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Allez, une dernière fois… Megaupload aura pris au fil du temps tellement de place dans nos vies qu’on peut lui dédier cette parodie de Bref par Côme et Antoine :

Je pense que pas mal de monde se reconnaîtra dans cette vidéo ! Personnellement, j’aurais pu en écrire le scénario de bout en bout… j’ai eu le même cri de désespoir en apprenant le nouvelle de sa fermeture.

Moins d’une semaine après l’arrêt des serveurs de Megaupload le 19 janvier 2012, c’est l’hécatombe les services de partages de fichiers (également appelés cyberlockers). C’est un véritable vent de panique qui souffle sur ces services, jugez plutôt:

20 et 21 janvier 2012

  • Fileserve ferme les comptes utilisateurs à tour de bras, nettoie tout ce qu’il peut et a fermé son programme d’affiliation.
  • File Jungle et Upload Station (qui appartiennent à Fileserve) suppriment eux aussi tous les fichiers compromettants. Les services sont interdits à toute adresse IP américaine. On ne peut télécharger que ses propres fichiers.
  • VideoBB a mis fin à son programme d’affiliation.
  • 4shared supprime tous les fichiers qu’il peut.
  • VideoZer a mis fin à son programme d’affiliation.

22 janvier 2012

  • Uploaded.to est bloqué aux USA.
  • Filesonic met fin au partage public des fichiers : on ne peut télécharger que ses propres fichiers. La page Facebook de Filesonic a même disparu. Une rumeur dit que Paypal rembourserait les gens qui ont un compte Filesonic (à vérifier).
  • Filepost a commencé à supprimer tous les comptes avec des contenus soumis aux droits d’auteur.

24 janvier 2012

  • X7.to a mis directement la clé sous la porte le 24 janvier.
  • UploadBox arrête ses serveurs : vous avez jusqu’au 30 janvier pour récupérer vos fichiers.
  • Multiupload n’uploade plus…
  • Uploading.com met également fin à son programme d’affiliation.
  • Oron passe en revue tous les comptes des affiliés.
  • EnterUpload a fermé et redirige vers un autre site.

26 janvier 2012

  • Filejungle et Uploadstation rétablissent le partage de fichiers.
  • TurboBit bloque l’accès au service depuis les U.S.A.

6 février 2012

  • Fileserve reprend ses activités pour le moment.
  • Shareflare bloque l’accès au service depuis les U.S.A.

L’un des chefs d’accusation reproché à Megaupload est d’avoir payé les gros uploaders dont les fichiers étaient téléchargés des milliers de fois, c’est pour cela que tous les services suppriment leurs programmes d’affiliation.

Le plus gros site étant tombé, tous les autres prétendants prennent peur et essaient de rentrer dans le droit chemin en prenant des mesures drastiques et prouver leur bonne foi avant de tout perdre.

Qui aurait pu prévoir cela il y a encore 2 mois ?

Bon et bien voilà, j’ai assisté hier soir à l’assassinat de Megaupload par le Department of Justice américain et le FBI ainsi qu’aux représailles quasi-immédiates des Anonymous avec le blocage des sites institutionnels considérés comme responsables (DoJ, RIAA, MPAA et Universal).

Megaupload’s shutdown

Megaupload, entreprise basée à Hong Kong, possédait une partie de son infrastructure dans l’état de Virginie, donc soumises aux lois américaines sur le droit d’auteur. Le FBI a coupé tous les 18 noms de domaines appartenant à l’univers Mega dont les plus connus sont megaupload.com ou megavideo.com qui permettait le streaming, a confisqué les serveurs et a saisi plus de 50 millions de dollars d’actifs.

Trois personnes du groupe ont été arrêtées en Nouvelle-Zélande : Kim « Dotcom » (aka Kim Schmitz ou Kim Tim Jim Vestor, le PDG de Megaupload), Finn Batato (directeur marketing) et Bram van der Kolk (aka Bramos, gérant de l’infrastructure réseau).

Conséquences

Megaupload était l’un des 15 plus gros sites du monde : il représentait 4% du trafic mondial. Colossal.

C’était également l’un des seuls services de partage de fichier qui permettait d’uploader et de télécharger un fichier de 700 Mo sans avoir besoin de payer ou de s’enregistrer. Et les serveurs étaient rapides, tout le temps. C’est pour cela que je l’utilisais exclusivement. A côté, les concurrents font plutôt pâle figure.

