et professionnelle.

Les salariés employés en CDD veulent aboutir à un CDI et cherchent à avoir la productivité maximale.

B - Conséquences négatives

L'entreprise perd les effets d'apprentissage qui résultent de l'emploi durable. Le capital humain (ensemble des qualifications que possède un individu) peut s'enrichir avec une présence longue dans l'entreprise. Les effets d'apprentissage sont sources de gains de productivité.

La flexibilité n'incite pas à la productivité (minimum de salaire = minimum d'efforts). Le salarié qui a le sentiment d'être bien traité dans l'entreprise va faire des efforts de productivité : c'est la théorie du salaire d'efficience. L'incertitude peut donc démotiver un salarié en emploi précaire : l'entreprise ne tient pas compte de la dimension personnelle et sociale du travail.

Les entreprises sont moins poussées à innover. La compétition existe en système capitaliste, or la flexibilité peut nuire à l'innovation : bénéficiant d'une main d'oeuvre peu chère, les entreprises ne remplacent pas les hommes par des machines et l'économie peut être sclérosée par manque de dynamisme.

La diversité des statuts ne favorise pas la coopération entre les employés (baisse du taux de syndication et affaiblissement des mouvements revendicatifs).

La pauvreté et la faiblesse de la demande : les revenus des travailleurs précaires sont faibles : la précarité est source de pauvreté économique et d'exclusion. Même des actifs occupés peuvent vivre en-dessous du seuil de pauvreté. La théorie keynésienne affirme que si les revenus sont faibles, l'investissement est faible car il y a peu de projets.

La segmentation du marché du travail et le dualisme.
La rotation d'une partie du personnel pose un problème d'efficacité et de productivité.
La flexibilité met l'employeur en position de force face au salarié, même ceux qui ont un CDI sont pénalisés : les salaires augmentent moins vite.

I - Les besoins

  • Un besoin est un manque, un sentiment de privation accompagné d'un désir de le faire disparaître. Les besoins sont illimités à cause du progrès technique, de la publicité et de la mode. Ils peuvent être individuels (besoin d'un vêtement) ou collectifs (besoin d'une troisième ligne de tramway), primaires (se nourrir, se loger, se vêtir : besoins vitaux) ou secondaires (maison à soi, voiture, téléphone). Notez bien que cette classification est relative.
  • Les besoins sont satisfaits par :
    1. des biens : produits matériels de l'activité économique (ex : voiture).
    2. des services : produits immatériels de l'activité économique (ex : coiffeur).
  • Un bien économique est relativement rare : son obtention mérite un effort (ex : voiture). Un bien non-économique, ou bien libre, est disponible en abondance (l'air). Aucun travail n'est nécessaire pour en bénéficier. Les biens sont de plus en plus des biens économiques. Un bien durable s'utilise plusieurs fois. Un bien non-durable ne s'utilise qu'une seule fois.
  • Les biens de consommation s'adressent aux ménages (ex : nourriture), c'est un bien utilisé directement par le consommateur. Les biens de production concernent les entreprises (ex : matières premières) car ils sont utilisés dans le processus de production.
  • Les besoins sont à l'origine de l'activité économique.

II - Les entreprises

  • L'entreprise est un agent économique et une unité de production. Elle produit des biens et services pour satisfaire les besoins.
  • Biens et services sont vendus sur un marché.
  • Le but de l'entreprise est de faire des profits en créant de la valeur et en contribuant au processus de transformation par des investissements continuels, ce qui permet d’assurer un "roulement" des fonds. La bonne santé d'une entreprise peut être évaluée avec son taux d'endettement (qui doit être ni trop haut, ni trop bas).

Il existe différents critères de classification des entreprises :

  • la taille : micro-entreprises, PME, grandes entreprises.
  • le statut juridique : entreprises individuelles, sociétés, SARL (Société A Responsabilité Limitée), SA (Société Anonyme), EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), SNC (Société en Nom Collectif).
  • le secteur économique : primaire, secondaire, tertiaire.

A - Caractéristiques communes aux entreprises

  • l'entreprise est un lieu de production. L'entreprise achète des facteurs de production :
  • facteur travail : main d'oeuvre.
  • facteur capital : bâtiments, machines, matériel...
  • facteur naturel : richesse du sol et sous-sol.

Elle combine les facteurs de production. Fonctions de production : Quantité produite = f ( travail, capital, facteur naturel). Elle distribue cette production sur le marché pour répondre à la demande des consommateurs. Le but de l'entreprise est de faire des profits.

  • l'entreprise est insérée dans un environnement
  • l'entreprise à une dimension sociale : c'est un groupe d'hommes : négociations, conflits, droit d'expression des salariés (Loi Auroux de 1981). Il existe aussi des syndicats : délégués du personnel, comité d'entreprise.
  • l'entreprise répartit les revenus : la mesure de la production au niveau d'une entreprise s'évalue avec le chiffre d'affaire (C.A.). La véritable richesse créée par une entreprise, c'est la valeur ajoutée (V. A.) La valeur ajoutée est la contribution de l'entreprise à la production.