Réflexions

Je m’interroge sur le fait que le FBI puisse faire arrêter des ressortissants étrangers par la police néo-zélandaise. La dernière fois que j’ai regardé la carte, la Nouvelle-Zélande n’était pas un état des USA. Et le FBI n’a le droit d’exercer ses fonctions qu’à l’intérieur du territoire américain. Tout ce qui est extérieur relève de la CIA.

Et c’est plutôt inquiétant de voir qu’un seul pays puisse dicter sa loi en termes de noms de domaines (gérés par l’ICANN), d’accès aux sites via les autres pays (ils auraient pu couper l’accès aux USA seulement et laisser les autres pays gérer l’accès au site) et de neutralité du net.

Enfin, on l’oubliera sûrement vu le battage médiatique mais MU n’hébergeait pas que des données illégales : ce que je publiais ici était sur megaupload, comme tout ce que je publiais pour le collège. Il était facile de donner un lien et de partager plusieurs documents plutôt que par mail. On aura tout perdu sans possibilité de sauvegarder ce qui aurait pu l’être.

RIP MU. Bon, et où va les mettre où nos fichiers maintenant?

Il y a quelques jours, BoZo m’a envoyé un mail pour m’informer de la naissance d’un nouveau service, Put.io, qui permet la récupération de fichiers via HTTP, FTP, Bittorrent ou encore par direct download (DDL)…

Les fichiers téléchargés sont stockés sur votre compte Put.io : les fichiers sont donc accessibles partout depuis un simple navigateur (c’est-à-dire même depuis un téléphone portable).

Put.io est aussi capable de télécharger du contenu depuis des flux RSS ou des podcasts automatiquement. Lorsque les fichiers sont stockés, ils sont immédiatement utilisables : si vous stockez du Flash, un lecteur Flash se lancera pour jouer le contenu. Si c’est du DivX, ce sera le lecteur Divx Web Player etc. Vous pouvez donc regarder les vidéos en streaming au lieu de les télécharger.

backup-safeAujourd’hui, j’aimerai aborder la réplication des fichiers. Au sens général, il est prudent de toujours avoir une copie de sauvegarde : qui n’a jamais perdu un document précieux ou sur lequel il a passé des heures ?

Cela arrive à tout le monde un jour ou l’autre, dans des situations diverses et variées : un disque dur qui lâche, une clé USB qui s’égare, un service web qui ferme ses portes… nul n’est à l’abri d’une perte de données !

Le cas Rapidshare

C’est un secret de polichinelle aujourd’hui mais je vais quand même en parler : il paraît que l’on trouve des fichiers pas tout à fait légaux sur des hébergeurs de fichiers comme Rapidshare (dingue non ?).

Selon mes sources (qui travaillent pour RS), le célèbre hébergeur sent la législation tourner en Europe et souhaiterait faire héberger ses serveurs dans un pays à la législation plus laxiste. Le petit problème, c’est que des millions de fichiers sont hébergés chez eux et qu’ils ne peuvent pas les supprimer sans crier gare, sous peine de se voir boycotter par leurs usagers.

Aujourd’hui, je vous livre une petite astuce pour tester automatiquement les liens rapidshare.com, megaupload.com, netload.in et filefactory.com (ainsi que megarotic.com et megaporn.com au passage mais bon cela ne concerne pas la majorité des gens ça si ?) qui se trouvent sur les pages que vous êtes amenés à visiter.

greasemonkey rapidshare link checker

Tout ce dont vous avez besoin, c’est de Firefox, l’extension GreaseMonkey, un simple script GreaseMonkey et 3 minutes de votre temps.

Voici une petite astuce pour éviter le message « tous les chemins d’accès de votre pays sont… » sur MegaUpload lorsque vous naviguez avec Firefox :

  • tapez about:config dans la barre d’adresse
  • tapez general.useragent.extra.firefox dans la zone de filtre. Double-cliquez sur la clé.
  • rajoutez un espace à ce qui est déjà marqué et ajoutez MEGAUPLOAD 1.0 : vous obtenez quelque chose comme Firefox/2.0.0.2 MEGAUPLOAD 1.0
  • validez. Vous devriez pouvoir télécharger sans problèmes sur MegaUpload.

Rapport de faute d’orthographe

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