    VA = CA -CI
    VA : valeur créée par l'entreprise.
    CA : production vendue.
    CI : valeur des biens achetés aux autres entreprises.

B - La productivité

La productivité mesure l'efficacité des facteurs de production. C'est le rapport entre la quantité produite et quantité de facteurs utilisés pour obtenir cette production. Il existe plusieurs manière de calculer la productivité du travail :

  • La productivité physique du travail : résultats en unités physiques.
    1. productivité physique par travailleur = quantité produite / nombre de travailleurs
    2. productivité physique par heure et par travailleur = quantité produite / (nombre d'heures * nombre de travailleurs)
  • La productivité monétaire du travail : résultats en unités monétaires
    1. productivité monétaire du travail par travailleur = (quantité produite * prix) / nombre de travailleurs
    2. productivité monétaire par heure et par travailleur = (quantité produite * prix) / (nombre d'heures * nombre de travailleurs )

C - le gain de productivité

Un gain de productivité est l'amélioration du facteur travail. C'est la différence entre deux productivités à deux dates données.Ce gain peut être évalué en valeur absolue (gain absolu par travailleur) ou en valeur relative (taux de variation exprimé en pourcentage). Le gain de productivité est un surplus qui peut être distribué aux salariés (hausse des salaires, prime, promotion, baisse de la durée du travail...), à l'entreprise (hausse des bénéfices, financement des investissements), aux actionnaires (hausse des dividendes) ou aux consommateurs (baisse des prix). La hausse de la productivité est dûe à plusieurs facteurs : l'organisation du travail, la motivation, la performance du matériel, le progrès technique, l'environnement de l'entreprise, le climat social, l'expérience et la qualification, la responsabilité et la confiance.

III - Les ménages

Les ménages sont des unités de consommation et des agents économiques. Il existe des ménages ordinaires - un ensemble de personnes vivant sous un même toit quels que soient leurs liens de parenté - et des ménages collectifs - un ensemble de personnes qui logent dans un même établissement. Les ménages participent à la production, en contrepartie, ils reçoivent des revenus. Ils peuvent aussi recevoir des revenus sans participer à la production : les allocations. Les 4 origines des revenus de ménages sont : la travail salarié, le travail non-salarié, les revenus de la propriété, les prestations sociales et transferts divers.

Les revenus primaires sont les revenus perçus par les ménages en contrepartie de leur participation à la production. Cela comprend :

  • les revenus du travail (salaire).
  • les revenus de la propriété : revenus mobilier (dividende - intérêts) et revenus immobilier (loyer - fermage).
  • les revenus mixtes sont les revenus du travail ajouté aux revenus de la propriété.
  • les bénéfices sont les revenus des entreprises individuelles (artisans, petits commerçants).

Les revenus sociaux ou de transferts sont les revenus perçus par les ménages indépendamment de leur participation à la production. Ces revenus sont généralement liés au versement préalable de cotisations sociales.

Revenu = Consommation + Épargne.
Les ménages consomment des biens et services pour satisfaire leurs besoins. Le revenu disponible est le revenu utilisable par les ménages, c'est la différence entre les revenus primaires nets et de la redistribution, et les cotisations sociales, l'impôt sur le revenu et le patrimoine, les prestations sociales et transferts divers. Donc :
Revenus pour la consommation = (revenus du facteur travail + revenus de la propriété) - (cotisations sociales + impôts directs) + revenus sociaux ou de transferts.

IV - Les administrations

Les administrations sont des agents économiques. Les entreprises ne peuvent satisfaire que les besoins individuels et solvables. Or il existe aussi des besoins collectifs qui seront satisfaits par les administrations. Les administrations regroupent : l'Etat et ses différents ministères, les collectivités locales (régions, départements, communes), la Sécurité Sociale et ses différents organismes. Il existe aussi des administrations privées telles que des associations, des syndicats ou des partis politiques.

Les fonctions principales assurées par les administrations publiques sont :

  • la fourniture d'équipements et de services gratuits,
  • la redistribution de revenus sociaux aux ménages,
  • les subventions.

En contrepartie, les ménages paient des impôts et des cotisations. P. O. = impôts + cotisations.
Prélèvements Obligatoires = impôts versés à l'Etat (impôt sur le revenu) + impôts versés aux collectivités locales (taxe d'habitation, taxe foncière) + cotisation sociales.

V - Les banques

Une banque est un agent économique et une institution financière : les échanges se font en monnaie. Certains agents économiques ont besoin d'argent, d'autres agents épargnent et les banques mettent en relation ces différents agents. Les banques ont plusieurs rôles :

A - Faire du crédit

  • crédits aux entreprises : à court terme (moyens de trésorerie) ou à long terme (équipement, construction).
  • crédits aux particuliers : à court terme (dépenses imprévues : une voiture), à moyen terme (amélioration du logement) ou à long terme (acquisition d'un logement)

Court terme : inférieur à 2 ans.
Moyen terme : entre 2 et 5 ans.
Long terme : supérieur à 5 ans.

B- Rendre des services

Gérer des comptes de dépôts, passer les ordres de Bourse, proposer des PEL/CEL..., changer les devises, suivre les dossiers des clients.

C - Collecter des ressources

  • dépôts à vue : les clients peuvent en disposer à tout moment, sans préavis (ex : compte courant, CCP)
  • dépôts à terme : somme placée à la banque pour une durée déterminée. C'est producteur d'intérêts et il faut un préavis.

Il y a besoin de financement lorsque l'épargne est inférieure à l'investissement (ex : les entreprises, collectivités locales, l'Etat et ses différents ministères pour développer leurs activités). Il y a capacité de financement lorsque l'épargne est supérieure à l'investissement (ex : les ménages, parce qu'ils ne dépensent pas tout). L'importance de l'épargne dépend du revenu, de l'âge et du patrimoine. Les banques jouent le rôle d'intermédiaire entre la capacité de financement des ménages (offre d'épargne) et le besoin de financement de l'Etat, des collectivités locales et des entreprises (demande de crédit) en tant que canal de circulation de la monnaie. Notons qu'il n'y a pas forcément un intermédiaire (ex : les impôts).

VI - L'Extérieur ou "le reste du monde"

L'Extérieur est un agent économique fictif qui met en relation un pays avec le reste du monde. Le commerce international est nécessaire, il faut

  • des importations (M) à cause du manque de ressources et de matières premières, pour obtenir ce qu'on ne produit pas, pour avoir des produits nouveaux, pour avoir de la qualité, pour bénéficier d'un prix.
  • des exportations (X) pour financer les importations, favoriser les relations diplomatiques, satisfaire la clientèle étrangère, offrir des débouchés aux entreprises, acquérir des devises.

A - La balance commerciale

La balance commerciale enregistre pour une période donnée les importations et exportations de marchandises (biens réels) : produits agro-alimentaires, produits industriels et produits énergétiques. Les X et M peuvent être exprimées en euros courants (valeur) ou en euros constants (volume). Les M et X sont calculées sur des bases différentes : les X sont calculées F. A. B. (Franco A Bord), c'est à dire que la valeur retenue est le prix de départ de l'usine française jusqu'à la frontière. Les M sont calculées C. A. F. (Coût Assurance Frêt) : soit le prix du départ de l'usine étrangère plus le transport jusqu'à la frontière.

Le solde de la balance commerciale est la différence entre X et M. Il existe 3 cas de figure :

  • solde positif : la balance commerciale est excédentaire ( X supérieures aux M )
  • solde négatif : la balance commerciale est déficitaire ( X inférieures aux M )
  • solde nul :la balance commerciale est équilibrée ( X = M )

Notes : la balance commerciale est de plus en plus difficile à évaluer à cause de la délocalisation (une entreprise française à l'étranger ne sera plus considérée comme exportatrice). Les X de la métropole vers les DOM-TOM sont considérées comme des exportations. La balance commerciale est exprimée en données brutes ou en données CVS (Corrigé des Variations Saisonnières) : les données brutes sont les échanges constatés dans le mois, avec les données CVS on tient compte des différences selon les mois (ex : le fioul en hiver).

B - La balance des paiements

La balance des paiements est le relevé de toutes les transactions économiques à caractère commercial et à caractère financier intervenues dans une période donnée entre des agents économiques et de différents pays. La balance commerciale est comprise dans la balance des paiements.

  • balance commerciale : marchandises
  • balance des invisibles : services (vente de brevets) et transferts (aides versées par les gouvernements)
  • balance des capitaux à long terme (crédits)
  • balance des capitaux à court terme (crédits)

La balance des paiements est un document comptable toujours représenté en équilibre. Si le solde est négatif, le solde de la position monétaire sera positif : par exemple, lorsque l'ensemble des règlements de la France à l'étranger dépasse l'ensemble des règlements étrangers à la France.

Inversement, si le solde de la balance des paiements est positive, alors le solde de la position monétaire sera négative : l'ensemble des règlements de l'étranger à la France dépasse l'ensemble des règlements de la France à l'étranger. portations. La balance commerciale est exprimée en données brutes ou en données CVS (Corrigé des Variations Saisonnières) : les données brutes sont les échanges constatés dans le mois, avec les données CVS on tient compte des différences selon les mois (ex : le fioul en hiver).

Rapport de faute d’orthographe

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